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- Écrit par David Sicé


The Mahabharata (1989)
Titre français alternatif : Le mahâbhârata.
Traduction du Sanskrit : Le grand Bharata (nom de famille qui signifie, Le grand porteur (= investi d'une charge, d'un étendard etc.), cf. anglais bearer.
Cette série existe en trois versions : film de 171 minutes, mini-série en trois parties format original 4:3, série en 6 épisodes de 55 minutes chaque.
Film sorti en France le 24 janvier 1989 ?
Mini-série en trois parties diffusée en France le 9 décembre 1989 sur CANAL PLUS FR ? (dates de diffusion contradictoire entre la WIkipédia et IMDB).
Mini-série en trois parties diffusée en France le 9 décembre 1989 sur CHANNEL FOUR UK ? (dates de diffusion contradictoire entre la WIkipédia et IMDB).
Sorti en coffret 2 dvd anglais BFI UK du 28 mai 2005 sous-titré anglais, format original 4:3.
Sorti en coffret 2 blu-ray anglais pour le 10 août 2026.
De Peter Book, sur un scénario de Jean-Claude Carrière et Marie-Hélène Estienne, d'après sa pièce de théâtre représentée le 7 juillet 1985 au Festival d'Avignon, d'après le poème de de Vyasa du 6ème siècle après Jésus Christ ; avec Antonin Stahly-Vishwanadan, Robert Langdon Lloyd, Mezzogiorno, Bruce Myers, Andrzej Seweryn, Georges Corraface, Mallika Sarabhai, Miriam Goldschmidt, Jeffrey Kissoon, Sotigui Kouyaté, Ciarán Hinds, et Erika Alexander.
Pour adultes.
(Fantasy épique, possiblement woke toxique) Un rideau de flammes vrombissantes et crépitantes. Ailleurs, entrant dans ce qui ressemble à un temple, un adolescent indien avance, curieux de tout ce qu’il trouve sur son chemin. Il arrive à une salle où pendent des lampes à huile en cuivre, et avec un grand tapis où son posés àa et là des bougeoires. Puis il passe une espèce de grande nappe blanche sur le sol, toujours sous les lustres et sous un candélabre de cuivre aux petites flammes.
Puis l’adolescent trouve la sculpture d’un éléphant blanc au front couronné de fleurs rouges et de clochettes devant une tapisserie tendue dans un cadre. Il ne peut résister à l’envie de faire tinter une clochette. Puis il passe une nouvelle embrasure, donnant sur une nouvelle salle parcimonieusement éclairée de la même manière que les autres.
Dans cette nouvelle salle il y a plusieurs larges estrades tendues de tissus blancs, avec des coussins longs et un tapis rouge au centre, et entre les estrades, de coins en coins, des autels, toujours ornés de candélabres, avec des guirlandes de fleurs et de larges plats de terre cuite creux remplis de poudre rouge. L’adolescent s’agenouille devant le premier qu’il croise... Mais c’est pour mettre le bout de l’index au sommet du tas de poudre rouge qui se trouve dans le plus grand plat... à peine touché la poudre, il retire son doigt et claque précipitamment dans ses mains pour faire tomber la poudre.
Puis il trouve au fond de la pièce des marches menant à une autre embrasure, et un chemin de terre dans un corridor de pierres apparemment naturelles, éclairement éclairées de petites lampes à huile. Et au fond de ce corridor, il trouve un vieil homme à la barbe poivree et sel, assis en position de lotus, méditant devant un petit feu dans un braséro en grillage. Au bruit des brindilles que l’adolescent foule en s’approchant, le vieil homme ouvre soudain les yeux. L’adolescent s’arrête respectueusement... Et le vieil homme lui demande d’une voix douce : « Sais-tu comment on écrit ? » L’adolescent répond : « Non ; pourquoi ? »
Le vieil homme répond : « J’ai composé un grand poème, je l’ai composé tout entier, mais rien n’en est écrit : j’ai besoin de quelqu’un pour écrire sur quelque chose ce que je sais. »
Le garçon demande : « Quel est votre nom ? » Le vieil homme répond : « Vyasa... » (NDT Prononcer « vi-a-ssa »). Le garçon demande encore : « Votre poème est à propos de quoi ? »
Vyasa , le vieil homme semble hésiter, puis, sans ciller ni détourner le regard, il répond : « Il est à propos de toi. » L’adolescent sourit : « De moi ? » ; Vyasa confirme, s’appuyant sur sa table pour se relever : « Oui : c’est l’histoire de ta race — comment tes ancêtres sont nés, comment ils ont grandi, comment une vaste guerre se déclencha... » Et marchant jusqu’au devant de l’adolescent, il précise : « Et c’est l’histoire poétique de l’Humanité. »
Arrivé devant l’adolescent, Vyasa baisse les yeux et ajoute : « Si tu l’écoutes avec attention, à la fin, tu seras devenu quelqu’un d’autre. » Vyasa tapote sur la chemise de l’adolescent, à la hauteur du plexus solaire.
Alors arrive à pas vif quelqu’un, portant le masque de l’éléphant blanc couronné de fleurs rouges, dont les clochettes tintent à chacun de ces pas. L’éléphant blanc apporte ce qui ressemble à un large registre relié, souple. Vyasa s’exclame comme l’éléphant blanc arrive devant eux : « Ganesha, la bienvenue ! »
Ganesha lui répond d’une voix d’homme, levant la main au-dessus de sa coiffre, comme pour saluer Vyasa : « La rumeur dit que tu es à la recherche d’un scribe pour l’histoire poétique de l’Humanité ; je suis à ton service. »
Vyasa se tourne vers l’adolescent en souriant. Ce dernier, émerveillé, demande à l’éléphant blanc : « Vous êtes vraiment Ganesha ? » Et le petit homme au masque d’éléphant couronnée répond en s’asseyant en tailleur pour poser son registre relié devant lui : « Oui, Ganesha, en personne. »
Vyasa s’assied lui aussi en tailleur en face, à côté du braséro, devant les linges usés pliés formant une espèce de tapis du pauvre. Ganesha déclare : « Je suis prêt, tu peux commencer. » Puis à l’adolescent resté debout : « Viens et assieds-toi. »





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Saison 1 (1989, trois épisodes)
Le Marabharata 1989 S01E01: Game of Dice (Un jeu de dés.)
Le Marabharata 1989 S01E02: Exile in the Forest (L'exil dans la forêt).
Le Marabharata 1989 S01E03: War (Guerre).
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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cette série télévisée.
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- Écrit par David Sicé

The Outer Limits S02E15: The Brain of Colonel Barham (1964)
Traduction du titre : Le cerveau du Colonel Barham (NDT Jambon du bar ? En fait en ancien anglais, le hall sur la colline)
Titre français : Le cerveau du colonel.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacré à la série télévisée Au delà du réel (1963)
Diffusé aux USA le 2 janvier 1965.
Saison 1 sortie en blu-ray américain le 23 mars 2018.
Saison 1 et 2 sortie en blu-ray américain le 23 août 2022.
De Charles Haas, sur un scénario de Sidney Ellis et Robert C. Dennis ; avec Grant Williams, Elizabeth Perry, Anthony Eisley, Douglas Kennedy, Martin Kosleck, Wesley Addy, Peter Hansen, Paul Lukather, George Robotham.
Pour adultes et adolescents
Avec le monde devenant toujours plus peuplé, les grandes puissances s'efforcent de conquérir d'autres planètes : la course est lancée, la mer interplanétaire déjà cartographiée : la première Caravelle de l'Espace est en cours de construction ; qui arrivera là-bas le premier ? Qui sera le nouveau Christophe Colomb ?
Observé derrière une vitre par six hommes, trois en uniforme, deux en costume cravate et un en blouse blanche, un militaire de l'armée de l'air semble absorbé par un grand clavier incliné d'un pupitre de métal dans une pièce fermée aux murs carrelés.
Comme il enclenche les boutons sur lesquels sont indiqués différents signes, des signes blancs s'alignent sur l'écran noir : deux losanges, un cercle, une croix, la lettre pi, et ainsi de suite auxquels vous ne comprenez rien ; rassurez-vous, lui non plus. Et pendant ce temps les ordinateurs à bandes magnétiques crépitent et clignotent, l'un d'eux étant inexplicablement surmonté d'une antenne radar miniature et d'un haut-parleur. Peut-être cet ordinateur diffuse-t-il des feuilletons radiophoniques de Science-fiction à la demande ?
De l'autre côté de la paroi de verre, l'un des costume cravate commente : "Dans dix secondes, Messieurs, le problème sera changé, en plein milieu de sa résolution." Un militaire lui répond : "Vous avez prouvé votre point de vue, il n'y a pas photo : un cerveau humain ne peut concurrencer un ordinateur." Le même costume cravate répond simplement : "Regardez." Et d'enclencher un communauteur avec un claquement sonore.
Puis comme cela ne sert à rien de regarder les trois écrans noirs à symboles blancs, il commente : "L'un des symboles a été soustrait ; et maintenant, nous devions bien voir." Un autre militaire interroge : "Eh bien, comment comptent-ils compléter leurs suites à présent ?" Le premier costume cravate répond en le regardant : "Général, c'est leur problème."
Dans la pièce sous observation, le militaire au clavier s'agace : un des boutons (celui du symbole supprimé ?) semble coincé. Il regarde les écrans, puis l'ordinateur voisin, qui se met à le huer électroniquement. L'homme en blouse blanche commente : "Pas un test honnête, Housner..." et de grimacer pour ajouter tout en notant quelque chose sur son calepin : "L'ordinateur n'est pas programmé pour ça..." Et l'un des hommes de l'uniforme de renchérir : "Pas plus que le colonel Barham."
Le colonel Barham, lui, est sorti de son indécision, et complète sa suite à trou avec le symbole du losange. Le premier homme en costume cravate enclenche l'interphone et intervient : "Colonel Barham, votre suite n'est pas conforme." Barham sourit puis répond : "Il y a eu une panne, j'ai dû improviser." L'autre insiste : "Élaborez s'il vous plaît ?" Barham élabore, en haussant le ton, visiblement agacé : "La touche Brownboyd était coincée..." Puis plus calmement. "La valeur approchée la plus proche était le symbole rectangle que j'ai substitué."
Barham hausse à nouveau le ton : "Et si c'est le genre d'équipement que vous comptez envoyer dans l'Espace, je suis soulagé de ne pas y aller !"
Et de quitter son poste... en chaise roulante, direction la porte de sortie. L'homme en costume cravate déclare aux cinq autres : "Messieurs, je ne vous ferai pas d'excuse pour le comportement du Colonel Barham."
Le militaire le plus gras commente : "En plus d'être un homme malade, il a aussi été tout à fait mis hors de lui." Le jeune à la blouse blanche proteste : "Ce n'était pas un test réaliste, Général." Le premier costume cravate qui n'excusait pas Durham remarque : "Est-ce que quiconque parmi nous peut prévoir les problèmes de l'atterrissage sur Mars ? Non."
Surtout si personne ne veut se risquer à y aller faute d'un équipement fiable et de patrons psychopathes.
"Alors comment vous pourriez programmer une machine pour affronter l'inconnu ? Il n'y a que l'esprit humain pour pouvoir s'ajuster aux urgences inattendues."
Oui, mais comment peut-on apprendre à l'esprit humain, c'est-à-dire le programmer à s'ajuster aux urgences inattendues, par définition inattendues, donc impossible à apprendre ? Il s'agit d'un paradoxe, et tous les paradoxes sont faux, mais encore faudrait-il que les protagonistes et surtout la production de cet épisode le sache... ou s'en soucie.
Le jeune en blouse blanche (Monsieur Nichols) rétorque : "(s'ajuster aux urgences inattendues), cela supposerait que votre spationaute soit encore en vie."
Le premier militaire ronchonne : "Humain ou machine, vous ne pouvez pas avoir les deux à la fois."
Haem. Il me semble pourtant que si, depuis l'invention de la machine, et dans n'importe quel contexte et mission.
Le costume cravate (Elon Musk) intervient : "Je ne suis pas d'accord Général : pourquoi ne pas faire activer l'ordinateur de Monsieur Nicholls par un cerveau humain ?"
Oui, tout à fait : infectons le cerveau d'une victime humaine à l'aide d'électrodes et faisons-le jouer à un jeu vidéo, juste prévenir la boucherie de ne pas le dépecer et le servir au dîner comme les cochons précédents, n'est-ce pas Monsieur Musk ?



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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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- Écrit par David Sicé


Ici la page Amazon.fr du coffret 3 dvd italien de 2024, version italienne non sous-titrée seulement.
L'Odissea S01E08: Ottava puntata (1968)
Traduction : L'Odyssée, huitième épisode.
Les épisodes ne semblent pas avoir de titre original.
Titre anglais : Victory of Odysseus and the recognition of Penelope
Traduction du titre anglais : La victoire d'Ulysse et Ulysse reconnu par Pénélope.
Ici la page de ce blog consacré à cette mini-série de 1968.
Attention, il existe au moins trois montages de cette série :
* italien, film de 110 minutes.
* italien, mini-série de 8 épisodes de 45 minutes environ sans l'introduction, totalisant 370 minutes.
* française, mini-série de 4 épisodes de 1h30 environ avec l'introduction totalisant 446 minutes.
Diffusé en Italie le 5 mai 1968 sur RAI UNO IT.
Diffusé en France en 8 épisodes à partir du 23 janvier 1970 sur ORTF 2 FR.
Sorti du coffret italien 2 dvd
Sorti du coffret italien 3 dvd RAI ERI le 10 avril 2024, inclus un livret, doublage italien non sous-titré seulement
De Franco Rossi, Mario Bava et Piero Schivazappa, sur un scénario de Gian Piero Bona, Vittorio Bonicelli, Fabio Carpi, Luciano Codignola, Mario Prosperi, Renzo Rosso d'après le poème épique l'Odyssée du 8ème siècle avant J.C. de Homère ; avec Bekim Fehmiu, Irene Papas, Renaud Verley, Roy Purcell, Marina Berti, Scilla Gabel, Barbara Bach, Juliette Mayniel, Kyra Bester, Michèle Breton, Marcella Valeri, Constantin Nepo, Ivica Pajer, Samson Burke, Fausto Tozzi, Jaspar Von Oertzen.
Pour adultes et adolescents.
Le prince Antineos organise le concours : "Ici, les uns après les autres, de gauche à droite, en commençant par toi, Leodès."
Leodès, seul, reconnaissait la malfaisance des prétendants, quand bien même il les avait rejoint : Léode aimait Pénélope et, jusqu'à ce point, il avait espéré que Pénélope, Ulysse ne revenant pas, l'épouserait et lui donnerait des enfants.
"Le voile..." réclame la reine Pénélope à ses servantes, qui lui apporte un grand voile rose pour la recouvrir alors qu'elle est assise sur son trône.
Mais à présent, en tendant l’arc, il sentit que ses bras étaient mous et ses mains molles et délicates. À partir de ce moment-là, il devrait courtiser une autre femme achéenne : Pénélope n’était plus sienne, pensait-il... Il ignorait alors qu’Ulysse allait le tuer en lui tranchant la tête. Et Léodès, déconfit, déclare : "Combien de jeunes hommes cet arc va-t-il blesser au cœur ? Mieux vaut mourir quand on a échoué dans le but de sa vie, mieux vaut mourir !"
Alors le prince Antineos se moque de Léodès : "Ne dis pas que personne n’y parviendra simplement parce que tu as échoué ?" Il se lève : "De toute évidence, ta mère ne t'a pas mis au monde pour que tu deviennes archer ; d'autres prétendants y parviendront."
Et Léodès de faire passer l'arc qu'il n'est pas parvenu à tendre. Mais le prétendant suivant semble connaître exactement les mêmes difficultés que lui à tendre l'arc : impossible de l'armer de sa flèche.
Pendant ce temps, Télémaque observe les prétendants, puis regarde du côté de son père à l'abri des regards, qui dit à ses deux serviteurs fidèles, : "Si vous m'aidez à rendre la justice, vous vivrez avec moi comme mes fils. Dis aux servantes de rester dans leur chambre, puis toi et Eumée, barrez la porte de la salle : personne ne doit s'échapper. Allez, vite !"







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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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- Écrit par David Sicé


Ici la page amazon.fr du coffret allemand intégrale S1-7 VF incluse.
Ici la page amazon.fr du coffret blu-ray saison 2 VF incluse.
Star Trek: The Next Generation S02E05: Loud as a Whisper (1988)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Fort comme un chuchotement.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : L'Éclat d'un murmure.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Diffusé aux USA à partir du 9 janvier 1989 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, Diana Muldaur, Colm Meaney, Whoopi Goldberg.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Journal de bord du Capitaine, date stellaire 42477.2. L'Enterprise a été détourné vers le système syellaire de Ramatis ; il semble que les deux factions d'un conflit planétaire amer ont sollicité la Flotte Stellaire pour transporter sur leur monde un médiateur qu'ils sont choisi ensemble. Nos ordres sont de seulement transporter, aucune interférence.
Sur la passerelle de l'Enterprise D, Riker, le commandant en second, occupe le fauteuil du capitaine, et se tient tout de travers, comme il se doit chez les officiers de la Flotte Stellaire de la Fédération des Planètes Unis. Il ordonne : "Réduisez à mi vitesse d'impulsion."
De son poste de pilotage à l'avant de la passerelle, Wesley Crusher répond, blasé : "Vitesse réduite à moitié de l'impulsion." Puis il prend un air inspiré en fixant l'écran géant holographique avant qui ne doit rien montrer de particulier, à moins d'une collision imminente, même à demi-vitesse.
Riker se lève, l'air accablé, et marche jusqu'au bureau voisin du capitaine Picard.
Dans le bureau, le capitaine Picard semble fasciné par une représentation holographique colorée très schématique d'un système solaire projetée par le plateau de son bureau. La porte d'entrée du bureau bip, et Picard lance "Entrez !"
Ce qui pose la question de comment la personne de l'autre côté de la porte peut entendre quoi que ce soit à moins d'un haut parleur, les portes du bureau étant supposé résister à une décompression explosive de la passerelle de l'autre côté. Magie de la Science-Fantasy ou un autre prodige de la traduction simultanée systématique par l'ordinateur de tout ce qui se dit à bord et en cours de mission à l'extérieur du vaisseau, via les communicateurs intégrés aux badges du personnel et de ses passagers ?
PIcard déclare de son bureau, la main devant sa bouche, ce qui pourrait être interprété comme un signe qu'il s'apprête à mentir à Riker, ou que par anticipation, Picard se défend de l'odeur corporelle ou de l'haleine de son second.
L'épisode n'étant pas en odorama, impossible de trancher : "Ah, Numéro Un, regardez ceci." Il fait geste de la main droite d'approcher, puis la remet devant sa bouche, sa main gauche ne quittant pas le dessous du bureau, positionnée sur sa cuisse gauche ou à son entrejambe : "Depuis que nous avons quitté le système de Lima Sierra, je me suis interrogé sur comment il se pourrait que la troisième planète puisse se maintenir sur une telle orbite, alors que c'est théoriquement impossible ?"
Si un fait est théoriquement impossible, c'est que votre théorie est fausse. Plus dans la réalité, les paradoxes (propos qui se contredisent) n'existent pas : ce sont seulement des formules spécieuses, c'est-à-dire dont les contradictions apparentes sont causées par un langage vicieux ou les limites de la grammaire et du lexique, sans compter celles intellectuelles et éducatives de qui parle et qui gobe.
Pourquoi ne pas plutôt demander à Data ? Après tout, c'est lui l'officier scientifique...
Riker s'est figé, l'air catastrophé, l'air de dire : "C'est quoi la question ?" Puis de se demander s'il oserait répondre : "Brigitte Bardot ?"
Picard, ignorant superbement Riker, qui aurait tout aussi bien pu ressortir immédiatement sans que son capitaine ne s'en rende compte : "... Mais considérez ceci." Picard appuie sur un seul bouton du plateau holographique et le modèle de système stellaire continue de tourner.
Riker s'approche et pose la main sur le dossier du fauteuil d'invité, car par chance à la seconde saison, le budget permet que la personne invitée dans le bureau du capitaine puisse s'asseoir ailleurs qu'en se vautrant sur le canapé sous les hublots donnant fort romantiquement sur l'Espace frontière de l'Infini.
Riker déclare, sûr de lui : "Il n'y a pas de dégénération."
Ce qui est un peu cavalier compte tenu que a) c'est une simulation b) l'échelle ne permet pas de mesurer à l’œil nu une dégénération de l'orbite c) la planète en question a dû orbiter trois fois devant Riker, ce qui est un peu court.
Picard répond : "Exactement."
Ce qui est l'équivalent du public holographique de Data dans un épisode précédent, programmé pour rire au moindre mot et geste du prétendu comique.
Riker demande : "Pourquoi ?" Picard répond "Pourquoi ?" ce qui psychiâtriquement s'appelle de l'écholalie, mais scénaristiquement, jouer la montre.
Picard répond enfin : "Je n'en ai pas idée."
Rappelez-moi pourquoi vous tenez cette conversation à part pour gratter des minutes pré-génériques ? Demandez à votre ordinateur comment vous avez pu sortir de l'Académie et piloter des vaisseaux spatiaux en ignorant tout de la mécanique céleste, et comment vous pouvez visiter un système solaire dont la représentation serait complètement fausses selon vos compétences astronomiques ? Je rappelle qu'ils sortent pratiquement d'une zone d'Espace "vide" dans lequel votre omnipotent harceleur du jour voulait vous emprisonner le temps qu'il dissèque un à un l'équipage et leurs familles.
Décontenancé, Riker sort enfin une explication plausible, en mettant à son tour sa main devant sa bouche : "Eh bien, peut-être que ce facsimile n'a pas les masses appropriées (pour fonctionner correctement) ?"
Et là, c'est moi qui ne comprend plus : la simulation holographique fonctionne, c'est la théorie selon Picard qui ne fonctionne pas, donc la première explication plausible c'est que Picard ne sait pas calculer ou n'a pas les bonnes données pour son calcul. Par exemple il a confondu avec un autre système ou il a copié sur son voisin lors du concours d'entrée à l'Académie, qui de toute manière est contrôlée par un général alors qu'ils sont notoirement tous psychopathes harceleurs, ou possédés par des vers extraterrestres (ceci expliquant cela).
Très suggestivement, et alors qu'il recherche l'approbation de son capitaine, Riker ne cesse de caresser du doigt sa moustache et sa barbiche, toujours de l'extérieur vers l'intérieur de sa bouche ouverte, ce qui n'est pas un geste trahissant un instinct de protection, défense ou détournement, bien au contraire.
Picard l'admet : "Peut-être ; mais si ceci est une représentation exacte, cela pourrait expliquer ce qui est arrivé dans ce système..."
Riker, qui ignore visiblement comme nous ce qui est arrivé dans ce système, répond "Peut-être." Après tout il n'est qu'un acteur qui lit les lignes qu'on lui donne devant une caméra, dans un décor et un costume ?
Picard reprend, visiblement contrarié : "Eh bien, c'est, euh, une question qui ne se pose pas au meilleur moment." Il appuie sur le même bouton de son plateau holographique, mais cette fois l'hologramme disparaît : "Juste un nœud qu'il fallait que je dénoue."
Et qu'il n'a donc pas dénoué. PIcard se rassied à sa table : "Alors, de quoi vouliez-vous me parler ?"
Une petite seconde : son second au commande du vaisseau vient le trouver et il lui parle d'un truc qui n'a rien à voir et qui n'est pas urgent, plutôt que de commencer par l'écouter immédiatement ? On se croirait à bord d'un avion de ligne sur le point de s'écraser avec le capitaine qui divague tandis que son second n'ose rien objecter et encore moins prendre les commandes, et boum, tout le monde meurt.
Riker répond : "Oh, nous sommes arrivés à Ramatis III."
Un détail, juste votre mission de transporter urgemment et sans interférence de ce genre un médiateur pour empêcher que deux factions belligérantes continuent à s’entre-tuer, alors qu'elles s’entre-tuent en ce moment même.
Picard se lève à nouveau de son fauteuil : "Eh bien, il est temps d'y aller."
Ahem. Plus que temps en effet. Rappelez-moi pourquoi Riker n'a pas simplement annoncé à son capitaine via l'interphone qu'ils étaient arrivés à Ramatis ? Peut-être que Picard était au toilette ou à regarder un autre genre d'hologramme astronomique et qu'il n'avait pas besoin d'être déranger en personne à ce point de ses méditations ?
Il me semble avoir lu ou entendu encore récemment la réflexion de cette écriture qui consiste à faire aller et venir et s'agiter (donc parler) pour rien les héros d'une histoire plutôt que de faire avancer un récit et en montrer l'action et les conséquences. Quelqu'un ne sait pas écrire, et joue la montre en essayant de le cacher, et ces pauvres acteurs doivent endurer pour mériter leur maigre salaire tandis que le spectateur espère tout du long que l'épisode passe à autre chose. Ou se lance dans un jeu d'alcoolisme : chaque fois que Picard se lève et se rassied, allez hop, un shot de plus. Et à partir de là, ce qui arrive ou pas dans l'épisode n'a plus aucune espèce d'importance, seulement la crise de foi(e) qui s'annonce.
Les deux sortent du bureau pour entrer sur la passerelle, Picard en premier, Riker suivant docilement. Mais c'est Riker qui ordonne : "Orbite standard, Monsieur Crusher."
Ce qui implique que le pilote de l'Enterprise D envoyait le vaisseau sur quelle trajectoire exactement une fois arrivée en vue de la planète ? La même que Space X sur la Lune, droit au fond d'un cratère tout neuf ? Ou bien est-ce que Wesley faisait faire des looping au vaisseau de classe Galaxy en attendant ? Ou bien participait-il au concours de Pokémon entre tous les vaisseaux de la flotte en mission fraîchement débarqués dans un système, en attendant l'ordre de mise en orbite : attrapez-les tous ?
Wesley répète : "Orbite standard" et prend en air absorbé, tripotant sa console. C'est un poste de pilotage et il n'y a pas de manche à balai, donc forcément, il prompte à l'ordinateur de bord. Encore un poste qui sera bientôt supprimé par l'Intelligence artificielle, l'Ordinateur de bord étant déjà une intelligence artificielle avancée au point de pouvoir simuler n'importe qui sur le pont holographique.
Puis Picard annonce : "Monsieur Data, vous avez la passerelle." Très déçu, l'androïde quitte son fauteuil de navigation, pour se laisser prudemment couler dans le fauteuil du capitaine, et l'épousant, une brève expression d'extase éclaire le visage de l'androïde. Faut croire que tout le monde est fait différemment.
Dans l'ascenseur, Riker ordonne : "Salle de téléportation cinq."
Parce que même cela, son capitaine n'est pas capable de le faire tout seul ? Puis Riker couve d'un regard curieusement salace son capitaine, avant de devenir tout rouge et lui déclare : "Je suis encore un peu mal à l'aide à l'idée que vous commandiez cette équipe de terrain."
Vu que Picard est incapable de comprendre pourquoi une planète tourne et préfère rester des heures à fixer une simulation grossière qu'il prétend fausse, il y a de quoi s'inquiéter en effet.
Picard corrige, tel à un petit enfant : "Ce n'est pas une équipe de terrain, Commandant : je considère ceci comme une fonction cérémoniale." Puis Picard élabore : "Si moi je n'y allais pas, cela pourrait être interprété comme un manque d'intérêt."
Il semblerait que Picard a dû mal à appréhender le concept de "ne pas interférer".
Riker le regarde alors de haut, parce qu'il est plus grand que son capitaine : "Vous serez prudent, Monsieur ?"
Picard soupire et éructe : "Cot, cot, cot !" Riker, à qui décidément beaucoup de choses échappent : "Monsieur ?"
Picard répond à la fois agacé mais quelque part concupiscent : "Vous vous conduisez comme une mère-poule."
Riker lève les yeux au plafond, humilié. Picard ajoute immédiatement : "J'apprécie votre préoccupation." Riker le regarde, déconfit, et tout rouge.







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