

Ici la page Amazon.fr du coffret 3 dvd italien de 2024, version italienne non sous-titrée seulement.
L'Odissea S01E04: Quarta puntata (1968)
Traduction : L'Odyssée, quatrième épisode.
Les épisodes ne semblent pas avoir de titre original.
Titre anglais : Polyphemus and the gift of Aeolus.
Traduction du titre anglais : Polyphème et le don d'Eole.
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Ici la page de ce blog consacré à cette mini-série de 1968.
Attention, il existe au moins trois montages de cette série :
* italien, film de 110 minutes.
* italien, mini-série de 8 épisodes de 45 minutes environ sans l'introduction, totalisant 370 minutes.
* française, mini-série de 4 épisodes de 1h30 environ avec l'introduction totalisant 446 minutes.
Diffusé en Italie le 14 avril 1968 sur RAI UNO IT.
Diffusé en France en 8 épisodes à partir du 23 janvier 1970 sur ORTF 2 FR.
Sorti du coffret italien 2 dvd
Sorti du coffret italien 3 dvd RAI ERI le 10 avril 2024, inclus un livret, doublage italien non sous-titré seulement
De Franco Rossi, Mario Bava et Piero Schivazappa, sur un scénario de Gian Piero Bona, Vittorio Bonicelli, Fabio Carpi, Luciano Codignola, Mario Prosperi, Renzo Rosso d'après le poème épique l'Odyssée du 8ème siècle avant J.C. de Homère ; avec Bekim Fehmiu, Irene Papas, Renaud Verley, Roy Purcell, Marina Berti, Scilla Gabel, Barbara Bach, Juliette Mayniel, Kyra Bester, Michèle Breton, Marcella Valeri, Constantin Nepo, Ivica Pajer, Samson Burke, Fausto Tozzi, Jaspar Von Oertzen.
Pour adultes et adolescents.
"...Nous ne sommes pas des voleurs," répond Ulysse en riant, alors que les bêlements d'un troupeau de mouton se font entendre à l'entrée de la grotte. "Et puis, il est trop tard : écoute ! Voilà notre hôte avec son troupeau... "
Ulysse et son compagnon quitte le lit gigantesque et la hache surdimensionnée posé à son pied. Les moutons entrent dans la grotte. D'autres de leurs compagnons interrompent, qui leur beuverie de lait, qui leur goinfrerie de fromage blanc. Tous viennent regarder Ulysse et l'autre, au plus près du troupeau qui avance docilement, Ulysse remettant dans le droit chemin les moutons qui s'écartent du flot.
Soudain, un fagot de tronc d'arbres coupés est jeté par l'entrée de la grotte et s'écrasent avec fracas, faisant trembler le sol. Les compagnons d'Ulysse vacillent ou chutent. L'ombre d'un géant difforme s'encadre alors dans la lumière dorée projetée à travers l'entrée de la grotte, et les compagnons d'Ulysse reculent, puis prennent la fuite pour se cacher ou s'embusquer plus profond dans la grotte.
Ulysse et l'autre se jettent à terre quand une main géante vient s'agripper à l'arête rocheuse au-dessus d'eux. Et c'est muet qu'ils observent le géant hirsute vêtu d'une peau de bête qui vient soulever un rocher énorme et le déposer à l'entrée, tel le vantail d'une porte.
Ulysse et son compagnon échange un regard : si les choses tournent mal, ils sont pris au piège. Quant au géant, il va ramasser son fagot de tronc d'arbres, les pose au milieu d'une table de pierre creuse, forcément, son âtre.
Puis le géant va à une jarre énorme pour y ramasser ce qui ressemble à de l'étoupe. Repart chercher posé sur un rebord rocher en hauteur des silex taillés et les fait claquer deux fois, faisant jaillir des étincelles. Il retourne à son âtre, dépose l'étoupe sur le fagot de troncs d'arbre et en trois coups de silex, embrase l'étoupe.
Un feu se met alors à flamber haut, en-dessous d'une probable cheminée, en contrebas de ce qui ressemble à une haute fenêtre obstruée par du cristal de roche à travers duquel la lumière éclaire cette partie de la grotte.
Alors Ulysse se lève sous les yeux de son compagnon effrayé, qui souffle : "Sois prudent !" Puis le compagnon se lève à son tour et va saisir le bras gauche d'Ulysse, qui, retenu, trésaille vivement, et la courte épée qu'il portait au côté, tombe et tinte sur la roche du sol. Le géant se retourne vivement, et son visage grotesque apparaît alors en pleine lumière : barbu, il n'a qu'un seul œil, à la racine de son nez.
De son œil unique, le monstre fixe Ulysse et son compagnon, et l'interpelle : "Étrangers ! Que faites-vous chez moi ?" Puis il ordonne : "Approchez, que je vous vois..."
Ulysse aussitôt s'approche, presque nonchalant, puis il sourit, et le géant demande : "Qui êtes-vous ?" Et de commenter : "Rares sont les hommes qui abordent cette terre isolée..."
Ulysse ne se fait pas prier pour se présenter : "Nous sommes Achéens ; nous avons disputé la bataille de Troie, et les vents contraires nous ont fait traverser la mer qui mène à l'Afrique ; nous sommes chez toi maintenant, toi si grand, si puissant : accorde-nous l'hospitalité ; nous espérons que tu te montreras généreux... Notre amitié, accepte-la ; nous demandons la tienne au nom de Zeus, le protecteur, le guide des pas des voyageurs égarés, Zeus qui veut que l'on respecte et honore ses hôtes..."
Et à ces mots, le géant éclate d'un grand rire. Puis il répond : "Etranger, toi qui t'adresses à moi, tu n'es qu'un pauvre sot, ou un enfant ! Tu m'as dit vrai : tu viens de terres fort lointaines pour ne pas savoir qu'il est inutile de me parler des dieux ou de leurs lois."
Puis il lève les poings au plafond et vocifère : "Je suis Polyphème, de la race des Cyclopes, et nous sommes plus forts que tous les dieux réunis ; sache que je ne vous épargnerez, toi et tes compagnons, que s'il plait à mon cœur, et non pour éviter la haine de Zeus ; mais dis-moi donc plutôt où tu caches ton navire ? Tout près d'ici ? A la pointe de l'île ? Elles sont périlleuses, les côtes de notre île : les vents sont dangereux... Je connais un vrai port où ton navire serait abrité."
Ulysse reprend son récit au roi et à la reine de Schérie : " Son discours m'enlevait mes dernières illusions : Polyphème était une créature malfaisante, il cherchait à me tromper pour s'emparer de mon navire ; son œil unique était posé sur moi et me fixait ; le fauve regardait sa future proie... Je savais que nous ne pouvions plus sortir de la caverne ; la fente laissant passer derrière le soleil était pour nous impossible à atteindre... Je décidai de répondre à la ruse par la ruse..."
Dans la grotte, au pied du cyclope Polyphème, Ulysse répond : "Poséidon, le Dieu des mers, a fait couler mon navire, en le faisant s'écraser contre cette île ; et nous voici, ayant évité de justesse la mort."
Polyphème ne répond rien : son corps se tend, ses doigts se mettent à trembler légèrement. Et soudain, il tente d'attraper Ulysse et ses compagnons, qui partent dans toutes les directions. L'un d'eux trébuche, et le monstre le ramasse, le tenant d'une seule main, serrée autour du thorax, les bras libres de sa victime n'y pouvant rien. Et il se met à serrer, et le compagnon d'Ulysse se met à hurler...











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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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