
- Détails
- Écrit par David Sicé


The X-Files S01E17: Miracle Man (1994)
Traduction : Les dossiers non classés : Le faiseur de miracles.
Titre français : X-Files : Aux frontières du réel, L'Eglise des miracles.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog consacré à la série X-Files, aux frontières du réel (1993)
Diffusé aux USA le 18 mars 1994 sur FOX US.
Diffusé en France le 4 septembre 1994 sur M6 FR.
Sorti en VHS aux USA le 24 septembre 1996.
Sorti en DVD aux USA en 1998 ?
Diffusé en HD en Allemagne à partir du lundi 20 janvier 2014 sur ZMAXX HD.
De Chris Carter. Avec David Duchovny, Gillian Anderson, Mitch Pileggi.
Pour adultes et adolescents.
La nuit, une camionnette embrasée, la police, les pompiers, des badauds, du brouhaha et des cris en plus du vrombissement des flammes : nous sommes à Kenwood dans le Tennessee, en 1983.
Une scie découpe de la tôle en faisant jaillir des étincelles : les joies de la désincarcération, et ça fait plus joli dans la nuit ? Un pompier gras, bien mûr et moustachu se plante là et vocifère : "Dépêchez et sortez-le de là..."
Sans doute les pompiers ou l'équipe de désincarcération n'aurait pas deviné tout seul. Pourtant il n'y avait pas encore de smartphone à l'époque...
Le chef des pompiers continue de vociférer alors que la petite foule fait la queue pour mieux voir des victimes ou leurs morceaux, et pourtant il semble pleuvoir de la pluie glacée : "J'ai besoin de deux hommes sur le côté gauche ! Maintenant..."
Donc ces deux hommes peuvent laisser tomber la désincarcération ? Il se passe beaucoup de choses pas vraiment réglementaire ou seulement prudente sur les lieux d'un accident de la route en pleine ville, avec au moins un véhicule déjà embrasé et possiblement d'autres qui pourraient exploser juste après, sans oublier l'essence et l'huile forcément répandue sur la route, possiblement jusqu'aux voyeurs avec femmes et enfants qui se pressent pour mieux voir un accident de la route et ses victimes ...
Un noir africain en tenu bleu qui fait la gueule pousse un truc sur roulettes, et le chef lui demande : "Attendez, où est-ce que vous allez avec lui ?" Convaincu, l'intéressé répond : "Il est mort."
Et il en est certain parce qu'il l'a lui-même achevé ? Je crois qu'il a oublié de le décapiter, cependant, donc il pourrait très bien revenir à lui et ça risque de faire tâche sur son dossier de secouriste-médecin légiste-croque-mort...
Alors le chef des pompiers vocifère à nouveau sur le bonhomme : "Il y a une femme là-bas qui ne l'est pas, et elle a besoin d'oxygène !!!"
Et alors, pourquoi le chef n'a pas fait le nécessaire lui-même ou demandé à l'un de ses hommes de le faire plus tôt ?
Et le noir africain d'abandonner son cadavre au milieu de la rue, parce que c'est la procédure : une femme a besoin d'oxygène, alors on laisse les sacs à cadavres au premier venu ?
Et à ce sujet, justement, un pompier demande à un homme en costume cravate de reculer et de coopérer un tout petit peu. Le type continue d'avancer, et en plus il amène un petit garçon blond au plus près du gore, parce que là encore, c'est comme ça que cela se passe aux USA ?
Ils pourraient au moins vendre des tickets, du pop-corn et des souvenirs dans des doggy bag... J'ai compté non pas deux mais plus de trois policiers qui prétendent retenir la foule, qui de toute manière n'avance pas, tandis que le bonhomme et son petit garçon marchent dans leur dos tranquillement jusqu'au sac à cadavres.
L'homme ouvre le sac à cadavre tout du long, le gamin déclare : "Je veux que tu te relèves ! Lève-toi et guéris !" et de lever ses mains au-dessus du grand brûlé supposé décédé.
Alors numéro un, dans la réalité, l'odeur d'un brûlé sur un accident de la route vous hantera jusqu'à la fin de vos jours. Comment le gamin peut ne pas broncher et tranquillement respirer le barbecue et parler sans difficulté ?
Ensuite, un grand brûlé ensanglanté, même mort, continue de saigner et suppurer, plus il me semble qu'il est censé se tétaniser. Selon le délai qui s'est écoulé à partir de la mort, il se videra de son contenu (...) j'ai donc dû mal à voir comment le gamin ne se trouble pas une seconde. Après il en a vu d'autre et peut-être qu'il fait médecine depuis son berceau ? Ou que son super-pouvoir c'est de n'avoir aucun odorat ni aucune sensibilité et très peu d'empathie.
Soudain le chef des pompiers se réveille, mais n'intervient pas : "Qu'est-ce que vous faites ?" Et l'homme de lui répondre : "Le garçon impose ses mains." Et le garçon : "Relève et accepte le miracle qu'il (NDT Dieu) a fait don." Et l'homme de renchérir : "Amen, Alleluia !"
Et le gamin de prendre dans sa main la main à vif noircie ensanglantée du grand brûlé. Sans que ça colle ni que ça brûle, parce que je ne sais pas si vous êtes au courant, les brûlures d'un brûlé ne s'arrêtent pas de brûler une fois retiré du feu : la graisse continuera de se consumer, et les liquides de suppurer tant que la combustion n'aura pas été arrêtée au niveau cellulaire (apparemment un arrosage à l'eau de 15 à 20 degrés pendant 15 minutes maximum).
Le plus beau : le chef des pompiers n'a rien à objecter qu'un petit garçon tripote à mains nues un cadavre sans aucune autorisation, sans avoir désinfecté ses mains, ni être à jour d'aucun vaccin, etc. etc. Il déclare : "Vous ne comprenez pas : l'homme est mort."
Réponse de l'accompagnateur : "Alors le garçon ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ?"
Et le gamin, qui curieusement a gardé ses mains propres après avoir tripoter le barbecue, déclare à nouveau haut et fort : "C'est le pouvoir de la croyance, le pouvoir de séparer la lumière des ténèbres, de créer la vie à partir de la mort..."
Oui, il parle bien de n.cr.ph.l.e, et dans un contexte fantastique, de nécromancie. Plus corruption de mineur. Réponse du responsable juridique apparent : "Amen" (NDT : ainsi soit-il.)
Le chef des pompiers lance alors à la caméra : "Allez tout le monde, l'épisode est terminé." (NDT en version original : "The show is over.") "Videz les lieux."
Et personne ne vide les lieux.







***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
***
- Détails
- Écrit par David Sicé

Stuart Fails to Save the Universe S01E06: Spoiler: Corn Is Delicious (2026)
Traduction : Stuart rate le sauvetage de l'Univers : Divulgachis : Le maïs, c'est délicieux.
Episode précédent <> Episode suivant.
Diffusée à partir du 27 août 2026 sur HBO MAX US.
De Chuck Lorre, Zak Penn et Bill Prady, d'après The BIg Bang Theory 2007 de Chuck Lorre et Bill Prady ; avec Kevin Sussman, Lauren Lapkus, Brian Posehn, John Ross Bowie.
(comédie multivers postapocalyptique dystopique) Résumé à venir.







***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
***
- Détails
- Écrit par David Sicé


The X-Files S01E17: E. B. E. (1994)
Autre titre : Extraterrestrial Biological Entity.
Traduction : Les dossiers non classés : Entité Biologique Extraterrestre.
Titre français : X-Files : Aux frontières du réel, Entité Biologique Extraterrestre (E. B. E.).
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog consacré à la série X-Files, aux frontières du réel (1993)
Diffusé aux USA le 18 février 1994 sur FOX US.
Diffusé en France le 9 février 1995 sur M6 FR.
Sorti en VHS aux USA le 24 septembre 1996.
Sorti en DVD aux USA en 1998 ?
Diffusé en HD en Allemagne à partir du lundi 20 janvier 2014 sur ZMAXX HD.
De Chris Carter. Avec David Duchovny, Gillian Anderson, Mitch Pileggi.
Pour adultes et adolescents.
Espace aérien de l'Irak, 37ème parallèle, la nuit, de nos jours (NDT 1994). Un jet de combat passe en vrombissant. Dans la pénombre, un jeune pilote éclairé par les lumières de son tableau de bord regarde d'un côté et de l'autre de son cockpit.
Soudain, sur sa droite, tandis que ses instruments bipent régulièrement, il voit une lumière blanche avancer. Il plisse des yeux. Puis il baisse les yeux sur l'écran de son radar, qui ne balaye aucun écho de son rayon vert. Le jeune pilote regarde à nouveau sur sa droite.
Puis la lumière blanche va pour passer loin devant le nez de l'avion, et oblique alors brutalement, traçant un angle quasiment droit... pour repartir aussitôt vers le pilote et le doubler par la gauche, au-dessus.
Alors le pilote appelle sa base, en turc dans le texte : "Base, ici la patrouille turc, demande identification d'un objet à 25 miles de ma position, à 3 heures quarante. Sur la base aérienne, devant son propre écran radar, l'un des deux contrôleurs aériens militaire répond : "Négatif pour l'objet, est-ce que le cap est correct ?" Le pilote sursaute et regarde dans la direction : ciel étoilé, complètement vide. Il regarde au-dessus de lui, puis à droite et à gauche, pour s'exclamer : "Il était là il y a une seconde !"
Un vrombissement et un sifflement aigu et une lumière aveuglante. Le jeune pilote hurle. Sur l'écran radard de la base, pas moins de trois échos en plus de celui du jet. Le contrôleur répète en criant : "On vous attaque !!!"
Une alarme sonne. Le jeune pilote remet son masque à oxygène, il arme un missile, et à nouveau vrombissement et lumière éblouissante, qui le fait détourner le regard et gémir. Alors il tente de poursuivre l'objet et crie : "Cible verrouillé !" Le missile part, gerbe de flammes. Le pilote vocifère : "Touché, je l'ai eu !!!"
Au sol, toujours dans la nuit, un terrain jalonné de lumières orangées. Nous sommes à Hakkari, en Turquie, dans la station de surveillance de l'OTAN à la frontière de l'Irak et de la Turquie. Deux soldats sommeillent dans leurs lits pliants respectifs tandis que leur radio crépite et siffle, diffusant des voix confuses et hachées.
Mais la lumière qui passe et surtout l'explosion d'un crash tout proche, sans oublier le tonnerre en écho, les fait se réveiller en sursaut. Ils se précipitent à leur fenêtre, ce qui n'est pas la chose la plus prudente à faire quand on vous bombarde ou mitraille ou que des débris volent dans toutes les directions, sans oublier la possible onde de choc qui soufflera la fenêtre, et possiblement le local.
"Mon vieux !" s'exclame l'un des deux soldats tandis que des flammes montent derrière le rideau d'arbres obscurs. Le second se précipite à sa radio et empoigne le combiné pour annoncer : "Ici Croissant Sud à Croissant Rouge, nous avons un avion écrasé dans le périmètre du camp."
Un homme leur répond sur un concert de sifflements : "Nous n'avons rien en l'air en ce moment." Le soldat insiste : "Eh bien nous avons quelque chose qui est tombé ici ; mettez une unité d'évacuation en attente : on va aller voir." La radio répond : "Medevac Un, ici Croissant Rouge, Croissant Sud signale un avion écrasé dans leur zone."
Minuit vingt, heure du centre (NDT des fuseaux horaires centraux couvrant le milieu des USA, une heure de retard avec la Côte Est, en gros de Mexico à Winnipeg en incluant Dallas et Chicago), route 100, Reagan, dans l'Etat du Tennessee. Un gros camion roule plutôt vite, phares, lumières et radio allumée.
Le chauffeur tend le bras pour changer de chaîne, et le nouvel animateur déclare : "Ici le grand Ole Opry sur WSM Radio 650 ; cette émission vous est présentée par la Poudre anti-migraine de Bienjoué : quand la nuit aura trop duré et que la fête aura été trop animée..."
Le chauffeur baisse les yeux sur une arme lourde d'allure militaire posée en travers du fauteuil passager. "... La poudre anti-migraine de Bienjoué vous remet la tête en place : et vous en avez ma parole là-dessus. Bienjoué !"
La voix de l'animateur se perd, les fréquences affichées sur la radio se mettent à changer toutes seules, rapidement. Le chauffeur lève à nouveau le bras pour relancer la recherche dans la direction de la station initiale.
Mais la première fréquence claire diffuse une autre voix, celle d'un témoin affolé : "... ça avait la forme d'un cigare, avec des lumières rouges et vertes, diaboliquement rapide." Et une femme de surenchérir : "J'en vois trois qui survole le Comté de Chester !" Et un homme les rejoint : "C'est vrai, c'est vrai, six patrouilleurs les poursuivent le long de la 22 !"
C'est alors que le chauffeur du camion entend des sirènes de police, et plusieurs véhicules à gyrophare le croisent sur la voie de gauche, roulant vite dans la direction opposée à la sienne. A la radio, un homme s'écrie : "J'en vois un là maintenant : il est au-dessus du château d'eau !!!" Et une femme renchérit : "J'en vois un aussi !" mais toutes les voix sont couvertes par un crépitement. Le crépitement enfle...
Et soudain, plus d'électricité dans le camion dont les lumières et le moteur s'éteignent. Le camion continue sur sa lancée, tandis que le chauffeur presse plusieurs fois le bouton pour redémarrer, et freine... La cabine tressaute, le chauffeur se cramponne à son volant pour maintenir le camion le long de la route tandis que le poids-lourd finit par s'arrêter. Dans la pénombre, le chauffeur ramasse son fusil d'assaut... ouvre la portière, prend une lampe torche qu'il allume sans problème, et descend sur la route.









***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
***
- Détails
- Écrit par David Sicé


Ici la page amazon.fr du coffret allemand intégrale S1-7 VF incluse.
Ici la page amazon.fr du coffret blu-ray saison 2 VF incluse.
Star Trek: The Next Generation S02E07: Unnatural Selection (1989)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération, sélection contre-nature.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Sélection contre-nature.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Diffusé aux USA à partir du 30 janvier 1989 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, Diana Muldaur, Colm Meaney, Whoopi Goldberg.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de bord du Capitaine, Date Stellaire 42494.8: L'Enterprise vole à destination de la Station Stellaire India pour un rendez-vous avec un courrier médical de la Flotte Stellaire ; on nous a seulement dit que notre présence était impérative ; j'ai l'espoir que cette mission me donnera de nouvelles occasions d'évaluer les performances de notre nouvelle cheffe du service médical à bord.
La conseillère Deanna Troi arrive sur la Passerelle de l'Enterprise D et de là vient sonner à la porte du bureau du capitaine, qui assis, fait semblant de lire un vieux livre doré sur la ranche.
Picard vocifère "Entrez" comme si quelqu'un avait oublier de munir sa porte d'un haut-parleur retransmettant son invite, et comme si sa voix à lui pourrait passer la porte potentiellement étanche et certainement insonorisé, histoire que l'ensemble de l'équipage et invités présents sur la passerelle n'entendent pas tout ce qui pourrait se dire ou se hurler de confidentiel dans ce bureau.
Sachant que certains ont des oreilles plus sensibles que d'autres, en particulier le très bavard androïde Data.
Deanna entre, l'air inspiré : "Vous vouliez me voir, Capitaine ?" C'est fait, merci, vous pouvez repartir.
Non, je plaisante : le capitaine Picard répond en fait : "Oui, Conseillère." Il se lève pour lui tendre sa main droite, la gauche tenant encore son livre précieux dont il marque la page en forçant son index à l'intérieur. Heureusement, il n'était pas en train de déguster ses spaghettis à la Bolognaise au chocolat. "Venez vous asseoir."
Et voilà Picard qui pousse cavalièrement main dans le dos la jeune femme interloquée. Deanna Troi s'assied donc, non sur le fauteuil de l'invité en face du bureau, mais sur le divan, ce qui augurerait d'une conversation plutôt informelle à venir.
Picard lui, s'assied sur son bureau, ce qui était probablement le but de cette manœuvre de Picard seconde version, et qui semble viser à ne pas procéder à la manœuvre de PIcard version originale qui vise à éviter que le haut de l'uniforme se froisse quand il s'assied dans un fauteuil, voire remonte et découvre son nombril.
Puis l'ayant fait asseoir et s'étant relevé du bord de son bureau, Picard se détourne de la conseillère, et lui montrant son dos, déclare : "Vous avez eu l'occasion d'observer la doctoresse Pulaski depuis quelque temps déjà..."
La conseillère Troi doit se douter à présent que son capitaine n'a vraiment pas apprécié la sortie de Pulaski prétendant que la santé de n'importe quel patient était plus important que les ordres de la Starfleet, son vaisseau ou la bonne santé de l'équipage, et la sienne en particulier ; tous les officiers de la flotte stellaire font les beaux, simplement pas au détriment de la réputation de leur capitaine, sans quoi ils finissent recyclés en protéines pour réplicateurs de bord, exactement comme n'importe quel déchet biologique de l'équipage.
Et c'est un détail sur lequel les manuels techniques et de savoir-vivre au sein de la Fédération insistent trop peu, Picard le déplore.
Puis de poser une bien curieuse question pour un supérieur chargé de la responsabilité d'évaluer les officiers subalternes à son bord : "Comment l’évalueriez-vous en tant qu'officier Chef du service médical ?"
Deanna Troi, qui a bien appris qu'il ne faut jamais dire du mal de ses petits camarades de grade équivalent, et toujours médire du ses inférieurs, répond, catégorique : "Je n'ai jamais rencontré de médecin aussi dévoué."
Ce qui impliquerait que tous les autres médecins qu'elle ait jamais rencontré dans sa carrière étaient plus négligents que la doctoresse Pulaski, ce qui laisse supposer que Beverly Crusher a été virée de l'Enterprise D après que Troi ait médit d'elle, probablement parce que Deanna Troi avait estimé que Beverly nuisait à l'épanouissement de Wesley Crusher, et qu'une main maternelle sur la cuisse de l'adolescent était déjà de trop.
Deanna Troi ajoute en regardant ailleurs, ce qui pourrait être interprété comme un signe de mensonge : "Je dirais qu'elle a une passion pour son travail." Et au mot "passion", elle regarde à nouveau Picard dans les yeux et hoche la tête.
Néanmoins, Picard semble avoir du mal à trancher : est-ce un euphémisme ? la passion n'est-elle pas une forme de folie ? les responsabilités d'officiers ou de médecin n'impliquent-elles pas un minimum de distance par rapport à son travail, les gens dont on s'occupe, en particulier les patients et toute personne possiblement plus fragile ou ignorante ou moins fière que les autres ?
Picard se contente de réponde : "Mmm ; oui, bien entendu." De toute manière, Deanna Troi est télépathe, elle a donc parfaitement saisi le fond de sa pensée. C'est-à-dire qu'elle sait très bien qu'elle ne doit pas répondre à ce genre de question : après tout, elle n'est ni capitaine, ni moucharde, ni je-sais-tout (et pourtant, télépathe...).
Et là, voilà que le capitaine vient s'asseoir sur le même divan que Troi, contre elle. Tétanisée elle le regarde avec de grands yeux. Télépathe mais pas devineresse. Picard déclare, s'enfonçant certainement plus qu'elle dans le divan : "Je suis entièrement d'accord."
Il pense que Pulaski est une arriviste complètement folle qui sacrifierait son vaisseau et la totalité de son équipage pour une note de bas de page à son nom dans une page de l'Encyclopédie Médicale générée par Grok ?
Picard reformule néanmoins : "Est-il possible qu'un dévouement à ce point dévorant pourrait altérer son jugement ?"
Deanna, pensant très fort que son capitaine doit la prendre pour une c.nne s'il pense vraiment qu'elle va dénoncer le genre de vice qu'elle est parfaitement capable de lire télépathiquement chez Pulaski, répond, moqueuse : "J'ai de la compassion pour vos inquiétudes, Capitaine, mais je ne les partage pas ; peut-être parce que j'ai eu l'occasion de passer plus de temps avec elle et d'apprendre à mieux la connaître."
Et que le traitement que Pulaski lui a conseillé pour empêcher la mère de Troi de la marier de force une seconde fois fonctionne à merveille ?
En tout cas, Picard a gobé et hoche la tête, déconfit, pour murmurer : "Oui, peut-être vous avez raison."
Et Deanna Troi de penser très fort : "Je veux, mon neveu !"
Leur conversation édifiante est alors interrompue par Data à l'interphone, ce qui implique que l'ordinateur de bord a tout enregistré et le répètera à Pulaski si jamais la doctoresse était en mesure de faire pression sur un certain chef ingénieur, rapport aux douleurs constantes que lui cause sa visière compensant sa cécité.
Une autre raison pour Deanna de ne pas médire de la doctoresse face à leur capitaine, qui, comme pratiquement tout le monde sur la Terre en 2026 oublie que n'importe quel objet collecté et n'importe quel wifi permet d'espionner ses faits, ses gestes et toutes ses conversations pour les revendre aux pires de vos ennemis.
Data en effet s'est rappelé que l'interphone existait pour éviter de se rendre dans le bureau de son capitaine ou ailleurs à bord, et signale : "Capitaine, nous détectons un signal faible de détresse sur une fréquence ouverte de l'Espace inférieur. Et sur une fréquence fermée, l'appel de détresse aurait-il été aussi faible ? Car on ne peut émettre que sur une fréquence ouverte dans cette série.
Data spécifie : "Il semble provenir d'un secteur adjacent."
Picard ordonne : "Répondez sur la même fréquence." Il aurait été curieux de répondre à un appel sur une autre fréquence, mais il est vrai qu'il arrive à l'Enterprise de répondre sur toutes les fréquences à la fois.
C'est d'ailleurs ce qui explique le bruit de fond qui encombre la totalité des fréquences dans le ciel et que l'on a longtemps expliqué jadis par les vestiges du Big Bang, une explosion primordiale dont l'hallucination s'explique par l'ignorance du fait que les photons finissent toujours par virer du bleu au rouge et paraître s'éloigner alors qu'ils s'en vont en réalité dans toutes les direction, arrêtés ou ralentis ou déviés par n'importe quel obstacle.
Picard fait ensuite un geste de dépit, et lui et Deana Troi se lèvent du divan ensemble.
En tout cas l'Enterprise file toujours en vitesse de distorsion : sans doute que le secteur n'était pas si adjacent que cela ? Picard demande à Data, assis à la console de navigation au plus près de l'écran holographique géant : "Havez-vous verrouillé la course sur la source de cette transmission ?"
Data répond : "Je confirme, Monsieur : une transmission par oral seulement, de l'USS Lantree, un vaisseau d'approvisionnement de la Fédération."
Pendant ce temps, Riker s'approche dans leur dos d'un air décidé, fraîchement débarqué de l'ascenseur donnant sur la Passerelle. L'histoire ne nous dit pas ce qu'il faisait encore sur le Pont Holographique, mais c'était probablement la même chose que le reste de l'équipage.
Alors Picard se met à lancer sans prévenir quiconque qu'il voulait ouvrir une fréquence ou partager toutes les conversations de la Passerelle avec le premier vaisseau sur sa route : "USS Lantree, ici Picard de l'Enterprise : quelle est la nature de votre urgence ?"
Dans l'interphone de la passerelle, une voix rauque souffle : "Je ne peux plus tenir du tout... les gens meurent, trop nombreux pour aider..." Un silence, et Data croit bon de préciser : "Nous recevons toujours leur signal, Capitaine, mais il n'y a plus de message."
Picard essaye encore : "Lantree ?" Aucune réponse. "Est-ce qu'on vous attaque ?" Seulement des interférences en tant que réponse. Le nettoyeur automatique de bruit audio doit être en panne. Data tente d'imiter la perplexité humaine et se vautre. Picard essaye encore : "Lantree ?"







***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
***