

Ici la page Amazon du coffret DVD français de l'intégrale de la série Le 6ème sens 1972
The Sixth Sense S02E03: Lady, Lady, Take My Life (1972)
Traduction : Le sixième sens, Dame, Dame, prenez ma vie.
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Diffusé aux USA à partir du 29 janvier 1972.
Sorti en DVD français le 1er octobre 2014 (le master n'est pas HD, image et son correct).
De Anthony Lawrence (également scénariste), réalisé par Alf Kjellin ; d'après le téléfilm Sweet, Sweet Rachel (1971) ; avec Gary Collins, Catherine Ferrar, Belinda Montgomery, Jim McMullan, Kip Niven, Bert Freed, John Milford, Christina Crawford
Pour adultes et adolescents.
(Fantastique, pouvoir psioniques) (Fantastique, pouvoir psioniques) La voix d'une jeune femme, hallucinée, dans la pénombre de ce qui ressemble à un planétarium : "Vaste... ténébreux... inquiétant... euh... la solitude... si seul ! ... Si vulnérable ! ... Fragile !" Elle soupire : "On approche du Soleil maintenant..."
Elle souffle : "Brûlant !" Puis s'excite : "Éclatant de chaleur ! Explosant ! Bombardant d'atomes !!! Aux flammes jaillissantes !!!" Et soufflant à nouveau : "Le Soleil !!!"
La jeune femme blonde est assise à une table où siègent plusieurs hommes sans visage, elle a les yeux fermés, les cheveux enserrés dans une gaze médicale retenant des électrodes dont les fils électriques colorés retombe en cascade sous ses longues mèches tombant sur ses épaules, jusqu'à une machine toute proche enregistrant l'activité électrique de son cerveau. Elle se tord les mains apparemment d'extase et s'exclame : "Primordial ! Chaotique !"
Ses paupières s'ouvrent et se referment, puis elle s'exclame à nouveau : "Je peux sentir la chaleur ! Même à travers la vitre, je peux la sentir ! ... La source de la Vie !!!" Elle gémit avant de trouver une reformulation élégante de plus : "Parente de l'Univers !"
La porte de la salle plongée dans la pénombre s'ouvre brutalement, au moment même où la jeune femme blonde aux électrodes semble avoir un orgasme et s'écrie : "Je peux le sentir... !!!"
Un homme d'âge mûr en complet gris (Walker), cravate bleue marine et chemise bleu clair se tient dans l'embrasure de la porte, qui donne sur un couloir décoré de panneaux argentés.
Il fait ainsi entrer dans la salle obscure une lumière vive qui tombe en plein sur la jeune femme et les quatre hommes assis autour de la même table ronde à la surface telle un miroir noir. Et le nouveau venu n'a pas l'air impressionné.
La blonde se tait sans rouvrir ses yeux. L'un des hommes à la table pivote sur son fauteuil : aux cheveux bruns, à la barbiche et moustache noir, à la veste marron et chemise à col ouvert rouge (nous sommes définitivement dans les années 1970), il lance un regard meurtrier à l'importun.
La blonde ouvre enfin les yeux, un afro-américain à sa droite arrête l'enregistreur sur bande. Et le nouveau venu accuse : "Juste, que pensez-vous être en train de faire là ?"
L'homme à la barbe noire vocifère : "Vous nous dérangez..." Puis plus bas il achève : "...Walker !" Le dénommé Walker rétorque : "Le projet télépathique a déjà été annulé, vous n'avez aucune autorisation à vous trouver ici plus longtemps !"
L'homme assis à la gauche du barbu en chemise rouge portant lunettes rondes, aux cheveux gris et à la moustache épaisse blonde, portant une veste de velours et une chemise blanche, interpelle alors : "Walker ! La fille qui se trouve dans cette pièce avait établi un contact télépathique avec un astronaute en orbite autour de la Lune !"
Walker répète avec mépris : "... établi un contact ? Vous êtes supposé être un scientifique !" Le barbu insiste : "Nous étions en train de mener une expérience scientifique !" Walker rétorque : "Ce charabia, c'est du n'importe quoi ! Vous et moi le savons bien, et les gens qui financent cet institut le savent aussi !"
A ces mots, la jeune femme blonde le fixe, tranquillement. Walker conclut : "Votre temps est passé, je vous fiche dehors !" Et de refermer la porte derrière lui. L'obscurité retombe dans la pièce.
Le quatrième homme jusque là muet et invisible, un homme âgé à veste et cravate noire, remarque : "Un homme pathétiquement désagréable..." Quant à l'afro-américain, il prend des notes en déclarant, yeux baissés : "Tombe raide mort, Walker !"
A ces mots, l'homme à la barbe noire regarde l'afro-américain et renchérit : "Je souhaite qu'il le fasse." L'afro américain lève les yeux pour le regarder.
Le vieux à la cravate noire trésaille. Le moustachu aux cheveux blancs avoue à mi voix : "Eh bien, vous n'êtes pas les seuls." La blonde soupire, et semble se perdre dans ses pensées...
Pendant ce temps, Walker, se frottant les mains, est arrivé au bout du couloir dans un coin salon avec un distributeur d'eau, donnant sur un ascenseur.
Walker appuie sur le bouton d'appel lumineux brillant d'un éclat rouge. Puis il lève les yeux pour voir si la cabine est sur le point d'arriver à son étage. Seulement les flèches vertes pour la montée et rouge pour la descente clignotent alternativement, ce qui est impossible en l'état d'un fonctionnement normal.
Peut-être prendre l'escalier ?
Walker semble alors être pris d'un vertige, porte la main à ses sourcils, clignant des yeux. Puis il presse ses deux mains contre son visage, se cachant les yeux de ses doigts joints. Puis il semble se réveiller, secoue la tête.
Les flèches au-dessus de l'ascenseur continuent de clignoter. Pire, les couleurs de la pièce changent, ce qui devrait être compris comme un signe sans appel de manque d'oxygène de ses globes oculaires, d'un malaise cardiaque ou d'une attaque cérébrale imminente.
Clairement désorienté, Walker se contente de rester debout et de fermer les yeux. Puis de les rouvrir et de fixer à nouveau les flèches au-dessus de l'ascenseur. Son cœur bat très vite et très fort. Son monde vire à nouveau au rouge.
Peut-être déclencher l'alarme incendie ?
Walker semble vouloir dire quelque chose, le bégayer, mais aucun son ne s'échappe de sa bouche. Il se détourne, s'appuie sur le distributeur d'eau, attrape un gobelet en plastique, appuie sur le poussoir pour laisser l'eau descendre de la bonbonne enclenchée à l'envers dont le fond est curieusement colorée d'un liquide jaune pisseux vraiment pas incitant à la soif.
L'eau qui coule dans le gobelet semble incolore comme il se doit, et le voilà qui s'empresse de boire son gobelet cul-sec. Puis de relever les yeux vers les flèches de l'ascenseur.
Pas mieux. Il ouvre grand la bouche et les yeux, comme pour pousser un cri inarticulé, et les battements de son cœur semblent accélérer encore. Walker se détourne et grimace, balance son gobelet au sol, se retient au distributeur d'eau.
De fait le bouton d'appel rouge pour l'ascenseur est bien appelé et vert pour l'ascenseur est libre, clignotent eux aussi. Walker s'élance en direction de la salle où se déroulait l'expérience scientifique ou pas d'orgasme télépathique réservée aux jolies blondes aux frais de l'Institut.
Sauf qu'arrivé devant la porte, il est encore à l'autre bout du couloir aux panneaux argentés. Et les lumières s'éteignent, puis se rallument, le monde virant à nouveau au rouge. Crise cardiaque ou attaque cérébrale ?
Walker lève les mains en l'air, doigts en griffes, puis bat des bras et enfin fait volte-face dans un brouillard rouge. Il se retrouve à fixer les flèches clignotante de l'ascenseur qui descend et qui monte à la fois. Ou qui est en panne, un peu comme lui.
Walker secoue la tête et grimace, son cœur bat tellement vite qu'il semble vouloir rattraper le batteur d'un Écraseur de citrouille à la double-pédale pour le galop final du Regard Éternel sur leur album de l'an 2000, les Machines de Dieu. Alors que le punk-rock n'est même pas encore inventé (NDT en 1972).
La prescience ne semble visiblement pas réussir à Walker, qui pivote et attrape à bras-le-corps la bonbonne d'eau qui sert de réservoir au distributeur.
Puis Walker a un sursaut et bascule pour aller s'affaisser face contre la table de verre, arrachant le réservoir du distributeur, et le bac à glaçons avec, dont les contenus se répandent sur lui et sur la table et tout autour.
Alors la double porte au fond du couloir aux panneaux argentés s'ouvrent. Le barbu à la chemise rouge s'élance talonné par l'homme à la moustache blonde et la veste de velours, l'afro-américain, la blonde et le vieux à la cravate noir, qui dernier arrivé fait le tour de la table pour prendre le pouls de Walker, inanimé, visage déformé.
Puis le vieux à la cravate noire se redresse et regarde les autres. La blonde plaque sa main sur sa bouche pour ne pas crier, mais ce n'est pas comme si un seul membre de ce quintette avait manifesté la moindre émotion jusque là.
Plus tard, le secrétariat du bureau de Michael Rhodes, à l'Université de Californie. Le bureau de la secrétaire est notamment décorée d'une tête de mort blanc verni aux orbites peints en noir, dont le crâne est agrippé par une sorte d'araignée croisée avec un crabe.
Le téléphone sonne, Nancy Murphy, la jeune assistante du professeur Rhode entre dans le bureau par la porte d'entrée, un dossier, ses clés et une liasse de bordereaux à la main. Elle vient décrocher le téléphone pour répondre, professionnellement : "Secrétariat du professeur Rhodes." Puis : "Patientez une seconde, je vais voir s'il est là."
L'assistante pousse le bouton de mise en attente, passe devant un tableau noir, toque à la porte, s'entend vaguement répondre d'entrer, et ouvre la porte du bureau du professeur. Elle entre en hochant la tête et en déclarant : "Ahem, j'ai les relevés et les chiffres de l'expérience de clairvoyance...."
Le professeur Rhodes lui-même rejoint la jeune femme : "Faites-en un tableau graphique." Murphy reprend : "Et... le Docteur Pearl du bureau de médecine légale est en ligne à propos des résultats." Rhodes explique : "C'est à propos du rapport d'autopsie : prenez l'appel et notez ce qu'il a à dire."
La jeune assistante obtempère, Murphy sans davantage la calculer va droit au pot à café et se verse hâtivement une tasse, tandis qu'à son bureau, dans le fauteuil du visiteur, une jolie blonde en rouge et collier d'or fume nerveusement une cigarette.
Les deux ayant apparemment attendu que Murphy soit sortie, Rhodes demande à sa visiteuse : "Vous disiez ?"
Et ce n'est bien sûr nulle autre que la femme aux extases télépathiques stellaires contrariées. Elle souffle : "Je n'ai pas fermé l’œil depuis." Et de remarquer : "J'étais comme ça aussi la première fois que nous nous sommes rencontrés..."
Rhodes revient en souriant, deux mugs de café à la main. Elle ajoute : "Effrayée... incertaine..." Il s'assied sur un coin du bureau en face d'elle, et elle avoue : "Je n'aurais pas dû chercher à revivre cela..."
Compréhensif, Rhodes l'assure : "Il n'est pas nécessaire que cela se reproduise : c'est juste que vous ne comprenez pas vos pouvoirs extra-sensoriels, maintenant vous les comprenez ... Vous avez vu ce que nous faisons ici à l'Université, et sur le terrain, et maintenant vous savez que la perception extra-sensorielle va bien plus loin que juste deviner quelle sera la carte à jouer suivante qui sortira au tirage."
La jolie blonde baisse alors les yeux, attristée et quelque part, l'air coupable. Et sans regarder Rhodes dans les yeux, elle souffle : "Oui, vous m'avez bien aidé à comprendre cela... Mais c'est différent..."
Puis rassemblant son courage après avoir essayé de dire quelque chose sans y parvenir, elle avoue : "Je savais que Walker allait mourir, avant qu'il ait quitté la salle."
Rhodes soupire, pour admettre juste après avec douceur : "D'accord, mais il n'y a rien d'inhabituel qu'une personne sensible ait une prémonition à propos de la mort."
La jolie blonde secoue la tête : "C'est juste qu'il ne s'agissait pas de sa mort : quelqu'un parmi nous était en train de le tuer." Puis elle se lève : "Mon Dieu qu'il fait froid ici..."











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