

군체(2026)
Romanisation : Gunche. Traduction : Colonie.
Présenté au Festival de Cannes 2026
Sorti en Corée du Sud le 21 mai 2026.
Sorti en France le 27 mai 2026.
Annoncé aux USA, Angleterre et Canada le 28 août 2026.
De Yeon Sang-ho (également scénariste), sur un scénario de Choi Gyu-seok ; avec Jun Ji-hyun, Koo Kyo-hwan, Ji Chang-wook, Kim Shin-rok, Shin Hyun-been.
Pour adultes et adolescents
(apocalypse zombie, prospective) Un bourdonnement puis le correspondant de la police de Seoul décroche : "Le 911, quelle est votre urgence ?" L'homme qui appelle se passe la main sur la nuque et soupire. Son correspondant s'impatiente : "Ici le 911, allez-y..."
L' homme, d'une voix jeune, répond enfin : "Ici Suh Yong-Chul, je travaillais pour Chains Bio ; aujourd'hui à la tour Doongwoori, j'ai l'intention de procéder à une expérimentation." Son correspondant téléphonique n'a pas l'air d'avoir tout compris : "Hein ? Pouvez-vous répéter cela s'il vous plait ?" Alors le jeune homme précise : "Heu, en fait pas une expérimentation, ce serait plutôt du terrorisme."
Le correspondant s'étonne : "Quoi ?" Mais le jeune homme confirme : "Exactement, un attentat bioterroriste hautement contagieux." Et de caresser deux grosses seringues posées à côté de lui, remplies d'un liquide vert sombre : "J'ai testé le pathogène sur mon propre corps, ..." Il sourit : "Et ça a été un grand succès : je suis le seul vaccin qui pourrait arrêter cette épidémie."
... des organismes de la même espèce qui, pour un certain temps, vivant dans le même espace...
L'aube sur Seoul, la lumière du soleil levant inondant les façades des tours de verre, dont celle portant l'enseigne Doongwoori. Dans le hall d'entrée de cet immeuble, un homme au costume cravate s'impatiente et lit sur son téléphone portable ses messages, quand une voix de femme, lasse, l'interpelle : "Pourquoi est-ce que tu m'attends ?"
Tandis qu'elle (la professeure Kwon) le rejoint, indifférente, il l'admoneste : "Tu as dix minutes de retard ! C'était quoi cette fois ?" Elle soupire : "C'était rien du tout : il y avait des embouteillages, le chauffeur de taxi a voulu me faire descendre pour que traverse la rue." L'autre répond : "Et alors ?" Elle soupire à nouveau : "Clairement, ce sont des trucs qui arrivent ; c'est okay si je le demande mais comment peut-il me le demander à moi ?"
L'homme s'est arrêté de marcher : "Et alors ?" Elle s'arrête et se retourne et le toise : "Ce n'était pas ce que je voulais : j'ai répondu, peu importe le temps que ça prend, vous me déposez à l'endroit que j'ai choisi."
L'homme secoue la tête, soupire, et se remet à marcher. La femme a l'air surprise qu'il désapprouve : "Quoi ?" Puis elle le suit en se plaignant : "Alors c'est encore ma faute à moi ?"
L'homme entre dans une salle de conférence en essayant d'être aussi discret que possible, montrant son autorisation au portier qui le remercie. Puis il se retourne vers la femme et s'inquiète : "Tu as bien apporté l'invitation que je t'avais envoyée ?" Sans répondre, elle sort un porte-carte. Au même moment, sur l'estrade, une hôtesse présente le prochain intervenant : "Et à présent nous allons entendre le président-directeur-général Kang Woo-Cheol ; s'il vous plait, applaudissez-le bien fort."
Applaudissements polis du public assis autour de tables rondes. Sur l'écran géant est affiché Une conférence de la Chain-Bio. Commentaire de la femme en voyant arrivé le directeur en question : "C'est le type que je dois lécher si je dois travailler ici ?" Son compagnon soupire : "Si seulement tu t'étais entendue avec ton président d'Université, cela ne serait pas nécessaire..."
Ils prennent place à l'une des tables rondes, identifiée par le carton VIP 9. La femme soupire à nouveau : "Bien sûr, toujours de ma faute ; bien sûr tu t'en fiches de la manière dont ce président d'université traite ses étudiants diplômés." L'autre répond : "Bien sûr que non ; sûr que ce doit être un branleur et tu ne l'auras pas toléré : alors tu t'es faite mal voir de lui et tu n'as pas été rembauchée."
La femme se renfonce dans sa chaise et toussote : "Juste, je voudrais comprendre : pourquoi est-ce que tu fais une fixette sur la carrière professionnelle de ton ex-épouse, dix ans après le divorce ?"
Son ex mari a un petit rire, puis la regarde : "Parce que tu n'as aucun ami : tu n'arrêtes pas de faire des trucs qui te font haïr des autres !" Elle réplique aussi sec : "Est-ce que ton épouse sait à quel point tu t'occupes de ton ex maintenant ?" Son ex répond tranquillement : "Mon épouse n'est pas aussi susceptible que toi ; peut-être même qu'elle s'inquiète pour toi."
C'est au tour de l'ex-épouse d'avoir un petit rire : "Quelle chouette épouse tu as !" Puis elle ajoute : "Vous êtes bien assortis, j'en suis heureuse pour toi."
La conférence commence sur l'estrade : "Si je vous disais que le centre d'intérêt de notre compagnie, c'est l'intelligence collective, vous pourriez vous demander, pourquoi une compagnie biotechnologique plutôt que d'intelligence artificielle irait étudier pareil sujet...
L'écran géant derrière lui affiche alors des cerveaux flottants formant un réseau. Le conférencier reprend : "Intelligence collective est une expression fréquente dans le domaine de la Sociologie, mais la première personne à avoir utilisé ces mots était un entomologiste qui étudiait les fourmis : William Morton Wheeler ; l'intelligence collective est une force clé dans l'évolution. Connaissez-vous la moisissure jaune gluante Physarum Polycephalum ?"
L'ex-épouse est devenue très attentive. "Ces individus l'utilisent pour s'échanger des informations entre eux et optimiser leur quête de nourriture... Bien qu'il ne s'agisse pas d'organismes multicellulaires, ils peuvent ainsi apprendre et avoir de la mémoire... Inspiré par ces traits remarquables, nous avons été capables d'améliorer dramatiquement la production de semi-conducteurs organiques ; applaudissons bien fort nos petits collaborateurs."
Nouveaux applaudissements du public, un peu plus impressionné. L'ex-épouse soupire et commente : "Ce type est plus intéressant que je m'y attendais..." Son ex-mari renchérit sur le même ton : "Ce n'est pas une société médiocre qui se contente de copier les médicaments des autres : c'est une entreprise sérieuse, à la pointe... Après que leur ait parlé de toi, ils t'ont même envoyé une autre invitation."
A ces mots, l'ex-épouse sort de la poche de sa veste l'invitation en question : "En fait, c'est même à cause de ça que je suis venue..." C'est une enveloppe noir avec des lettrages dorés : "Je voulais savoir ce que voulait dire le message écrit dessus." Au professeur Kwon, la communication imparfaite, la cause de toutes les tragédies.
Pendant ce temps, le conférencier poursuit : "... donc cette puce aide les nerfs endommagés à transmettre malgré tout l'information, nous l'avons injecté à un rat au nerf sciatique plusieurs fois rompu et au train arrière paralysé... Et comme vous pouvez le constater, à peine un moment plus tard..."
Sur l'écran géant, le rat paralysé marche à nouveau. "Il était en mesure de bouger comme un rat en parfaite santé."
D'un coup, le conférencier perd son sourire : il vient d'apercevoir dans le fond de la salle de conférence un jeune homme en veste de survêtement, debout devant les portes de l'entrée, qui le fixe de son regard.
Après un temps, le conférencier reprend : "Si nous poursuivons nos recherches dans ce sens, et les appliquons au cerveau humain, je suis persuadé que nous parviendrons à permettre le transfert direct d'informations d'individu à individu... Et quand cela arrivera, nous vivrons alors dans un monde où vous ne pourrez plus avoir de mauvaises pensées vis à vis des autres."
Le jeune homme à lunettes en tenue de sport étouffe un éclat de rire. L'hôtesse intervient : "Merci, président Kang, applaudissez-le bien fort."





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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.
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