La quatrième dimension (1959) Feu vert télévision

The Twilight Zone S01E30: A Stop At Willoughby (1960)

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Ici l'article de ce blog sur la série La quatrième dimension (1959)

Diffusé aux USA le 6 mai 1960 sur CBS US.
Diffusé en France le 13 avril 1985 sur TF1 FR.
Sortie en blu-ray américain de la saison 1 le 14 septembre 2010 (région A seulement).
Sorti en blu-ray français de la saison 1 le 25 octobre 2011 (région B seulement, plus compressé que l'américain, bonus manquants).

De Rod Sterling (également scénariste) ; réalisé par Ron Winston ; avec Ivan Dixon, Steven Perry, Kim Hamilton.

Pour adultes et adolescents.

Une réunion au sommet d’un immeuble d’affaire. Williams s’y ennuie ferme et tapote fébrilement du bout d’un crayon le dos de sa main tandis que les autres prennent des notes – sous le regard du président de la société. N’y tenant plus, Williams se lève et marche vers le téléphone et décroche le combiné, réclamant le secrétariat de Jake Ross au standard. Le président de la société, Misrell, interpelle Williams : ils attendent toujours que son Monsieur Ross se montre. Avec un sourire forcé, William répond qu’il essaie de joindre Ross à cet instant même. Puis il obtient Joanie, la secrétaire de Ross – il sait que ce dernier était sorti manger mains ils avaient une réunion à 14 heures et il est 14 heures trente alors où est Ross ? Joanie répond qu’elle va poser la question autour d’elle. William soupire et lui suggère d’appeler certains restaurants, et surtout de dire à Ross de rappliquer et de se presser.

Williams raccroche et grimace douloureusement à cause d’une aigreur d’estomac – il essuie son front et va se rasseoir. Le président Misrell lui demande où se trouve Ross, qu’il qualifie de protégé de Williams, et son budget publicitaire automobile de trois millions de dollars. Williams sourit en retour, affirmant que Ross sera là d’un moment à l’autre, probablement trop de monde au restaurant. Misrell rétorque que Ross est un idiot – c’est un martini ou plutôt trois ou quatre qui sont en cause. Ross était trop jeune pour être mis à la tête de ce budget, Misrell l’avait bien dit à Williams – et maintenant il le hurle : trop jeune.

On frappe à la porte : c’est la secrétaire qui apporte un pli. Williams ouvre le pli. Misrell remarque que cela fait désormais 34 minutes qu’ils attendent. Williams annonce alors que la lettre est un message de Jack Ross. Misrell demande alors si Williams sera assez aimable pour leur en communiquer la teneur. Williams répond qu’il peut en faire un compte-rendu très rapide : c’est la lettre de démission de Jack Ross – il vient de passer à une autre agence et emmène le budget publicitaire automobile avec lui.

Williams déclare alors que c’est autant un choc pour lui que pour Misrell, mais comme il revient pour s’asseoir à la table de conférence, Misrell le lui interdit : c’est le projet personnel de Williams qui s’est envolé et a quitté les lieux – Williams porte à nouveau douloureusement la main à son estomac tandis que Misrell, tirant une bouffée de son cigare, poursuit ses récriminations : il ne leur reste plus qu’une profonde et irréparable défiance quant à la capacité à Williams de porter un jugement correct sur les gens. Et de ponctuer ses mots de coups de poings contre la table – leur métier consiste à bousculer, bousculer, bousculer – et mener. Mais à titre personnel, Williams n’a pas à déléguer des responsabilités à de petits garçons – Williams devrait le savoir – bousculer, bousculer, bousculer, tout le chemin, tout le temps, bousculer, bousculer, bousculer jusqu’à la ligne d’arrivée.

Grimaçant, Williams finit par répondre : traitant Misrell de gros garçon, il lui ordonne de fermer sa bouche. Misrell ouvre de gros yeux, Williams se précipite hors de la salle de conférence et se retrouve devant les secrétaires médusées. Puis comme il va pour sortir du bureau des secrétaires, la sienne l’interpelle : les messages sont sur son bureau et il y a du café chaud – elle peut lui en apporter dans son bureau. Williams refuse : la seule chose dont il pourrait vouloir c’est un rasoir affûté et une planche anatomique indiquant la position de toutes les artères.

Williams referme derrière lui la porte de son bureau – voilà Gart Williams, 38 ans, se protégeant d’une armure ne tenant qu’à un boulon. Ce boulon a sauté juste un instant auparavant, et la défense de Monsieur Williams s’est écroulée, faisant de lui une cible complètement exposée – tous les ennemis de sa vie viennent de lui tirer dessus à boulets rouges – son insécurité l’a mitraillé, sa sensibilité l’a harnaché d’humiliation ; ses doutes profonds quant à sa valeur personnelle l’ont pris dans leur collimateur, lui sont tombés droit dessus et l’on fait explosé en mille morceaux. Monsieur Gart Williams, cadre d’une agence publicitaire, dans juste un instant, va entrer dans la Zone Crépusculaire, dans une quête désespérée de survie.

Williams prend le train – il neige à gros flocons dehors, comme le contrôleur le salue. Williams prétend être dans une excellente humeur, et comme le contrôleur fait remarquer qu’il fera froid, Williams répond que c’est ainsi que va le monde : les riches deviennent plus riches et les jours se raccourcissent. Le contrôleur prend la réponse comme une plaisanterie et s’en va, tandis que Williams ferme douloureusement les yeux : bousculer, bousculer, bousculer et mener – les mots de Misrell raisonnent encore dans sa tête. Tout le chemin, tout le temps, jusqu’à la ligne d’arrivée. Williams crie alors que cela suffit, surprenant le passager du fauteuil devant lui.

Williams tire alors le rideau vers le bas et ferme à nouveau les yeux. Quand il les rouvrent, il est seul dans un vieux wagon de train encore éclairé au pétrole, et quand il relève le rideau, il constate que le train s’est arrêté à Willougby – une ville où la vie semble s’être arrêtée en 1900 : un grand bi, les femmes en robes longues, les enfants marchent pieds-nus. Et un contrôleur annonce que c’est l’arrêt de Willougby – mais où est Willougby, demande Williams : juste dehors, lui répond le contrôleur avec un grand sourire.

Williams se lève : d’abord il n’y a pas d’arrêt de ce nom sur la ligne et il fait grand soleil et chaud alors qu’ils sont en novembre. Le contrôleur répond qu’ils sont en juin 1888 et que Willougby est un charmant petit village, paisible et reposant, que Williams ferait bien d’essayer : un homme peut s’y promener en marchant et vivre pleinement sa vie. Le contrôleur s’en va. Williams se met à courir, et passant de wagon en wagon, Williams perd l’équilibre et se cognant la tête – se réveille sur sa banquette : ce n’était qu’un rêve idiot, et le contrôleur le lui confirme : l’arrêt Willougby n’existe pas.

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La quatrième dimension, la série de 1959 Feu vert télévision

The Twilight Zone S01E29: Nightmare As A Child (1960)
Traduction du titre original : Le cauchemar vu comme un enfant.

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Ici l'article de ce blog sur la série La quatrième dimension (1959)

Diffusé aux USA le 29 avril 1960 sur CBS US.
Sortie en blu-ray américain de la saison 1 le 14 septembre 2010 (région A seulement).
Sorti en blu-ray français de la saison 1 le 25 octobre 2011 (région B seulement, plus compressé que l'américain, bonus manquants).

De Rod Sterling (également scénariste) ; réalisé par Ron Winston ; avec Ivan Dixon, Steven Perry, Kim Hamilton.

Pour adultes et adolescents.

Une jeune femme brune sort d’un ascenseur, cherche ses clés sur le pas de sa porte – puis réalise qu’une petite fille blonde est assise sur les premières marches de l’escalier sur sa droite. La jeune femme salue la petite fille, lui demande comment elle va : n’est-elle pas nouvelle dans la résidence ? La petite fille ne répond rien alors la jeune femme brune vient s’asseoir à côté d’elle : est-ce que l’enfant rend visite à quelqu’un dans l’immeuble ? La petite fille ne répond rien alors la jeune femme remarque qu’elle est bien sage – elle n’a pas grand-chose à dire ? Sans aucune réponse, la jeune femme ne perd pas son sourire et se déclare un genre d’experte en enfants – les sages, les bruyants – toutes les sortes : elle est institutrice.

La petite fille blonde répond enfin : elle le sait ; elle sait tout de la jeune femme. La jeune femme n’a pas l’air surprise et se relève, proposant un chocolat chaud à la petite fille, car c’est en général la première chose qu’elle se prépare quand elle rentre chez elle. La petite fille se relève et suit l’institutrice, répétant qu’elle le sait – mais que la jeune femme n’aime pas les marshmallows. Cette fois la jeune femme montre sa surprise : c’est vrai, elle ne les aime pas. La petite fille répond qu’elle ne les aime pas non plus. Ils entrent dans l’appartement. La jeune femme ôte son manteau et remarque qu’il faudrait maintenant qu’ils disent à la mère de la petite fille où elle se trouve, car elles ne voudraient pas que sa mère s’inquiète. La petite fille blonde s’est assis dans le premier fauteuil et répond tranquillement que cela ne sera pas nécessaire. La jeune femme ne répond rien et va au coin cuisine, déclarant qu’elle va faire chauffer le lait. La petite fille blonde répond qu’elle n’est pas pressée. La jeune femme lui jette un nouveau regard surpris.

C’est le mois de novembre, celui du chocolat chaud, et de l’invité surprise en la forme d’un petit minois enfantin – dont la seule imperfection tient à son aspect solennel – des ingrédients improbables d’une émotion humaine – une émotion comme, dirait-on, la peur. Mais dans un instant, cette jeune femme – Helen Foley – réalisera ce qu’est la peur. Elle comprendra ce que sont les attributs de la terreur – une petite fille la prendra par la main et la fera entrer dans un cauchemar. Helen pose la tasse devant la petite fille, remarque qu’elle espère qu’elle n’aura pas mis trop de chocolat. La petite fille répond que non, c’est parfait – et qu’elle est heureuse que cela ne soit pas trop chaud, car elle n’aime pas vraiment les choses très chaude. Helen répond qu’elle ne le lui reprochera pas. Alors la petite fille répond que bien sûr que non : Helen a été brûlée une fois.

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La quatrième dimension (1959) Feu vert télévision

The Twilight Zone S01E28: A Nice Place To Visit (1960)
Traduction du titre original : Un bel endroit à visiter.

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Ici l'article de ce blog sur la série La quatrième dimension (1959)

Diffusé aux USA le 15 avril 1960 sur CBS US.
Sortie en blu-ray américain de la saison 1 le 14 septembre 2010 (région A seulement).
Sorti en blu-ray français de la saison 1 le 25 octobre 2011 (région B seulement, plus compressé que l'américain, bonus manquants).

De Rod Sterling (également scénariste) ; réalisé par Ron Winston ; avec Ivan Dixon, Steven Perry, Kim Hamilton.

Pour adultes et adolescents.

La nuit, derrière la vitrine de la Southline Loan Company (la compagnie de prêt de la ligne du Sud), un prêteur sur gages. Devant le gardien assommé, un cambrioleur achève de vider le contenu d’un tiroir dans un sac à papier. C’est le portrait d’un homme au travail – le seul travail qu’il ait jamais fait. Le seul travail qu’il sache faire. Son nom est Henry Francis Valentine, mais il se surnomme lui-même Rocky – parce que c’est ainsi que sa vie a été, rocailleuse et périlleuse, et abrupte, dans une course folle tout le chemin durant. Il est fatigué maintenant, fatigué de courir ou de désirer, ou d’attendre la chance qui sourit à d’autres mais jamais à lui. Jamais à Rocky Valentine.

Rocky ôte un gant pour mieux juger de la valeur d’une bague quand une sirène de police se met à hurler, en approche. Il remet son gant, ramasse son sac en papier et saute par-dessus le comptoir. Il sort dans la rue, et se retrouve face à la voiture de police qui arrive. Rocky jette son sac en papier, répandant les bijoux sur le trottoir, et tente de filer par la ruelle la plus proche. Les policiers lui tient dessus et bloquent l’entrée de la ruelle. Rocky court jusqu’au fond – la ruelle est barrée par une haute palissade, qu’il tente d’escalader. Le projecteur de la police l’illumine et un policier lui crie de s’arrêter. Rocky refuse et tire deux fois de son propre pistolet en direction de la police, puis reprend son escalade tandis que les tirs de la police redouble. Arrivé au sommet, Rocky est frappé trois fois des balles de la police dans le dos et chute lourdement au bas de la palissade.

Un petit homme effrayé en colère, qui pense que tout est terminé désormais – mais il se trompe. Car pour Rocky Valentine, c’est juste le commencement… Le temps semble suspendu, et un homme aux chaussures blanches marche jusqu’à lui, puis l’appelle tranquillement « Monsieur Valentine » deux fois. Rocky, d’abord parfaitement immobile, tressaille, bat des paupières, puis demande à qui il a affaire. L’homme est barbu, en costume cravate immaculé et déclare s’appeler Pip – et propose d’aider Rocky à se relever.

Méfiant, Rocky demande d’abord comment Pip peut connaître son nom. Pip répond que c’est son travail de tout savoir de Rocky (il travaille pour Facebook). Rocky demande si Pip est un flic, et Pip en rit doucement – absolument pas, il est le guide de Rocky, qui ricane à son tour – car selon Rocky, il a autant besoin d’un guide qu’un trou dans la tête. Rocky essaie enfin de se relever et Pip l’aide, et Rocky, cherchant à s’échapper, s’adosse dans un coin, pris de vertige, demandant ce qui s’est passé. Pip répond que Rocky a eu un petit accident, mais qu’il ne s’inquiète pas – il sera aussi en forme qu’un violon tout neuf sous peu. Pip remarque alors que Rocky a sûrement envie de changer ses vêtements tout froissés. Rocky rejette le bras de Pip, persistant à vouloir savoir pourquoi Pip sait son nom, puis entendant éclaircir son point de vue, il traite Pip de gros lard et déclare ne pas aimer les petits jeux.

Pip éclate de rire et sort son calepin car selon lui, Rocky aimerait la roulette, le blackjack, le poker et le craps – et entre l’âge de 7 et 8 ans, Rocky adorait le piquet-marmon (un jeu dangereux avec un couteau). Pour toute réponse, Rocky prend le calepin et lit. Puis il se retourne et demande à Pip ce qu’il veut. Pip répond qu’il veut seulement que Rocky soit à l’aise : Pip lui procurera tout ce qu’il veut, quoi que cela puisse être. Rocky demande en échange de quoi. Pip répond : de rien du tout – c’est absolument gratuit.

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Véga Express le numéro 6 de mai 1994

Véga Express #6 (1994)

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Reconstitution du numéro complet à télécharger ici en .pdf couleur.

Sorti en juin 1994 - 32 pages A5 noir et blanc, gratuit.

Côté télévision, Continentale sur FR3 frappe à nouveau très fort en diffusant cinquante épisodes de la Quatrième Dimension en version originale ; X-Files est rediffusé sur M6 tous les dimanches à 18 heures (bon appétit) ; également diffusé sur M6 la série Highlander et Chapeau Melon et Bottes de cuir le week-end à 16h10. Sur Arte, rediffusion de la minisérie Belphegor le samedi 19 heures. Sur Canal Jimmy, outre Star Trek, c'est le retour (déjà) de Twin Peaks vendredi 20h30 plus les multidiffusions. Red Dwarf est toujours diffusé sur BBC international en VO pour notre plus grand bonheur le samedi vers 23 heures.

Côté roman, réédition du cycle de Tshaï chez J'ai lu et pas mal de pavés à dévorer pour l'été.

Côté bandes dessinées, la suite des somptueux Feux d'Askell est annoncé pour l'été, qui nous amène involontairement à faire l'encart le plus hot de l'histoire de Véga Express, et le premier chapitre le très beaux Dernier loup d'Oz - qui malheureusement, à cette date, n'a toujours pas de suite.

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Romans

Article en cours de rédaction.

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Bandes dessinées

Article en cours de rédaction.

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Vidéo

Nemesis 1992

Lifepod 1993

Last Action Hero 1993

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Annoncé pour Mai / Juin 1994

Article en cours de rédaction

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