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Star Trek: The Next Generation S02E04: The Outrageous Okona (1988)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : L'outrageant Okona.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Okona le Magnifique.
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Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Diffusé aux USA à partir du 12 décembre 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, Diana Muldaur, Colm Meaney, Whoopi Goldberg.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de bord du Capitaine, date stellaire 42402.7 : nous traversons le système stellaire Omega Sagitta, passant entre les planètes jumelles qui forment la coalition de Madéna ; les deux mondes sont peuplés par une espèce humanoïde qui a colonisé ces planètes il y a de cela deux siècles, et qui coexistent désormais grâce à un traité précaire mais fructueux.
La passerelle de l'Enterprise D et sa moquette chaleureuse, tout le monde se donnant contenance, Riker droit dans son fauteuil de second devant son moniteur pour ménager le bas de sa colonne vertébrale, le Capitaine Picard jambes croisées enfoncé dans son fauteuil de commandement, ce qui ne doit pas arranger le bas de sa colonne vertébrale en meilleur état cependant que celle de son second.
Sérieusement, les enfants, asseyez-vous correctement à vos tables et sur vos sièges, et ne faites jamais de levage sinon vous souffrirez mille fois l'Enfer au fil des années et tous les médecins vous mentiront sur l'origine de vos douleurs et autres mauvais fonctionnement de vos organes (vitaux et moins vitaux). Plus les dentistes vous arracheront vos dents à cause d'une vertèbre qui pince votre nerf sciatique dans votre nuque. Vous aurez encore plus mal après l'arrachage et les médicaments de l'opération et antidouleur vous empoisonneront.
Worf annonce depuis sa console dans la rampe qui surplombe les trois fauteuils. Sérieusement, qui a imaginé que cette configuration physique des lieux permettait de travailler efficacement en toute sécurité : pas de ceinture, obligation de rester constamment debout donc de piétiner, si on vous attaquer ou si vous êtes secoué, vous vous écrasez sur les officiers commandant le vaisseau. Par ailleurs pourquoi ménager une large ouverture dans le dos du fauteuil de Deanna Teoi, resté vide ? Pour pouvoir plus facilement lui planter quelque chose à travers le corps ? Pour l'éjection de la colonne vertébrale séparée du corps en cas de choc frontal ?
Et seul le capitaine semble avoir un appui-tête qui préviendrait réellement le coup du lapin ? Et où sont les airbags ?
Puis, comme cela parait tout à fait logique, Worf, officier de la sécurité, pour faire son travail possiblement extrême urgent, doit quitter son poste, tourner le dos à l'écran avant et ses officiers pour aller se pencher douloureusement pour le bas du dos, et entrer des commandes avec le bras et le poignet sans aucun appui, ce qui garantie de très gros problème locomoteurs (canal carpien ?) et de nombreux blocages de vertèbres assez tôt dans la journée. Mais peut-être que le concepteur avait des parts ou de la famille chez les kinés et le big pharma du 24ème siècle ? Ou peut-être qu'il haïssait (ou hait) l'Humanité et le personnel de bord de la Fédération des planètes unies ?
Le pupitre se met à tinter et un écran affiche un modèle filaire d'un aspirateur ou d'un gadget sexuel à moins qu'il ne s'agisse d'un vaisseau spatial, impossible à dire sans les textures et davantage de contexte. Contexte que Data à la navigation s'empresse de nous donner par une réplique d'exposition : "La lecture du senseur montre qu'il s'agit d'un petit vaisseau de classe neuf."
Pourquoi Worf affiche le vaisseau et c'est Data à l'opposé de la passerelle, qui tourne le dos à tout le monde, qui commente ?
Et voilà Deanna Troi qui sort de l'ascenseur à marche dandinante rapide, astreinte comme d'habitude à descendre la pente assez abrupte qui mène à son fauteuil, manœuvre qu'elle pourrait facilement terminer sur les fesses comme dans un toboggan. Data ajoute : "Probablement un vaisseau de transport de marchandise interplanétaire."
Sur l'écran en haut au fond de la Passerelle, une lueur rouge s'allume au bout du modèle filaire censé représenter le vaisseau, et Worf se tord alors le cou pour annoncer "Un signe de vie à bord, Monsieur." Et un torticolis pour absolument rien, car il est impossible à Worf de croiser le regard de n'importe quel officier ou personnel sur la Passerelle dans cette position et avec l'angle de son cou. "Il semble humanoïde."
Deanna Troi vient de s'asseoir et prend un air inspiré poitrinaire en prévision de son unique réplique pour l'épisode. Au mot "Humanoïde", elle croise les jambes et croise ses doigts sur sa cuisse, doigts vernis aux ongles très longs. Soit elle s'en sert en combat rapproché un peu comme Wolverine, soit la perspective d'une visite extraterrestre d'un naufragé en manque de réconfort est censé l'émoustiller.
Data déclare à présent :; "J'ai son signal d'appel, Monsieur." Je croyais que cet humanoïde avait pris la fuite, donc il aurait dû couper son transpondeur et ne pas avoir d'identifiant. Worf ajoute, parce qu'il n'y a que le techno-baratin qui compte dans ce genre de dialogue : "Confirmé."
Et si le signal d'appel n'avait pas été confirmé, est-ce que Worf et Data auraient dû se battre rituellement au milieu de la Passerelle : Worf lui aurait arraché la tête, et Data décapité lui aurait quand même cassé les deux bras ?
Worf continue de détruire le dos en restant douloureusement penché sur son pupitre, et son bras du poignet jusqu'à l'épaule en faisant semblant de tripoter un clavier tactile sans appui : "Seulement armé de lasers." Sans doute parce que c'est un D.J et qu'il est en route pour animer une soirée ?
Data, toujours indiscret ou possiblement osant une métaphore osée, commente, soit à propos du vaisseau, soit à propos du pilote car ce n'est pas spécifique : "Ses soutes à chargement sont vides." Ce qui serait très logique vu que l'Humanoïde en question semble passer chaque minute de son existence à décharger partout où il débarque.
Data ajoute, soucieux : "Les données montrent que son système de guidage fonctionne mal."
Riker commente à mi-voix pour son capitaine : "C'est sans doute parce que nous le brouillons..." Picard fronce des sourcils, Riker précise : "Une petite expérience de Geordi LaForge et de Wesley." Picard demande : "La même petite expérience qui a fait s'écraser cette navette hospitalière dans la ceinture d'astéroïde à notre arrivée." Riker : "Tout juste, voilà pourquoi LaForge et Wesley devaient en affiner les paramètres." Picard : "Judicieux, dites à LaForge de continuer le bon travail et de faire porter tout le blâme sur Wesley : il est encore mineur et il n'est pas censé avoir quelque responsabilité que ce soit à bord."
Data poursuit : "Le pilote tente de maintenir sa trajectoire manuellement."
Worf confirme : "Il pédale dur, maintient la barre tout en courant de voiles en voiles pour limiter la dérive." Et à ces mots Deanna Troi tressaille et s'empourpre dans son fauteuil. Jaloux, Riker demande sèchement : "Il a combien de membres cet humanoïde ?" Worf répond, fronçant des sourcils : "Sept comme tout le monde : deux jambes, deux bras, une tête et deux..." Picard l'interrompt : "Merci, Monsieur Worf."
Riker, encore plus raide et étreignant ses genoux, cuisses écartées comme pour confisquer tout l'espace d'une banquette dans un métro bondé de grosses : "Je recommande que nous lancions l'Enterprise sur une trajectoire d'interception."
Data remarque alors depuis sa console de navigation : "Judicieux, comme le pilote n'a aucun système de navigation, il ne pourra échapper à la collision et nous pourrons nous emparer de tout ce qui restera de son vaisseau pour le convertir en matériaux bruts alimentant nos réplicateurs de bord."
Riker précise alors : "Pour le cas où il aurait besoin d'une assistance d'urgence."
PIcard répond : "Faites donc ainsi, Monsieur Crusher."
Sans même un "bien reçu" pour son capitaine, il lève la tête et regarde en avant dans l'écran géant holographique, tandis que le vaisseau cargo qu'ils poursuivent se trouvent croiser leur route par l'arrière. Et curieusement, c'est le vaisseau cargo qui oblique vers l'Enterprise D sur une trajectoire de pénétration arrière.
Riker commente : "Nous sommes en position à présent, Capitaine."
Pourquoi ce n'est pas à Data ou Wesley de l'indiquer ? Et d'abord, comment Riker pourrait-il le savoir ? Il est descendu, a fait le tour du secteur, consulté ses cartes, utilisé un sextant ?
Riker répond : "Ouvrez les fréquences de grêle." (NDT en anglais hailing) Et Worf revenu se planter par anticipation de sa réplique devant la rampe au-dessus de Riker et Picard : "Fréquences de grêle ouvertes."
Picard se concentre pour sa pose autoritaire et réclame : "A l'écran." Puis il se lève et marche vers l'écran holographique géant : "Ici l'U.S.S. Enterprise, le Capitaine Jean-Luc Picard."
Une voix d'homme aigu lui répond dans le haut-parleur limite grésillant : "Et ici le cargo Dutanjadi (NDT Erstwhile), Capitaine Okona à votre service."
Sur l'écran holographique géant, Okona éclaire non verbalement le genre de service qu'il procure, dos tourné à la caméra, penché en avant en pantalon de pirate, gilet bleu et argent et manche de chemise large flottante : il organise des soirées costumées dont il est bien sûr le D.J, pour les anniversaires, les mariages et les mineurs qui veulent faire crac-crac sans l'autorisation de leurs parents.










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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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