Au-delà du réel, la série télévisée de 1963 Feu vert télévision

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The Outer Limits S01E31: The Chameleon (1964)
Traduction du titre : Le caméléon.
Titre français : Le caméléon.

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Ici la page de ce blog consacré à la série télévisée Au delà du réel (1963)

Diffusé aux USA le 27 avril 1964.
Saison 1 sortie en blu-ray américain le 23 mars 2018.
Saison 1 et 2 sortie en blu-ray américain le 23 août 2022.

De Gerd Oswald, sur un scénario de Lou Morheim, Joseph Stefano et Robert Towne ; avec Robert Duvall, Howard Caine, Henry Brandon, Douglas Henderson, William O'Connell.

Pour adultes et adolescents

Une soucoupe argentée posée dans une clairière au fond d'un bois. Depuis les hauts-parleurs fixés un peu partout aux arbres, une voix d'homme retentit : "Attention ! Si vous pouvez nous comprendre, s'il vous plait, écoutez : nous vous demandons à nouveau de sortir et de nous rencontrer ; on ne vous fera pas de mal, je répète, on ne vous fera pas de mal ; s'il vous plait, sortez."

Dans un préfabriqué, un militaire gradé (le général Crawford) dort tout habillé sur les draps et la couverture d'un lit étroit aux montants métalliques. La race humaine est connue pour sa mutabilité...

Le militaire se réveille en sursaut, l'air troublé, il se redresse, s'assied au bord du lit, et regarde sa montre. Nous pouvons changer nos humeurs, nos visages, nos vies, pour s'adapter à n'importe quelle situation qui nous confrontera...

Le militaire se lève et va regarder l'écran du meuble qui occupe le centre de la pièce : l'écran montre la vue de la soucoupe volante argentée posée dans la clairière, captée en direct par la caméra installée dans un arbre la surplombant. S'adapter et survivre ; même comparé aux choses vivantes les plus changeantes, l'être humain est tel le vif argent : plus caméléon que le caméléon, déterminé à survivre ...

Le militaire se détourne de l'écran, prend et enfile la veste de son uniforme jusqu'alors accrochée au dossier d'une chaise pliable placée devant le bureau dos à la fenêtre, avec ses deux téléphones noirs à cadran, qui eux-mêmes sont posés sur le coin du bureau en vis à vis de quatre combinés téléphoniques accrochés au mur, dont deux avec cadran, juste à la gauche de la fenêtre. Et à la droite de la fenêtre, un ordinateur mural à deux bandes magnétiques. Peu importe ce qu'il en coûtera aux autres... ou à lui-même.

Le militaire regarde à nouveau l'écran, tout en ajustant et boutonnant sa veste : la soucoupe argentée, les bois, rien n'a bougé. Puis il va à la cafetière posée sur un plateau, avec trois mugs blancs, du sucre et un réchaud, sur une petite table elle aussi pliante, à côté d'une grande carte de la forêt, accrochée à un tableau de présentation. Le militaire n'a le temps que de se verser du café dans le premier mug posé au coin du plateau, que la porte du préfabriqué s'ouvre. Le militaire repose le pot de café, prend le sucrier et demande, sans regarder le nouveau venu : "Est-ce vous n'allez jamais dormir ?"

Le nouveau venu, un homme rondelet en civil, costume crave et chapeau mou, referme la porte d'entrée derrière lui en souriant sans montrer ses dents. Il marche alors à la rencontre du militaire et répond simplement, en ôtant son chapeau : "Et vous ?" Le militaire répond : "J'ai essayé, mais je fais seulement de mauvais rêves ; vous voulez du café ?"

Le civil a posé son chapeau mou sur le bureau voisin, prend une forte inspiration pour répondre, d'une voix enrouée : "Non, merci." Il déboutonne sa veste, met sa main gauche dans sa poche et se gratte l'oreille. Le militaire se tourne alors vers lui : "Eh bien, quelle idée vous autres vous avez eu encore ?"

Le civil lui répond alors, les deux mains enfoncées dans les poches, le menton haut et la voix claire : "Monsieur, je pense qu'il serait des plus recommandé pour vous d'annuler votre plan." Le militaire secoue la tête :" Léon, nous avons déjà discuté de tout ça." Mais Léon n'en démord pas : "Ce sera une erreur tragique de se mettre à ouvrir le feu maintenant."

Le militaire soupire, repose son mug et s'éloigne : "Vraiment... Un agent du renseignement qui prêcherait désormais pour l'éthique ? ça me rappelle la réplique du docteur Johnson à propos du chien qui marche sur ses pattes arrières : "Cela n'est pas bien fait, mais vous êtes surpris de voir que cela se fasse tout de même." Léon le rejoint avec un sourire en coin : "Général, je souhaiterais que vous m'écoutiez."

Alors le général hausse le ton : "Léon, je ne veux plus en entendre parler !" Et comme Léon semble se voûter et faire les gros yeux, le ton du général se radoucit : "S'il vous plait, comprenez ma position : je suis un soldat, et tout ce que je sais, c'est qu'il y a quelques créatures à l'intérieur de ce truc, qui sont à la fois rusées et brutales, une combinaison dangereuse, et doublement parce que nous ignorons dans quel objectif ils comptent se servir de leur ruse et de leur brutalité."

Léon rétorque, haussant le ton à son tour : "Comment pouvez-vous savoir qu'ils aient quelque objectif que ce soit à l'esprit ?" Convaincu, le général répond : "Ils en ont un forcément." Mais Léon objecte : "Tout le monde n'a pas un objectif secret !" Léon insiste : "Ils ne sont pas venu ici pique-niquer !" Il se tourne et soupire : "Et de la manière dont ils ont détruit cette patrouille..."

Mais Léon objecte encore : "Ils pourraient avoir été effrayés par eux : c'est bien malheureux, Général, mais vous ne pouvez pas déclarer une guerre en raison de la perte de quelques vies humaines ! Pas sur la Terre, plus maintenant ! Il DOIT y avoir un autre moyen."

Alors le général accuse : "Est-ce pourquoi vous avez débarqué ici aux premières lueurs de l'aube ? Pour essayer de me convaincre à nouveau de votre stratagème malsain ?" Léon répond, d'une voix plus doux, mais en grimaçant : "Seul un stratagème malsain a la moindre chance de réussir à présent."

Le général s'éloigne et arpente la pièce : "Vous savez ce que j'en pense ? Je pense que les gens dans votre genre ont signé pour les services secrets parce que vous n'avez jamais cessé de vouloir faire mumuse ; eh bien moi, je ne peux pas me permettre de faire mumuse." Léon secoue la tête et baisse les yeux.

Le général reprend calmement, regardant à nouveau Léon droit dans les yeux : "Nous n'avons pas été en mesure d'établir un contact avec eux, et cela ne me laisse pas le choix : à sept heures du matin, si nous n'avons eu encore aucun signe d'eux, nous les détruirons."

Alors Léon met ses mains à ses hanches : "Eh bien, dans ce cas, vous allez devoir vous préparer à une explosion qui détruira la moitié de cet Etat."

Le général s'étonne : "De quoi parlez-vous ?" Léon répond : "Cet engin spatial, ou quoi que cela puisse être, contient des matériaux fissibles : peut-être du carburant, peut-être des armes... Mais suffisamment pour qu'en comparaison, Hiroshima passe pour un feu de joie, si jamais vous le touchez."

Le général est dubitatif : "D'où vous tenez cette information ?" Léon répond en sortant de la poche de sa veste des documents : "Des gens de chez Caltech." Et de tendre une petite liasse de papier plié : "Et voilà le rapport."

Le général déplie la liasse, commence à lire. Et s'assied lourdement sur le rebord de son lit, continuant à lire, le visage crispé. Enfin il relève la tête, fixant le vide, et déclare : "Eh bien, voilà un cauchemar que je n'avais pas encore fait..."

Léon récupère le rapport des mains du général, le range dans la poche de sa veste, et la tête haute, demande : "Ai-je votre permission pour mettre à exécution mon plan ?"

The Outer Limits S01E31: Le caméléon (1964)

The Outer Limits S01E31: Le caméléon (1964)

The Outer Limits S01E31: Le caméléon (1964)

The Outer Limits S01E31: Le caméléon (1964)

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacré à cet épisode.

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