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Au-delà du réel: l'Aventure continue, la série télévisée de 1995.Feu vert télévision

The Outer Limits S01E08: Virtual Future (1995)
Traduction : les limites extérieures, Futur virtuel.
Titre français : Au-delà du réel, L'Aventure continue : Avenir virtuel.

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Ici la page de ce blog consacrée à la série Au-delà du réel: l'Aventure continue de 1995.

Diffusé le 5 mai 1995 sur SHOWTIME CA.
Diffusé le 10 décembre 1995 sur SERIE CLUB FR (Câble) puis M6 FR.
Sorti en VHS.
Sorti en DVD.

De Joseph L. Scanlan, sur un scénario de Shawn Alex Thompson ; avec Josh Brolin, Kelly Rowan, David Warner, Bruce French, Joanna Piros, Mitchell Kosterman.

Pour adultes.

(fantastique, virtuel, prémonition[/b]) La nuit, la façade du laboratoire d'Intelligence Artificielle de l'Université de l'Etat Central (NDT Wilberforce, dans l'Ohio, USA, annexée à Xenia dans l'Ohio en 2026.). Seul les fenêtres du rez-de-chaussée sont allumées.

A l'intérieur, un homme d'âge mûr au front dégarni équipe un jeune homme avec une tenue collante reliée à un faisceau de câbles qui, attachés, remontent au plafond pour se brancher à un ordinateur assorti de moniteurs, installés derrière la vitre d'un box voisin. Les deux hommes sont debout sur un tapis noir quadrillé de bandes réfléchissantes. Dans des haut-parleurs, un orchestre classique joue l'ouverture des Noces de Figaro, de Mozart.

Outre divers boîtiers fixés à sa combinaison, le jeune homme porte un casque de réalité virtuelle et des gants connectés. Il est pieds nus. L'homme d'âge mûr, lui, s'est assis dans le box derrière la vitre, devant un des moniteurs et un micro. Sur le moniteur, la silhouette de profil d'un homme dessiné en fil de fer entre deux barres verticales montant à peut-être 60% de leur capacité et surmontés de chiffres, le tout dessiné en vert fluo sur fond noir.

Sur l'écran, le bonhomme de profil se retrouve de face. L'homme d'âge mûr devant le moniteur regarde à travers la vitre le jeune homme en tenue câblée, lequel enclenche un dispositif de sa combinaison. Puis le jeune homme ajuste le micro tête haute pour qu'il se retrouve en face de sa bouche et déclare : "Branche-moi, Wayne." L'homme d'âge mûr répond : "Je te connecte, Jack."

Comme Wayne saisit rapidement quelque chose au clavier, nous pouvons lire sur l'écran de son moniteur que la première colonne à gauche du bonhomme en fil de fer indique le taux de simulation analogique, et la seconde à droite, le taux de traitement de la sortie digitale. Le taux analogique est couramment négligeable, le taux digital à 60% environ. Alors le taux analogique se met à grimper.

Pendant ce temps, Jack, le jeune homme à la combinaison connectée, est resté debout plus ou moins au garde à vous, juste les mains sur le côté du corps avec les coudes un peu écartées, à cause de l'encombrement des boîtiers et câbles attachés à sa combinaison. Puis Jack lève son pouce droit en direction de Wayne, qui sourit en retour.

Comme Jack lève ses mains pour les regarder sans baisser les yeux, il peut voir le box, Wayne, ses moniteurs, les montants de la vitre, et devant, une table avec une pomme rouge posée dessus, enfin "ses" mains au premier plan, simplifiée en facettes gris-bleu à reflets brillants, à la manière d'une peinture cubiste en images de synthèse très peu élaborées, donc rapide à calculer. Qu'il s'estime déjà heureux d'avoir des textures colorées au lieu d'un modèle en fil de fer comme celui du moniteur de Wayne.

Apparemment satisfait, Jack replie ses doigts puis promène son regard autour de lui, d'abord à droite, puis il revient à la table devant la vitre du box de Wayne, où se trouvent apparemment quatre objets : un gobelet violet, une espèce de feuille de papier ou de linge déplié, un objet noir difficile à identifier et la pomme rouge.

Alors Jack fait mine de marcher, en levant lentement un genou puis l'autre, mais en reposant son pied sur place, ce qu'il fait qu'en réalité, il n'avance pas. Pourtant, dans ses lunettes de vision virtuelle, il s'est approché de la table et fixe désormais la pomme rouge. Jack annonce : "Je vais tester une bouchée de ton déjeuner."

Wayne sourit curieusement, comme s'il avait prévu un mauvais tour à son cobaye. Jack attrape virtuellement la pomme, et la rapproche de son visage. Mais dans la réalité, il ne tient rien dans sa main. Il commente : "Je touche pas une bille côté mur tactile, cependant." Et de demander à Wayne : "Augmente le taux de simulation analogique."

Wayne soupire et entre ses commandes au clavier, et regarde Jack avec un air désapprobateur, que le jeune homme aura probablement du mal à déchiffrer vu la faible résolution du modèle le représentant derrière la vitre et les moniteurs virtuels. Sur l'écran, la barre à gauche de la silhouette en fil de fer vert, se remplit au rythme d'un bip électronique aigu régulier.

Jack de son côté, n'a d'yeux virtuels que pour sa pomme rouge également virtuelle, reposant dans sa main virtuelle. Puis il exige : "Plus : ne te retiens pas avec moi, Wayne."

Mais Jack n'en a cure : "C'est si proche que je peux pratiquement la goûter."

Wayne semble aussi consterné que moi, mais il se retient encore moins, entrant de nouvelles commandes au clavier, et à l'écran, le taux de simulation analogique monte à possiblement cinquante pour cent de son érection potentielle. Avec entre les deux barres à l'écran, un visage d'homme en fil de fer vert.

Ne pouvant plus se retenir, Jack debout sur son tapis mord à pleines dents dans une pomme qui n'existe pas. Et nous entendons quelque chose craquer et quelqu'un mastiquer, mais ce n'est à l'évidence pas Jack, qui n'a encore rien dans sa bouche, et ne semble même pas encore baver.

Dans le box, l'ordinateur de Wayne se met à biper rapidement. A l'écran, la barre de gauche se remplit très vite, approchant une intensité à 100%. Jack se tend complètement, relevant la tête et baissant les bras.

Mais ce n'est plus la pomme que Jack voit, mais quelqu'un accoudé à un bureau, tenant le combiné téléphonique d'un antique téléphone fixe des années 1990 et déclare, la voix moins déformée que l'image des lieux : "Je serais bientôt à la maison."

L'image devient beaucoup plus claire : l'homme qui parle à son combiné téléphonique, c'est Jack lui-même, souriant, baignant dans une lumière rouge tandis que son bureau et le voisin sont éclairés d'une lumière bleue.

Le Jack de la vision achève : "Je le promets..." Il regarde deux autres personnes dans le même bureau, et reprend : "Non, tu n'auras pas à m'attaquer en justice : je te verrai dans un tout petit moment."

Le second homme, c'est Wayne, qui lit des relevés sur des feuilles de papier. Le premier, plus petit et aussi binoclard que Wayne, fait tomber un casier qui était sur la table d'à côté et doit s'agenouiller pour les ramasser, puis se relever pour le remettre en place.

Le Jack de la vision conclue au téléphone fixe : "Je t'aime aussi." Puis le Wayne de la vision reçoit un courrier de l'autre homme et Jack l'interpelle : "C'est du conseil d'administration : ils ont refusé les fonds supplémentaires." Le Wayne de la vision pose la lettre devant le Jack de la vision. Le Jack de la réalité étouffe un cri de surprise.

Wayne, le vrai, n'a pas l'air de comprendre ce qui arrive : sur son moniteur, la barre analogique est remplie à 80% minimum, et sur le second écran, toutes les données varient très vite. Alors que l'ouverture des Noces de Figaro s'achemine vers un climax mozartien, et la barre analogique passe les 90%, approche les 100%.

Un claquement, et Jack se raidit de nouveau. Cependant Wayne s'alarme et crie : "Jack !?!" L'équipement de Wayne se met à buzzer et Jack laisse échapper un soupir. Wayne frappe une touche sur son clavier qui supposément coupe la simulation, et se lève vivement pour rejoindre Wayne de l'autre côté de la baie vitrée.

De son côté, Jack halète et ôte son casque virtuel. Les images de la réalité remplace le noir absolu. Jack presse ses mains gantées sur ses tempes en gémissant.

Wayne le soutient et alerte : "Le taux analogique est monté en puissance tout seul !" Et de demander : "Qu'est-ce que tu as vu ?" Jack ne répond rien, secoue la tête comme pour se sortir d'un rêve.

Plus tard, chez lui, sa copine à la maison lui annonce au téléphone : "Je suis en train de mettre le dîner au four." A l'autre bout du fil, Jack lui répond : "Je serais bientôt à la maison." La copine lui demande, enjouée : "Tu me le promets ?"

Et dans le bureau du box, tandis que Wayne compulse les relevés imprimés sur le papier sorti de l'imprimante pendant l'expérience, Jack répond au téléphone fixe, souriant : "Je le promets..."

Image

Au-delà du réel: l'Aventure continue S01E08: Avenir virtuel (1995)

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Au-delà du réel: l'Aventure continue S01E08: Avenir virtuel (1995)

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.

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