
Ici la page Amazon.fr du coffret 8 dvd français S1 (version française et anglaise, N&B)
The Outer Limits S01E22: Specimen: Unknown (1964)
Traduction du titre : Spécimen : inconnu.
Titre français : la plante inconnue.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacré à la série télévisée Au delà du réel (1963)
Diffusé aux USA le 24 février 1964.
Saison 1 sortie en blu-ray américain le 23 mars 2018.
Saison 1 et 2 sortie en blu-ray américain le 23 août 2022.
De Gerd Oswald sur un scénario de Stephen Lord ; avec Stephen McNally, Richard Jaeckel, Gail Kobe, Russell Johnson, Arthur Batanides, Peter Baldwin, John Kellogg, Dabney Coleman, Walt Davis, Bob Johnson.
Pour adultes et adolescents
Pendant des siècles, l'être humain a scruté les cieux et cherché à découvrir le mystère de l'Univers ; le télescope a précisé les cratères de la Lune et les canaux sur Mars. Mais il avait ses limites, et l'insistant appétit de l'être humain pour le savoir et l'expérience n'aurait pas été satisfait avant qu'il ne brise les chaînes massives de la Gravité et pose lui-même le pied sur une planète autre que la sienne.
Le projet Mercury fut sa première aventure à travers l'Espace, un témoignage de son ingéniosité technique et de son courage, un feu vert pour une centaine d'autres projets, qui l'emmèneraient toujours plus loin. Et voici le projet Adonis : un laboratoire orbital placé à des milliers de miles au-dessus de la Terre, un minuscule monde lancé très loin et connecté (à la Terre) seulement par la radio et le souvenir, et habité par une poignée d'hommes dédiés à éliminer l'inconnu pour les futurs voyageurs de l'Espace.
... à six heures dix minutes, un huit janvier, le Lieutenant Rupert Howard découvrit par accident quelque chose qui s'accrochait à la paroi du sas spatial et qui s'était révélé vivant. Il les appela des bernaches de l'Espace, pour les identifier temporairement. Ils n'en étaient pas.
Le jeune astronaute retire une espèce de champignon d'un placard, le dépose avec les deux autres dans un baquet, puis prend l'un des champignons pour le placer dans une gamelle, et la gamelle dans un incubateur, à ne pas ouvrir si la lumière rouge est allumée. Il allume l'incubateur, mais son téléphone se met à biper avec insistance et il quitte l'incubateur ; il décroche le combiné téléphonique et déclare : "Allo, ici le Lieutenant Howard..."
Et s'accoudant tout contre le plateau sur lequel sont posés les deux champignons restants, il répond : "Eh bien, je ne peux pas en être certain encore, Major Doweling, mais ça ressemble de plus en plus à une sorte de spore dormant... Ouais, probablement qu'il flottait dans l'Espace environnant depuis plus ou moins un million d'années ; il a finalement trouvé un foyer."
Pendant ce temps, dans le dos du lieutenant Howard, dans la gamelle exposée à l'intérieur de l'incubateur, le champignon grandit rapidement. Et Howard de conclure : "Eh bien, je devrais en savoir davantage plus tard : j'en ai un dans l'incubateur et je suis sur le point de découper les autres en lamelle pour étude."
Sans gant, sans masque, sans combinaison environnementale étanche. Sinon où serait le plaisir de la découverte ?
Howard répond encore, en souriant : "Non, je ne lui ai pas encore donné de nom." il pouffe : "Un truc grec ; ou peut-être que je l'appellerai simplement Mademoiselle Adonis." Puis il répète deux fois : "D'accord". Et il raccroche le combiné de son téléphone.
Et dans l'incubateur, le champignon est devenu un bulbe, et du bulbe pousse une tige. Et Howard ne s'est toujours pas retourné. Au contraire, il prend un second champignon et le dépose dans un godet fixé à une potence avec un autre godet en vis à vis, et il place le second champignon dans l'autre godet. Loin d'avoir découpé en lamelle les deux champignons, il les saupoudre d'on ne sait quelle poudre. Puis appuyant sur un bouton dans le socle de la potence, voilà que celle-ci se met à pivoter rapidement sur son axe, faisant s'incliner à l'horizontale les godets, et la potence se révèle une centrifugeuse.
Parce que le monsieur compte observer des spores en les faisant tournoyer avec de la poudre sans jamais avoir pensé un instant à fermer hermétiquement les godets qui les contiennent. Curieux qu'il n'ait pas commencé par un examen gustatif ou tester leurs effets en les prenant en suppositoire : on est chercheur en Science ou on ne l'est pas, n'est-ce pas ?
Puis son interphone appelle deux fois : "Major Benedict !" et "Présentez-vous à la chambre des communications." Puis comme Howard arrête sa centrifugeuse à main nue bien entendue, voilà qui'il prend une pince... Et l'interphone annonce : "Docteur WIllis, vous êtes demandé dans la chambre du pharmacien." ... Et extirpe le champignon du premier godet pour le remettre sur son plateau initial, et il fait de même pour l'autre champignon extirpé de l'autre godet.
Et dans l'incubateur, le bulbe a fait une feuille ou un pétale unique au bout de sa tige, qui pivote lentement. Howard reste concentré sur ses godets, vidant la poudre au fond dans un flacon, toujours sous son nez, ses yeux et possiblement sur ses doigts nus. Puis il secoue le flacon en se levant, et verse un liquide transparent d'un autre flacon dessus, pratiquement au plus près de son visage, sans doute dans l'espoir d'une réaction explosive ?
Et d'ajouter un autre liquide avec une pipette qui lui sert aussi à touiller. Et comme machinalement le lieutenant se retourne, il réalise que dans l'incubateur, une fleur à cinq pétale a éclos, avec une longue tige et un orifice très visible en son centre, qui habituellement chez une fleur, concentre ses organes reproducteurs allergènes. Et en plus la fleur pivote dans la direction du lieutenant.
Celui-ci fait bien sûr ce que tout le monde aurait fait à sa place : il abandonne la poudre en libre accès et à l'air libre sur la paillasse, va à l'incubateur sans doute pour coller son visage sur la vitre et imiter le poisson clown. Comme la lumière rouge est allumée, et qu'il ne faut pas ouvrir l'incubateur dans ce cas, il éteint la lumière rouge. Suffisait d'y penser.
... Et il ouvre l'incubateur, prend la fleur par son bulbe à main nue --- même avec une fleur terrienne, ce n'est pas recommandé. Fleur à qui il a poussé des tentacules en guise de racines. Howard repose la fleur tout bêtement sur la table à côté de ses produits chimiques, juste au bord, et va s'asseoir bien en face du pistil à côté des deux autres champignons centrifugés mais même pas écrasés posés sur son plateau. Puis il se concentre sur les notes qu'il prend sur son calepin, parce qu'écrire à la main doit lui demander un effort intellectuel remarquable vu la taille présumée de son cerveau et son formidable niveau d'instruction.
Puis comme Howard repose son calepin et décroche le combiné de son téléphone, la fleur lui crache dessus une volée de bonbons à la réglisse. Surpris mais visiblement pas inquiet, il ramasse quelques bonbons à la main pour les déposer dans un autre godet, mais sans avoir achevé son ménage, il est pris d'une quinte de toux, qu'il étouffe bien sûr avec les doigts qu'il utilisaient pour ramasser les bonbons.
Alors Howard, visiblement nauséeux se lève, et le godet à la main, va à la plante, tête baissé pour mieux voir au plus près l'ouverture dans le bulbe et ce que les pétales de la fleur retombés sur le pistil tourné vers lui pourraient bien avoir à cracher une seconde fois.
Et cette fois, c'est un jet puissant pulvérulent. Howards tombe à la renverse, s'assied en clignant des yeux, bouche ouverte, sans avoir lâché son godet de bonbons à la réglisse. Puis il se relève et se précipite de nouveau pour attraper à mains nues la plante et presque presser son visage contre, et, titubant, va jeter la plante dans le toboggan à ordure donnant sur l'Espace extérieur : Avertissement, bien fermer le sas extérieur avant d'ouvrir la porte à l'intérieur.
Sans que l'on sache exactement si et quand il a ouvert ou refermé le sas extérieur, il referme la porte à l'intérieur, grimace, cligne des yeux, fixe des yeux les deux champignon restant sur le plateau avec plein de poudre autour. Il titube jusqu'au plateau, met quasiment son visage dans les champignons, mais s'effondre avant au bas de la table.
Et plus tard, sans autopsie ni aucune intention de le ramener refroidi ou scellé à sa famille et sans non plus l'incinérer, son corps et possiblement son âme emballés dans une toile sont recommandé à Dieu Tout-Puissant par le reste de l'équipage, qui prétend espérer sa résurrection une fois que l'Apocalypse se sera abattue sur la Terre.
L'Espoir fait vivre, façon de parler.



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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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