Star Trek la nouvelle génération, la série télévisée de 1987Feu orange télévision

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Star Trek: The Next Generation S01E10: Hide & Q (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : à cache Qache.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Dans la peau de Q.

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Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)

Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.


Diffusé aux USA à partir du 23 novembre 1987 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).

De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.

Pour adultes et adolescents.

(space opera militariste) Carnet de bord du capitaine, date stellaire 41590.5 : ayant déposé la Conseillère Troy sur la base stellaire G-6 pour une visite à la maison en navette, nous nous étions trouvé heureusement proche du système stellaire Sigma III lorsque sa colonie Fédérale transmettait un appel urgent pour de l'aide médicale : une explosion accidentelle a dévasté un site minier là-bas.

Dans les couloirs de l'Enterprise D, la doctoresse Crusher donne avec autorité ses consignes à ses deux infirmiers porteurs de mallettes médicales : "Incluez une unité brûlure dans chaque Kit ; à l'arrivée, identifiez les blessés les plus graves et téléportez-les dans la soute d'embarquement numéro 6..."

Parce que c'est dans cette soute qu'ils stockent les sacs à cadavres ? Comme si d'ordinaire une équipe de secours médicales devait d'abord identifier les blessés les plus légers pour laisser expirer ou euthanasier les plus graves, histoire de ne pas surcharger les urgences, comme en France pendant la "crise" du Covid ? Peut-être qu'il faudrait former vos infirmiers aux principes de base du secourisme avant de devoir les appliquer.

Soudain l'interphone se met à siffler très familièrement la doctoresse et la voix du capitaine Picard retentit : "Docteur Crusher, ici le capitaine."

Beverly Crusher a apparemment oublié de se munir d'un badge de communication, sans doute la consigne en cas d'urgence médicale stellaire : elle abandonne donc les deux infirmiers qui continuent leur marche à vive allure dans le couloir comme si la doctoresse n'avait jamais été là ; il est vrai qu'il y a urgence, à ceci près que l'Enterprise est encore loin d'être arrivé à destination. Beverly Crusher donc fait volte face et se précipite à l'équivalent mural de la colonne de télécommunication dans Cosmos 1999 et la tripote pour déclarer : "Ici Docteur Crusher."

Picard, qui malgré l'urgence en question n'a pas levé ses fesses de son fauteuil, en possession à demi vautrée qui doit faire super mal au bas du dos à force, déclare, là encore avec la plus grande autorité : "Information additionnelle : le nombre de colons sur site est de 504..."

Pardon, 503. Pardon 502. Pardon 501...

"Êtes-vous préparée pour un si grand nombre, doctoresse ?"

Mais absolument mon Capitaine : après tout, j'ai deux mains et deux infirmiers pour porter ses mallettes médicales. Blague à part, n'était-ce pas le renseignement à donner en priorité à la cheffe de la mission médicale, et incidemment à inclure dans un SOS à qui qui le captera ?

Ce à quoi Beverly Crusher répond dans l'interphone : "Nous le croyons, Monsieur."

L'important, c'est d'y croire. Maintenant quelqu'un avec un minimum de sérieux militaire aurait simplement répondu : "Oui, Monsieur."

Geordi La Forge, le pilote aveugle, mentionne alors : "Capitaine, nous sommes à présent à vitesse de distorsion 9.1, Monsieur."

Notes pour plus tard : 1°) inclure un compteur de vitesse intégré à l'écran holographique avant de la passerelle ; 2°) Et y ajouter la présence annoncée sur la route de radar, le nombre de points perdus en excès de vitesse, et le montant cumulé des amendes à régler depuis le début de la mission d'exploration.

Le petit personnel a-t-il si peu de choses à dire ou à faire qu'il doive sans arrêt répéter ce que l'ordinateur aurait déjà dû mentionner à leur place ? Sempiternel dialogue d'exposition.

Et Data de renchérie : "Ce qui nous amènera à la colonie d'ici 3,2 heures, Monsieur."

Pardon, 3,29 heures. Pardon 3,28. Pardon 3,27... Et pendant ce temps, Will Crusher pourrait demander à chaque fois depuis son strapontin sur la Passerelle : "Dis Maman, quand est-ce qu'on arrive ?"

Et voilà Riker une petite tablette à la main qui débarque par l'ascenseur pour annoncer : "Capitaine, j'ai un schéma d'après le site de l'explosion : il suggère que la cause pourrait être un gaz de type méthane suintant depuis le sous-sol..."

Il avait vraiment besoin de prendre l'ascenseur pour ça ? Le rapport ne pouvait pas s'afficher directement partout et être répété par Tasha Yar ou Worf ? Riker tend la tablette à Picard qui doit être sourd car il la consulte, et là encore, les consoles ou l'écran géant frontal de la passerelle, c'est pour le sanglier domestique chéri de Worf de quand il était petit ?

La Forge interrompt la lecture attentive de la tablette par Picard, qui semble avoir oublié ses lunettes de vue... à moins que le schéma soit masqué par un paywall comme partout sur Internet chaque fois que l'article peut avoir le moindre intérêt pour quiconque, et jamais s'il s'agit d'un défilé de tenues sado-maso-bling-bling d'actrices ou d'acteurs déguisés en actrices glapissant leur consentement solennel à laisser leur propriété privé occuper par les migrants de l'Espace pour immédiatement après appeler la police fédérale de la migration pour les rafler et les déporter chez les Ferengis à fouets dans l'heure : "Capitaine, je détecte un champ de force là dehors d'un certain type ; c'est presque comme ci..."

Les officies de la Fédération et leurs précisions toujours aussi précises. La Forge aurait pu déclarer plus sérieusement : "Capitaine, je détecte un obstacle potentiel en avant de notre course."

Moins vague et plus péremptoire, une alarme rouge se déclenche. Mais qui aurait pu avoir à bord plus de bon sens pratique que l'ensemble des officiers sur le pont et leur capitaine ? Chat GPT aux senseurs ? Il y a du licenciement dans l'air... Et là, personne sur la passerelle ne semble plus réagir ou prendre de décision : comme deux lapins immobilisés en traversant une route de nuit face à un poids-lourd fonçant sur eux plein phares, Picard et Riker fixent l'écran holographique géant à l'avant de la passerelle. Qui montre seulement une espèce de bulle lumineuse dorée à noyau bleu fonçant droit sur eux, à moins que cela ne soit le contraire. Consultez le constat d'accident qui suivra pour "plus de précisions" comme ils disaient.

A l'écran, la boule dorée explose et est remplacé par une espèce de filet à mailles lumineuses à la manière d'un jeu vidéo de la fin des années 1980. Il ne manque qu'un néon Atari quelque part sur la passerelle ou accroché sous la soucoupe de l'Enterprise. Data murmure, sans doute pour mieux se faire entendre des autres : "Entité Q (prononcez Kiou), Monsieur." Ou alors rediffusion d'un épisode précédent à l'écran géant ? Une signature facile à reproduire à l'écran en tout cas, mais la rigueur des officiers de la Fédération dans leurs analyses scientifiques semble sans borne. Ce qui pourrait poser problème en matière de protocole scientifique de résolution de problème.

Cependant, ce n'est pas comme si Data l'androïde était officier scientifique.

Oups. Il l'est. Et d'ajouter : "C'est identique à la grille que nous avons rencontré lorsque..."

Comme si personne à bord ne se souvenait de cet épisode si anodin où ils ont été kidnappés et traînés en parodie de justice pour que leur espèce entière soit anéanties s'ils échouaient à un QCM, neuf épisodes auparavant lors de la première mission de leur vaisseau, sachant que c'est seulement la neuvième.

Mais Worf le klingon responsable de la sécurité coupe fièrement l'avis éclairé du navigateur et officier scientifique sur un obstacle inconnu pour déclarer péremptoire et fier : "C'est détecté comme solide, Monsieur."

Très bien, donc vous allez pouvoir tous descendre du vaisseau avec votre scie à métal standard de la Flotte Stellaire et découper la grille en question. Par ailleurs, qui vous dit que votre senseur a réellement détecté quoi que ce soit au lieu de s'être fait piraté exactement comme votre écran holographique.

Fort de cette précision, le Capitaine déclare : "Urgence, point à la ligne."

Pardon, panne de la traduction automatique à bord : il voulait dire en fait "Arrêt complet".

La Forge répond, en cherchant où peut bien être le menu déroulant sur sa console pour exécuter l'ordre de son capitaine : "'J'inverse la poussée, Monsieur." Et plus sérieusement, il aurait pu simplement répondre : "Bien reçu, (une pause) arrêt complet."

Alors Picard chuchote, là encore pour mieux se faire entendre : "Pas maintenant, bon sang (littéralement, maudissez-moi ça) Q !"

Une bien curieuse prière bien imprudente compte tenu de ce qu'ils savent tous sur cette passerelle des pouvoirs et de l'humour très douteux de l'Entité en question, mais quand on ne sait écrire que du dialogue d'exposition, il ne faut pas espérer le moindre effort de vraisemblance ou la moindre étincelle de quotient intellectuel, et oui, c'est un jeu de mot : Q.I.

Sans aucun ordre donné, voilà que Tasha Yar annonce : "Boucliers et déflecteurs levés, Monsieur."

Il est vrai que nous sommes au moins deux à avoir oublié si les boucliers et les déflecteurs avaient changé quoi que ce soit à l'issue de leur dernière rencontre avec Q, mais à ma décharge, cela fait beaucoup plus longtemps qu'eux que je n'ai pas revu le double épisode pilote de Star Trek: La Nouvelle Génération. Quelle est leur excuse, à l'écran ?

Geordi La Forge indique alors : "Désormais je lis arrêt complet." Même remarque que précédemment : à l'époque du Titanic, c'était écrit en gros dans la cabine de pilotage ; de nos jours, c'est encore écrit en gros sur le compteur de vitesse, quand bien sûr l'écran vidéo n'est pas en panne sur les voitures les plus récentes.

Un flash et un bruissement : devant l'entrée de l'ascenseur vient d'apparaître une espèce de bulle de savon surmontée de trois cobras rouges transparents, tandis que la voix sarcastiques de Q (ils s'appellent tous Q ?) résonne : "Je pensais qu'à cette heure vous auriez décampé de retour dans votre petit système stellaire..."

Tasha et Worf font alors semblant d'avoir job, ce qui en la circonstance fait simplement pitié. Pas mieux du côté de leur capitaine, qui se met à pleurnicher : "Si c'est bien à Q que je m'adresse, nous sommes en mission de sauvetage pour un groupe de blessés graves..."

Peut-être la prochaine fois envoyer plusieurs vaisseaux de secours au lieu de jouer les sauveurs stars ? Ils le savent pourtant bien après dix épisodes que leur intrigue A est constamment compliquée par une intrigue B voire C ! Et depuis quand on n'envoie qu'une seule ambulance de deux infirmiers et une doctoresse même pas convaincue à une colonie de cinq cents personnes réputés grièvement blessés ?

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.

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