

Star Trek: The Next Generation S01E03: Code of Honor (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : code de l'honneur.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Le code de l'honneur.
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Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Diffusé aux USA à partir du 12 octobre 1987 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry, également scénariste avec D.C. Fontana. Avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, John de Lancie, DeForest Kelley, Colm Meaney. D'après la série télévisée Star Trek crée par Gene Roddenberry
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de bord du capitaine, date stellaire 41235.25. Notre position, la planète Ligon II, source d'un vaccin rare nécessaire à la planète Styris IV de la Fédération. La Flotte Stellaire m'a donné pour instruction d'engager une visite amicale et d'ouvrir les négociations pour un traité en vue d'acquérir cette substance médicinale.
Sur la passerelle de l'Enterprise, Laforge, au poste de navigation, annonce : "Orbite standard, Monsieur." Puis, de son fauteuil de second, Riker annonce : "Appel du Lieutenant Yar depuis le quai de chargement, Monsieur : prêt à téléporter à bord la délégation Ligonienne de bienvenue." Ce à quoi le capitaine Picard répond : "En route." Et de se lever, imité par Riker et la conseillère Deanna Troi.
PIcard lance au passage dans le dos de l'androïde Data : "Vous avez la barre, Monsieur Data." Les trois officiers entre dans l'ascenseur attenant à la passerelle, et à l'intérieur, Picard annonce à l'ordinateur de bord : "Cargo 1". Puis il commente à l'attention des deux autres officiers : "Ceci devrait être une expérience intéressante."
Riker répond : "J'approuve." Étrangement, Deanna Troi semble faire la grimace, tandis que Riker poursuit : "Non seulement ils sont pratiquement humanoïdes ; mais leur histoire a de remarquables similarités avec la nôtre." Deanna croit alors bon de préciser : "Une société hautement structurée et ils sont excessivement fiers."
Puis voilà le trio d'officiers qui débarquent dans la soute de déchargement. Picard s'arrête devant Tasha pratiquement au garde à vous, qui déclare immédiatement : "Ils ont insisté pour utiliser leur propre équipement de téléportation, Monsieur." Ce à quoi Picard répond : "Ce sont leurs coutumes, Lieutenant ; ont-ils nos coordonnées ?" Picard reprend sa marche en avant et Tasha le rejoint : "Ils les ont, Monsieur, précisément. Et ils attendent votre signal."
Picard et Tasha s'arrêtent à quelques pas d'une espèce de cible au sol dans un espace un peu dégagé de la soute où sont par ailleurs entreposés divers caisses et bidons. Picard fait tinter son badge-communicateur et annonce à la radio : "Ici le Capitaine Picard à bord du vaisseau Entreprise de la Flotte Stellaire ; s'il vous plait, faites-nous l'honneur de visiter notre vaisseau."
Et le temps d'un scintillement de quatre colonnes de taille humaine, apparaissent une espèce de calife des mille et une nuits enturbanné vêtu de soie bleue semée d'or, flanqué de ses quatre gardes-lanciers dont un portant en plus un tapis, les gardes étant vêtus de pantalons bouffants, ceinture et turban à diadème bling bling, tous semblant importés d'Afrique noire absolument terrienne, à la moue méprisante. Humains d'apparence, et pas seulement humanoïdes, à moins d'un appendice différent caché par leurs pantalons bouffants.
Le garde qui portait le tapis roulé le dépose devant l'espèce de calife, qui donne un coup de pied dedans pour dérouler le tapis sur son chemin. J'aurais cru que ses domestiques lui auraient épargné cette affront, ou qu'il aurait attendu que Picard ou Deanna, ou Tasha, ou même Riker déroulent eux-mêmes le tapis en avançant à quatre pattes devant eux : ils sont très fiers, et il faut respecter les coutumes de ses invités, non ?
Alors le calife fait un pas de côté : c'était en fait lui le domestique, et une dernière colonne scintillante fait apparaître un afro-américain de plus grande taille, au costume plus kitch encore. Le lieutenant Yar se retient visiblement de ne pas éclater de rire. Riker préfère incliner douloureusement la tête. Picard concentre son attention sur un point lointain plus à droite de la délégation et Deanna essaie de ne pas penser car elle est télépathe.
Le grand africain torse nu à collier et turban doré fait deux pas pour annoncer : "Je... suis Lutan."
D'habitude, un larbin fait ce genre d'annonce, mais les Ligoniens doivent être trop fiers pour se laisser présenter.
Sûr de lui, Picard avance pour se planter devant Lutan qui le dépasse d'une tête, et lève ses mains paume ouverte face à Lutan. Qui fait la même chose dans sa direction, mais en baissant un peu ses paumes pour à peu près les mettre à la hauteur de Picard. Puis, soudain empourpré, Picard se présente à son tour : "Capitaine Jean-Luc Picard." Puis il tend sa main droite pour que Lutan la sert et déclare : "Bienvenue à bord..." en ayant apparemment un peu de mal à décoller son regard des pectoraux exposés du grand africain.
Picard lâche enfin la main de son interlocuteur et tourne le dos à son invité de prestige, pour déclarer : "Voici mes officiers : mon second, le Commandant William Riker..."
Une seconde, comment Lutan pourrait-il présumer que Riker se trouve être le type en rouge et noir qui essaie de tenir d'un pas de côté entre les deux dames respectivement en vert et en violet ? La langue anglaise n'a pas de féminin ou de masculin, William n'est pas un prénom genré, c'est-à-dire marqué d'un suffixe d'homme ou de femme, l'ordinateur est censé traduire mais nous n'entendons pas ce qu'il raconte, et ce peut-être la traduction automatique des Ligoniens, et il n'est à aucun moment précisé si Lutan a appris à parler l'anglais ou la différence subtile entre une poitrine d'une femme féminine et celle d'un homme obèse et/ou à court d'hormones mâles.
Le chef de la délégation, le planton, et un garde n'ont pas l'air impressionné, alors Picard ajoute "Le conseiller de vaisseau en chef Deanna Troi, et mon officier de sécurité, Lieutenant Natasha Yar."
Lutan semble choqué : "Une femme ? Votre chef de la sécurité ?" Et PIcard de préciser : "Oui, Lutan, c'est son domaine d'expertise."
Et là, c'est au chambellan et à Lutan d'avoir l'air sur le point d'éclater de rire. Néanmoins Lutan s'incline très légèrement : "Je suis honoré de rencontrer vos officiers en second." Puis, présentant le chambellan : "Voici mon second, Hagon ; un échantillon du vaccin." Et Hagon de tendre un boîtier tout en faisant un pas en avant.
Alors Yar bondit pour s'interposer : "Mon devoir, Lutan, je suis désolée mais il m'est requis d'inspecter..."
Hagon avance malgré tout, lâchant : "Hors de mon chemin, Femme !"
Encore une fois, comment Hagon ou Lutan peuvent-ils savoir que Tasha Yar est réellement une femme ? Après 2016 ou même avant sur la Terre, un pronom ne suffit pas, ni du maquillage, ni du rembourrage.
Alors Yar s'empare du vaccin et jette Hagon à terre. Si le garde derrière Lutan a toujours l'air accablé, Lutan déclare, gourmand : "Comme c'est intéressant ! Puissions-nous nous montrer aussi surprenants à votre égard."
Ce qui n'a pas l'air de rassurer Yar du tout. Et Lutan de ricaner. Yar s'empresse de regarder si le contenu de la boîte valait la peine de détrousser et d'offenser le second de Lutan, une fois de plus sans respecter la moindre procédure de quarantaine ou de prudence alors qu'un vaccin par définition est un agent infectieux affaibli pour apprendre à l'avance au système immunitaire à se défendre. Par ailleurs la Fédération compte aussi des planètes non humaines, et rien ne dit qu'un vaccin pour Styris IV n'est pas mortel pour les humains, ni que le flacon du vaccin ne fuit pas.
Deanna remarque à voix haute pouvant s'entendre à travers toute la soute : "Si je puis suggérer, Monsieur : pas d'excuse ; de leur point de vue, cela nous affaiblirait."
Alors Tasha se retourne et tend la boîte refermée : "Rien de caché, Capitaine ; auriez-vous le souci de l'accepter ?"
Elle n'a pas de tricordeur, depuis quand un simple examen visuel permet de détecter un piège dans une boite extraterrestre du 24ème siècle ?
Lutan intervient, poings sur les hanches : "A moins que vous ayez le souci de l'examiner plus attentivement ?"
Picard répond avec un sourire sans les dents : "Absolument pas." Il prend la boîte déjà tripotée et violée par Yar et la brandit : "Cet échantillon vaccinal est le don de la vie nous sommes honorés de le recevoir."
Le don de la vie ? Les lIgoniens auraient-ils fait un don de sperme ?
Puis, comme Picard revient à la hauteur des pectoraux de Lutan, toujours en brandissant la boite : "Vuodriez-vous nous faire l'honneur additionnel à présent de vous divertir ?"
Lutan répond rapidement, toujours gourmand : "Oui, oui, s'il-vous plait, préparez ça : nous vous rejoindrons sous peu."
Comme Picard s'éloigne, Hagon se retourne et demande à Lutan, toujours sur un ton qui doit logiquement s'entendre dans la totalité de la soute : "Je supplie de me pardonner !" Lutan l'arrête d'un geste conciliant : "Ce sont d'étranges choses extraterrestre, vous n'avez commis aucune faute..." Hagon est choqué : "Mais la femelle ?" Lutan pose alors sa paume puis son poing sur l'épaule de Hagon pour compléter : "... pourrait être exactement ce dont j'ai besoin.







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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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