Quantum Leap, le revival de 2022 de la série de 1989Feu rouge télévisionRécit toxique à ne regarder qu'avec prudence et esprit critique

Quantum Leap Revival (2022)

Officiellement, il s'agit de la sixième saison officielle de la série Code Quantum aka Quantum Leap. Noter bien que la production de ce revival n'a rien à voir avec la production de la série de 1989.

Diffusée à partir du 19 septembre 2022 sur NBC US.

De Steven Lilien et Bryan Wynbrandt, d'après la série télévisée Quantum Leap (Code Quantum, 1989) de Donald P. Bellisario, avec Raymond Lee, Ernie Hudson, Caitlin Bassett, Nanrisa Lee, Mason Alexander Park.

Pour adultes.

(woke, possiblement toxique) En 1995, théorisant que quelqu'un pouvait voyager dans le temps de sa propre vie, le docteur Sam Beckett entra dans un accélérateur de bond quantique et disparut. Après des années à tenter de le ramener chez lui, le projet fut abandonné, jusqu'à... maintenant.

Dans la pénombre (quelqu'un n'a pas réglé sa facture d'éclairage ?) d'une salle avec un mur d'ordinateur, un unique employé entre frénétiquement des commandes sur un pupitre d'ordinateur qui affiche une liste de lignes chiffrées cryptiques en caractère vert comme sur les premiers moniteurs IMB des années 1980, sauf que ces listes sont dans des fenêtres à la manière des systèmes d'exploitation moderne Windows et Mac.

S'affiche un pop annonçant glorieusement toujours en vert (cela doit être meilleur pour les yeux) : "FENETRE DE CALCUL COMPLETE : élimination du code en double, 2,41 gigabytes, réduction d'inefficacité, 12,01%, augmentation de la performance de l'unité centrale, 26,76%." Un bip, et la femme au pupitre s'exclame : "cela ne peut pas être exact !" Elle cherche alors son smartphone à écran tactile enfoui sous des listings chiffonnés pour texter à un certain Ben Song.

Je ne savais pas que les bureaux de recherche ultrasensible communiquaient leur résultat par texto non cryptés que n'importe qui pourrait intercepter à n'importe quel point du réseau, même combat pour les conversations téléphoniques et toutes les images captées par les quatre caméras du smartphone en temps réel, les données affichées sur les moniteurs incluses et votre petite culotte quand vous êtes assise aux  toilettes...

La nuit, une grande ville côtière avec une grande roue au loin illuminée comme tout le reste : si nous sommes dans le futur proche, vous pouvez avoir confiance, les restrictions d'énergie n'ont toujours pas eu lieu aux USA et l'effort de guerre en Ukraine est exclusivement réservés aux populations européennes qui peuvent tous crever pendant que les riches ricains et autres élites continueront à faire la fête. Dans un vaste appartement en terrasse aux lumières tamisées, un couple de parvenus asiatiques salue un certain Ben, sans arrêter de se murger, et vue leurs sourires, leurs regards et leurs postures, la petite sauterie a commencé depuis quelque temps déjà, ou alors ils ont pris quelque chose de fort mélangé à leur alcool.

Beaucoup d'uniformes et de crânes chauves à la sauterie, et une blonde en petite robe noire tend sa main au passage à Ben pour lui demander s'il s'était caché quelque part et Ben répond oui, aux toilettes pour sniffer un rail de coke, c'est parce il avait peur de détonner sinon. Non, en fait il répond qu'il était seulement dans une section différente de l'appartement. La blonde, qui connait bien Ben me corrige en répondant qu'il prenait son rail de coke dans la salle de bain. Et je réponds que oui, mais aux USA le cabinet de toilette se trouve dans la salle de bain, et c'est le seul endroit où s'asseoir depuis qu'on a supprimé les bidets à la française, le nec le plus ultra de la mode française d'autrefois.

Puis la femme blonde accuse Ben, qui est apparemment son hôte, de s'être caché parce qu'il ne voulait pas de la petite fête dans son appartement, et je commence à me demander qui a pu lui imposer de faire une fête dont il ne voulait pas, et pourquoi, — mais surtout je reconnais dans le "héros" Ben votre lavette woke mâle soumis habituel charger d'imprimer dans l'esprit des spectateurs que la meilleur attitude quand vous êtes un homme c'est de tout vous laisser faire et d'adorer être dominé par une garce insolente qui vous viole mentalement à chaque scène, tout en épandant les jeux de c.ns à chaque scène de l'épisode ou du film, histoire qu'absolument rien du récit ne puisse éveiller quelque intelligence ou amour propre que ce soit chez les spectateurs des deux (trois, quatre etc.) sexe.

Ben persiste toujours sur le ton du soumis qu'avoir tout le monde chez lui en train de tout leur tripoter (sic : I love parties, having everyone in here, touching all our stuff), il l'aurait fait plus tôt s'il avait su un jour qu'il aurait à le faire avec sa blonde. Je suis confus, est-ce qu'il est en train de parler d'une réception privé ordinaire ou d'une partie fine ? L'idée semble plaire à sa fausse blonde (dont nous ignorons toujours le nom pour l'instant). Ben précise que ceci dit, si elle veut attraper une bouteille à la forme suggestive et aller le rejoindre sous le ponton, il y a une autre première fois qu'il souhaiterait expérimenter, il n'objectera pas. La fausse blonde répond que c'est tentant, et elle embrasse Ben - sur la bouche, il est important à ce point de l'épisode de le préciser.

Le gentil couple est impoliment interrompu dans son baise-la-bouche par votre asiatique moche garce de service qui éructe d'un air supérieur qu'elle veut une augmentation s'ils veulent qu'elle soit aussi chef de la sécurité de cette fête. Justement, je me demandais où était le videur, car si j'étais Ben et que j'aimais vraiment embrasser ma blonde, ce serait la garce que je ferais immédiatement jeter dehors.

Comme Ben s'étonne, toujours sur le mode lavette fadasse... Mon Dieu si c'est lui qui s'en va dans le Temps sauver des pauv' victimes, elles sont perdues d'avance... et la garce asiatique s'explique : elle veut expulser le D.J. parce qu'il ne veut pas jouer les Kinks (un groupe punk de la basse antiquité, cf. Les commentaires sur la Guerre des Gaules de Jules César). Et de pointer du doigt un faux blond maquillé comme une voiture volée et bagousé, vêtu d'une veste rose, parlant à un grand noir costaud qui le dépasse d'une tête et qui essaie de se concentrer sur son coûteux matériel : un ordinateur portable ultrafin éclairé par un spot rose spécialement placé pour aveugler celui qui essaierait de regarder l'écran. Ma curiosité est piquée : je veux voir ces deux-là tenter de sortir de force le grand noir costaud pour tenter de lui pirater son mathos. Et je parle bien de son ordi et sa sono et de pure baston.

Le canari s'appelle Ian (prononcez "é-on") et achève sa démonstration qu'il n'est qu'un mâle fadasse lavette et inutile de plus parmi les personnages de cette série. La fausse blonde le rappelle sèchement à l'ordre (c'est une wokette, c'est forcément une garce dépourvue de tact et de sens pratique) et lui parlant à dix mètres malgré l'ambiance supposée bruyante et la musak supposée jouer, lui intime l'ordre d'écrire un algorithme pour faire jouer la playliste parfaite.

Ian vient à elle et lui répond radieux, qui a du temps à perdre pour ça ? Apparemment le grand noir costaud avec le mathos qu'il était en train de harceler. Et peut-être la bagarre qui s'annonçait était purement sexuelle après tout, les Kinks n'étant qu'un prétexte pour se frotter à un grand noir musclé que ses patrons ont payé pour le supporter, et je trouve finalement cette série de plus en plus glauque en fait.

Puis Ian tente d'engager la conversation sur une simulation quantique qu'il a lancée la nuit dernière, mais la fausse blonde imitée par Ben la seconde lavette de service, lui font fermer sa bouche là encore très impoliment, car personne ne veut parler boutique à cette fête si passionnante, si divertissante et si riche en conversations que les trois seuls sujets ont été jusqu’à présent :

a) qu'est-ce que tu faisais dans la salle de bain sans moi ?
b) veux-tu jouer avec une bouteille la nuit sous un ponton avec le premier clochard venu qui peut se joindre à nous ?
c) Ian essaie encore de tripoter le D.J. que tu as embauché alors si la dominatrice de service pouvait calmer ses ardeurs, cela nous économiserait une chirurgie réparatrice de la face.

Pitoyablement, Ian répond qu'il n'a pas consenti à ne pas parler boutique. Ce qui implique qu'il ne travaillerait pas sur un projet secret de voyage dans le temps, ce qui est faux, ou qu’il pourrait consentir à ne dire que ce que les autres lui dictent, quand il ne s'agit même pas de secret défense. Maintenant la question se pose de pourquoi il regarde de cette manière Ben quand il répond : aurait-il consenti à taire autre chose concernant ses rapports avec Ben ?

Les scénaristes étant visiblement à court de dialogues de remplissage, voilà-t-y pas qu'un autre grossier personnage fait irruption dans le champ de la caméra, et interpelle Jenn — Jennifer ? s'agit-il de la fausse blonde ? mais le nouveau venu semble regarder Ben — et on dirait le début d'une blague salace : le nouveau venu vient juste de rencontrer un type nommé Chris au bar du coin,. et le dénommé Chris lui dit qu'il est le rendez-vous galant... de Jenn ? L'importun semble alors se retourner vivement vers... euh, Ian, qui en grimaçant ressemble désormais à un vieux travello fan de Marlène Dietrich à moins que ce ne soit de Bette Davis dans sa dernière phase.

Jenn est en fait la garce asiatique et c’est en réalité vers elle que le grossier personnage s'est retourné — alors qu’elle était invisible dans le plan précédent : maintenant Jenn est placée serrée contre à la droite du nouveau venu, tandis que Ian et Ben sont serrés à gauche contre le nouveau venu, et la fausse blonde serait à droite de Jenn, le plus loin possible de Ben avec lequel est censée être en ménage et qu'elle embrassait sur la bouche en public il y a moins d'une minute. Le monteur est-il un stagiaire qui se venge de ne pas avoir été payé ?

Et le nouveau venu demande à Jenn pourquoi Chris, le rendez-vous galant de Jenn -- et apparemment c'est bien une lesbienne ce qui expliquerait la grimace qui coule de Ian en apprenant qu'elle aurait un petit ami potentiel… -- pourquoi Chris croirait que le nouveau venu est concepteur de jeux vidéos – et là le nouveau venu a l'air de sous-entendre qu'aucun concepteur de jeu vidéo ne pourrait être noir de peau comme lui, l'idée lui paraîtrait tout simplement grotesque... Jenn répond, se croyant visiblement maligne, par une question : aurait-il préféré qu'elle le présente comme le directeur d'un projet top-secret de voyage dans le temps. L’auteur des dialogues est-il un stagiaire qui se venge de ne pas avoir été payé?

Et là tout le monde s'esclaffe : ils discutent du caractère top secret de leur boulot à haute voix, entourés d'une foultitude de gens venus d'on ne sait où qui passent à moins de deux mètres — sans oublier le D.J. dont l'accréditation top-secret semble plus que douteuse, et qui forcément doit rester attentif à qui le paye, et à qui l'a déjà fait chier une première fois et pourrait facilement revenir à la charge. Comme c'est drôle, comme c'est bien écrit ! mais quelqu'un a oublié de rajouter les rires enregistrés, et du coup, le gag tombe un peu à plat.

La fausse blonde lance alors un quatrième sujet de conversation passionnant : "que c'est drôle de se voir ensemble en dehors du boulot !". Jenn (la garce asiatique) a alors l'air d'être soudain sur le point de vomir. Et Ben plus fadasse et soumis que jamais depuis le début de l'épisode renchérit : et ce qu'il aime plus que les fêtes, c'est les conversations anodines et parler en public.

Il me semble cependant que le script a déjà suffisamment établi son personnage, pourquoi se répéter à ce point si ce n'est pour jouer la montrer et ne pas donner au spectateur ce qu'on lui a promis, du voyage dans le temps façon Code Quantum... quelqu'un n'a pas le budget et essaie quand même de vendre sa daube. Quoi qu’il en soit, voilà que le nouveau venu exige un discours et nous apprenons enfin son nom (surnom) Magic et le nom (prénom) de la fausse blonde Addison.

Quantum Leap, le revival de 2022 de la série de 1989

Quantum Leap, le revival de 2022 de la série de 1989

Quantum Leap, le revival de 2022 de la série de 1989

Quantum Leap, le revival de 2022 de la série de 1989

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Chroniques de la Science-fiction du 19 septembre 2022

Chroniques de la Science-Fiction #2022-09-19 (2022)

Numéro précédent <> Numéro suivant.

Téléchargez ici l'exemplaire gratuit .pdf 80 pages A5 couleurs.

Ici bientôt l'index de toutes les Chroniques de la Science-fiction de 2022

Sorti le 18 septembre 2022 (première édition).

De David Sicé.

Les Chroniques sont une rubrique du fanzine l’Étoile étrange. Cette rubrique paraîtra désormais séparément pour tenir le rythme hebdomadaire de l'actualité de la Science-fiction même si le numéro complet de l’Étoile étrange n'est pas bouclé. Les numéros ont vocation à sortir rétroactivement et par anticipation, et donc à être mis à jour quand l'activité n'est pas complètement couverte.

Au sommaire, l'actualité de la semaine du 19 septembre 2022, plus les critiques de Trois mille ans à t'attendre = Three Thousand Years Of Longing 2022, Disney Pinocchio 2022, Last Light 2022, Visitors 2022, Silent Night = Joyeuses fêtes 2021, Code Quantum = Quantum Leap 1989, Star Trek la nouvelle génération = Star Trek The Next Generation 1987, Génération Perdues = The Lost Boys 1987, Poltergeist 1982, Le Rayon Invisible = The Invisible Ray 1936, King Kong 1933, Les aventures de Pinocchio 1881.

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Vampire Academy, la série télévisée de 2022Feu orange télévision

Vampire Academy (2022)

Ne pas confondre avec le film de 2014.

Ici la page de ce blog consacré au film Vampire Academy de 2014.

Une saison de dix épisodes de 45 minutes environ chaque.

Diffusé à partir du 16 septembre 2022 sur NETFLIX INT/FR.

De Marguerite MacIntyre et Julie Plec, d’après les romans de 2007 de Rachelle Mead, avec Sisi Stringer, Daniela Nieves, Kieron Moore, André Dae Kim, Anita-Joy Uwajeh, Mia McKenna-Bruce, Jonetta Kaiser, Andrew Liner, Rhian Blundell, J. August Richards

Pour adultes.

(Marie-Sue woke vampires bling bling et toc) Une fois, il y a longtemps, nous vivions dans un monde humain. Les vampires Moroï qui font les règles, et les gardiens Dhampirs, qui ont juré de les protéger contre leurs ennemis, les Strigoï, des vampires morts-vivants qui ne vivent que pour tuer. Aujourd’hui nous vivons dans notre propre monde, enraciné dans la magie élémentaire et enfoncé dans des règles qui n’ont pas été remises en cause depuis des siècles, jusqu’à maintenant. L’étincelle de la révolution peut surgir de n’importe où, même de deux amies improbables, et d’une nuit qui a tout changé.

Un domestique âgé perruqué en livrée place des bougies noires sur un énorme gâteau au chocolat. Un autre astique du doigt de sa main gantée une couronne d’allure passablement oxydée. Un homme en costume de soirée s’assure de sa mise, une femme en robe de soirée fait de même. Ce qui ressemble à du champagne remplit une flûte en cristal. Apparemment il y a fête dans une fortesse à l’architecture médiévale toc aux murs éclairés dans la nuit par des projecteurs à l’éclat fuschia (Saint Vladimir ?).

Dans un hall, deux jeunes filles maquillées assez vulgairement malgré leurs robes de soirée se regardent dans un miroir, et l’une d’elle, plus enrobée que l’autre et en rouge, fait remarquer qu’elle ressemble à un foutu (sic) macaron. L’autre plus mince et en bleu ôte son diadème de sa propre tête pour en coiffer sa camarade et commenter qu’à présent, celle-ci a l’air d’une princesse.

Puis elles se versent ce qui ressemble à du champagne alors qu’elles ont déjà l’air passablement éméchées, et la grosse rend à la maigre son diadème en s’indignant de comment on peut porter ce genre d’accessoire : elle vient de perdre une centaine de méches de cheveux. La maigre remet son diadème et commente : lourde est la tête, fins sont les cheveux. Puis de conclure que si quelqu’une a l’air d’un macaron, c’est bien elle. Un macaron qui portait un diadème de princesse, comme tous les macarons que nous dégustons habituellement, comme quoi il n’y a pas que le sucre qui fasse mal aux dents.

Lissa la maigre en bleu complimente Rose la grosse en rouge : Rose l’air très belle. Et Rose de répondre, nous avons l’air très belles toute les deux. Et le spectateur qui a peut-être vu autre chose dans sa vie qu’une daube de plus à la télévision pourrait juger qu’elles ont plutôt l’air de pétasses, mais que la production, les actrices et les personnages continuent à s’envoyer des fleurs, au final, c’est bien le spectateur qui payera, d’une manière ou d’une autre, un peu comme le train de la vie d’Elizabeth II et tous les massacres auxquels cette femme la plus riche et la plus subventionnée d’Europe a présidé durant son règne.

Rose précise qu’elles ont l’air belle de la tête aux orteils, et pour preuve montre son pied chaussée de bottes de combat noirs. Puis les deux jeunes filles trinquent au toast de « faisons la fête ! » car c’est en effet le soir où l’on célèbre chez les vampires le deux centième anniversaire de leur reine, qui fort à propos parle et se tient comme feu Elizabeth II, pour un discour de pure exposition récapitulative : « à tous les citoyens du Dominion, à la veille de mon deux centième anniversaire et mon dernier en tant que votre reine, je vous remercie : vous êtes venus de loin et de partout, quittant la sécurité de vos provinces pour venir aux réjouissances ici à Saint Vladimir. Nous connaissons tous les dangers qui rôdent à nos portails : notre ennemi Strigoï est fort, mais nous sommes plus forts. Et sous la protection de nos gardiens Dhampirs, nous sommes en sécurité… Alors laissons-nous aller à une dernière festivité ensemble, car après presque deux siècles en tant que votre reine, la chose que je vous assure avoir retenue, c’est comment organiser une fête d’enfer. »

Vampire Academy, la série télévisée de 2022

Vampire Academy, la série télévisée de 2022

Vampire Academy, la série télévisée de 2022

Vampire Academy, la série télévisée de 2022

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Drifting Home: Les murs vagabonds, le film animé de 2022Feu rouge cinémaRécit toxique à ne regarder qu'avec prudence et esprit critique

Drifting Home (2022)

Toxique : le film animé présente comme positif le fait qu'une fille veuille forcer un garçon à "sortir" avec elle et à cette fin le kidnappe et les mettent en danger ; Il présente également l'exploration urbaine d'un chantier de démolition comme une sortie du week-end passionnante pour des gamins, quand bien même dangereuse, et un délire schizophrène sur un toit d'immeuble comme du fantastique mignon et inoffensif.

Titre original : Ame wo Tsugeru Hyôryû Danchi, 雨を告げる漂流団地
Traduction du titre japonais: Complexe à la dérive annonçant la pluie.
Titre français : les murs vagabonds.
Traduction du titre anglais : foyer à la dérive. 

Diffusé à partir du 16 septembre 2022 sur NETFLIX INT/FR.

De Hiroyasu Ishida (également scénariste), sur un scénario de Hayashi Mori. Avec les voix originales de Daiki Yamashita, Inori Minase, Kana Hanazawa.

Pour adultes.

(woke toxique) « Les vacances d’été, elle a acheté beaucoup de Butamen aujourd’hui alors qu’est-ce qu’elle devrait faire aujourd’hui ? » Une écolière regarde l’horizon couchée sur le flanc devant la porte-fenêtre donnant sur un balcon parmi des dizaines d’autres de la façade d’une barre de béton. Il fait beau, il y a des arbres verdoyants, des barres d’immeubles identiques et des chateaux d’eau ( ?) haut en béton avec des échaffaudages — un grand silence à part le vent, même pas d’oiseaux. La rambarde du balcon est rouillée.

En contrebas, deux hommes discutent : l’un se demande s’il est maudit parce qu’il a vu le fantôme d’un gamin ici. L’autre demande quand est-ce qu’ils pourront démolir le quartier. Puis il crie : « Regarde ! » Mais c’était une blague, il n’y a aucun gamin au balcon pointé. Son camarade est furieux : alors il le fait seulement marcher ? Dans l’appartement à son étage, la jeune fille semble s’être endormie sur des devoirs, ses affaires étalées par terre autour d’elle. Elle parle dans son sommeil de son grand-père Yasuji.

Ailleurs dans le quartier abandonné tandis que le soleil se couche et un garçon commente : il y a soixante ans, les ensembles Kamonomiya furent construits. On dit qu’ils sont hantés, mais pour lui, c’est encore sa maison. Son nom à lui c’est Kosuke Kumagai, et l’immeuble numéro 112 était son précieux foyer à lui et à Natsume.

Flashback ? Le quartier ? est encore illuminé de nuit et Kosuke à son balcon reçoit un texto de Natsume lui proposant d’aller voir leur grand-père Yasuji. Il soupire : il a répondu désolé. Puis quelques heures plus tard, refusé d’aller avec elle au club de football européen. Kosuke semble hésiter pendant des heures à appeler Natsume et lui parler de vive voix quand sa mère l’appelle pour dîner, et de surprise son téléphone portable à écran tactile lui échappe des mains et chute par-dessus la rembarde du balcon dans les arbres en contrebas.

Retour au présent. C’est le dernier jour d’école et s’ils veulent profiter de leurs vacances d’été, la professeure leur recommande de ne pas risquer un accident. Et de les congédier. Natsume est bien sûr la jeune fille qui s’était endormi dans l’immeuble abandonné, et Kosuke prend soin d’attendre qu’elle ait quittée la classe avant de sortir.

Mais Natsume ne peut pas sortir sur le champ, une dénommé Reina la percute en rentrant dans la classe et la somme de faire plus attention, Reina aurait pu être tuée ! Natsume fait carpette, et ne semble même pas s’inquiéter que son projet « artistique » — une cabane en carton ondulé — ait été écrasé par Reina, qui qualifie la maquette de crotte. Puis Reina écarte Natsume car elle a affaire avec Kosuke et non Natsume : Reina propose à Kosuke de l’accompagner en Floride dans deux jours car ils ont une place libre. Kosuke ne se retourne pas et répond « et alors ? » tandis que Reina nargue Natsume en lui demandant si cela ne la dérange pas qu’elle lui emprunte Kosuke, et Natsume répond d’un air dégagé que ce n’est qu’un petit garçon et qu’elle se fiche complètement où il peut bien aller.

Reina se vante d’aller à (Disney) World. Elle est interrompu par trois garçons qui proposent d’aller aux appartements hantés le lendemain. Ce serait un programme d’enquête pour l’été dont les détails sont secrets. Et d’insister pour que Kosuke viennent avec eux. Reina proteste alors avec véhémence : c’était elle qui était en train de parler avec Kosuke alors. L’autre lui rétorque qu’elle ne devrait même pas être en train d’écouter, c’est le truc est top secret. La discussion s’envenime comme Reina répond au garçon de la boucler et commence à l’insulter, mais Natsume les interrompt car selon elle, il ne faut pas aller là-bas, c’est dangereux, ils sont en train de démolir. Et comme le garçon relance Kosuke, celui-ci referme son cartable et bondit hors de la classe en criant qu’ils le rendent tous fous, il n’ira nulle part, et il n’ira avec personne.

Comme les deux garçons le rattrapent en courant dans le couloir, ils sont rappelés à l’ordre par un professeur ou un surveillant, et depuis la porte de la classe, Reina s’exclame que les garçons sont stupides et comme une autre fille à côté d’elle pouffe, elle lui demande à elle ce qu’elle trouve si drôle…

Dans la rue, Kosuke rentre chez lui à pieds avec ses deux camarades et leur sujet de conversation est « si seulement Natsume voulait bien revenir à leur club de foot… » et de demander à Kosuke s’il est le frère de Natsume, ce qu’incidemment ils devraient savoir depuis au moins l’année dernière. Puis la conversation revient aux appartements hantés qui sont au bout de la rue alors qu’ils se sont arrêtés au beau milieu de la rue et qu’on entend au moins une voiture qui klaxonne pas loin de là.

Comme est à nouveau évoqué le fantôme d’un gamin mort, puis le fait que Natsume et Kosuke vivaient là bas, Kosuke propose soudain d’aller jouer à des jeux vidéos dans son nouvel appartement. Comme ses deux camarades acceptent, il détale en criant que le dernier arrivé aura la manette la plus bon marché.

Pendant ce temps, Natsume est rentrée à son propre appartement que sa mère a laissé dans un désordre complet : sa mère renversée jambes en l’air sur le divan explique qu’elle voulait impressionner sa fille en rangeant, mais qu’elle aura perdu toute son énergie à télétravailler. Natsume lui propose d’essayer le jogging. Sa mère lui demande alors si les vieux appartements ont déjà été démolis. Natsume lui répond : comment le saurait-elle ? aucune idée. Sa mère insiste pourtant lourdement : c’est plutôt triste après tout le temps que Natsume a passé là-bas — comme si la mère de Natsume voulait que sa fille périsse dans une tour de béton que des charges explosives feraient tomber, ce qui parait très logique, tout aussi logique que le premier sujet de conversation de deux garçons soit une fille ne vient plus dans leur club de foot, sans aucune allusion sexuelle ni aucun détail sur ses prouesses sportives comparées à celles de garçons plus grands qu’elle.

Drifting Home: Les murs vagabonds, le film animé de 2022

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