Prisoners Of The Ghostland, le film de 2021Feu rouge cinéma

Prisoners Of The Ghostland (2021)

Traduction du titre : Prisonniers du pays des fantômes.

Sorti aux USA le 17 septembre 2021 au cinéma et en vidéo à la demande.

De Sion Sono, écrit par Aaron Hendry et Reza Sixo Safai, avec Nicolas Cage, Sofia Boutella, Bill Moseley, Nick Cassavetes, Tak Sakaguchi.

Pour adultes

Une salle d’attente au japon, propre, nette, brillamment éclairée, avec un distributeur de jouets rouge rempli de boules colorées contre un mur. Un enfant court, s’arrête à la hauteur du distributeur, et se retourne pour aller au distributeur. L’enfant porte un masque de Sumo et tient dans sa main droite une coupe remplie de boules colorées. Il sourit, contemplant le réservoir rempli de boules colorées. C’est alors qu’un occidental barbichu fait irruption dans ce qui ressemble maintenant à la salle des guichets d’une banque, tirant en l’air de son arme automatique et hurlant quelque chose d’incompréhensible tandis que les femmes et les hommes en tenues fluo s’alarment et les deux policiers en faction n’osent rien faire. L’occidental crie « les mains en l’air », puis « à terre ». Le petit garçon ne bouge pas, toujours fasciné par le distributeur. Les policiers se couchent, le petit garçon se retourne en souriant face au complice, lui proposant de ses bonbons…

La nuit, dans ce qui ressemble à une auberge ou un bordel traditionnel laqué de rouge et or, une jeune femme en kimono attend qu’un samourai partent de l’étage. Elle siffle et trois femmes sortent, dédaignant les appels de jeunes geishas enfermées derrière les barreaux. Elles montent dans une voiture et les deux autres filles semblent très surprises : c’est la première fois qu’elles sortent. La conductrice se réveille en sursaut et en larmes dans une robe courte déchirée. Elle sort de sa case et se retrouve dans une espèce d’usine fumante, et tandis qu’on la dévisage — elle hurle.

Un mur peint en rouge percé de dix trous par lesquels dix femmes maquillées de blanc chantent en bougeant leur tête selon une chorégraphie étudiée. En face, c’est la pancarte du shérif et un cow-boy barbu aux cheveux longs déclare en français, hilare : « On y va les enfants ? ». Puis il donne un coup de pied dans une petite balle rouge, et des enfants plus ou moins grands s’agitent en kimono et sandales de bois, tandis qu’une poule cherche son grain. Quelque part, un homme est assis menotté, une mouche explorant la main. Au-dessus de lui, un plancher que quelqu’un piétine. Le cow-boy quitte la partie de foot en s’écriant que le gouverneur est là et qu’il faut se bouger. On ouvre la cage du prisonnier, celui qui attaqua jadis la banque, et sa main se referme sur la mouche.

Dehors, une voiture de luxe avance, applaudie rythmiquement par les jeunes filles et les enfants qui crie son nom « Cavana ». En sort un barbichu sapé de blan aux gants rouges, qui prend le temps de caresser les cheveux de la jeune fille qui, autrefois sifflait pour aider les trois femmes à s’échapper. Puis le gouverneur se campant devant le prisonnier en slip : il demande s’il est bien celui qui a tué entre autres trois caissières, deux policiers, un général de marine à la retraite, sa mère et un petit garçon dont le seul crime avait été de mastiquer du chewing-gum à la cerise.

Puis le gouverneur déclare qu’il a une préférence pour le cuir noir et que le bandit est l’homme qu’il lui faut pour faire ce travail. Alors la fille dans la voiture se met à hurler, étreignant un robot jouet électronique. Tandis que le bandit se dénude pour se rhabiller de cuir noir tenu en joue par des hommes armés de pistolets, tout le monde se met à chanter une comptine, bougeant la tête en mesure : l’horloge de mon grand-père était trop grosse pour l’étagère… alors elle est restée quatre-vingt-dix années à terre… elle était de moitié plus grande que le vieil homme lui-même, bien qu’elle ne pesa pas un penny de plus… Achetée le matin de sa naissance, elle avait toujours été son trésor et sa fierté… Mais elle s’est arrêtée pour ne jamais repartir le jour où il a expiré, quatre-vingt dix années sans jamais s’assoupir, tic, toc… Mesurant sa vie seconde après seconde, s’arrête, pour ne jamais repartir, quand il a expiré.

Le gouverneur tend alors au bandit la photo des trois jeunes filles évadées, dont sa nièce Bernice que le bandit doit retrouver au pays des « fantômes ».

***