Au-delà du réel, la saison 2 de 1964 de la série télévisée de 1963 Feu vert télévision

Ici la page Amazon.fr du coffret 11 blu-rays anglais intégrale S1+S2 (anglais seulement, lisible sur lecteur français).

The Outer Limits S02E03: Behold, Eck! (1964)
Traduction du titre : Contemple, Eck !
Titre français : Laser vivant.

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Ici la page de ce blog consacré à la série télévisée Au delà du réel (1963)

Diffusé aux USA le 3 octobre 1964.
Saison 1 sortie en blu-ray américain le 23 mars 2018.
Saison 1 et 2 sortie en blu-ray américain le 23 août 2022.

De Byron Haskin, sur un scénario de William R. Cox et John Mantley ; avec Peter Lind Hayes, Joan Freeman, Parley Baer, Douglas Henderson, Sammy Reese, Marcel Hebert, Paul Sorenson, Robert Johnson.

Pour adultes et adolescents

Depuis le moment où la première chose vivante a levé les yeux à travers les ténèbres, l'être humain s'est rarement satisfait d'être seulement né, d'endurer et de mourir. Avec une curieuse ferveur, il a lutté pour déchiffrer les mystères de la création, et ceux du monde dans lequel il vit. Parfois il a gagné, parfois il a perdu ; et parfois, dans les torrents cascadant de l'Espace et du Temps, il entrevoit brièvement un monde dont il n'avait même pas rêvé.

Laboratoire d'optique Stone. Un homme d'âge mûr inspecte les montants de la porte d'entrée vitrée. Puis il se tourne vers la jeune femme qui vient de ramasser une liasse de papiers : "Donc vous dites que vous l'avez trouvé ainsi quand vous êtes arrivée ce matin ?" La jeune femme confirme : "Oui."

L'autre répond sans la regarder, prenant des notes sur son calepin : "D'accord, Mademoiselle, merci beaucoup ; on restera contact avec vous." Puis à son collègue moustachu, également d'âge mûr : "Sergent ?" Et comme ils vont pour sortir, ils tombent nez à nez avec un homme au costume noir qui passe l'entrée, faisant la moue.

L'inspecteur de police fait mine de le reconnaître : "Professeur Stone ?" Comme l'autre ne répond que "mm", l'inspecteur insiste : "Professeur Stone !" Et Stone de répondre : "Oui, oui..." L'inspecteur se présente : "Je suis, euh, le lieutenant-inspecteur Runyan, et voici le sergent Jackson."

Stone répond simplement : "Mm-mm" et dépasse les deux hommes, constatant le désordre de la pièce. Runyan le suit : "Nous n'y comprenons rien, Professeur : c'est le cinquième laboratoire d'optique qui vient d'être ravagé : quel genre de timbré ferait un truc pareil ?"

Le professeur Stone ramasse un verre d'une paire de lunettes cassées : "Probablement quelqu'un qui ne supporte pas les lunettes." Puis jetant le verre sur la table voisine, et se tapotant nerveusement les mains, il se détourne pour lâcher : "C'est très intéressant." Et traversant la pièce, il répète : "Très intéressant."

Tandis que Stone entre dans son bureau, Runyan demande à la secrétaire : "Est-ce qu'il, euh, il est toujours comme ça ?" La secrétaire s'étonne : "Oh, c'est un homme très brillant !" L'inspecteur grimace : "Dans quel sens ?" La secrétaire répond : "Eh bien, pour commencer, c'est l'une des autorités mondiales les plus reconnues en géométrie optique ; et si vous lisiez l'un de ses articles sur les lois de la propagation rectilinéaire, vous le sauriez."

Le regard bovin du sergent reste inflexible, mais le lieutenant bafouille : "Merci beaucoup, Mademoiselle, une autre fois peut-être."

Les policiers s'en vont. Le professeur Stone, lui, reste debout au milieu de son bureau saccagé, avec les tiroirs vidés de leurs papiers, les lampes renversées, les tableaux aux murs de travers. Sur un tableau noir, des équations à la craie, intactes. Stone avise le porte-manteaux renversé sur le bureau et le remet d'aplomb contre le mur. Il bute contre un tiroir, ramasse un rangement de métal pour déposer sur un meuble, contourne son imposant bureau, remarque la paire de lunettes cassée sur le bureau. Entre sa secrétaire. Il lui montre la paire de lunettes et demande : "Comment est-ce que je vais voir quoi que soit sans elles : je suppose que nous n'avons pas d'autres paires ?"

La secrétaire hésite, semble vouloir répondre non, puis soudain déclare : "Oh, sauf si vous voulez essayez la prescription 109 : elle est très proche de la vôtre." Stone répète : "109 ?" La secrétaire approuve et rappelle : "Les verres spéciaux que vous avez conçus pour corriger l'astigmatisme aberrationnel." Elle le quitte pour se diriger vers un coffre posé sur un meuble à tiroirs, précisant : "Il semble qu'ils fonctionnent particulièrement bien en tant que verres ordinaires pour la lecture de près."

Le professeur Stone répond : "Oh oui, oui, je me souviens." Elle revient poser un coffret sur le bureau qu'elle ouvre tandis qu'il remarque : "Nous en avons fabriqué plusieurs de ce modèle, n'est-ce pas ?" La secrétaire confirme : "Oui, quatre paires..." Elle tend la dernière prise au fond du coffret : "Les trois autres ont été distribuées à des patients qui souffraient de vision dédoublée ; c'était une expérience en principe et ..."

Stone interrompt : "Et est-ce qu'elles ont fonctionné ?" La secrétaire sourit : "Le rapport écrit est sur votre bureau depuis deux semaines." Elle ouvre un carnet et pointe un nom sur une ligne : George Wilkenson. "Wilkenson était celui avec la barbiche ; ils sont tous là, si vous voulez leur parler personnellement : je peux les appeler et leur faire prendre rendez-vous pour vous voir plus tard dans la semaine."

Stone semble hésiter, puis répond : "Merci, non, merci Mademoiselle Dunn." La secrétaire sourit et s'en va. Stone grimace, les lunettes expérimentales à la main, puis il les met sur son nez. Immédiatement, il entend comme un crépitement électrique, et semble fixer un point devant lui, excessivement surpris. Il retire les lunettes, se frotte les yeux, fixe à nouveau le coin vide de la pièce avec les papiers épars, un tiroir par terre.

Sans quitter le coin vide de la pièce, Stone se lève lentement du coin du bureau sur lequel il s'était assis, avance en direction du coin de la pièce, s'arrête. Et, tremblant, remet les lunettes. Et à nouveau, il écarquille les yeux et entend le crépitement. Et voit la silhouette d'une créature ébouriffée à quatre bras et quatre yeux qui lévite et tressaute, puis avance droit sur lui. Stone recule, le crépitement enfle et un éclair jaillit, faisant s'envoler les papiers épars dans toute les directions, et faisant se soulever légèrement le lourd meuble à quatre tiroirs pour dossier déjà renversé en travers de la pièce et le fauteuil dessous.

Mais au lieu d'avancer d'avantage vers Stone gisant à terre derrière le bureau, la créature arrache la page du carnet sur laquelle était écrit les adresses des trois autres patients de Stone ayant acquis ses lunettes expérimentales.

Puis comme Stone se redresse, la lèvre ensanglantée, un de ses verres cassées, la créature le fixe à nouveau et foudroie à nouveau. La paire de lunettes que portait Stone s'envole et disparaît dans un cri strident de femme.

The Outer Limits S02E03: Laser vivant (1964)

The Outer Limits S02E03: Laser vivant (1964)

The Outer Limits S02E03: Laser vivant (1964)

The Outer Limits S02E03: Laser vivant (1964)

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.

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