La planète sauvage, le film de 1973Feu vert cinéma

La planète sauvage (1973)
Autre titres : The Fantastic Planet.

Sorti aux USA le 1er décembre 1973.
Sorti en France le 6 décembre 1973.
Sorti en Tchécoslovaquie le 21 décembre 1973.
Sorti en blu-ray français le 4 novembre 2009 (Région B, français non sous-titré) chez Arte Vidéo.
Sorti en blu-ray anglais le 13 février 2012 (Région B, version française et anglaise, deux courts métrages en plus), collection Masters Of Cinema.
Sorti en blu-ray américain Criterion le 21 juin 2016 (Région A, nouveau master 2K restauré, français LPCM mono, les deux courts plus documentaire et interview)

De René Laloux (également scénariste). Avec Eric Baugin, Jean Valmont, Jennifer Drake, Jean Topart, Sylvie Lenoir. D'après le roman de Stefan Wul "Oms en série" et les dessins adaptés du roman par Roland Topor.

Pour adultes et adolescents.
 
Une femme s'enfuit avec son enfant dans les bras au milieu de ronces géantes. Alors qu'elle veut gravir une colline, elle se retrouve face à une main bleue géante, qui la fait tomber trois fois d'une pichenette. Comme elle tente de fuir dans la direction opposée, des rocs et des feuilles acérées géantes tombent autour d'elle, jusqu'à ce que saisie entre le pouce et l'index de la main bleue, elle lâche son bébé. La main la soulève haut, et la lâche, et la chute la tue. Les trois enfants extraterrestres géants qui jouaient dans un vaste jardin sont déçu de ne plus pouvoir jouer avec le petit "Om", mais en voyant Maitre Singh, un adulte extraterrestre, et sa fille Tiwa, arriver, ils s'enfuient prépicitamment. Singh et Tiwa trouvent la femme morte et le bébé qui pleure. Tiwa, trouvant le bébé trop joli, décide d'adopter le petit animal, mais comme l'enfant court partout, elle lui fait poser un collier qui, télécommandé, permet de le traîner dans la direction de son choix. Tiwa trouve le dispositif amusant, et s'amuse à traîner dans toutes les directions, mais son père l'avertit que l'animal est fragile et qu'elle risque de le blesser. Vient le moment de baptiser, et Tiwa veut donner à l'enfant son propre nom, mais son père lui demande de lui donner un nom d'animal, car un nom de Draag ne serait pas approprié. Tiwa décide de nommer son petit Om "Ter".

Puis Singh assiste au conseil d'administration de leurs usines : les machines ne cessent de tomber en panne alors qu'elles fonctionnaient lors de leur retour de l'expédition de Terra, et la conversation vient à se porter sur les Oms qui ont été ramenés de là-bas. Singh rappelle que les Oms ont des facultés d'adaptation élevées, et sont peut-être plus intelligents qu'il n'y parait. Cependant ils vivent beaucoup moins longtemps, mais se reproduisent énormément, ce qui commence à faire d'eux une nuisance. Chez Singh, Tiwa ne se sépare plus de Ter, son animal de compagnie favori. Avec lui, elle joue à la poupée, lui faisant essayer toutes les sortes de chapeaux et de vêtements, tandis que Ter continue de courir partout et de découvrir les choses les plus étranges, comme quatre Draags assis dont le corps se transforment. Et une fois de plus le petit animal de compagnie aura dérangé les adultes. Ter grandit vite : une semaine Draag représente une année pour lui. Après avoir joué à le faire poursuivre d'un nuage miniature lançant des éclairs, Tiwa veut lui apprendre à parler. Et comme elle garde Ter avec elle quand elle utilise son diadème d'instruction, Ter profite accidentellement des mêmes leçons...

La planète sauvage (1973) photo
 
La planète sauvage (1973) photo
 
La planète sauvage (1973) photo
 
La planète sauvage (1973) photo

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La conquête de la planète des singes, le film de 1972Feu vert cinéma

Conquest of the Planet of the Apes (1972)
Titre français : La conquête de la planète des singes.
Titre alternatif : Planet Of The Apes IV.

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Noter que ce film existe en deux versions : version cinéma courte altérée et censurée (1h26), et version longue non censurée (1h27, plus violent et fin différente, blu-ray).

Sorti aux USA le 14 juin 1972
Sorti en France le 9 août 1972.
Sorti en Angleterre en août 1972.

Sorti en blu-ray américain (BR simple et coffret 5BR evolution) le 4 novembre 2008 (région A, format 2:36 original 2:35 non respecté; anglais DTS MA 5.1, français DD 2.0)
Sorti en blu-ray français (coffret 5BR evolution) le 3 décembre 2008 (région A, format 2:36 original 2:35 non respecté; anglais DTS MA 5.1, français DD 2.0)

De J. Lee Thompson, sur un scénario de Paul Dehn, d'après les films précédents et le roman La planète des singes de 1963 de Pierre Boulle, avec Roddy McDowall, Don Murray, Ricardo Montalbán, Natalie Trundy, Hari Rhodes.

Pour adultes et adolescents

(Dystopie, fable, version longue non censurée) Amérique du Nord, 1991. Une grande ville. Menés par des gardes humains armés de matraques, des singes humanoïdes émergent des tunnels têtes basses, en combinaison rouge pour les Gorilles, verte pour les Chimpanzés.

Sur une esplanade, on leur apprend divers tâches élémentaires, dont celle de passer la serpillère. Un hélicoptère survole la vile pour atterrir derrière des grillages.

Un premier passager humain montre sa carte et passe les deux gardes. Un second passager humain, grand barbichu (Armando) descend à son tour de l’hélicoptère, tenant en laisse un chimpanzé humanoïde portant une veste de cuir. Au passage du poste de contrôle, l’un des gardes demande aussitôt, durement : « Avez-vous l’autorisation de l’habiller comme ça, Monsieur ? »

Le barbichu répond : « Oh que oui, Monsieur. » et de tendre un papier. En le lisant, le garde s’étonne : « Un singe de cirque ? — Le seul qui ait été entraîné en tant que cavalier à cru dans toute l’histoire du cirque. »
L’autre garde proteste : « Non, non, non : le cirque c’est de l’histoire ancienne. »

Et le barbichu de répondre en secouant la tête : « Pas tant que je serais en vie et que je respirerais. »

Le premier garde déclare : « Tout est bon, Señor Armando, avancez. — Merci. » répond Armando, et de tirer deux fois sur la chaîne fine qui sert de laisse à chimpanzé humanoïde : « Allez, allez ! » tandis que le chimpanzé humanoïde suit servilement, jetant des regards par en-dessous de tous les côtés tandis qu’ils descendent un escalier de métal peint en blanc dans les profondeurs du bâtiment, sous le regard soupçonneux du second garde.

Arrivé au bas des escaliers et dessous, donc dissimulés à la vue du garde, le chimpanzé humanoïde demande à Armando : « Est-ce que je me suis bien débrouillé ? », et Armando répond en chuchotant « Oui, oui, oui. » Puis : « Mais essaie de marcher un petit peu plus comme un chimpanzé primitif : tes bras devraient bouger en descendant et un montant de tes épaules, comme ça… »

Armando fait alors un mouvement de balancier des épaules, entraînant effectivement ses bras. Le chimpanzé humanoïde l’imite et Armando commente : « Oui, c’est mieux ! » Puis il soupire : « Vingt ans après, tu as pris mes habitudes évoluées : cela pourrait s’avérer dangereux, peut-être même fatal. »

Le chimpanzé humanoïde répond : « Armando, je ne comprends pas ! »

Armando répond, tenant toujours le chimpanzé humanoïde en laisse : « Ecoute-moi bien, César : il ne peut y avoir qu’un seul chimpanzé parlant sur la Terre : l’enfant des deux singes parlants Cornelius et Zira, qui nous sont arrivés des années auparavant, sortis du futur, et qui furent brutalement assassinés de peur qu’un jour lointain, les singes en viendraient à dominer la race humaine. »

César objecte : « Oui, mais à part toi, personne ne sait seulement que j’existe. »

Armando insiste : « Et nous devons faire qu’il en reste ainsi, parce que la peur est toujours là ! Le simple fait de ton existence serait considéré comme une grande menace pour l’Humanité. »
César veut protester mais Armando le fait taire comme une porte du métallique préfabriqué adjacent s’ouvre et deux hommes en noir en sortent.

« Allez, allez » dit Armando en tirant sur la laisse et en entraînant César vers la même porte marquée en rouge « Sortie », sous le regard soupçonneux du dernier homme. Et César de s’appliquer à faire se balancer franchement ses épaules pour entraîner davantage ses bras.

La conquête de la planète des singes, le film de 1972

La conquête de la planète des singes, le film de 1972

La conquête de la planète des singes, le film de 1972

La conquête de la planète des singes, le film de 1972

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Malpertuis, le film de 1972Feu orange cinéma

Malpertuis (1972)
Titre anglais : The Legend of Doom House, traduction : la légende de la maison maudite.

Attention, il existe plusieurs versions de ce film : Festival de Cannes 99 minutes (avec la voix d'Orson Welles), montage du directeur 119 minutes de 1973 (sans la voix d'Orson Welles).
Noter que la version originale de ce film est en flamand (Néerlandais Belge).


Présenté au Festival de Cannes le 10 mai 1972 dans une version de 99 minutes.
Sorti en France le 2 juin 1972.
Sorti en Espagne le 24 septembre 1976.
Ressortie en Belgique en version restaurée le 15 décembre 2023 (cinémathèque).
Ressortie internet Allemagne et France le 1er juin 2024.

De Harry Kümel, sur un scénario de Jean Ferry, d'après le roman de 1943 de Jean Ray aka Raymundus Joannes de Kremer, John Flanders, King Ray, Alix R. Bantam, Sailor John etc. ; avec Orson Welles, Susan Hampshire, Michel Bouquet, Mathieu Carrière, Jean-Pierre Cassel, Daniel Pilon, Sylvie Vartan, Jenny Van Santvoort, Jet Naessens, Cara Van Wersch, Cara Van Wersch, Fanny Winkler, Bob Storm, Gella Allaert, Hugo Dellas.

(Fantastique horrifique, Dark Fantasy, sorcier, monstre) Devant l’illustration du combat contre le Jabberwock de John Tenniel, extraite d’Alice de l’Autre côté du Miroir.

C’est joli, mais c’est un peu difficile à comprendre....
Il y a beaucoup de choses qu’Alice ne comprenait pas, mais elle ne voulait pas l’admettre.
Quelque part, cela me fait penser à plein de choses différentes... Mais je ne suis pas sûr quoi exactement.

NDT : paraphrase ou traduction altérée du passage où Alice confie ses impressions à Humpty Dumpty à propos du poème nonsensique Jabberwocky.

Le quai d’un port où un voilier se trouve amarré, passerelle jetée : des marins en débarquent, blanc et chemise rayée, avec leur sac, en hâte, riant, s’interpellant.

Embusqués derrière des piles de paniers d’osier, deux hommes – un d’âge mûr à chapeau melon, échappe et gants blancs, l’autre plus jeune blond à casquette (Mathias), se penchent pour observer la scène sans être vu des marins ou de leurs capitaines.

Le blond souffle au plus âgé : « J’peux pas le voir : peut-être que Jan n’est pas à bord ? » Le plus âgé a un sourire en coin, et répond : « Sois pas idiot, Mathias : s’il a dit que Jan est à bord, alors il est à bord. »

L’un des marins crie à un autre : « Ce soir je m’en fais trois d’un coup, oui, les trois en même temps ! » Il s’arrête sur le quai pour hêler en direction du voilier : « Jan ! Jan ! » (NDT prononcer « Yann »). Et à cet appel, un jeune marin blond, grand et mince apparait et va au bastingage.

L’homme âgé qui espionnait, triomphant, ricane, depuis derrière sa pile de paniers, et dit à son comparse : « Voilà le vaurien ! »

Pendant ce temps, l’autre marin sermonne le dénommé Jan : « Sois pas stupide, allez ! » Et un autre marin renchérit : « T’as qu’une seule nuit devant toi ! » Et un troisième ajoute : « On te trouvera un truc spécialement pour toi ! » Et le premier insiste : « Qu’est-ce que t’as ? »

Depuis son bastingage, Yann fait un geste de dédain, et ses compagnons semblent renoncer : « Qu’il aille au diable ! » « Dors tout seul si c’est c’que tu préfères ! »

Jan regarde ses trois camarades s’en aller ; les deux espions le guettent ; Jan baisse la tête et soupire. Mathias chuchote : « Jan n’y va pas avec eux ! »

Puis il demande à l’homme âgé : « Qu’est-ce que nous faisons ? » Et d’ajouter : « Cassavius va être furieux ! » L’homme âgé grimace. Puis il répond enfin : « Jan débarquera. » Puis : « Qu’est-ce que tu crois qu’il peut y faire ? »

Mathias est surpris : « Qu’est-ce que vous voulez dire ? » Et l’autre répond : « La Destinée, gamin, sa Destinée... »

Au bastingage, d’un coup Jan se décide et file pour descendre la passerelle. L’espion plus âgé ricane. Et comme il continue de rire, Jan se précipite dans leur direction.

« Attention ! » souffle le plus âgé, et les deux de battre retraite derrière leurs piles de paniers. Puis, le jeune marin étant passé salué par le cri des oiseaux marins, les deux espions ressortent de leur cachette pour le regarder s’éloigner.
Nous retrouvons Jan dans une rue pavée bordée d’immeubles plutôt cossu. Arrivé devant un hôtel particulier, il semble hésiter. Voilà qu’arrive une petite famille élégante : Monsieur, son costume, chapeau haut de forme, gilet et canne ; sa jeune épouse en robe et chapeau à fleurs roses, leur jeune garçon blanc en costume de marin, et sa jeune sœur, une poupée à la main presque aussi grande qu’elle.

Jan s’élance et interpelle : « Excusez-moi, Monsieur ! Connaissez-vous le Quai du Phare ? » Le père de famille hésite : « Laissez-moi réfléchir ? Le quai du Phare ? Non, non... »

Et pendant que son père hésite, le jeune garçon s’approche de Jan comme pour admirer le modèle de son costume à lui, et souriant, tire sur la veste de Jan. Le père remarque : « Je ne connais aucun Quai du Phare. »

Jan est très surpris et objecte : « Mais je suis né là-bas ! » Ce à quoi le père de famille répond avec autorité : « Je crains bien que vous ne fassiez erreur. » Mais c’est à l’épouse d’objecter en ramassant son jeune garçon « Oh, non, il ne fait pas erreur. » Relevée, elle précise : « Tu sais bien, ça s’appelle le Quai du Nouveau Pont maintenant. » Son mari s’étonne : « Vraiment ? »

Puis d’un coup le mari sourit : « Mais bien sûr ! Le quai du Nouveau Pont. » Il pointe une direction dans le dos de Jan : « C’est par là, jeune homme. » Alors son épouse grimace et pointe la direction opposée, pour corriger : « Par là, Herman ! » Et son mari de hocher la tête : « C’est ce que je disais, Ida ! » Et d’indiquer la nouvelle direction. Puis en hâte, il entraîne son épouse et ses enfants : « Allez, viens ! »

La direction de l’épouse semble la bonne, puisque Jan tombe en arrêt devant une plaque indiquant Niewe Brug Kaai. Puis le jeune marin continue de marcher le long du quai bordé de hautes maisons de briques noircies, aux grandes fenêtres et aux toits à pignons, nimbés de brume.

Jan s’arrête à nouveau, l’air décontenancé, devant l’entrée d’une petite boutique, le numéro 22, chez H. (NDT : Harry) Dickson et H. Dickson, avec un filet de pêche descendant de l’enseigne pour tomber sur le côté de la minuscule vitrine, flanquée d’un scaphandrier en tenue orange passé, au casque et aux lourdes bottes de métal. Sur un tabouet à l’entrée, un vieux marin en noir, à bonnet, s’astreint à repriser un filet aux mailes verdâtres.

Jan rejoint le numéro 22, puis sans saluer, interpelle le marin : « Qu’est-il arrivé à la maison qui se trouvait ici ? » L’homme relève la tête, et répond pas plus aimable : « Pourquoi vous demandez ça ? » Jan répond : « C’était ma maison, j’ai vécu ici. »

Le marin soupire, puis tapote le foyer de sa pipe sur le dessus de son sabot de cuir, pour en faire tomber la cendre. Il répond enfin : « ... ça a été détruit. »

Déconfit, Jan demande : « Quoi ? Quand ?! » L’autre lui répond : « Il y a un certain temps... » Jan objecte : « Mais les gens qui vivaient là ? Ma famille ? » L’autre répond encore : « Plus personne ne vit là maintenant ; la maison était vide ; elle l’a été des années durant... »

Dépité, Jan hésite, recule, s’en va. L’homme d’âge mûr qui l’espionnait à son débarquement se relève alors de derrière une barque retournée abandonnée sur le quai, imité par Mathias, son comparse plus jeune, qui demande : « Qu’est-ce qui va arriver maintenant ? » L’autre répond : « Il ira voir Nancy. » Mathias s’étonne : « Nancy ? Mais c’est impossible ! Elle est à Malpertuis ! » L’homme plus âgé au chapeau melon et à l’échappe blanche tance son comparse : « Silence ! » Et d’ajouter : « Regarde ça ! »

Devant eux, leur tournant le dos, Jan s’est figé : une femme passe sur un pont plus loin. Le visage de Jan s’éclaire, et il s’exclame : « Nancy ! » pour s’élancer aussitôt.

Mathias ne comprend pas : « Comment Nancy pourrait être aussi ici ! » Et son patron l’entraîne : « Quel idiot tu fais ! »

Jan court après la jeune femme blonde en robe bleu, et les deux autres lui courent après, dans le labyrinthe des rues pavées. Alors que Jan talonne la jeune fille, soudain, elle marche dans une autre rue au bout d’un passage voûté, et Jan de courir dans des rues toujours plus décrépites et désertes.

Jan dérape devant la vitrine illuminée d’un vieil horloger, attirant l’attention du boutiquier. Jan se redresse et cherche la jeune fille en bleu, mais les rues sont vides, et longues. Il repart en courant, et arrivé au bout, et essouflé, il semble prêt à abandonner. Mais il aperçoit à nouveau de dos la jeune fille blonde en robe bleue qui passe le coin de la rue. Ou une autre, presque identique.

Sûr de la retrouver, cette fois, Jan s’élance souriant. Mais passé le coin de la rue, le large passage est parfaitement désert. Les joues empourprés, Jan s’arrête au milieu, pour réfléchir.

C’est alors qu’un gamin maigre en guenilles, pieds nus, s’appuyant sur une béquille, sort d’une maison de la rue. Jan s’élance et lui demande : « Est-ce que t’as vu une fille ? »

Le gamin répond immédiatement : « Par là ! » Et pointe la direction en avant de la rue. Mais comme Jan veut repartir, le gamin le retient : « Hé, M’sieur, M’sieur, je ne suis pas d’ici ! Pouvez-vous m’aider ? Où est le Quai du Phare ? »

Jan voulait se dégager, mais aux mots « Quai du Phare » il sursaute et se dégage, pour partir en courant. Le gamin recule, reste au milieu de la rue. Arrive les espions qui trottent à la suite de Jan, et le plus âgé, en passant, pousse le gamin par terre. Et comme son comparse, Mathias, arrive juste après et essaie de relever le gamin, l’espion plus âgé attrape Mathias, et l’entraîne au loin, tandis que le gamin reste en vrac sur le pavé, face contre terre.

Malpertuis, le film de 1972

Malpertuis, le film de 1972

Malpertuis, le film de 1972

Malpertuis, le film de 1972

Malpertuis, le film de 1972

Malpertuis, le film de 1972

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Population Zéro, le film de 1972 Feu vert cinéma

ZPG - Zero Population Growth (1972)
Traduction du titre original : PCZ - Population Croissance Zéro.
Autres titres : P-Population.

Sorti aux USA le 25 mai 1972.
Sorti en blu-ray américain le 28 mars 2017 (probablement Région A, Kino Lorber).

De Michael Campus ; sur un scénario de Frank De Felitta et de Max Ehrlich ; avec Oliver Reed, Geraldine Chaplin, Don Gordon.

Une cité de béton noyé du brouillard de la pollution, survolée par un œuf aéroportée de la police. Les haut-parleurs réclament toute leur attention aux citoyens rassemblés en contrebas, tous munis d’un appareil respiratoire et de lampes frontales : ils doivent attendre une annonce importante du Président de la Société – l’annonce leur donnera le résultat de la délibération du Conseil Mondial.

Confortablement installé à son bureau au sommet de sa tour, le Président de la Société demande combien de temps il a encore avant le début de la retransmission. On lui répond : six secondes. L’homme en complet veston, cheveux poivre-sel et lunettes d’écailles répète alors plusieurs fois sa première phrase pour entendre comment elle sonne… « Mes camarades citoyens… » Puis la retransmission commence : c’est avec un cœur lourd que le Président annonce les résultats du Conseil ; après avoir délibéré en session continue depuis quatre mois, cherchant sans cesse une solution au problème dévastateur de la surpopulation, qui menace de détruire ce qui reste de leur planète – le Conseil Fédéral Mondial a considéré et rejeté toutes les demi-mesures proposées par les congrès scientifiques variés régionaux.

Le Conseil a également rejeté les propositions concernant l’euthanasie sélective et la stérilisation de masse de la population. Connaissant les sacrifices qu’implique sa décision, le Conseil Mondial est néanmoins parvenu à une décision unanime. Le Président cite : parce qu’il a été approuvé par les nations du monde que la Terre ne peut pas supporter plus longtemps l’augmentation continue de la population, dès ce jour, le premier janvier, l’Amérique se joint à toutes les nations du monde pour publier l’édit suivant : les grossesses sont désormais interdites. Dehors, dans le brouillard, les gens crient leur désapprobation. Pendant ce temps, le Président poursuit : la conception d’un enfant doit devenir le plus grave des crimes, punissable par la mort. Les femmes qui sont actuellement enceintes devront se rendre à l’hôpital pour y être enregistrée. Et le Président d’honnêtement requérir la coopération de la population dans cet ultime effort de survie de l’espèce humaine.

Dans un hôpital, un médecin se penche sur un nourrisson pour vérifier que l’implant électronique est bon – John Graham 77-34-575 annonce l’infirmière à sa collègue, qui entre alors le numéro dans un ordinateur. Puis l’infirmière apporte un autre bébé, cette fois de sexe féminin. Le médecin commente : il faut traiter la petite fille en douceur – ils n’en verront plus comme elle avant les trente prochaines années… Et d’imprimer dans l’os frontal du bébé son numéro d’immatriculation.
Bienvenue au Pays des Bébés , dit la voix de femme douce dans les haut-parleurs de la nurserie : c’est le premier jour de leur vie, et seulement le début du bonheur certain les attends. Les portes sont toujours ouvertes, et ils entreront comme hommes et comme femmes, pour repartir comme une famille.

Une longue file d’attente encombre les escaliers, et le couple de tête reçoit une grande poupée bouclée aux yeux bleus d’un homme barbu réjouis qui leur explique qu’après tout ils ont huit années pour améliorer le premier modèle du temps de l’Édit – à cette époque, ces modèles n’étaient qu’à peine plus que des jouets. Mais ils ont faits d’énormes progrès : ils peuvent être joyeux ou grincheux – ils pleurent de vraies larmes, et ils ont une température corporelle de 37 degrés Celsius – sauf quand ils tombent malades : ils sont conçus pour faire toutes les maladies infantiles. Rien de grave, juste assez pour tenir la maman constamment occupée. La jeune femme répond que la poupée est adorable, mais n’ont-ils pas un modèle plus jeune ? Le vendeur barbu présente ses excuses : ils sont à court de poupons, on ne les fabrique pas assez vite. Et le marché de l’occasion est trop faible : certaines mamans ne supportent pas de voir leur petit grandir…

Derrière le jeune couple, on s’impatiente : un homme lance à la jeune femme de se décider – ils ont attendu toute la journée. La jeune femme se décide : ils prennent la poupée. Le vendeur barbu demande alors s’ils ont un nom pour la « petite fille », parce qu’ils ont besoin d’un nom pour la programmer. La jeune femme répond qu’ils l’appelleront Bonnie, comme sa mère à elle. Aussitôt le vendeur appuie sur quelques touches de sa consoles puis récupère un boitier qu’il enfonce à l’arrière du crâne de la poupée, sous les cheveux blonds bouclés. Pendant ce temps, la voix de femme dans les haut-parleurs annonce que les nouveaux parents ne devront pas oublier de se rendre au Conseil du logement pour mettre leur nom sur la liste d’attente pour un logement plus spacieux, seulement l’un des nombreux avantages qu’apporte chaque enfant du Pays des Bébés…

Le vendeur barbu place ensuite la « petite fille » derrière un petit chariot contenant un chien en peluche et demande à la « jeune maman » de l’appeler. La jeune femme hésite, puis appelle deux fois la poupée par son prénom. Avec un bourdonnement, la poupée se met à pousser le chariot dans la direction de ses « parents ». Un nouveau bourdonnement, et la poupée appelle la jeune femme « Maman ». Puis déclare qu’elle sa maman, et que l’homme est son papa, et quelle est leur Bonnie et qu’elle aime sa maman. Et la jeune femme prend la poupée dans ses bras en répondant qu’elle aime aussi sa Bonnie. Alors une autre jeune femme - Carol - qui était la suivante avec son mari - Russ - dans la file d’attente, supplie alors son mari de la sortir de là – deux fois. Puis le haut-parleur appelle le couple suivant. Russ ne bouge pas, mais Carol fait volte-face et s’enfuit. Russ finit par la suivre, laissant derrière eux la pancarte : « un bébé, c’est à jamais ».

Population Zéro, le film de 1972

Population Zéro, le film de 1972

Population Zéro, le film de 1972

Population Zéro, le film de 1972

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