Star Trek la nouvelle génération, la série télévisée de 1987Feu vert télévision

Ici la page amazon.fr du coffret allemand intégrale S1-7 VF incluse.

Ici la page amazon.fr du coffret blu-ray saison 2 VF incluse.

Star Trek: The Next Generation S02E07: Unnatural Selection (1989)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération, sélection contre-nature.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Sélection contre-nature.

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Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)

Diffusé aux USA à partir du 30 janvier 1989 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).

De Gene Roddenberry ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, Diana Muldaur, Colm Meaney, Whoopi Goldberg.

Pour adultes et adolescents.

(space opera militariste) Carnet de bord du Capitaine, Date Stellaire 42494.8: L'Enterprise vole à destination de la Station Stellaire India pour un rendez-vous avec un courrier médical de la Flotte Stellaire ; on nous a seulement dit que notre présence était impérative ; j'ai l'espoir que cette mission me donnera de nouvelles occasions d'évaluer les performances de notre nouvelle cheffe du service médical à bord.

La conseillère Deanna Troi arrive sur la Passerelle de l'Enterprise D et de là vient sonner à la porte du bureau du capitaine, qui assis, fait semblant de lire un vieux livre doré sur la ranche.

Picard vocifère "Entrez" comme si quelqu'un avait oublier de munir sa porte d'un haut-parleur retransmettant son invite, et comme si sa voix à lui pourrait passer la porte potentiellement étanche et certainement insonorisé, histoire que l'ensemble de l'équipage et invités présents sur la passerelle n'entendent pas tout ce qui pourrait se dire ou se hurler de confidentiel dans ce bureau.

Sachant que certains ont des oreilles plus sensibles que d'autres, en particulier le très bavard androïde Data.

Deanna entre, l'air inspiré : "Vous vouliez me voir, Capitaine ?" C'est fait, merci, vous pouvez repartir.

Non, je plaisante : le capitaine Picard répond en fait : "Oui, Conseillère." Il se lève pour lui tendre sa main droite, la gauche tenant encore son livre précieux dont il marque la page en forçant son index à l'intérieur. Heureusement, il n'était pas en train de déguster ses spaghettis à la Bolognaise au chocolat. "Venez vous asseoir."

Et voilà Picard qui pousse cavalièrement main dans le dos la jeune femme interloquée. Deanna Troi s'assied donc, non sur le fauteuil de l'invité en face du bureau, mais sur le divan, ce qui augurerait d'une conversation plutôt informelle à venir.

Picard lui, s'assied sur son bureau, ce qui était probablement le but de cette manœuvre de Picard seconde version, et qui semble viser à ne pas procéder à la manœuvre de PIcard version originale qui vise à éviter que le haut de l'uniforme se froisse quand il s'assied dans un fauteuil, voire remonte et découvre son nombril.

Puis l'ayant fait asseoir et s'étant relevé du bord de son bureau, Picard se détourne de la conseillère, et lui montrant son dos, déclare : "Vous avez eu l'occasion d'observer la doctoresse Pulaski depuis quelque temps déjà..."

La conseillère Troi doit se douter à présent que son capitaine n'a vraiment pas apprécié la sortie de Pulaski prétendant que la santé de n'importe quel patient était plus important que les ordres de la Starfleet, son vaisseau ou la bonne santé de l'équipage, et la sienne en particulier ; tous les officiers de la flotte stellaire font les beaux, simplement pas au détriment de la réputation de leur capitaine, sans quoi ils finissent recyclés en protéines pour réplicateurs de bord, exactement comme n'importe quel déchet biologique de l'équipage.

Et c'est un détail sur lequel les manuels techniques et de savoir-vivre au sein de la Fédération insistent trop peu, Picard le déplore.

Puis de poser une bien curieuse question pour un supérieur chargé de la responsabilité d'évaluer les officiers subalternes à son bord : "Comment l’évalueriez-vous en tant qu'officier Chef du service médical ?"

Deanna Troi, qui a bien appris qu'il ne faut jamais dire du mal de ses petits camarades de grade équivalent, et toujours médire du ses inférieurs, répond, catégorique : "Je n'ai jamais rencontré de médecin aussi dévoué."

Ce qui impliquerait que tous les autres médecins qu'elle ait jamais rencontré dans sa carrière étaient plus négligents que la doctoresse Pulaski, ce qui laisse supposer que Beverly Crusher a été virée de l'Enterprise D après que Troi ait médit d'elle, probablement parce que Deanna Troi avait estimé que Beverly nuisait à l'épanouissement de Wesley Crusher, et qu'une main maternelle sur la cuisse de l'adolescent était déjà de trop.

Deanna Troi ajoute en regardant ailleurs, ce qui pourrait être interprété comme un signe de mensonge : "Je dirais qu'elle a une passion pour son travail." Et au mot "passion", elle regarde à nouveau Picard dans les yeux et hoche la tête.

Néanmoins, Picard semble avoir du mal à trancher : est-ce un euphémisme ? la passion n'est-elle pas une forme de folie ? les responsabilités d'officiers ou de médecin n'impliquent-elles pas un minimum de distance par rapport à son travail, les gens dont on s'occupe, en particulier les patients et toute personne possiblement plus fragile ou ignorante ou moins fière que les autres ?

Picard se contente de réponde : "Mmm ; oui, bien entendu." De toute manière, Deanna Troi est télépathe, elle a donc parfaitement saisi le fond de sa pensée. C'est-à-dire qu'elle sait très bien qu'elle ne doit pas répondre à ce genre de question : après tout, elle n'est ni capitaine, ni moucharde, ni je-sais-tout (et pourtant, télépathe...).

Et là, voilà que le capitaine vient s'asseoir sur le même divan que Troi, contre elle. Tétanisée elle le regarde avec de grands yeux. Télépathe mais pas devineresse. Picard déclare, s'enfonçant certainement plus qu'elle dans le divan : "Je suis entièrement d'accord."

Il pense que Pulaski est une arriviste complètement folle qui sacrifierait son vaisseau et la totalité de son équipage pour une note de bas de page à son nom dans une page de l'Encyclopédie Médicale générée par Grok ?

Picard reformule néanmoins : "Est-il possible qu'un dévouement à ce point dévorant pourrait altérer son jugement ?"

Deanna, pensant très fort que son capitaine doit la prendre pour une c.nne s'il pense vraiment qu'elle va dénoncer le genre de vice qu'elle est parfaitement capable de lire télépathiquement chez Pulaski, répond, moqueuse : "J'ai de la compassion pour vos inquiétudes, Capitaine, mais je ne les partage pas ; peut-être parce que j'ai eu l'occasion de passer plus de temps avec elle et d'apprendre à mieux la connaître."

Et que le traitement que Pulaski lui a conseillé pour empêcher la mère de Troi de la marier de force une seconde fois fonctionne à merveille ?

En tout cas, Picard a gobé et hoche la tête, déconfit, pour murmurer : "Oui, peut-être vous avez raison."

Et Deanna Troi de penser très fort : "Je veux, mon neveu !"

Leur conversation édifiante est alors interrompue par Data à l'interphone, ce qui implique que l'ordinateur de bord a tout enregistré et le répètera à Pulaski si jamais la doctoresse était en mesure de faire pression sur un certain chef ingénieur, rapport aux douleurs constantes que lui cause sa visière compensant sa cécité.

Une autre raison pour Deanna de ne pas médire de la doctoresse face à leur capitaine, qui, comme pratiquement tout le monde sur la Terre en 2026 oublie que n'importe quel objet collecté et n'importe quel wifi permet d'espionner ses faits, ses gestes et toutes ses conversations pour les revendre aux pires de vos ennemis.

Data en effet s'est rappelé que l'interphone existait pour éviter de se rendre dans le bureau de son capitaine ou ailleurs à bord, et signale : "Capitaine, nous détectons un signal faible de détresse sur une fréquence ouverte de l'Espace inférieur. Et sur une fréquence fermée, l'appel de détresse aurait-il été aussi faible ? Car on ne peut émettre que sur une fréquence ouverte dans cette série.

Data spécifie : "Il semble provenir d'un secteur adjacent."

Picard ordonne : "Répondez sur la même fréquence." Il aurait été curieux de répondre à un appel sur une autre fréquence, mais il est vrai qu'il arrive à l'Enterprise de répondre sur toutes les fréquences à la fois.

C'est d'ailleurs ce qui explique le bruit de fond qui encombre la totalité des fréquences dans le ciel et que l'on a longtemps expliqué jadis par les vestiges du Big Bang, une explosion primordiale dont l'hallucination s'explique par l'ignorance du fait que les photons finissent toujours par virer du bleu au rouge et paraître s'éloigner alors qu'ils s'en vont en réalité dans toutes les direction, arrêtés ou ralentis ou déviés par n'importe quel obstacle.

Picard fait ensuite un geste de dépit, et lui et Deana Troi se lèvent du divan ensemble.

En tout cas l'Enterprise file toujours en vitesse de distorsion : sans doute que le secteur n'était pas si adjacent que cela ? Picard demande à Data, assis à la console de navigation au plus près de l'écran holographique géant : "Havez-vous verrouillé la course sur la source de cette transmission ?"

Data répond : "Je confirme, Monsieur : une transmission par oral seulement, de l'USS Lantree, un vaisseau d'approvisionnement de la Fédération."

Pendant ce temps, Riker s'approche dans leur dos d'un air décidé, fraîchement débarqué de l'ascenseur donnant sur la Passerelle. L'histoire ne nous dit pas ce qu'il faisait encore sur le Pont Holographique, mais c'était probablement la même chose que le reste de l'équipage.

Alors Picard se met à lancer sans prévenir quiconque qu'il voulait ouvrir une fréquence ou partager toutes les conversations de la Passerelle avec le premier vaisseau sur sa route : "USS Lantree, ici Picard de l'Enterprise : quelle est la nature de votre urgence ?"

Dans l'interphone de la passerelle, une voix rauque souffle : "Je ne peux plus tenir du tout... les gens meurent, trop nombreux pour aider..." Un silence, et Data croit bon de préciser : "Nous recevons toujours leur signal, Capitaine, mais il n'y a plus de message."

Picard essaye encore : "Lantree ?" Aucune réponse. "Est-ce qu'on vous attaque ?" Seulement des interférences en tant que réponse. Le nettoyeur automatique de bruit audio doit être en panne. Data tente d'imiter la perplexité humaine et se vautre. Picard essaye encore : "Lantree ?"

Star Trek: la Nouvelle Génération S02E07: Sélection contre nature (1989)

Star Trek: la Nouvelle Génération S02E07: Sélection contre nature (1989)

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.

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