F.P.1 ne répond plus, le film de 1932Feu vert cinéma

F.P.1 antwortet nicht (1932)

Traduction du titre original : FP1 ne répond pas.
Titre de la version anglaise : FP1.

Noter que ce film a été tourné en trois versions avec à chaque fois des acteurs différents : allemande, française et anglaise.
La version française semble avoir été perdue.

Sorti en Allemagne le 22 décembre 1932 (version allemande avec Hans Albers)
Sorti en Angleterre le 3 avril 1933 (version anglaise avec Conrad Veidt)
Sorti en France le 22 juillet 1998 (version française avec Charles Boyer)
Sorti en blu-ray américain de la version allemande et anglaise le 10 août 2021.

De Karl Hartl, sur un scénario de Walter Reisch d’après le roman de 1933 de Kurt Siodmak (également scénariste) ; avec Hans Albers, Sybille Schmitz, Peter Lorre, Paul Hartmann.

Pour adultes et adolescents

Une escadrille de biplans volant en diverses formations dans le ciel, au-dessus des nuages, en dessous des nuages, tandis qu’un chœur d’hommes chante : du pôle nord au pôle sud, nous ferons ça le temps d’une sieste, nous volerons la distance par n’importe quel temps, nous n’aurons pas d’hésitation, nous connaissons notre devoir et comme nous décollons, nous chantons notre chanson, celle des aviateurs en quête de soleil, saluant les étoiles et touchant la Lune, notre course est juste une glissade sans aucun heurt, tout seul dans le ciel avec cet air, plus vite et encore plus vite, nous allumons nos moteurs d’une chiquenaude, nous autres pilotes ne connaissons aucune limite dans nos recherches d’une terre inconnue. Et si à bord de notre vol, vous voyez une étoile filante, vous souhaiterez revoir votre amie qui est si lointaine, Aviateurs, en quête de soleil, saluant les étoiles et touchant la Lune !!!

Ailleurs, le restaurant d’un grand hôtel où des couples en frac et robes de soirées valsent. Dans un salon plus calme, l’un des dîneurs passe un appel téléphonique après avoir vérifié qu’il était seul. Fumant une cigarette, il demande que l’hôtel Atlantique lui passe le foyer. Ayant obtenu la réception, il demande à ce qu’on lui passe un petit homme gras bizarre qui serait assis là-bas avec un appareil photo. Et il y a bien un petit homme triste avec un appareil photo visiblement assoupi dans un grand fauteuil du foyer. Appelé sans aucun égard à la cabine deux, le petit homme s’y rend. Au téléphone, l’homme en costume de soirée le surnomme « mon petit rouleau de pellicule » et lui demande de l’écouter attentivement : qu’il s’en aille appeler plusieurs journaux, tels la Gazette de l’étranger, le Journal, Le Correspondant, l’écho, qu’ils se rendent tous au chantier naval de Lennartz, cette nuit à 11 heures exactement. Et s’ils demandent pourquoi, il n’aura qu’à dire que quelque chose est sur le point d’arriver là-bas.

Mais l’homme en costume de soirée n’est pas seul dans le salon : une femme blonde était assise au creux du grand fauteuil devant la cheminée, et regarde qui est en train de parler. L’homme termine par le plus important : ne surtout pas mentionner son nom. La blonde se lève et l’interpelle, souriante : qu’est-ce donc qu’il s’attend à ce qu’il arrive là-bas, au chantier naval de Lennartz. L’homme est visiblement déçu et s’étonne que la jeune fille lui parle du chantier de Lennartz, où diable aurait-elle entendu parler de cela ? La jeune femme baisse les yeux : elle ne voulait pas écouter sa conversation, mais elle est certaine d’avoir entendu ce nom. L’homme lui assure qu’il ne l’a jamais prononcé et lui souhaite une bonne nuit. La blonde — Claire — s’excuse et veut partir mais l’homme la rattrape : il prétend avoir annulé un rendez-vous pour la rencontrer ce soir. Elle refuse de danser avec lui, elle ne veut pas le retenir, et rejoint ses amis. Il garde et empoche l’éventail de la jeune femme, et comme il quitte la fête, elle se renseigne sur lui : son nom, Ellissen, est dans les journaux, c’est un pilote d’essai qui vient seulement de rentrer d’Australie. Puis elle se précipite au fumoir où les hommes jouent aux cartes, pour interpeller Matthias et Konrad. Ceux-ci se plaignent d’abord qu’elle interrompt leur partie de cartes alors que Konrad était sur le point de se refaire. Écœurée, Claire les quitte et demande au planton de lui appeler son chauffeur. Celui-ci appelle à son tour un jeune groom pour appeler le chauffeur de Mademoiselle Lennartz.

***