Perdu dans l'Espace, la série télévisée de 1965Feu orange télévision

Lost In Space S01E01: The Reluctant Stowaway (1965)
Traduction du titre original : Le naufragé réticent.

Ici l'article de ce blog sur la série Perdus dans l'Espace (1965)

Diffusé aux USA le 15 septembre 1965 sur CBS US.
Sorti en blu-ray américain le 15 septembre 2015 (multi-régions, sous-titré français).

De Irwin Allen, d'après la bande dessinée The Space Family Robinson (1962) elle-même d'après le roman Le Robinson Suisse (1812) de Johann David Wyss ; avec Guy Williams, June Lockhart, Marta Kristen, Bill Mumy, Angela Cartwright, Mark Goddard, Jonathan Harris.

Pour tout public.

16 octobre 1997. Le premier jour de la colonisation par l’humanité de l’Espace intersidéral. Alpha Control, le compte à rebours est bloqué à une heure et quinze minutes avant le lancement . Alpha Control est un vaste poste de commandement avec deux écrans géants aux murs tapissés d’armoires électroniques et d’ordinateurs à bandes magnétiques, où s’agitent techniciens, scientifiques et caméramen sous la surveillance de la Police Militaire. Le lancement de la mission a été retardé à la suite de difficultés liées aux valves d’approvisionnement en oxygène du vaisseau spatial.

La famille Robinson se prépare à passer son dernier test physique avant l’embarquement : c’est la première des quinze millions de familles de colons prévues par le programme de lutte contre la surpopulation de la planète Terre. Des sondes automatisées parties explorer l’Espace Profond ont en effet conclu qu’une planète en orbite de l’étoile Alpha Centauri est l’unique planète à portée de la technologie terrienne à offrir des conditions idéales pour la survie de l’espèce humaine. Les Robinson ont été sélectionnés parmi plus de deux millions de volontaires à cause de leur unique combinaison de compétence scientifique, stabilité émotionnelle et grande débrouillardise. Ils passeront les cinq années et demi de leur voyage gelés dans un état d’animation suspendue, qui s’achèvera automatiquement quand le vaisseau entrera dans l’atmosphère de la planète.

Le vaisseau Jupiter II est l’aboutissement de presque quarante années de recherches intensives – l’engin le plus sophistiqué jamais conçu à ce jour par l’esprit humain. Il fait deux étages de haut : le niveau supérieur contient les systèmes de pilotage les plus sophistiqués. Un ascenseur électrique le relie au niveau inférieur, qui contient le réacteur atomique fournissant l’énergie pour propulser le vaisseau jusqu’à de nouveaux mondes, ainsi que les quartiers de l’équipage, le mess et un membre d’équipage supplémentaire : un robot qui servira à analyser l’environnement physique de la planète d’arrivée. Le Jupiter II est très surveillé car d’autres nations cherchent à gagner de vitesse les USA dans la course à la colonisation de l’Espace Profond et sont prêtes à commettre n’importe quel sabotage.

Et justement, alors que le compte à rebours est toujours suspendu, un panneau s’ouvre sur le côté d’un pupitre et un homme en uniforme de colonel - Zachary Smith - couché sur un fauteuil horizontal en sort. Smith jette un coup d’œil autour de lui et se relève. En voyant le robot, il sourit. Il va auprès du robot, retire une bande magnétique d’une trappe située dans le ventre du robot, la remplace par une bande identique qu’il avait en poche. Puis Smith prend un circuit électronique du pupitre de contrôle du robot, le fixe sur le côté du robot, et revient au pupitre activer le robot. Alors le robot répète à haute voix ses ordres : huit heures après l’heure du repas, il détruira les systèmes de pilotage du vaisseau, le système de communication, de maintien de la pression de l’habitacle. Satisfait, Smith fait rentrer le fauteuil horizontal dans le pupitre, mais juste après, il est surpris par un soldat qui lui braque sa lampe-torche dans les yeux.

Smith ordonne au soldat d’éteindre sa torche. Le soldat obéit et présente ses excuses à Smith, mais rappelle qu’aucun personnel n’est autorisé là à cette heure et que, quelque soit le grade de Smith, le soldat doit le mettre aux arrêts. Smith prétend alors qu’il était venu vérifier les valves d’Helium à cause d’un mauvais pressentiment. Le soldat maintient qu’il doit arrêter Smith. Celui-ci prétend obéir, mais passant dans le dos du soldat, l’assomme d’un coup à la nuque. Smith songe alors à balancer le corps dans la trappe du réacteur mais renonce, et le traîne alors jusqu’à la trappe du toboggan d’évacuation des déchets, et le jette la tête la première dedans. Puis il sort un émetteur radio miniature et fait son rapport à Aeolus 14 Umbra : il a réussi à reprogrammer le robot qui détruira le Jupiter II. Alors qu’il range sa radio, Alpha Control annonce qu’il n’y a plus de difficultés techniques et que le compte à rebours a repris.

John Robinson, sa femme Maureen et ses trois enfants Judy, Penny et Will ont achevés leur examen médical final, et celui qui supervise ces tests n’est autre que le colonel docteur Zachary Smith - le saboteur. Celui-ci les félicite et leur souhaite un bon voyage, alors que Alpha Control les appelle pour embarquer à bord du Jupiter II. Alors qu’un gradé leur demande s’ils sont prêt, Maureen avoue qu’elle est incapable de répondre par quelque chose de léger et intelligent, alors son mari John répond simplement qu’ils sont prêt. A bord du Jupiter II, ils sont accueillis par le pilote Major Ronald West, qui embarque avec eux au cas où le système de navigation automatique tomberait en panne. Smith, qui les a suivi à bord, descend à l’étage inférieur où s’affairent encore des techniciens en prétendant jeter un dernier coup d’œil au cas où : les techniciens ont désactivé le robot.

A la télévision, le président des États-Unis fait un discours : la surpopulation peut entraîner la perte de l’Humanité comme l’avènement d’une nouvelle ère, selon que la mission des Robinson échoue ou réussisse. Pendant ce temps,Smith a attendu que les techniciens partent pour réactiver le robot. A l’étage, John salue ses enfants et sa femme avant que lui et le pilote Donald entrent dans les tube d’animation suspendu. Les tubes sont alors activés et l’équipage entre en hibernation. Tous les sas sont alors verrouillés – alors même que Smith achevait de replacer le circuit d’activation du robot.Smith se précipite pour sortir, mais c’est trop tard. Il monte à l’étage supérieur, constate que l’équipage est dans les tubes. Comme le compte à rebours annonce le lancement dans vingt secondes, il redescend et s’attache au fauteuil horizontal – et c’est le décollage.

Perdu dans l'Espace S01E01: Le passager clandestin (1965)

Perdu dans l'Espace S01E01: Le passager clandestin (1965)

Perdu dans l'Espace S01E01: Le passager clandestin (1965)

Perdu dans l'Espace S01E01: Le passager clandestin (1965)

Perdu dans l'Espace S01E01: Le passager clandestin (1965)

Perdu dans l'Espace S01E01: Le passager clandestin (1965)

Perdu dans l'Espace S01E01: Le passager clandestin (1965)

Perdu dans l'Espace S01E01: Le passager clandestin (1965)

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La cité sous la mer, le film de 1965Feu orange cinéma

The City Under The Sea (1965)
Autre titre : War-Gods Of The Deep.

Ne pas confondre avec La cité sous la mer, le film de 1953.
Ne pas confondre avec la série The City Beneath The Sea de 1961 (suite de la série Pathfinders).
Ne pas confondre avec Le téléfilm The City Beneath The Sea de 1971.

Sorti aux USA le 26 mai 1965.
Sorti en Angleterre en juin 1965.
Sorti en blu-ray américain le 11 août 2015 (région A, anglais seulement, interview de Tab Hunter en bonus, image et son de qualité).

De Jacques Tourneur ; sur un scénario de Charles Bennett, Louis M. Heyward et David Whitaker ; d'après le poème The City Under The Sea (1831, The Doomed City, La cité maudite) d'Edgar Allan Poe ; avec Vincent Price, Tab Hunter, David Tomlinson, Susan Hart, John Le Mesurier, Henry Oscar, Derek Newark, Roy Patrick.

Pour adultes et adolescents.

Là ! La Mort s’est offert un trône
Dans une étrange ville s’étendant solitaire
Très loin dans les brumes de l’Ouest
Où le Bien, le Mal, le Pire et le Meilleur
Sont partis pour leur repos éternel

Résignées sous le ciel
Les eaux mélancoliques stagnent.

Mais là ! Un souffle vient dans l’air.
Cette vague – c’est là un mouvement clair.
Comme si les tours affleurant allaient offrir
À la Mort ce moment tout entier.


1903. Au bas des falaises de Cornouailles, des pêcheurs ont découvert un corps étrangement habillé rejeté par la mer, et le montre à Ben Harris – Ils reconnaissent Mr Pennrose, l’avocat qui conseillait Mr Gallis. Un vieux marin déclare aussitôt que c’est l’œuvre du Diable, qu’il savait que rien de bon ne pourrait venir de cette américaine installée au manoir, des avocats, avec cet homme qui n’arrêtait pas de poser des questions sur la mine et la manière dont on l’exploitait et ses échantillons de roches… Harris décide d’aller prévenir lui-même Tregillis car aucun des pêcheurs ne veut le faire.

Il va sonner à la porte du manoir au sommet d’une colline venteuse. Le majordome, Mumford, est soulagé de voir le jeune homme car il espère que ce dernier va réparer l’électricité qui ne cesse de partir et revenir depuis l’orage – et regrette l’ancien temps où l’on pouvait faire confiance aux chandelles. Harris répond qu’il vient voir Gallis, et Mumford ronchonne : Harris devrait être là pour l’électricité car les hôtes de la maison ne sont pas correctement hébergés. Puis il fait entrer Harris, qui se retrouve dans un salon où deux vieilles dames lisent ou tricotent, tandis que deux vieux messieurs jouent aux échecs. Puis Mumford accompagne Harris avec une bougie dans les couloirs obscurs : Mumford explique que M. Gallis est l’un des hôtes du manoir – il se prétend artiste, mais Mumford le trouve étrange – il a même ramené une « bête ». Harris est intrigué, et Mumford affirme que le Harris verra la bête, car elle est avec Gallis. Mumford frappe à la porte et s’en va, parce que la dernière fois qu’il a attendu, la « bête » s’est échappée. Une voix de jeune femme avertit à travers la porte : elle va ouvrir, mais il faudra entrer vite.

C’est une très jolie brunette – Jill Tregillis – qui ouvre la porte, et aussitôt, une poule tente de s’échapper de l’appartement – poule que rattrape au vol Harris. Jill présente alors la poule comme répondant au nom de Herbert. Ayant repris contenance, Harris explique à Jill qu’il est là au sujet de Mr. Pennrose. Jill se déclare déçue : Harris et elle sont les seuls américains du village, ils devraient être amis. Puis elle appelle un certain Harold, et Harris s’étonne. Jill répond que Harold est l’un de leurs invités et que c’est un artiste, et propose de le présenter à Harris. Harris suit Jill dans un salon, et Jill le présente à Harold Tufnell-Jones, qui se trouve alors perché au sommet d’une haute étagère, en costume d’écossais, confus. Harold explique qu’il était à la poursuite de Herbert, et demande l’aide de Harris pour descendre de son perchoir. Harris aurait voulu d’abord parler de Pennrose à Jill, qui lui répond que Pennrose est dans son bureau, mais selon Harold, cela peut attendre. Harris finit donc par servir d’escabeau à l’original, qui insiste pour lui montrer l’autoportrait qu’il vient de peindre.

Harris veut alors voir Pennrose dans son bureau, et Jill l’accompagne : la porte est juste en face de l’autre côté du palier. Jill prend un bougeoir et va frapper à la porte. N’y tenant plus, Harris dit à Jill qu’il revient tout juste de la plage et que… Il est interrompu par un bruit de meuble qui se renverse, s’exclame qu’il y a quelqu’un à l’intérieur du bureau de Pennrose et ordonne à Jill de se réfugier dans l’autre pièce. Il n’y a toujours pas d’électricité, les fenêtres du bureau sont ouvertes, et une ombre semble avoir bougé près des rideaux.

À peine Harris fait un pas dans le bureau que l’ombre se relève et lui jette un objet à la tête. Harris esquive et l’objet fracasse le miroir derrière lui. Harris s’empare alors d’un grand éclat de miroir en forme de sabre et le lance en direction de l’ombre. L’éclat se plante dans le mur à côté de la tête monstrueuse de l’ombre – une sorte d’homme-poisson à la peau verte et avec des ouïes. Comme le monstre s’empare d’un tisonnier et l’envoie à nouveau sur Harris, ce dernier s’abrite derrière un fauteuil, et le monstre en profite pour ouvrir un passage secret entre la cheminée et le mur des fenêtres et disparait. Alors Jill et Harod entrent dans le bureau avec un chandelier, et Harris sort de son abri en demandant si quelqu’un est sorti par la porte du bureau…

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Quand la Terre s'entrouvrira, le film de 1965 Feu vert cinéma

Crack In The World (1965)
Traduction du titre original : une fissure dans le monde.

Sorti aux USA le 15 avril 1965.
Sorti en blu-ray américain le 5 juillet 2011 (multi-régions lisible en France, anglais seulement LPCM Mono, pas de bonus).

De Andrew Marton ; sur un scénario de Jon Manchip White et Julian Zimet ; avec Dana Andrews, Janette Scott, Kieron Moore, Alexander Knox, Peter Damon.

La Tanganika. Une colonne de vans militaires précédés d’une jeep avancent le long d’une piste africaine poussiéreuse tandis que quelques guerriers du désert du Serengeti les observent du haut des rochers environnement. Le convoi entre alors dans un camp retranché du Projet Espace Intérieur. Le convoi s’arrête devant une guérite d’observation non loin d’une tour de lancement auquel un missile atomique est suspendu. Sir Charles, l’homme qui descend d’un des vans s’étonne : il n’avait pas donné son accord pour le lancement du missile atomique, mais la jolie blonde qui l’accompagne lui fait observer que le missile n’a pas sa tête, et annonce que le docteur Sorenson, chef du projet – son mari, lui expliquera tout.

Ils entrent dans un bâtiment et prennent un ascenseur vers le centre de commandement souterrain. Dans l’ascenseur, Mme Sorenson annonce qu’ils ont préparé une démonstration et un rapport de progrès. Sir Charles, le chef de la commission parlementaire l’interroge : elle-même scientifique, partage-t-elle les vues de son mari avec la même confiance ? Maggie Sorenson affirme que la confiance est unanime parmi les collaborateurs du projet ? Un des autres membres de la commission demande à quelle profondeur se trouve le centre de commandement. Maggie Sorenson répond qu’il se trouve à deux miles de profondeur environ. C’est le puits naturel le plus profond de la Terre et c’est pour cela qu’ils s’y sont installés. Le premier journaliste pose une nouvelle question : l’équipe de Sorenson n’avait pas fait de progrès depuis deux semaines, ni même depuis les dix-sept dernières semaines – ils n’ont pas avancés d’un pouce.

Les portes de l’ascenseur s’ouvrent et les visiteurs descendent un escalier métallique, débarquant dans une vaste caverne. Mme Sorenson, qui mène la petite troupe et n’a rien répondu annonce que les lieux sont climatisés sans quoi la température seraient de 121 degrés. Ils arrivent sous une impressionnante nef de béton, sous lequel cliquète des dizaines d’instruments de mesure. Mme Sorenson explique que les instruments relaient les différentes impulsions depuis en différents points, et présente le professeur Gopal, responsable de tous les sismographes.

Sur un grand écran de télévision, ils peuvent surveiller toute zone du projet – et afficher toutes les télévisions du monde. Elle présente John Masefield, le commandant en second du projet et adjoint de Sorenson. Au même moment, Angela, la secrétaire du professeur de Sorenson prévient que la commission d’inspection est arrivée – mais le médecin, Bill, l’arrête et lui fait remarquer la brûlure à sa main. Sorenson propose alors que Bill panse la blessure pour ne pas effrayer les inspecteurs. Bill désapprouve le fait que Sorenson continue de travailler malgré son cancer, et assure que ce dernier ne supportera une dose supplémentaire de rayons X.

Sorenson commence sa conférence devant les invités : le projet Inner Space consiste à percer la croûte terrestre aussi profondément que possible pour capturer le magma qui constitue l’enrobage du noyau de la Terre et l’utiliser pour produire une énergie bon marchée – mais aucun foret ni aucun explosif conventionnel ne leur a permis de percer la dernière barrière entre eux et le magma. Sorenson demande de fait la permission d’utiliser une bombe atomique pour percer le dernier obstacle.

Sir Charles s’inquiète : n’y a-t-il pas des risques ? Sorenson l’admet, et précise même que Ted Rampion, le géologiste du projet, l’un de ses anciens étudiants, désapprouve et a une théorie qui contredit la sienne. Sorenson a demandé à
Rampion de venir la présenter mais Rampion avait rendez-vous avec un volcan. Sorenson explique cependant que Rampion croit que la croûte terrestre a déjà été fissuré par les précédentes expérimentations atomiques – et croit qu’à cette profondeur, le tir fracasserait la Terre comme un coup de marteau une vitre. Sorenson pense qu’au contraire, le tir fera fondre la croûte comme une barre de métal chauffée au rouge pénètre la vitre. Sorenson illustre ces deux théories par l’acte. Sorenson insiste ensuite sur les bénéfices de la perforation, et demande à la commission de prendre sa décision.

Plus tard Steven Sorenson rejoint sa femme dans leurs appartements, décorés d’échantillons minéralogiques, qui s’inquiète pour la brûlure à la main qui empire : son mari devrait prendre des vacances, il stresse trop, c’est psychosomatique – les risques du métier, selon Sorenson. Elle lui demande ensuite si la théorie de Rampion l’inquiète. Sorenson répond que c’est l’attitude de la commission : ils dramatisent. Ce n’est pas le danger qui les inquiète, c’est le budget que Sorenson ne doit pas dépasser.

Maggie Sorenson déclare alors qu’elle a reçu un message de Rampion mais qu’elle n’a pas ouvert : si Ted Rampion peut écrire, c’est qu’il n’est pas tombé dans le volcan. Puis elle demande à son mari de lire la lettre. Sorenson refuse car la lettre ne lui est pas adressée, et son épouse lui rappelle que Ted Rampion a beau être jeune, brillant, danser divinement et joue très bien au Tennis – il n’est pas celui qu’elle a choisi – son mari.

Sorenson répond que sa femme avait choisi Ted Rampion autrefois, et elle répond que c’était avant de suivre les cours de Thermodynamiques de Sorenson… Puis elle annonce à son mari qu’elle veut un bébé maintenant – quelque chose pour lequel elle pourra s’inquiéter elle seule pendant que son mari s’inquiètera pour son projet. Mais Sorenson doute : il est âgé – si quoi que ce soit lui arrivait, elle se retrouverait seule avec le bébé. Maggie Sorenson embrasse alors son mari, qui soudain se raidit en regardant sa main bandée. Sorenson remarque alors l’étrange mélancolie de son mari, et comme il ne répond plus rien, elle regagne son lit, éteint la lampe, la rallume pour ouvrir la lettre de Rampion et la lire. Ce qui semble encore aggraver le moral de son mari.

Plusieurs jours plus tard, un hélicoptère se pose au centre du cercle blanc tracé sur une maigre pelouse : Ted Rampion est de retour, sourire aux lèvres. Une sirène retentit, et Ted Ramion perd son sourire en apercevant au loin que le missile suspendu au pas de lancement a désormais sa tête atomique. Rampion se renseigne : la commission a donné son accord. Rampion accuse alors Sorenson de l’avoir éloigné en l’envoyant inspecter le volcan.

Et quand Rampion rejoint Sorenson, celui-là lit le télégramme de Sir Charles et se réjouit : la commission l’autorise à lancer le missile. Rampion accuse Sorenson de courir après un autre prix Nobel, de vouloir jouer à Dieu – et non de chercher à sauver le projet et ses emplois. Comme Mme Sorenson arrive, Rampion annonce qu’il va tenter de persuader la commission de tout arrêter. Sorenson admet alors qu’il a bien éloigné Rampion de peur qu’en personne il ne convainc la commission d’abandonner le projet. Rampion récupère alors son rapport et annonce sa démission. Comme Mme Sorenson s’inquiète et suggère de débattre avant de lancer le missile, Sorenson rétorque que celle-ci peut démissionner avec Rampion. Mme Sorenson tente ensuite de persuader Rampion de renoncer à son initiative et de rester avec son mari auquel il doit tout selon elle.

Après une nouvelle séance de rayon X, Sorenson est d’excellente humeur : dans huit heures ils seront fixés sur la réussite du projet. Bill douche sa bonne humeur : la tumeur de Sorenson est maligne, son cancer est mortel. Sorenson répond que la réussite de son projet le rendra immortel au même titre que Newton, Pasteur ou Einstein. Le médecin lui souhaite alors bonne chance, et Sorenson sort dignement. La porte du dispensaire refermé, Sorenson s’arrête et sa démarche manque ensuite d’assurance, puis, raffermi, rejoint la nef de béton.

Rampion a rejoint Londres par avion pour trouver Sir Charles, qui s’inquiète seulement que Rampion ait pu l’alerter par télégramme car ce n’était pas discret. Sir Charles déclare d’ailleurs que tout est décidé. Rampion montre alors son rapport à Sir Charles : les fines fractures causées par des années de tests nucléaires souterrains vont s’ouvrir sous le choc du tir du missile nucléaire, causant des destructions massives. Sir Charles s’étonne alors que Sorenson ne leur ait rien montré de tout cela, alors que Rampion assure que cela fait deux mois qu’il a remis son rapport à Sorenson.

Pendant ce temps, Sorenson a lancé le compte-à-rebours de la mise à feu du missile depuis la nef de béton. Accoure un assistant qui lui annonce un télégramme urgent de Sir Charles pour Sorenson. Sorenson s’indigne d’être dérangé et demande à ce que toutes les lignes téléphoniques soient coupées. Et lorsque le compte à rebours atteint zéro, Sorenson déclenche le tir. Un silence absolu suit. Puis une secousse d’abord faible, puis de plus en plus forte.

La tour de lancement explose. Le tremblement continue. Une colonne de flammes jaillit à l’emplacement de la tour, puis un geyser de magma. Toute l’équipe laisse éclater sa joie. Le téléphone sonne à nouveau et cette fois Sorenson veut bien prendre l’appel de Sir Charles, qui demande à repousser le tir. Sorenson radieux, répond qu’il est trop tard et qu’ils ont atteint le magma – sans aucun effet secondaire, un succès sans nuage. Sir Charles félicite alors Sorenson, qui répond que si Sir Charles a vu Rampion qu’il lui dise de les rejoindre car ils vont avoir du travail. Rampion admet son erreur et quitte Sir James pour rejoindre Sorenson en Afrique.

Sur les lieux du gisement, Sorenson jubile et achève sa conférence de presse tandis que Rampion arrive en hélicoptère. Rampion admet avoir eu peur. Sorenson répond que lui aussi avait peur, et son épouse s’étonne alors que malgré tout, il ait lancé le missile. Comme ils vont admirer sur le toit de la guérite le gisement de magma mélangé de métaux rares, Maggie Sorenson se retourne – et s’alarme : quelque chose d’étrange se passe dans leur dos au même moment – un troupeau de buffles prend la fuite.

Sorenson et Rampion décide d’aller voir ce qui aurait pu apeurer les animaux – aucun feu. Rampion déclare alors qu’il a une idée de ce qui a pu les effrayer et ils descendent la vérifier. Deux secousses de niveau 9 sur l’échelle de Richter ont suivi la détonation. Mais face à la nouvelle de la destruction totale de Port Victoria, Sorenson déclare qu’ils n’ont aucune preuve de leur responsabilité. À peine ont-il admis ce fait, ils apprennent qu’un tsunami a effacé une île à l’Est de Port Victoria, sans qu’un tremblement de terre n’ait été observé. Rampion annonce que selon lui une prochaine île sera touchée sur la ligne de fracture qu’il dessine avec un scotch rouge sur leur carte transparente – et décide d’aller inspecter le fond de la mer en sous-marin de poche pour voir ce qui s’y passe…

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Station 3: Ultra Secret, le film de 1965Feu vert cinéma

The Satan's Bug (1965)
Traduction du titre original : le Virus de Satan.

Sorti aux USA le 14 avril 1965.
Sorti en blu-ray américain le 22 septembre 2015 (région A, son médiocre, image plutôt bonne).

De John Sturges, sur un scénario de James Clavell et Edward Anhalt ; d'après le roman de Alistair MacLean ; avec George Maharis, Richard Basehart, Anne Francis, Dana Andrews.

Pour adultes et adolescents.

Vendredi soir. Une route en plein désert, un pick-up chargé de deux grosses caisses file sur une route en plein désert jusqu’à des baraquements isolés défendus par une double clôture grillagée. La camionnette passe la guérite de contrôle et va se garer sur le parking. Au même moment un hélicoptère atterrit, déposant un homme à chapeau mou, gabardine et malette – l’agent Reagan. Reagan salut les deux gardes en uniforme, dont le lieutenant Raskin, puis escorté par les gardes, se dirige à pieds vers les baraquements. Il croise le docteur Ostrer, qui le salue à son tour, mais s’arrête pour lui demander à lui parler – pas sur le champ, mais le lendemain matin. Reagan propose de passer au domicile de Ostrer à 9 heures. Derrière eux, le pick-up quitte l’installation. Puis Reagan s’arrête devant les deux grosses caisses déposées sur le parking et demande à Raskin de quoi il s’agit : selon l’autre garde, du matériel de remplacement pour le laboratoire. Reagan consulte le bordereau de livraison, puis demande qui est encore dans le laboratoire E : six personnes selon le garde : les docteurs Baxter, Hoffman, Yang et trois techniciens.

Reagan quitte les gardes pour descendre dans la tranchée qui mène au laboratoire souterrain E, repose la même question au garde qui occupe le bureau à l’entrée – Mason, et obtient exactement la même réponse. Le garde fait coulisser la porte blindée et il entre dans le laboratoire aux murs vitrés. Il entre dans le premier compartiment – la salle de conférence – et demande au docteur Hoffman, lui demande s’il va travailler tard ce soir-là, et Hoffman répond sèchement que non. Puis Reagan croise et suit le docteur Yang dans le vestiaire, qui lui demande s’il est vrai que le laboratoire a un nouvel administrateur, le docteur Leonard Michaelson. Reagan demande comment Yang l’a su : par Hoffman, qui l’a su par la femme de ménage, ce qui fait rire Yang, mais pas Reagan. Ayant raccroché sa blouse, Yang souhaite un bon week-end à Reagan et rendez-vous au lundi suivant – Reagan regarde Yang quitter les lieux.

Puis Reagan va à la rencontre des trois techniciens et leur demande s’ils ont eu des problèmes – mais ils n’en ont eu aucun. Reagan va alors trouver le docteur Baxter dans l’atelier ; ce dernier a l’air fatigué. Reagan demande à Baxter s’il va rester travailler tard. Baxter répond que non, mais qu’il sera de retour le lendemain. Reagan demande à quelle heure ; Baxter répond à huit heures. Reagan soupire et le prévient qu’il règlera la minuterie sur la serrure, et que la dernière fois Baxter s’était retrouvé enfermé jusqu’au lundi suivant. Puis Baxter lui demande si Reagan s’était absenté, et Reagan répond qu’il est allé à Washington. Baxter demande des nouvelles de là-bas, et Reagan déclare qu’ils s’inquiètent toujours à propos de la sécurité du laboratoire. Baxter répond que ce qui inquiète en réalité Washington, c’est la fiole hermétique contenant un liquide transparent, posée devant lui. Reagan suggère alors à Baxter de prendre des congés ce week-end-là, mais Baxter répète qu’il n’aura pas de temps pour cela. Reagan insiste : selon lui, les hommes fatigués font des erreurs, et ils auront besoin de toute l’aide de Dieu si jamais on commet un erreur dans ce laboratoire. Baxter ne répondant rien, Reagan lui souhaite une bonne nuit et quitte les lieux : sur son chemin, les trois techniciens se préparent à partir. Reagan salue le garde à l’entrée.

Reagan parti, Hoffman quitte la salle de conférence où il rédigeait des notes, est salué au passage par les techniciens qui partent. Hoffman rejoint Baxter dans l’atelier et lui demande s’il va partir. Baxter répond qu’il le fera dans quelques minutes. Hoffman demande si Baxter aura besoin de lui, mais non. Hoffman s’en va et Baxter soupire. Hoffman sort et quitte à son tour le laboratoire. Resté seul, Baxter remet ses lunettes, tandis qu’un homme en complet cravate entre dans son dos et avance lentement vers lui.

En voiture, Hoffman passe la guérite défendant le double portail de sortie. Dans le laboratoire un second homme referme l’une des caisses livrées, puis va voir du côté de l’atelier : le premier homme en complet cravate sort précipitamment et referme la porte blindée derrière lui. Les mains gantées de cuir rouge, il porte une caissette en métal. La cigarette au bec, et les lunettes de Baxter sur le nez, il laisse la caissette sur une table, va jusqu’à la porte blindée de sortie et enfile la gabardine de Baxter. L’autre homme est passé dans la salle de conférence et décroche le téléphone : il fait alors sonner le téléphone du bureau du garde à l’entrée du laboratoire E, et demande après le docteur Williamson. Au moment où le garde répond, le premier homme sort en faisant mine d’enfiler son manteau, cachant de fait son visage, et comme le garde lui souhaite une bonne nuit, il ne répond que par un geste de la main. Ayant donné le numéro de poste de Williamson, le garde raccroche et note sur son registre que Baxter est sorti.

Dehors, Reagan voit de loin le premier homme sortir et monter dans la voiture de Baxter. Reagan vérifie l’heure à sa montre. Au même moment, Mason, le garde du laboratoire E, signale aux deux gardes de la guérite, dont Raskin, que tout le monde a quitté les lieux et que le laboratoire est officiellement fermé. Au portail, tous les gardes prennent le chauffeur pour le docteur Baxter, qui ne répond à aucun de leurs saluts. Pris d’un doute, Reagan descend au laboratoire E et appelle depuis le bureau du garde absent la guérite pour signaler qu’il va au laboratoire E. Il va jusqu’à la porte blindée et considère les lumières rouges, tandis que le second homme est resté ambusqué derrière une des deux grosses caisses. Dehors la nuit est tombée et deux gardes de nuit viennent prennent le relais. Le lieutenant de la seconde équipe s’étonne alors que Reagan soit encore dans le laboratoire E, puis ne répondent pas à ses appels par l’interphone. Il envoie alors le garde de jour resté à la guerite avec son binôme. Puis il appelle par téléphone Raskin pour avoir le numéro du docteur Baxter.

Ailleurs, dans un bar chic avec orchestre, le téléphone sonne et on appelle un client, Lee Barrett. Celui-ci se rend ensuite dans un port et rejoint son bateau, dans lequel l’attend M. Martin : il a une mission pour lui – un ex-agent de renseignement de l’ONU vétéran de la guerre de Corée, ayant publiquement proclamé l’immoralité de la guerre et ayant refusé ses décorations et démissionné. Quand l’homme lui demande pourquoi, Barrett répond qu’il n’aimait pas prendre de ses ordres de certaines personnes. Puis Barrets demande qu’en venir au fait : selon Martin, Barrett a été viré il y a trois mois de la station 3, l’établissement le plus secret existant de recherche sur la guerre chimique, après avoir déclaré rejeter vivement les objectifs du projet. Henri Martin présente alors sa carte de Secrétaire exécutif du Conseil pour la Paix Mondiale. Barrets remarque alors qu’il désapprouve toutes les organisations semi-secrètes…

Au même moment, deux hommes écoutent leur conversation dans une voiture garée non loin de là. Martin affirme penser la même chose, mais jouer un rôle important pour la Paix : ni communiste, ni anti-communiste. Martin sort alors une sorte de boite de conserve, dévisse le couvercle et présente à Barrets une petite fiole remplie d’un liquide clair orange. Martin affirme que ce produit a été retiré de la station 3 il y a quelques heures, peu importe comment dans l’immédiat. Martin demande alors à Barrets s’il sait ce que c’est. Barrets pense que c’est du Botulisme, mais Martin dément : il s’agit au contraire d’un vaccin contre le Botulisme. Martin veut que le contenu de la fiole, qui permettrait de protéger une nation entière contre cette maladie, soit livrée à une certaine adresse en Europe, prétendant que cela servira la Paix en neutralisant une terrible arme bactériologique : si deux ennemis ont la même arme, ils ne peuvent plus l’utiliser. Barrets répond que c’est une mission dangereuse, et Martin propose 10.000$ pour les frais.

Alors Barrets se lève et refuse la mission, à moins qu’on lui donne 20.000$. Martin sort alors une seconde liasse et comme il demande si Barrets est satisfait, Barrets sort un pistolet et lui demande de mettre ses avant-bras sur la table : 1°) On ne fabrique pas de vaccins à la station 3 ; 2°) Personne n’est censé connaître l’existence de la station ; 3°) Barrets connait personnellement le véritable Henri Martin du Conseil pour la Paix Mondiale. Barrets entend donc livrer le faux Martin, avec l’enregistrement de leur conversation que Barrets avait enclenché à son arrivé, et les empreintes de Martin sur la fiole et les liaisses de billets. Alors Barrets fouille le faux Martin et découvre le micro caché sur lui. Comme il l’arrache et s’embusque, les deux hommes qui les épiaient montent lourdement à bord du bateau de Barrets, et quand ils entrent dans la cabine, Barrets reconnait Eric Cavenaugh, qui avoue à Barrets que c’était la seule manière pour lui de prouver que Barrets était fiable : le faux Martin était un agent à lui, et c’est le général Williams qui veut Barrets sur cette mission – la station 3 a été attaquée, Reagan assassiné, et Baxter est porté disparu.

Station 3: Ultra Secret, le film de 1965

Station 3: Ultra Secret, le film de 1965

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