
X-Files : Aux frontières du réel, Projet Arctique (1993)
- Détails
- Écrit par David Sicé
- Catégorie : Blog
- Affichages : 6


The X-Files S01E08: Ice (1993)
Traduction : Les dossiers non classés : Glace.
Titre français : X-Files : Aux frontières du réel, Projet Arctique.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog consacré à la série X-Files, aux frontières du réel (1993)
Diffusé aux USA le 5 novembre 1993 sur FOX US.
Diffusé en France le 29 août 1994 sur M6 FR.
Sorti en VHS aux USA le 24 septembre 1996.
Sorti en DVD aux USA en 1998 ?
Diffusé en HD en Allemagne à partir du lundi 20 janvier 2014 sur ZMAXX HD.
De Chris Carter. Avec David Duchovny, Gillian Anderson, Mitch Pileggi.
Pour adultes et adolescents.
Projet Cœur de glace de l'Arctique, calotte glaciaire, état de l'Alaska, 250 miles au nord du cercle Arctique. Par une nuit de blizzard, la station est silencieuse, mais dans un certain désordre ; il est huit heures et 29 minutes à l'affichage fluorescent rouge d'une horloge électronique et un thermomètre indique probablement une température extérieure entre moins 40 et moins 30 degrés centigrades...
Un chien s'efforce de trouver de la nourriture dans un seau renversé, et gémit en entendant des pas approcher. Il prend alors la fuite, tête basse, au milieu du désordre des affaires répandues, se détourne de ce qui ressemble fortement à un homme blond à tonsure, qui gît, inanimé, en chemise à carreaux et presque chauve. Le chien se cache sur une table, et sur la table il y a un autre cadavre, dont la main dépasse du bord.
Par terre, un carton déchiré avec imprimé sur le côté Projet Cœur de glace de l'Arctique, calotte glaciaire, état de l'Alaska. Déjà vu ? Un homme titubant et soufflant fortement donne un coup de pied dans le carton. Il est torse nu, ensanglanté et tient un pistolet automatique à la main. Il s'arrête un instant, semble chercher quelque chose des yeux, se remet en marche dans la pénombre. Il arrive à un poste radio, pose son arme et allume le poste qui se met à bourdonner et siffler. Puis il allume une lampe de bureau voisine et se laisse tomber sur la chaise devant la table voisine de la radio. Il soupire, tête baissée, puis déclare : "Nous ne... sommes pas... qui nous sommes !"
Puis il le répète, comme pour s'en persuader : "Nous ne... sommes pas... qui nous sommes !" Et d'ajouter : "Cela ne va pas plus loin que ça... ça s'arrête ici... et maintenant."
Alors, sorti de nulle part, un autre homme l'attrape par le cou et l'arrache à sa chaise. Les yeux exorbités, le nouveau venu tente plusieurs fois d'assommer l'autre en lui projetant la tête contre le sol ou un autre obstacle, et l'autre répond par des coups de tête, tandis que les deux essayent de s'étrangler l'un l'autre. Ils passent à travers d'une vitre pour s'écraser au sol dans une section voisine du local. L'homme torse nu parvient alors à sonner son agresseur et se relève pour retourner en boitant au poste radio, et récupérer son pistolet automatique qu'il pointe bras tendu vers l'obscurité.
Sur sa gauche, des bris de verre, et le voilà qui pointe maintenant son pistolet vers son agresseur, qui fait exactement la même chose avec son propre pistolet automatique. Puis tous les deux font un pas puis un autre pour se retrouver en mesure d'abattre l'autre à bout portant. Ils se fixent des yeux un temps, puis celui qui est torse nu baisse son arme, et l'autre semble surpris, et fait de même. Alors celui qui est torse nu porte le canon de son pistolet contre sa propre tempe, sans cesser de regarder l'autre. Le regardant faire, l'autre l'imite, lentement.
Du dehors de la station, malgré la tempête de neige, on aurait entendu deux détonations, et vu les éclairs de leurs décharges.
Un moniteur vidéo sur lequel est projeté une bande vidéo avec une mire et un bip aigu. La mire est remplacé par cinq hommes, quatre réjouis blancs et un afro-américain plus inquiet tenant un échantillon cylindrique de prélèvement de glace de l'arctique. L'homme le plus grand barbu le plus à droite se présente, possiblement une bière à la main : "Ici l'équipe du Capitaine John Richter..." Il se tourne vers les autres : "... ça a été une paire de mois du genre frustrants, mais après s'être accrochés, nous sommes fiers d'annoncer qu'il y a une demi-heure, nous avons battu le record de profondeur de forage dans une calotte polaire." Et de se congratuler les uns les autres.
L'image vidéo se fige, Mulder commente : "Cette équipe de scientifiques constituait le Projet Coeur de Glace Arctique ; ils ont été envoyés en Alaska par l'Agence de projet de recherche avancée il y a un an déjà pour forer la glace arctique."
Dans le bureau des affaires non classées, Scully, s'appuyant contre une table de travail, consulte le contenu d'un dossier. Mulder se lève : "Les échantillons qu'ils en ont retiré contenaient des gaz emprisonnés, de la poussière, des produits chimiques. Mulder arrache la page d'une imprimante ou d'un fax et poursuit : "Une preuve qui aurait pu révéler la structure du climat de la Terre remontant à l'aube de l'Humanité..." Et Scully de s'asseoir sur le siège précédemment occupé devant l'écran vidéo.
Mulder conclut : "Leur mission fut couronnée de succès, il était presque achevée ; aucun rapport ou indice d'un quelconque problème d'aucune sorte... Jusqu'à ce qu'une semaine plus tard, la transmission suivante..." D'une pression sur la télécommande, Mulder fait redémarrer la vidéo. Un texte s'affiche sur fond bleu : AICP, Projet Coeur de la glace arctique, transmission reçue le 5 novembre 1993 à 8 heure 30 du soir heure standard de l'Alaska.
Et l'homme torse nu hirsute de répéter à la caméra : "Nous ne... sommes pas... qui nous sommes !" Puis "Cela ne va pas plus loin que ça... ça s'arrête ici... et maintenant." Puis il est happé et la transmission est coupée.
Scully demande : "Qu'est-ce qui est arrivé là-bas ?" Mulder répond : "Jusqu'à présent, personne n'a pu joindre le site à cause du mauvais temps... A l'évidence ils pensent que nous sommes soit brillants, soit sacrifiable, parce que nous avons décroché cette mission."







***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
***
X-Files : Aux frontières du réel S01E07: Un fantôme dans l'ordinateur (1996)
- Détails
- Écrit par David Sicé
- Catégorie : Blog
- Affichages : 7


The X-Files S01E07: Ghost in the Machine (1993)
Traduction : Les dossiers non classés : L'esprit dans la machine.
Titre français : X-Files : Aux frontières du réel, Un fantôme dans l'ordinateur.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog consacré à la série X-Files, aux frontières du réel (1993)
Diffusé aux USA le 29 octobre 1993 sur FOX US.
Diffusé en France le 17 juillet 1994 sur M6 FR.
Sorti en VHS aux USA le 24 septembre 1996.
Sorti en DVD aux USA en 1998 ?
Diffusé en HD en Allemagne à partir du lundi 20 janvier 2014 sur ZMAXX HD.
De Chris Carter. Avec David Duchovny, Gillian Anderson, Mitch Pileggi.
Pour adultes et adolescents.
Quartier généraux de Eurisko Monde, à Crystal City, dans l'Etat de Virginie. Un ingénieur binoclard en tee-shirt a des reproches à faire son président directeur général souriant en chemise cravate : "Ecoutez, Ben, c'est précisément ce qui me rend furieux ? Ne le voyez-vous pas ? C'est tellement évident que ça me fait mal ! Pourquoi croyez-vous que nos actions sont dans la cuvette des toilettes ? Parce que vous baissez le budget de la recherche de moitié ! Vous avez oublié l'objet de toute l'aventure !"
Le président répond tranquillement : "Que vous l'aimez ou pas, le secteur industriel est en train de changer : il nous faut faire des choix difficiles..."
Le ton de l'ingénieur monte et il lève l'index : "Gardez votre verbiage pour la presse !" Le président réplique, toujours tranquille : "Essayons de ne pas répéter l'assemblée générale des actionnaires..."
Mais l'ingénieur n'en démord pas : "Mais vous pigez toujours pas ! Vous me tuez ! Vous tuez ma compagnie !!!" Et l'autre de répondre toujours aussi calme : "Eurisko n'est pas votre compagnie, Brad, plus maintenant."
Et c'est au tour du président directeur de hausser le ton et d'agiter son index : "Et vous feriez bien de grandir un peu et de vous y habituer !" Et de sourire à nouveau.
L'ingénieur prend une forte inspiration et fait volte-face pour prendre la porte en promettant : "Vous allez le regretter !"
Plus tard, la nuit tombe sur la tour de verre d'Eurisko. Quelqu'un lance la lecture d'un magnétophone et saisit ce qui est dit sur la bande magnétique : "Nouveau paragraphe : comme j'en suis certain, le conseil d'administration approuvera le fait qu'Eurisko doit se confronter tête baissé aux réalités d'un monde toujours plus concurrentiel..."
Et la caméra accrochée au plafond dans un coin du bureau de filmer. Le magnétophone continue : "Depuis le départ malheureux de Brad Wilczek, j'ai fait des recommandations qui, j'en suis persuadé, remettront Eurisko en position de meneur du secteur industriel."
L'image du président directeur en train de saisir le texte est affichée en noir et blanc sur un moniteur, dans une pièce obscure. Un message s'affiche par intermittence au bas de l'écran : COS scanning : DRAKE, BENJAMIN, DATA INTERCEPT (NDT Système d'Opération Central à la captation : interception des données de Benjamin Drake). Dans le haut parleur, la voix enregistrée poursuit : "Au sommet de cette liste est l'arrêt immédiate du projet COS : ses performances désastreuses sur les trois derniers trimestres et ses pertes projetées pour assez loin en 1994, ne nous laissent pas d'autre choix."
Le président directeur d'Eurisko, Benjamin Drake, regarde sa montre, et se lève. Il va pour récupérer sa veste noire suspendue au porte-manteau, mais s'arrête en entendant l'eau couler dans la salle des lavabos attenante à son bureau. Il entre dans les lavabos et en découvre le sol inondé : le robinet coule, le lavabo a débordé. Il retrousse alors sa manche pour essayer d'ôter ou de débloquer la bonde... mais le téléphone voisin se met à sonner. Il décroche de l'autre main, secouant sa main droite au-dessus du sol : "Allo ?" Personne ne répond. "Allo !?"
Puis une voix d'homme jeune répond : "A la tonalité, Temps Standard de la Côte Est..." Mais Drake n'écoute pas jusqu'au bout, car avec un buzz sonore, la porte de l'entrée des lavabos vient de se refermer automatiquement et la lumière s'éteint. Drake s'exclame : "C'est quoi ce b..." Il raccroche le téléphone, et dans le noir, tente d'ouvrir la porte en vain. Alors il sort sa carte magnétique et la passe dans la serrure magnétique verticale, qui bipe, avec une diode rouge qui s'allume en haut. Drake tente encore d'ouvrir, repasse sa carte magnétique, avec le même résultat. "Zut..."
Drake finit alors par sortir une grande clé métallique qu'il introduit dans la serrure voisine de la serrure magnétique.
Un éclair éblouissant. Et dans un cri bref, Drake est projeté contre le miroir voisin, qu'il brise, avant de retomber.
Et la caméra de surveillance de faire sa mise au point sur le corps inanimé du président directeur général Benjamin Drake.
Dans le local de surveillance, l'image du cadavre s'affiche sur le moniteur, puis une voix automatique grave déclare simplement : "Fichier effacé."
Plus tard, de jour, les quartiers généraux du FBI à Washington D.C. Un agent un peu gras, blond en costume cravate cherche son chemin dans les couloirs, passe devant la secrétaire, prend discrètement un biscuit dans la citrouille d'Halloween posée sur l'armoire de la secrétaire, puis s'arrête pour scruter les autres issues, apparemment complètement perdu. Il finit par apercevoir quelqu'un de sa connaissance dans un petit groupe en pause café et viennoiserie : "Mulder !"
Le reconnaissant, Mulder s'exclame : "Jerry." Et de s'étreindre l'un l'autre brièvement. Jerry se tourne alors vers l'agente Scully et demande : "Vous êtes Dana Scully, n'est-ce pas ?" Il se présente : "Jerry Lamana." Mulder explique : "Jerry et moi avons travaillé ensemble à la section des Crimes violents." Jerry s'en amuse : "Travaillé ensemble ? Nous étions partenaires !"
Quelqu'un demande à Scully de payer huit dollars et 50 cents. Troublé, Mulder demande à mi-voix : "Alors Jerry, que fais-tu ici ?" Jerry réponds : "Je te cherchais ; et je vous offre à tous les deux déjeuner." Scully proteste : "Non, merci !" Mais Jerry retient le bras de Scully, désagréablement surprise ; Jerry insiste : "Ecoutez, j'offre." Et de payer d'un billet : "Tenez."
Nous retrouvons Scully assise et Mulder debout derrière elle dans le bureau des dossiers non classés à écouter Jerry : "La cause de la mort était une électrocution." Scully demande : "Et ce n'était pas accidentel ?" Debout, Jerry piétine et mouline des mains : "... ça ressemble à un genre de piège élaboré, mais nous n'en savons guère plus ; un ingénieur l'a découvert il y a douze heures."
Scully demande : "Qui dirige l'enquête ?" Jerry sourit et met ses mains dans les poches : "Est-ce que l'un de vous deux connait Nancy Spiller ?"
Scully sourit : "La professeur de médecine légale à l'Académie ! Oh la la..." Elle se tourne vers Mulder : "On avait l'habitude de la surnommer la Vierge de Fer." Jerry confirme : "Les bons jours ; de toute façon elle constitue une équipe et..." Jerry regarde Mulder : "... j'ai pris la liberté de mentionner ton nom."
Mulder répond, visiblement gêné, en venant se planter devant son camarade : "Ecoute, Jerry, j'aimerais vraiment t'aider mais nous ne sommes pas affectés aux missions ordinaires."
Jerry sourit : "... à cause des dossiers non classés ?" Personne ne lui répond. Jerry se rapproche d'un pas de Mulder et baisse le ton : "Ecoute, la vérité est que je pourrais avoir besoin d'un petit peu d'aide dans cette affaire : je ne veux pas décevoir sur ce coup-là." Mulder répond du tac au tac : "Tu ne décevras personne !" Jerry reprend, toujours à mi-voix, mais intense : "Drake n'était pas seulement le président directeur généraux de l'une des cinq cents compagnies les mieux cotées selon (NDT : le magazine) Fortune ... Il était un bon ami du procureur général : une plume de plus à mon chapeau serait appréciable parce que la seule que j'ai fait minable."
Toujours assise, Scully regarde Mulder tandis que Jerry continue d'essayer de le convaincre. Mulder veut objecter : "Oui, mais Jerry..." Jerry lui coupe la parole : "Ecoute, je ne te le demanderais pas si ce n'était pas important."







***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
***
X-Files : Aux frontières du réel S01E06: L'Ombre de la Mort (1996)
- Détails
- Écrit par David Sicé
- Catégorie : Blog
- Affichages : 24


The X-Files S01E06: Shadows (1993)
Traduction : Les dossiers non classés : Ombres.
Titre français : X-Files : Aux frontières du réel, L'Ombre de la Mort.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog consacré à la série X-Files, aux frontières du réel (1993)
Diffusé aux USA le 22 octobre 1993 sur FOX US.
Diffusé en France le 10 juillet 1994 sur M6 FR.
Sorti en VHS aux USA le 24 septembre 1996.
Sorti en DVD aux USA en 1998 ?
Diffusé en HD en Allemagne à partir du lundi 20 janvier 2014 sur ZMAXX HD.
De Chris Carter. Avec David Duchovny, Gillian Anderson, Mitch Pileggi.
Pour adultes et adolescents.
Un bureau, la table encore encombrée de toutes les affaires, en ordre, de son précédent occupant, un certain Howard Graves (NDT Howard Tombeau), selon la plaque gravée du porte-nom sur le bureau. Et plus à droite de la table, un autre présentoir portant gravé dans du cristal la citation de Benjamin Franklin selon laquelle "Un aujourd'hui vaut deux demains." (NDT une autre manière de dire "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.").
Nous sommes dans les locaux de HTG Technologies INdustrielles à Philadelphia, dans l'Etat de Pennsylvanie. Aux murs du bureau sont encore suspendus une série de cadres représentant le même homme d'affaire en compagnie de présidents des Etats-Unis souriant, tels George Bush Sr, Bill Clinton et Donald Reagan. Dans le bureau, une jeune femme soupire et renifle. Elle décroche le cadre avec Bill Clinton, pleurant et souriant à la fois.
La porte du bureau s'ouvre, faisant sursauter la jeune femme, qui de fait semble en train de ranger les affaires du précédent occupant dans des cartons ; c'est la comptable, souriante, qui immédiatement déclare : "Lauren, j'étais en train de te chercher par..." Et comme Lauren se détourne et tente de retenir ses sanglots, la comptable demande : "Est-ce que vous allez bien ?" Puis : "Voulez-vous un verre d'eau ou..." Lauren répond précipitamment : "Non, je... je vais bien !" et de se détourner à nouveau.
La comptable soupire : "Oh, ma chérie, cela fait bien deux semaines maintenant... Vous voulez en parler ?" Lauren répond, tête baissée : "Non..." Puis : "Vraiment, Jane, je vais bien; c'est juste que je ne connais pas beaucoup de gens qui sont morts, vous savez ?" Puis : "Je n'ai jamais connu personne qui se soit suicidé !"
Jane veut consoler Lauren, lui touchant brièvement l'avant-bras droit : "Oh, eh bien, peut-être qu'une fois que tout aura été emballé et enlevé, ça deviendra plus facile ; cela ne vous le rappellera pas constamment..." Puis souriante, elle tend l'une des enveloppes de la liasse qu'elle tenait : "Voilà votre chèque de salaire." Puis prenant Lauren par les épaules : "Allez, rentrez à la maison." Lauren hoche la tête et souffle : "D'accord..."
Jane sort, Lauren prend une inspiration, renifle, va pour sortir mais entend le glissement de la devise sur le bureau, comme si quelqu'un l'avait poussée pour la lui rappeler : "Un aujourd'hui vaut deux demains." Intriguée, Lauren revient sur ses pas, prend la devise, la sert contre son cœur, puis quitte enfin le bureau, refermant la porte derrière elle.
Plus tard dans la rue, au distributeur de billet, Lauren met sa carte dans la fente, puis compose son code, faisant biper les touches : une enveloppe pour remettre son chèque sort du distributeur, et comme elle mouille le rabat de la langue, elle est soudain empoignée par deux hommes apparemment nés au moyen-orient. Elle crie, se débat, le premier homme basané et moustachu plaque sa main sur la bouche de la jeune femme et ils l'entraînent dans l'obscurité. Elle arrive encore à crier : "Je n'ai pas d'argent (liquide sur moi) !" Et crie encore : "Laissez-moi partir !" Puis elle pousse un grand cri "Non !" et le silence retombe.
Deux heures plus tard, dans la même ruelle, la nuit, un chien aboie, un chat miaule et un jeune couple arrive à la benne à ordure pleine. Le jeune homme s'écrie : "De la nourriture !" Puis il se met à tousser, visiblement pris de nausées. Sa compagne répond : "Je pense que je vais passer mon tour."
Quelques pas plus loin, le jeune homme lève la tête et s'écrie, puis s'arrête : "Hé, je connais un endroit où dormir ! On grimpe à l'échelle en cas d'incendie, on passe par cette fenêtre... Allez, je te fais la courte échelle." La jeune femme blonde, soulevée par son compagnon, attrape le dernier barreau de l'échelle, tire dessus et s'exclame : "J'arrive pas à la faire descendre !" Son compagnon s'impatiente : "Allez, tire dessus !" Elle tire encore et...
Un corps inanimé dégringole du palier de l'escalier de secours au-dessus d'eux pour rebondir sur la seconde benne de métal ; puis un second cadavre dégringole, retenu par les jambes du palier du dessus, les yeux exorbités et la bouche ouverte, juste devant le visage de la jeune femme qui se met à hurler, rejointe par son compagnon : "Ho !!!" Il se tourne et la saisit par le bras : "Allez !" et tous les deux détalent dans la direction opposée aux cadavres, tandis que la fille continue de crier et le garçon d'ordonner : "Dépêche !!!"
Plus tard, l'hôpital naval de Bethesda, dans le Maryland. Les agents Mulder et Scully marchent dans un couloir mal éclairé en direction de la morgue suivant leur guide, un homme en costume cravate qui leur ouvre une porte vitrée du couloir et les laisse passer devant lui pour entrer à leur suite. Scully arrive immédiatement devant deux cadavres d'hommes recouverts chacun d'un drap blanc sur les deux tables d'autopsie. L'homme qui les a amené referme la porte vitrée derrière eux, tandis qu'un autre homme en costume cravate, afro-américain, les interpelle : "Agent Scully, Agent Mulder ? Le chef Blevins nous a assuré de votre coopération... Nous regrettons tout désagrément pour vous avoir fait venir à une heure si tardive."
L'homme en costume cravate se tient debout, mains dans les poches à côté d'une femme en tailleur plus petite, croisant les bras, et à côté de cette femme se tient la légiste en blouse blanche, tenant un porte bloc métallique à pince. La femme en tailleur explique : "Nous espérons que votre expertise dans les phénomènes extraordinaires nous aidera à répondre à certaines questions..."
D'abord Mulder ne répond rien, puis il constate : "Vous n'êtes pas du FBI, n'est-ce pas ?" L'afro-américain et la jeune femme en tailleur ne répondent rien. La légiste toussote puis s'avance et demande : "Avez-vous jamais analysé quelque chose comme ceci auparavant ?" Et de tendre le porte-bloc à Mulder. Et pendant que celui-ci lit les notes dactylographiées accrochées dessus, la légiste retrousse le drap du premier cadavre pour révéler visage, torse et bras d'un homme à l'allure moyen-orientales.
Comme Scully s'approche pour jeter un coup d’œil de plus près, l'avant-bras du premier cadavre se relève et retombe, comme par réflexe nerveux. Scully ouvre de grands yeux, la légiste blasée commente : "Réflexes musculaires post-mortem anormaux." Et la légiste de retrousser le drap du second cadavre : "Les deux corps répondent encore à une exposition à des niveaux hauts de charge électrostatique..."







***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
***
Stuart Fails to Save the Universe S01E04: Spoiler: Stuart Makes a Wallet (2026)
- Détails
- Écrit par David Sicé
- Catégorie : Blog
- Affichages : 24

Stuart Fails to Save the Universe S01E04: Spoiler: Stuart Makes a Wallet (2026)
Traduction : Stuart rate le sauvetage de l'Univers : Divulgachis : Stuart fabrique un portefeuille.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacrée à la série télévisée Stuart Fails to Save the Universe de 2026.
Diffusée à partir du 13 août 2026 sur HBO MAX US.
De Chuck Lorre, Zak Penn et Bill Prady, d'après The BIg Bang Theory 2007 de Chuck Lorre et Bill Prady ; avec Kevin Sussman, Lauren Lapkus, Brian Posehn, John Ross Bowie.
(comédie multivers postapocalyptique dystopique) Tassé sur le divan dans la pièce aux tonalités vert pisseux, Stuart se frotte les yeux : "Je sais que ça a l'air dingue, mais Penny était comme un genre de chef de guerrilla révolutionnaire, qui combattait ce gouvernement machin à intelligence artificielle qui avait mis des puces électroniques dans la nuque de tout le monde."
La femme binoclarde assise en face de lui demande : "Et ces puces, avaient-elles été insérées par magie ?" Stuart répond : "Non, non, ça c'était dans l'univers suivant ! C'était une boule de cire complètement différente." Et la femme à lunettes d'approuver : "Bien sûr que oui, excusez-moi..." Et de noter scrupuleusement sur son calepin : "Boule de cire différente."
Stuart reprend : "Et je vous connais, vous, je veux dire, dans mon propre univers..." La dame incline la tête et fronce des sourcils. Stuart déglutit et reprend : "Mais vous n'étiez pas une psychiatre, vous étiez neurobiologiste."
La dame répond en souriant : "Eh bien, tant mieux pour moi !" Puis revenant à ses notes : "Et tout cela est arrivé après ou avant l'Apocalypse ?" Stuart hoche la tête : "Avant, après la civilisation s'est effondrée." La dame grimace, puis hoche plusieurs fois la tête. Stuart précise : "Il n'y avait plus vraiment d'emploi pour les neurobiologistes ; pour des éleveurs de rats, bien sûr, vous savez, faut que les gens mangent." La dame répond : "Tout à fait."
Puis la psychiatre pose ses notes et déclare : "D'accord, voilà ce que nous allons faire : laissons votre Shamoxil à sa dose, et je vais doubler le grammage de Trafédérine, pour voir si ça ne peut pas aider."
Stuart a l'air perdu : "Vous pensez que je suis fou ?" La psychiatre sourit, et sentencieusement déclare : "Ce n'est pas un mot que nous aimons utiliser par ici, mais..." Et de faire une nouvelle grimace de l'air de dire : ça se pourrait bien. Stuart répond : "... ça n'est pas grave : je dois partir d'ici."
La psychiatre demande : "Pour aller dans un univers différent ?" Stuart répond : "Pas juste différent, un univers bon, vous savez, sans mite géante ou démons maléfiques." Sans même le regarder, la psychiatre hoche la tête : "Mais oui, bien sûr !" Puis elle pose sa prescription pour conclure : "Eh bien, si vous faites des progrès, il n'est pas hors de question qu'un jour vous puissiez partir..."
Stuart s'indigne : "Un jour ? Qu'est-ce que ça veut dire 'un jour' ?" La psychiatre sourit et répond : "Cela veut dire à un moment vague dans un futur non spécifié." Stuart semble catastrophé et finit par répondre : "Pour moi, ça sonne comme 'jamais' " Alors la psychiatre secoue gentiment la tête : " 'jamais' n'est pas un mot que nous utilisons par ici." Puis elle insiste : "Cela peut perturber."
Alors Stuart regarde autour de lui, l'air passablement perturbé.







***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
***
X-Files : Aux frontières du réel S01E05: Le Diable du New-Jersey (1993)
- Détails
- Écrit par David Sicé
- Catégorie : Blog
- Affichages : 32


The X-Files S01E05: The Jersey Devil (1993)
Titre français : X-Files : Aux frontières du réel, le Diable du Jersey.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog consacré à la série X-Files, aux frontières du réel (1993)
Diffusé aux USA le 8 octobre 1993 sur FOX US.
Diffusé en France le 31 mars 1995 sur M6 FR.
Sorti en VHS aux USA le 24 septembre 1996.
Sorti en DVD aux USA en 1998 ?
Diffusé en HD en Allemagne à partir du lundi 20 janvier 2014 sur ZMAXX HD.
De Chris Carter. Avec David Duchovny, Gillian Anderson, Mitch Pileggi.
Pour adultes et adolescents.
New Jersey, 1947 ; une route en pleine forêt au milieu de la nuit, les phares d'une voiture en approche, transportant une famille qui chante : "B, I, N, G, O, et Bingo était son nom, oh ! Il y avait un fermier qui avait un chien, et Bingo était son nom, oh !" La voiture passe un virage, et le panneau routier annonçant Atlantic City à trois miles de là (NDT, un peu moins de 5 kilomètres).
Soudain, la voiture roule sur quelque chose sur la route et la chanson s'interrompt. Les deux enfants s'affolent : "Papa, c'était quoi ? - Qu'est-ce qui se passe ?" Leur père les rassure en riant : "Tout va bien, tout va bien je pense que je viens juste de crever un pneu !" Son épouse soupire : "Oh non !" Et le père rassure à nouveau : "Aucun problème ici, chérie !"
Ils se sont donc arrêté au bord de la route, et dans l'herbe, et l'obscurité, le père s'efforce de changer son pneu avant droit. Mais en peinant à démonter la partie métallique qui le gêne, il fait rouler la lampe torche dans l'herbe.
Alors il se relève, jette à terre son cric de dépit : "Et crotte !" Du coup, le voilà obligé de descendre au milieu des arbres dans un petit versant pour ramasser sa lampe torche toujours allumée. Il remonte le versant pour regagner sa voiture, à l'intérieur duquel ses enfants dorment et son épouse s'est assoupie. Il tapote à la vitre du passager avant et appelle : "Chérie !" Et comme l'épouse se réveille, il demande : "Chérie, pourrais-tu tenir la torche ?"
Soudain, il est happé par quelque chose qui le fait chuter en arrière et son épouse hurle : "Paul !!!" L'épouse descend précipitamment de la voiture, ne voit son époux nulle part à terre et appelle encore : "Paul !!!" Elle voit cependant la lampe torche à terre, la ramasse et la promène sur le feuillage à deux pas : "Où es-tu, Paul !!! Qu'est-il arrivé ?" Et pendant que quelque chose tire le corps inanimé de son mari à travers les fourrés, elle appelle encore : "Paul !!!"
Plus tard, au petit matin, la police et les chiens font une battue à travers les arbres de la forêt, et au bas d'un petit ravin, quelqu'un crie : "Par là ! J'ai trouvé quelque chose !" Tout le monde accourt : l'époux est effectivement retrouvé, allongé, inanimé... "Sa jambe a été dévorée..." constate le shérif.
Un silence, puis un nouveau cri, d'en haut du ravin : "Hé, ici là haut ! J'ai besoin d'aide !" Tout le monde remonte avec chacun son fusil et l'homme pointe l'entrée d'une tanière : "Il est là-dedans, grand comme une maison !" Quelqu'un propose : "On peut l'enfumer !" On lui répond : "Et après, quoi ?"
Tous pointent leur fusil par l'entrée de la grotte. Quelqu'un s'écrie alors : "Je le vois !" Et un autre renchérit : "Il vient nous attaquer !" Et d'ouvrir tous le feu.
De nos jours, de jour, les quartiers généraux du FBI à Washington, D. C. L'agente Dana Scully, au détour d'un couloir, pousse la porte du bureau des affaires non classées et trouve Mulder en train de regarder une double page d'un magazine érotique, avec une femme seins nus en couverture et en quatrième de couverture. Scully lance, sarcastique : "On travaille dur, Mulder ?"
Mulder répond sans se troubler, montrant à Scully la double-page en question : "Cette femme prétend avoir été emmenée à bord d'un vaisseau spatial et retenue dans une chambre à anti-gravité sans eau ni nourriture pendant trois jours."
Scully, goguenarde, croise les bras en regardant la double-page à son tour et commente (le soutien de la poitrine nue de la femme sur la photo) : "L'Anti-gravité, ça aide..."
Mulder sourit en retour et laisse tomber la revue sur son bureau. Scully prend une inspiration et reprend : "Désolé d'interrompre votre enquête sur un sujet grave, mais je viens d'entendre une histoire qui va vous mettre à genoux." Mulder demande immédiatement : "Quoi donc ?"
Scully raconte : "Ils ont trouvé un cadavre dans les forêts du New Jersey, hier, avec son bras et son épaule droits manquants ; ils pensent qu'ils pourraient avoir été dévorés... par un être humain."
Mulder ne se trouble pas et demande simplement : "Où dans le New Jersey ?" Scully répond : "Juste à l'extérieur d'Atlantic City." Mulder commente : "Un endroit où il n'est pas si rare de perdre un morceau de son corps ; ils pensent que c'est la Mafia ?" Scully répond : "C'était un sans-abri, on dirait qu'il n'y a pas de mobile."
Mulder se lève et demande : "Vous pensez que c'est votre jour de chance, Scully ?" Et comme Mulder va fouiller dans un tiroir à dossiers suspendus, Scully demande : "Relativement à qui ?" Et comme Mulder continue de fouiller : "Ce n'est pas l'une de nos affaires, Mulder : la police locale s'en occupe." Puis, constatant que Mulder a trouvé la chemise caractéristique qui l'intéressait, elle relève un sourcil, peu convaincue : "Un dossier non-classé ?"
Scully vient à la rencontre de Mulder qui ramène et agite son dossier : "Avez-vous jamais entendu parlé de quelque chose appelé le Diable du Jersey ?"' Scully prend le dossier et répond : "Oui, une bête qui est supposé sortir des bois et attaquer les voitures, pas vrai, du genre le Big Foot de la Côte Est ?" Mulder répond : "Lisez le dossier sur l'affaire de 1947."







***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
***