L'univers en folie (1949) le romanFeu vert livre

What Mad Universe (1949)
Traduction du titre original : Quel univers de fou

Sorti aux USA en 1949 chez E.P Dutton.

De Fredric Brown.

10 juin 1954. Les USA lancent une fusée en direction de la Lune. Pour prouver qu'ils ont atteint leur objectif, ils ont équipé la fusée d'un dispositif accumulant l'électricité statique durant le vol, ce qui aura pour effet de libérer une énorme décharge électrique, dont le flash sera aussi visible qu'une explosion atomique. Le même soir, Keith Winston, le rédacteur en chef d'une revue de Science-fiction appartenant à un grand groupe de presse, passe la soirée dans la luxueuse villa de M. Borden, le propriétaire du dit groupe. Winston a le coup de foudre pour la jolie Betty Hadley, la rédactrice en chef d'un magazine féminin récemment entré dans le groupe, et il a osé l'embrasser sur la bouche, avec succès, avant que la belle ne s'en aille faire un discours pour lors d'un dîner d'anciennes camarades de classe - exclusivement féminin.

Ne pouvant la suivre, Winston renonce à participer au reste de la soirée, ce qui l'arrange car il doit boucler le courrier des lecteurs de son magazine. Il s'abîme donc dans le courrier d'un de ses plus grands fans, un certain Joe Dooppelberg, auquel il a posé un lapin lors de sa visite à New-York, puis s'installe pour admirer le flash annoncé de la fusée, l'esprit encore préoccupé par le courrier de Joe Dooppelberg, qui résume en fait assez correctement l'opinion de l'ensemble de ses lecteurs sur les couvertures de ses magazines. Keith Winston ne se doute pas alors qu'il va pouvoir observer l'impacte de la fusée de beaucoup plus près qu'il ne l'imaginait... Si près que l'on ne retrouvera même pas son corps sur les lieux de l'impact de la fusée, retombée sur la Terre ! Cependant, de son point de vue, il n'y a que le banc qui était sous lui qui a disparu, et puis aussi la grande villa de son patron, et il se trouve à chercher la route la plus proche pour arrêter un vieux tacot. Le conducteur, un paysan, accepte de l'emmener à Greeneville, la ville la plus proche, d'où il espère prendre le train pour New-York... Mais des tas de petits détails clochent, et le comportement des gens commence à devenir franchement dérangeant...

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L'univers en folie (1949)L'univers en folie (1949)

L'univers en folie (1949)L'univers en folie (1949)

L'univers en folie (1949)L'univers en folie (1949)

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Le petit garçon aux cheveux verts, le film de 1948Feu vert cinéma

The Boy With Green Hair (1948)

Sorti aux USA le 16 novembre 1948.
Sorti en Angleterre le 19 juin 1950.
Sorti en France le 10 février 1967.
Sorti en DVD français le 16 septembre 2003 chez Montparnasse (seulement sous-titré français, transfert flou baveux - restauration insuffisante, les trois couleurs sont désalignées) .
Sorti en DVD américain le 16 février 2006 chez Warner (même transfert que le DVD français).
Sorti en DVD anglais le 7 février 2011 chez Odéon (transfert encore moins bon que l'édition française et américaine).

De Joseph Losey, sur un scénario de Ben Barzman, Alfred Lewis Levitt, Avec Dean Stockwell, Pat O'Brien, Robert Ryan, Barbara Hale.

Un commissariat, la nuit. Un petit garçon est interrogé par deux policiers qui essaient de lui faire dire son nom. Le petit garçon refuse de parler. Il a le crâne rasé. Les policiers passent le relais à un homme en costume cravate. Il commence par demander à l’enfant de s’asseoir dans un fauteuil plutôt que le banc. Puis il s’excuse – il n’a pas dîné et prétend mourir de faim, mais c’est à l’enfant qu’il verse une partie de son milkshake. Puis, fouillant dans le paquet des sandwichs, il lui demande avec ou sans. Et l’enfant parle pour la première fois. Il demande avec ou sans quoi, et l’homme répond avec ou sans oignons. Puis comme ils commencent à manger, et l’homme lui demande ce qui est arrivé à ses cheveux. L’enfant répond qu’il les a rasés. Lorsque l’homme, le Docteur Evans, qui lui assure être un médecin ordinaire, demande pourquoi, l’enfant répond que c’est une longue histoire et que l’homme ne voudra pas la croire. Mais le médecin insiste. Au début, tout est décousu, alors il demande à ce que l’enfant raconte son histoire depuis le début.

Le premier souvenir de l’enfant, c’est ce Noël où ses parents lui offrirent un petit chien et un cerf-volant pliable. Puis ses parents partirent pour un long voyage, et sa tante Lilian reçut un télégramme. Elle expliqua qu’elle n’était pas équipée pour s’occuper d’un enfant, et le garçon fut envoyé chez une autre tante, puis une autre, puis une autre. Il finit par se retrouver en garde de son grand-père – pas vraiment son grand-père – un acteur célèbre, selon l’enfant. Le premier jour, le grand-père remarque que l’enfant a peur des avions quand ils passent bas. Comme le vieil homme demande si l’enfant a peur d’être seul, celui-ci répond que non, il a même passé trois jours dans une grotte seul avec un lion. Le grand-père lui démontre cependant qu’il n’y a rien de plus dans l’obscurité que ce qu’il y avait dans la lumière en éteignant et en allumant la lumière. Une fois dans le noir, le garçon répète cette formule comme un mantra – et la vérifie en rallumant la lumière et en l’éteignant lui-même. Puis il rallume la lumière et va s’armer d’une batte de base-ball avec laquelle il s’endort.

Le lendemain, le laitier lui conseille de travailler dur à l’école, parce que lui ne l’a pas fait. Et quand le laitier lui demande quel métier l’enfant veut faire plus tard, le garçon répond « laitier ». Puis son « grand-père » l’accompagne à l’école, le présentant à tous les commerçants de la ville en chemin. Le garçon n’apprécie pas vraiment que tout le monde termine la conversation en lui ébouriffant les cheveux. Puis devant le grand bâtiment de l’école, le garçon hésite et avoue qu’il a peur de la grande baguette du professeur. Mais en fait, l’institutrice est charmante, et l’enfant fraternise rapidement avec les autres enfants. Puis son grand-père lui achète une bicyclette, ce qui permet au garçon de devenir livreur. Le soir, il n’a plus peur du noir… mais garde la batte sur le côté du lit.

Jusqu’au jour où l’école organise une collecte de vêtements et de jouets pour les enfants victimes de la guerre. Les enfants doivent alors afficher dans le gymnase des photos d’enfants au milieu de ruine et des posters qui impressionnent beaucoup le garçon. Lorsque l’un de ses camarades trouve qu’un des jeunes hommes sur les photos lui ressemble, le garçon le prend mal : il n’est pas orphelin de guerre, donc il ne peut pas lui ressembler. Alors le camarade lui dit que l’institutrice elle-même, Mademoiselle Brand, le leur a dit. Alors le garçon attaque son camarade, et c’est son grand-père et l’institutrice qui doivent les séparer. Comme le garçon traite l’autre de menteur, le grand-père lui avoue que c’est la vérité : ses parents sont morts dans un bombardement à Londres, et que l’on aurait dû lui dire depuis longtemps. Alors le garçon déclare qu’il le savait déjà, qu’il faisait juste semblant. Le garçon attend que les deux adultes soit parti, et il déchire l’affiche avec le jeune homme qui soit-disant lui ressemblait. Puis comme il entend deux petites filles demander si les enfants victimes de la guerre existent vraiment, il regrette son geste.

Lorsqu’il va préparer une livraison à la librairie, il entend trois clientes parler de la guerre : on ne voit que cela dans les journaux, l’une d’elle a son fils là-bas, et il n’y aura aucun moyen d’éviter que la guerre arrive chez eux, c’est la nature humaine. L’autre répond qu’il faut changer la nature humaine, et chercher à se comprendre les uns les autres : ne parler que de la guerre amènerait la guerre, et une autre guerre signifierait la fin du monde, et la mort d’autres enfants. Trop impressionné, le garçon laisse échapper une bouteille de lait, et les clientes lui sourient. Le soir venu, le garçon demande à son grand-père si la fin du monde est proche, et son grand-père lui répond que sa femme aimait la couleur verte, celle des plantes, du printemps, qui lui donnait de l’espoir. Et de conclure que le monde continuera à tourner encore longtemps, quoi qu’en disent les gens. Puis son grand-père lui annonce une grande surprise le lendemain, mais le garçon a le pressentiment que quelque chose de terrible allait arriver.

Le lendemain, alors qu’il se recoiffe après le bain, le garçon découvre que ses cheveux sont devenus complètement verts. Il trouve cela très drôle. Pas les adultes.

Le petit garçon aux cheveux verts (1948) photo

Le petit garçon aux cheveux verts (1948) photo

Le petit garçon aux cheveux verts (1948) photo

Le petit garçon aux cheveux verts (1948) photo

Le petit garçon aux cheveux verts (1948) photo

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Astounding Science-Fiction, le numéro d'octobre 1948 Feu orange livre / BD

The Players Of Null-A (1948)
Traduction du titre original : (les joueurs du A-Nul)
Autre titre : The Pawns Of Null-A (Les pions du A-Nul) : Les aventures de Ã.

Noter que ce roman est la suite du roman Le Monde des A (1945, The World of Null-A).
Noter que la suite de ce roman est La fin du A (1985, Null-A Three).

Sorti aux USA en octobre 1948 dans Astounding Stories.
Sorti aux USA en 1956 chez ACE BOOKS US.
Sorti en France en 1957 chez GALLIMARD FR (traduction de Boris Vian).
Sorti en France le 10 juin 1977 chez J'AI LU FR (traduction de Boris Vian).

De A. E. Van Vogt.

Gilbert Gosseyn lutte contre la tentative d'invasion de la Terre par un empire galactique à l'aide de ses pouvoirs paranormaux, dont celui d'occuper plusieurs corps dans l'Espace. Cependant, cela lui pose un problème d'identité.

Les joueurs du Ã, le roman de 1948   Les joueurs du Ã, le roman de 1948

Les joueurs du Ã, le roman de 1948   Les joueurs du Ã, le roman de 1948

Les joueurs du Ã, le roman de 1948   Les joueurs du Ã, le roman de 1948

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(Traduction au plus proche) Un système nerveux humain ordinaire est potentiellement supérieur à celui de n'importe quel animal. Afin de préserver sa santé mentale et un développement équilibré, chaque individu doit apprendre à s'orienter dans le monde réel qui l'entoure. Il existe des méthodes d'entrainement qui peuvent accomplir cet objectif.

Des ombres. Un mouvement sur la colline où la Machine des Jeux s'était dressée autrefois, alors que tout à présent n'était plus que désolation. Deux silhouettes, l'une bizarrement informe, progressaient lentement au milieu des arbres. Comme elles sortirent des ténèbres, et dans la lumière d'un réverbère qui se dressait tel une sentinelle solitaire sur cette hauteur d'où ils pouvaient embrasser la ville toute entière - l'une des deux silhouettes prit la forme d'un homme ordinaire à deux jambes.

L'autre était une ombre, faite d'ombre, faite de noirceur à travers laquelle le réverbère était visible.

Un homme, et une ombre qui bougeait comme un homme, mais n'en était pas un. Un homme d'ombre, qui s'arrêta alors qu'il atteignait la barrière protectrice qui courait le long du précipice. Qui s'arrêta et leva son bras d'ombre en direction de la ville en contrebas, et parla soudain d'une voix qui n'était pas d'ombre, mais bien humaine.

"Répétez vos instructions, Janasen."
Si l'autre homme était impressionné par son étrange compagnon, il ne le montra pas. Il bailla même un peu.
"J'ai sommeil, il répondit."
"Vos instructions!"
L'homme fit un geste irrité: "Ecoutez, Monsieur Disciple, il dit alors d'une voix contrariée, "me parlez pas comme ça. Votre apparence ne me fait même pas peur. Vous me connaissez, je ferai mon boulot.

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(texte original) A normal human nervous system is potentially superior to that of any animal’s. For the sake of sanity and balanced development, each individual must learn to orientate himself to the real world around him. There are methods of training by which this can be done.

    Shadows. A movement on the hill where the Games Machine had once stood, where all was now desolation. Two figures, one curiously shapeless, walked by slowly among the trees. As they came out of the darkness, and into the light of a street lamp that stood like a lonely sentinel on this height from which they could overlook the city—one of the figures resolved into a normal two-legged man.

    The other was a shadow, made of shadow stuff, made of blackness through which the street lamp was visible.

    A man, and a shadow that moved like a man, but was not. A shadow man, who stopped as he reached the protective fence that ran along the lip of the hill. Who stopped and motioned with a shadow arm at the city below, and spoke suddenly in a voice that was not shadowy but very human.

    ‘Repeat your instructions, Janasen.’

    If the other man was awed by his strange companion, he did not show it. He yawned slightly.

    ‘Kind of sleepy,’ he said.

    ‘Your instructions!’

    The man gestured in irritation. ‘Look, Mister Follower,’ he said in an annoyed voice, ‘don’t talk like that to me. That get-up of yours doesn’t scare me in the slightest. You know me. I’ll do the job.’

 

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(Traduction de Boris Vian)

Non-Axiomes.

Un système nerveux humain normal est potentiellement supérieur à celui de tout animal. En vue d'acquérir la santé mentale et un développement équilibré, chaque individu doit apprendre à s'adapter au monde réel qui l'entoure. Il existe des méthodes d'entraînement qui permettent de réaliser cette adaptation.

Ombres. Un mouvement sur la colline où s'était dressée jadis la Machine des Jeux, où tout n'était plus que désolation. Deux silhouettes, dont l'une curieusement difforme, cheminaient lentement parmi les arbres. Lorsqu'elles émergèrent de l'obscurité dans la lumière d'un réverbère, sentinelle isolée sur cette hauteur d'où l'on pouvait embrasser la ville, une des silhouettes se révéla celle d'un bipède ordinaire.

L'autre était une ombre, faite d'ombre, d'obscurité à travers laquelle on distinguait un réverbère.

Un homme, et une ombre, qui avait les gestes d'un homme, sans en être un. Une ombre-homme, qui s'arrêta, lorsqu'elle atteignit la barrière protectrice de la crête de la colline, désigna, de son bras d'ombre, la ville, en bas, et parla soudain d'une voix non plus d'ombre, mais fort humaine.

- Répétez vos instructions, Janasen.

Si l'homme avait peur de son étrange compagnon, il ne le montra pas. Il bâilla légèrement.

- Suis un peu endormi, dit-il.

- Vos instrucions.

L'homme eut un geste irrité.

- Ecoutez, m'sieu le Disciple, dit-il d'une voix lasse, ne me parlez pas comme ça. Votre petite mise en scène ne me fait pas peur du tout. Vous me connaissez. Je ferai le boulot.

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L'aventure de Madame Muir, le film de 1947

Voici la liste des articles de ce blog consacrés aux films de Science-fiction, Fantasy, Fantastique et Aventure annoncé pour l'année 1947. Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure de la rédaction des articles.

Ici le calendrier cinéma pour 1948.

Ici le calendrier cinéma pour 1946.

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L'aventure de Madame Muir, le film de 1947

Annoncés en juin 1947

Aux USA

L'aventure de Madame Muir (26 juin 1947, The Ghost And Mrs. Muir)

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