
The Outer Limits S02E06: Cry of Silence (1964)
Traduction du titre : Le cri du silence.
Titre français : Les ombres du silence.
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Ici la page de ce blog consacré à la série télévisée Au delà du réel (1963)
Diffusé aux USA le 24 octobre 1964.
Saison 1 sortie en blu-ray américain le 23 mars 2018.
Saison 1 et 2 sortie en blu-ray américain le 23 août 2022.
De Charles Haas, sur un scénario de Louis Charbonneau et Robert C. Dennis ; avec Eddie Albert, June Havoc, Arthur Hunnicutt.
Pour adultes et adolescents
Dans un futur pas si distant, les sons humains envahiront ces profondeurs inconnues de l'Espace, qu'à ce jour, nous ne pouvons même pas imaginer. Dans le propre monde des humains, il n'existe aucun lieu encore inaccessible à leurs voix. Ses voisins ne sont plus seulement ceux de la porte d'à côté, mais n'importe où au bout d'un fil électrique.
Et c'est justement le long d'un faisceau de câbles téléphoniques portés par les pylônes jalonnant une route de campagne que roule la décapotable d'un couple aux cheveux blancs. Non loin d'eux, en avant sur la route, se trouve une station service déserte, flanquée d'une cabine téléphonique en bois usagé. à côté de l'appareil, quelqu'un a cloué une grande page avec dessus esquissé une femme à forte poitrine et long cheveux semblant adossée au mur voisin.
... Et tout a commencé quand l'homme préhistorique a découvert... l'art de communiquer.
La cabine a vue sur la station service, un petit cabanon à deux pompes, à l'air tellement abandonné que deux boules de branches sèches viennent y rouler comme un couple de touristes. L'une des boules va alors rouler jusqu'à la route, rejoignant deux autres boules qui semblent postées, aux aguets des véhicules qui viendraient à passer. Et justement, voici justement la décapotable et son couple aux cheveux blancs. La décapotable ralentit à l'approche de la station service et oblique pour se garer devant les pompes, tandis que le soleil couchant fait briller la peinture métallisée et l'inox.
La dame, à collier de perle et mise en pli, renversée sur le siège passager, plaisante : "Le plein, M'sieur ?" Son mari répond : "Oh, juste la bonne direction : laissez-moi juste jeter un coup d’œil à ma carte routière." Son épouse lui passe la carte routière : "Alors, alors, alors... la route du Canyon Sauvage."
Sa dame plaisante à nouveau : "Oh, ça c'est une bonne adresse ! Nos amis vont mourir d'envie de venir jusque là nous visiter." Son mari ne commente pas et répond : "L'agent immobilier dit que cela devrait être à peu près 10 miles après Mitchellville... Eh bien, ça devrait se trouver juste à côté à partir d'ici." Son épouse réplique : "Sauf s'ils démontent tout avant la tombée de la nuit."
Ils sont alors distraits par des coups de klaxon répétés et un crissement de pneus. Et tout d'un coup, sortant d'une route de terre jusqu'ici impossible à remarquer, un utilitaire à plate-forme se précipite sur la route principale par laquelle ils étaient arrivés. L'utilitaire franchit la ligne blanche et dans un nouveau crissement de pneus, manque de se jeter dans le fossé empierré, pour recroiser la ligne blanche et accélérer pour quitter les lieux, dans la direction opposée à celle d'arrivée du vieux couple.
Le conducteur aux cheveux blancs se retourne vers son épouse : "D'où est-ce qu'elle est sortie ?" Son épouse lui répond : "Cette route attenante juste là-devant." Le conducteur baisse les yeux sur sa carte routière, pour s'exclamer : "Mais c'est notre route !" Et de replier sa carte, pour redémarrer son moteur : "Cela doit être pour cela qu'ils appellent ça le Canyon Sauvage !" Son épouse fait alors semblant de frissonner, tandis que le conducteur fait rugir son moteur.
Alors que la décapotable quitte la station service, une boule de branche morte vient se jeter sous la roue avant-droit du véhicule, qui roule dessus sans s'arrêter. La décapotable oblique ensuite à la hauteur de la route de terre attenante, franchit la ligne blanche, et s'engage dedans. La route de terre est sinueuse, suit un temps une clôture, puis vient littéralement buter contre deux gros rochers posés en plein milieu de la route étroite.
Aucun n'ayant à bord de ceinture, ni d'appui-tête, et de ce fait, ils partent en avant, repartent en arrière, et le mari s'inquiète aussitôt : "Est-ce que tu vas bien ? Je suis désolé ! Mais d'où ces satanés rochers sont-ils sortis ?" Son épouse répond : "Peut-être qu'ils ont toujours été là ?" Son mari s'indigne : "Non, l'utilitaire est bien passé, lui !" Alors son épouse change immédiatement sa version : "Peut-être qu'ils les ont placés ici pour empêcher les gens de passer."
Comme son mari veut descendre de la décapotable, la dame l'arrête : "Ecoute !!!" Puis comme il la regarde sans comprendre : "Qu'est-ce que tu entends ?" Ils regardent autour d'eux, elle lève les yeux. Son mari finit par répondre : "Rien ?" Et sa dame confirme : "Exact : pas un seul son..."
Le mari concède : "C'est du genre désert ici." Alors son épouse lui fait les gros yeux : "Oh non, nous ne sommes pas seuls : il y a quelque chose ici." Son mari s'agace : "Allez, arrête un peu maintenant, s'il te plait ?" Puis il veut à nouveau descendre de la décapotable : "Laisse-moi donc jeter un coup d’œil à ce rocher."
Le mari descend, se penche sur le rocher juste contre son pare-choc, s'accroupit et tente de le soulever sous le regard inquiet de son épouse restée assise dans le siège du passager. Puis celle-ci prend une décision, ouvre sa propre portière, sort en se retenant à la décapotable. Quand elle referme sa portière, un petit rocher dégringole du bord de la route vers le bas du ravin. Impressionné, l'épouse tente néanmoins de rejoindre son mari en faisant le tour de la voiture par le devant, seulement pour atteindre le devant, il faut marcher sur des petits rochers accumulés sur le bord de la route, qui se trouve également être le bord du ravin.
L'épouse pose le pied sur l'une de ces pierres plates, qui cède immédiatement sous son poids, et n'arrivant pas à se retenir à la décapotable, elle crie : "Andy !!!" et de dégringoler, d'abord sur les fesses, puis cul par dessus tête, chassant au passage une boule de branche sèche. Son mari se dépêche alors de dévaler la pente à sa suite, tandis qu'elle gît désormais sur le dos en bas du ravin.
Au mépris total des précautions élémentaires du secourisme en cas de chute précédé d'un coup du lapin, son mari la saisit par le cou par la redresser : "Oh, ma chérie, est-ce que tu vas bien ?" Elle répond par des cris de douleur "Oooh ! A-ah-ah !!" Et son mari répond : "Doucement, doucement..." La dame s'écrie alors en secouant la tête : "Quelle idiote je suis !!!" Puis plus bas, l'air coupable : "Je me suis fait mal à la cheville..." Ce à quoi son mari répond : "Oh, tout ira bien."
C'est certain. Absolument ! Vraiment ? semble lui répondre les trois boules de branches sèches qui viennent rouler devant eux, comme pour assister au spectacle. Immédiatement rejointes par deux autres boules de branches sèches, et plusieurs autres à leur suite. Et comme la dame se lamente : "Oh mon Dieu !" et que son mari essaie de la calmer en répétant : "Chut, chut..." c'est comme une véritable avalanche de boules de branches sèches qui s'est massé au-dessus d'eux, sans détonner le moins du monde du paysage environnant.
Et aucun des deux accidentés ne semble l'avoir remarqué, malgré les petits crissements et frôlements qui montent.



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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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