L'exorciste du Vatican, le film de 2023Feu rouge cinémaRécit toxique à ne regarder qu'avec prudence et esprit critique

The Pope’s Exorcist (2023)
Titre français : L'Exorciste du Vatican.

Toxique criminogène : le film accrédite les prétextes permettant à des escrocs et des monstres tout à faits humains de commettre des crimes et escroqueries bien réelles permettant tortures, viols et meurtres en général d’enfants en prétendant raconter la réalité. De fait, il facilite la réalisation de crimes et d’escroqueries dans la vraie vie.

Sorti en Angleterre le 7 avril 2023,
Sorti aux USA le 14 avril 2023,
Sorti en France le 10 mai 2023.
Sorti en blu-ray américain SONY US le 13 juin 2023.
Sorti en blu-ray français SONY FR le 13 septembre 2023.

De Julius Avery, sur un scénario de Michael Petroni, Evan Spiliotopoulos, R. Dean McCreary, Chester Hastings, Jeff Katz d'après les « mémoires » de l’exorciste, Gabriele Amorth ; avec Russell Crowe, Daniel Zovatto, Alex Essoe, Franco Nero.

Pour adultes.

(Horreur kilométrique) "Lorsque nous nous moquons du Diable et que nous nous disons qu'il n'existe pas, c'est là qu'il est le plus heureux." Dixit le Père Gabriele Amorth, Exorciste en chef du Vatican de 1986 à 2016.

Traduisez : lorsque nous nous moquons que quelqu’un qui n’existe pas et nous nous disons qu’il n’existe pas, c’est là où quelqu’un qui n’existe pas ressent une émotion qu’il ne peut ressentir parce qu’il n’existe pas. Ce boniment toxique est bien entendu de l’exorciste professionnel qui gagne sa vie en persuadant ses victimes que le Diable existe.

4 juin 1987 à Tropea en Italie. Dans la nuit noire, un prêtre à Vespa arrive à l’entrée d’une sorte de ferme — simple brèche dans un mur éclairée par la lueur jaune orangée d’un lampadaire à césium. Le prêtre doit bien connaître la maison car il tourne sans hésiter ni ralentir dans la brèche du mur, sans aucune visibilité.

Et pourtant dans l’obscurité, des gens sont massés dans la cour, chandelle allumée à la main, en vêtements noirs. Les bâtiments derrière eux sont étrangement baignés d’une clarté verte peu vraisemblable, à moins d’une enseigne néon.

Le prêtre a stoppé sa vespa, en est descendu avec une mallette rappelant celle d’un médecin ou d’un mécanicien, et sans s’annoncer ni se présenter, ni être accueilli personnellement par quiconque, vient complimenter un homme assis au bas d’une fenêtre éclairée de la bâtisse décorée de fleurs, d’une croix, d’une statuette de la Vierge Marie priant et d’un petit Jésus dans les bras d’une autre Vierge Marie, sans doute un Dopplegänger ? Bref, l’homme à caquette et barbe poivre et sel a l’air particulièrement réjoui au milieu de la nuit accosté par un inconnu qui semble particulièrement apprécier les attributs physiques de son cochon, et non, ce n’est pas une métaphore. Le barbu répond « seulement les meilleurs, mon père ! » et j’ose supposer qu’il parle bien de son cochon.

Un prêtre plus jeune (ils semblent se reproduire entre eux) ouvre la porte de la bâtisse que nous supposons être la même que celle de la fenêtre — mais rien à l’image ne le prouve, et explique au prêtre à la valise que c’est « par ici ». Il n’y a cependant qu’un seul chemin — une seule pièce, occupée par un couple au garde-à-vous et une petite fille assise à la table pour dessiner sans la pénombre, sa propre bougie n’étant même pas allumée et les autres éclairant très peu. Mais nous retrouvons la même clarté verte que dehors, qui semble cette fois tomber du plafond qui n’a aucune fenêtre ou puits de lumière, alors que dehors, la clarté semblait provenir d’en haut à droite de la bâtisse.

Et en 1987, ces gens n’ont à l’évidence pas l’électricité, malgré le lampadaire à l’entrée. Une fois encore, la fenêtre de l’unique pièce — et pourtant la bâtisse semblait bien plus grande que cela — est puissamment illuminé de la clarté verte, comme si la soucoupe de David Vincent avait atterri juste devant. Il semblerait qu’il s’agisse de la même fenêtre devant laquelle se trouvait assis l’homme au cochon, mais lui-même ne baignait pas dans une clarté verte, et il ne projette pas non plus son ombre contre les carreaux et voilages.
Le prêtre a posé sa mallette sur une table, mais nous ne l’avons pas pu faire et il n’a pas pu le faire : il a seulement fait trois pas en entrant de la pièce et n’a jamais approché la table. Il a bien ôté son chapeau en entrant, qu’il dépose maintenant à côté de la mallette sur la table.

Le jeune prêtre qui l’a fait entrer lui dit d’une voix qui aurait dû être basse mais doit s’entendre parfaitement à travers la pièce entière et probablement dans la chambre voisine — car bien entendu ce n’est pas « par ici » que cela se passe — « Le garçon montre tous les signes classiques de possession, Père Amorth. »

En retour, le père Amorth demande si la famille a consulté un médecin, ce qui prouve que c »’est bien la première fois qu’il met les pieds dans cette maison. On note à l’écran que le père Amorth ne porte pas son col blanc en évidence — ni aucun signe religieux. Autrement dit, on laisse entrer n’importe qui dans la cour de cette ferme, quand bien même une petite foule serait rassemblée à deux pas et un vieux serait assis sous la fenêtre avec un cochon.

Le jeune prêtre répond que la famille a consulté de très nombreux docteurs, en droit, en ethnologie etc. mais apparemment pas le professeur Raoult, mais possiblement Agnès Buzin et le reste de la clique qui émarge chez Pfeizer et la World Company.

Voilà-t-y pas que le père Amorth demande à son collègue de travail quels sont les signes de la possession. Réponse du prêtre : le garçon parle anglais. Oui, je sais, beaucoup de critiques négatives sur IMDB se sont posés la question de si ce film avait d’abord été prévu pour être une comédie et c’est fort possible.

Le père Amorth demande alors — toujours en italien, toujours devant les parents et leur petite fille qui faisait semblant de dessiner juste avant — si le garçon a déjà parlé anglais. Le prêtre lui répond que jamais, pas une seule fois auparavant. Cependant, il reste scotché devant MTV toute la journée et ne cesse de rapper dans cette langue, mais cela ne compte pas, bien entendu.

Le père Amorth demande alors au jeune prêtre si la famille a la télévision. Apparemment, il n’a pas remarqué en arrivant que la famille n’avait pas l’électricité. Le prêtre répond qu’il croit que la famille a la télévision. Le père Amorth semble avoir une révélation. Et en effet dans la chambre à côté Madonna se trémousse avec un crucifix en chantant que cela lui procure les mêmes sensations que si elle était encore vierge. Plus tard, elle chantera que quand elle appelle Son Nom, c’est comme si elle disait une prière. Mais c’est seulement un blasphème !!! Appelez un exorciste, vite !!!

Le père Amorth remercie le jeune prêtre et va s’intéresser de plus près à la petite fille qui s’est remis à faire semblant de dessiner : porterait-elle une quelconque marque du Diable sur son corps nu ou à l’intérieur de quelque orifice. Oui, c’est une preuve d’un pacte avec le Diable qui expliquait très certainement pourquoi son frère serait possédé désormais.

Avec un soupir de satisfaction, le père Amorth constate que l’enfant est encore aussi fraîche que les restes du repas que les parents se sont abstenus de débarrasser, spécialement pour la venue d’un exorciste. Peut-être même un peu plus fraîche. Le père, qui est très grand, porte une barbiche à la manière d’un bouc, a des gros grains de beauté sur le visage et une peau malsaine en plus des orbites enfoncés et des valises, sans oublier les oreilles toutes rouges — possiblement l’excitation de l’éminence d’un exorcisme — demande à la petite fille ce qu’elle dessine.

La petite fille ne semble pas se troubler qu’un étranger grand, moche et velu se mette à la coller. Elle doit avoir l’habitude. Elle répond, un oiseau. Nous ne voyons pas pour l’instant ce qu’elle appelle un oiseau, mais comme le prêtre s’assied à la table, il la complimente. La bougie sur le bougeoir devant la fillette est toujours éteinte, la clarté verte qui vient de la gauche du prêtre et en face de la fillette doit lui suffire. Incidemment, il ne peut s’agir de l’éclairage public au césium.

Le père Amorth, tout en parlant, craque une allumette tout en lui racontant qu’il a un travail très important à faire pour elle. Puis il lui demande s’il connaît leur père à tous les deux. Elle répond que oui, ce qui a quelque chose de bibliquement alarmant, compte tenu du sens entier du verbe « connaître » dans les Ecritures, un emploi survenant habituellement après celui de l’expression « se mettre nu » ou alternativement lorsque le verset évoque un viol par qui s’expose à sa victime « voir quelqu’un nu », cf. Moïse.

Le père Amorth (prononcez « amorphe » ?) se penche vers la fillette et lui déclare qu’elle peut aider son frère : elle doit répéter leur père à eux deux continuellement. Et qu’elle ne soit pas distraite. Implacable. Et lui demande si elle a compris, en commençant à la toucher, devant les parents de la petite fille qui n’ont pas changé de posture depuis avant l’arrivée du père Amorth. Et si c’était un piège de la police pour capturer le père Amorth ?

… Et prient. C’est la faute du Diable si nous tripotons des petits garçons et nous violons des nonnes. Mais laissez-nous continuer nos exorcismes, nous nous débrouillons très bien tous seuls. Hé, petite, est-ce que tu connais ton père ? Je veux dire, notre père ? Je veux dire ton Notre Père ? Non, pas ton autre père, mon notre père ! Enfin, la prière, quoi !?! Comment ça, tu ne connais que « Je vous salue Marie » ? Sale woke, va !

L'exorciste du Vatican, le film de 2023

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.

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