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Aliens le retour, le film de 1986

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 18 juillet 1986
Affichages : 4480

Aliens le retour, le film de 1986Feu vert cinéma

Ici la page du coffret français br+4K 20TH CENTURY FR du 24 avril 2024
Ici la page du blu-ray français FOX FR du 5 octobre 2011

Aliens (1986)
Traduction du titre original : Les étrangers.

Film Alien précédent <> Film Alien suivant.

Attention, ce film existe au moins en deux montages : cinéma (court), réalisateur (long).

Sorti aux USA le 18 juillet 1986.
Sorti en Angleterre le 29 août 1986.
Sorti en France le 8 octobre 1986.
Sorti en coffret 6 blu-ray américain Alien Anthology le 26 octobre 2010 (multi-régions, français inclus).
Sorti en coffret 6 blu-ray français Alien Anthology le 27 octobre 2010.
Sorti en blu-ray américain le 10 mai 2011 (multi-régions, français inclus, anglais DTS HD MA 5.1).
Sorti en blu-ray français le 5 octobre 2011 (région B).
Sorti en coffret français br+4K 20TH CENTURY FR (altéré par intelligence artificielle) du 24 avril 2024.

De James Cameron (également scénariste), sur un scénario de David Giler et Walter Hill, d'après le film Alien (1979) et les personnages créés par Dan O'Bannon et Ronald Shusett ; avec Sigourney Weaver, Michael Biehn, Carrie Henn, Lance Henriksen, Paul Reiser, Bill Paxton, Jenette Goldstein, William Hope, Al Matthews, Mark Rolston , Ricco Ross, Colette Hiller, Daniel Kash, Cynthia Dale Scott, Tip Tipping, Trevor Steedman, Paul Maxwell.

Pour adultes et adolescents.

Une navette file dans l’Espace profond, avec à son bord, une jeune femme – Ripley – endormie avec son chat dans un sarcophage cryogénique. Le silence est rompu par le grésillement d’une lumière scannant son visage, puis la porte du sas saute et un robot avance pour scanner l’habitacle complet de la navette. Le robot recule et deux astronautes entrent en combinaison environnementale, et constate que Ripley est encore vivante : ils ne pourront pas revendre la navette à leur seul profit.

Ripley se réveille dans la station orbitale Gateway au-dessus de la Terre. Selon l’infirmière, cela fait deux ou trois jours qu’elle est là – et elle a un visiteur : Carter Burke, un employé de la Compagnie, arrive avec son chat, Jonesy, lui disant de ne pas s’inquiéter car il est un type bien, et que la faiblesse et la désorientation sont compréhensibles compte tenu du temps anormalement long qu’elle a passé en hibernation – 57 années plus exactement.

Soudain, Ripley est prise de nausées, puis se met à convulser. Comme l’équipe médicale l’entoure, son ventre se déforme et… Ripley se réveille au milieu de la nuit : un mauvais rêve de plus selon l’infirmière, qui lui propose quelque chose pour l’aider à dormir, mais elle refuse – Ripley a dormi suffisamment.

Plus tard, cela fait trois heures et demi qu’un comité de la compagnie fait répéter à Ripley son histoire. Ripley découvre qu’elle est accusée d’avoir causé 43 millions de dollars réévalués de dommage – pour avoir fait sauté son vaisseau et sa cargaison pour des raisons inconnues : aucune trace de la créature qu’elle décrit n’a jamais été retrouvé à bord de la navette, et aucune vie extraterrestre n’a été découverte sur LV-426. Ripley répète qu’il ne s’agissait pas d’une vie indigène, mais d’un vaisseau spatial qui s’était écrasé sur la planète et qui les avait guidé jusqu’à lui grâce à un message. Ripley s’énerve : Kane qui était entré dans le vaisseau avait vu des millions d’œufs, et si ces monstres parviennent jusqu’à la Terre ils peuvent dire au revoir à leurs profits.

Après la réunion, Ripley demande à Van Leuwen, le président du comité, d’aller vérifier ce qui se passe sur LV-426. Van Leuwen répond qu’il n’en a pas besoin : cela fait vingt ans que LV-426 est en cours de terraformation et abrite entre 60 et 70 familles d’ingénieurs qui vivent sur place, travaillant à transformer la planète en nouvelle terre vivable. Ripley est profondément choquée à l’idée que des familles ont été envoyées là-bas. Quelque temps plus tard, Ripley se morfond dans un petit appartement avec Jonesy quand Burke vient frapper à sa porte, flanqué du Lieutenant Gorman, des Marines Coloniaux : ils ont perdu tout contact avec la colonie LV-426.

***

Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.

***

Cordelia Vorkosigan, le roman de 1986

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 30 juin 1986
Affichages : 987

ImageFeu vert livre / BD

Shards Of Honor (1986)
Traduction du titre anglais : échardes d’honneur.
Titre français : Cordelia Vorkosigan.

Ce roman est le premier de la Vorkosigan Saga et est suivi de The Warrior's Apprentice 1986 (en français, L'Apprentissage du Guerrier.)

Sorti aux USA en juin 1986 chez Baen.
Traduit en français par Michel Deutsch chez J’ai Lu (poche) en avril 1994,
réédité en mai 1994, en janvier 1995, en décembre 1996, en septembre 2001, en août 2005 ;
réuni en intégrale chez J’ai Lu Nouveaux Millénaires en octobre 2011.

De Lois McMaster Bujold.

Pour adultes et adolescents.

(Presse, Space Opera) Cordelia Naismith, capitaine d'un vaisseau d'étude astronomique bêtan, explore une planète récemment découverte lorsque son camp de base est attaqué. Alors qu'elle enquête, elle est surprise par un soldat, se cogne la tête contre un rocher et découvre à son réveil que, si la plupart des membres de son équipage se sont échappés, elle est abandonnée avec un enseigne bétan blessé et le capitaine Lord Aral Vorkosigan de Barrayar, connu comme le "boucher de Komarr", qui a été laissé pour mort par un rival perfide. Au cours de leur randonnée de cinq jours vers une cache secrète de Barrayar, elle découvre que Vorkosigan n'est pas du tout le monstre que sa réputation suggère, et elle est fortement attirée par lui.

Lorsque le trio atteint le camp de base, Vorkosigan reprend le contrôle de son équipage. Il retourne à son vaisseau avec Cordelia et son équipier comme prisonniers nominaux. Elle rencontre le sergent Bothari, un soldat de carrière souffrant de problèmes mentaux qui les contrôle par l'adhésion à des règles et l'attachement à un commandant fort, en mai 1994l'occurrence Vorkosigan. Vorkosigan informe Cordelia qu'à leur arrivée sur Barrayar, elle sera libre de retourner à la colonie Bêta, mais il lui demande de l'épouser et de rester sur Barrayar en tant que Dame Vorkosigan. Avant qu'elle ne puisse prendre en compte sa demande, l'équipage de son vaisseau, qui est revenu contre ses ordres, s'allie aux rivaux de Vorkosigan pour la "sauver"…

*

Le texte original américain de Lois McMaster Bujold publié en 1986 chez BAEN.

CHAPTER ONE

A sea of mist drifted through the cloud forest: soft, grey, luminescent. On the high ridges the fog showed brighter as the morning sun began to warm and lift the moisture, although in the ravine a cool, soundless dimness still counterfeited a pre-dawn twilight.

Commander Cordelia Naismith glanced at her team botanist and adjusted the straps of her biological collecting equipment a bit more comfortably before continuing her breathless climb. She pushed a long tendril of fog-dampened copper hair out of her eyes, clawing it impatiently toward the clasp at the nape of her neck. Their next survey area would definitely be at a lower altitude. The gravity of this planet was slightly lower than their home world of Beta Colony, but it did not quite make up for the physiological strain imposed by the thin mountain air.
Denser vegetation marked the upper boundary of the forest patch. Following the splashy path of the ravine’s brook, they bent and scrambled through the living tunnel, then broke into the open air.

A morning breeze was ribboning away the last of the fog on the golden uplands. They stretched endlessly, rise after rise, culminating at last in the great grey shoulders of a central peak crowned by glittering ice. This world’s sun shone in the deep turquoise sky giving an overwhelming richness to the golden grasses, tiny flowers, tussocks of a silvery plant like powdered lace dotted everywhere. The two explorers gazed entranced at the mountain above, enveloped by the silence.

The botanist, Ensign Dubauer, grinned over his shoulder at Cordelia and fell to his knees beside one of the silvery tussocks. She strolled to the nearest rise for a look at the panorama behind them. The patchy forest grew denser down the gentle slopes. Five hundred meters below, banks of clouds stretched like a white sea to the horizon. Far to the west, their mountain’s smaller sister just broke through the updraft-curdled tops.

Cordelia was just wishing herself on the plains below, to see the novelty of water falling from the sky, when she was jarred from her reverie. “Now what the devil can Rosemont be burning to make a stink like that?” she murmured.

An oily black column of smoke was rising beyond the next spur of the mountain slope, to be smudged, thinned, and dissipated by the upper breezes. It certainly appeared to be coming from the location of their base camp. She studied it intently.

A distant whining, rising to a howl, pierced the silence. Their planetary shuttle burst from behind the ridge and boomed across the sky above them, leaving a sparkling trail of ionized gases.
“What a takeoff!” cried Dubauer, his attention wrenched skyward.

Cordelia keyed her short-range wrist communicator and spoke into it. “Naismith to Base One. Come in, please.”

A small, empty hiss was her sole reply. She called again, twice, with the same result. Ensign Dubauer hovered anxiously at her elbow.

“Try yours,” she said. But his luck was no better. “Pack up your stuff, we’re going back to camp,” she ordered. “Double time.”

They struggled toward the next ridge at a gasping jog, and plunged back into the forest. The spindly bearded trees at this altitude were often fallen, tangled. They had seemed artistically wild on the way up; on the way down they made a menacing obstacle course. Cordelia’s mind ratcheted over a dozen possible disasters, each more bizarre than the last. So the unknown breeds dragons in map margins, she reflected, and suppressed her panic.

They slid down through the last patch of woods for their first clear view of the large glade selected for their primary base camp. Cordelia gaped, shocked. Reality had surpassed imagination.
Smoke was rising from five slagged and lumpy black mounds, formerly a neat ring of tents. A smouldering scar was burned in the grasses where the shuttle had been parked, opposite the camp from the ravine. Smashed equipment was scattered everywhere. Their bacteriologically sealed sanitary facilities had been just downslope; yes, she saw, even the privy had been torched.

“My God,” breathed Ensign Dubauer, and started forward like a sleepwalker. Cordelia collared him.

“Get down and cover me,” she ordered, then walked cautiously toward the silent ruins.

The grass all around the camp was trampled and churned. Her stunned mind struggled to account for the carnage. Previously undetected aborigines? No, nothing short of a plasma arc could have melted the fabric of their tents. The long-looked-for but still undiscovered advanced aliens? Perhaps some unexpected disease outbreak, not forestalled by their month-long robotic microbiological survey and immunizations--could it have been an attempt at sterilization? An attack by some other planetary government? Their attackers could scarcely have come through the same wormhole exit they had discovered, still, they had only mapped about ten percent of the volume of space within a light-month of this system. Aliens?

She was miserably conscious of her mind coming full circle, like one of her team zoologist’s captive animals racing frantically in an exercise wheel. She poked grimly through the rubbish for some clue.

She found it in the high grass halfway to the ravine.

*

La traduction au plus proche.

CHAPITRE UN

Une mer de brume dérivait à travers la forêt de nuages : douce, grise, luminescente. Sur les hautes crêtes, le brouillard s'éclaircissait lorsque le soleil matinal commençait à réchauffer et à faire disparaître l'humidité, bien que dans le ravin, une obscurité fraîche et silencieuse simulait encore un crépuscule d'avant l'aube.

Le commandant Cordelia Naismith jeta un coup d'œil au botaniste de son équipe et ajusta un peu plus confortablement les sangles de son équipement de collecte biologique avant de poursuivre son ascension à bout de souffle. Elle repoussa de ses yeux une longue mèche de cheveux cuivrés humides de brouillard, qu'elle tendit avec impatience vers le fermoir de sa nuque. Leur prochaine zone d'étude serait certainement à une altitude plus basse. La gravité de cette planète était légèrement inférieure à celle de leur monde d'origine, la colonie Bêta, mais elle ne compensait pas tout à fait la pression physiologique imposée par l'air raréfié des montagnes.

Une végétation plus dense marque la limite supérieure de la forêt. Suivant le chemin éclaboussant du ruisseau du ravin, ils se penchèrent et se frayèrent un chemin à travers le tunnel vivant, puis débouchèrent à l'air libre.

Une brise matinale chassait en ruban le dernier brouillard sur les hautes terres dorées. Elles s'étendaient à l'infini, montant après montant, culminant enfin dans les grandes épaules grises d'un pic central couronné de glace scintillante. Le soleil de ce monde brillait dans un ciel d'un turquoise profond, donnant une richesse incroyable aux herbes dorées, aux petites fleurs, aux touffes d'une plante argentée semblable à de la dentelle en poudre, parsemées partout. Les deux explorateurs regardent la montagne avec fascination, enveloppés par le silence.

Le botaniste, l'enseigne Dubauer, sourit à Cordelia par-dessus son épaule et s'agenouille à côté d'une des touffes argentées. Elle se dirigea vers l'élévation la plus proche pour jeter un coup d'œil au panorama derrière eux. La forêt éparse se densifiait le long des pentes douces. Cinq cents mètres plus bas, des bancs de nuages s'étendaient comme une mer blanche jusqu'à l'horizon. Loin à l'ouest, la petite sœur de leur montagne venait de percer les sommets encombrés de courants ascendants.

Cordelia souhaitait se rendre dans les plaines en contrebas, pour voir la nouveauté de l'eau tomber du ciel, quand elle fut tirée de sa rêverie. « Maintenant, que diable peut bien brûler Rosemont pour faire une telle puanteur ? » murmura-t-elle.

Une colonne de fumée noire et huileuse s'élevait au-delà de l'éperon suivant du versant de la montagne, pour être étouffée, amincie et dissipée par les brises supérieures. Elle semblait certainement provenir de l'emplacement de leur camp de base. Elle l étudia attentivement.

Un gémissement distant, s'élevant jusqu'à un hurlement, a percé le silence. Leur navette planétaire surgit de derrière la crête et traversa le ciel en trombe, laissant une traînée étincelante de gaz ionisés.

« Quel décollage ! » s'est écrié Dubauer, son attention tournée vers le ciel.
Cordelia manipule son communicateur de poignet à courte portée et parle dedans. « Naismith à Base One. Répondez, s'il vous plaît. »

Un petit sifflement vide fut sa seule réponse. Elle a appelé à nouveau, deux fois, avec le même résultat. L'enseigne Dubauer s'est mise à rôder anxieusement autour de son coude.
« Essayez le vôtre, » elle dit. Mais sa chance ne fut pas meilleure. « Rangez vos affaires, on retourne au camp , elle ordonna. "Double cadence. »

Ils se dirigèrent vers la crête suivante à un rythme haletant, et replongèrent dans la forêt. Les arbres barbus à cette altitude étaient souvent tombés, enchevêtrés. Ils avaient semblé artistiquement sauvages à la montée, mais à la descente, ils formaient une menaçante course d'obstacles. L'esprit de Cordelia fit défiler une douzaine de catastrophes possibles, toutes plus bizarres les unes que les autres. Ainsi l'inconnu engendre des dragons dans les marges des cartes, se disait-elle, et elle réprima sa panique.

Ils se glissèrent à travers la dernière parcelle de bois pour avoir une première vue claire de la grande clairière choisie pour leur camp de base principal. Cordelia est restée bouche bée, choquée. La réalité avait dépassé l'imagination.

De la fumée s'élevait de cinq monticules noirs couverts de scories et de grumeaux, qui formaient autrefois un cercle de tentes bien ordonné. Une cicatrice fumante brûlait dans les herbes à l'endroit où la navette avait été garée, à l'opposé du camp par rapport au ravin. Des équipements brisés étaient éparpillés partout. Leurs installations sanitaires scellées bactériologiquement avaient été juste en bas de la pente ; oui, vit-elle, même les toilettes avaient été incendiées.

« Mon Dieu, souffla l'enseigne Dubauer, qui avançait comme un somnambule. Cordelia le rattrapa.
— Baisse-toi et couvre-moi, » ordonna-t-elle, puis elle marcha prudemment vers les ruines silencieuses.

L'herbe tout autour du camp était piétinée et retournée. Son esprit abasourdi lutta pour expliquer ce carnage. Des aborigènes non détectés auparavant ? Non, rien de moins qu'un arc de plasma aurait pu faire fondre le tissu de leurs tentes. Les extraterrestres avancés tant recherchés mais toujours pas découverts ? Peut-être une épidémie inattendue, qui n'aurait pas été évitée par leur enquête microbiologique robotisée d'un mois et leurs vaccinations - aurait-il pu s'agir d'une tentative de stérilisation ? Une attaque d'un autre gouvernement planétaire ? Leurs agresseurs auraient difficilement pu passer par la même sortie de vortex qu'ils avaient découverte, mais ils n'avaient cartographié qu'environ dix pour cent du volume de l'espace à un mois-lumière de ce système. Des extraterrestres ?

Elle était misérablement consciente que son esprit tournait en rond, comme l'un des animaux captifs du zoologiste de son équipe qui courait frénétiquement dans une roue d'exercice. Elle fouilla sinistrement dans les ordures à la recherche d'un indice.

Elle le trouva dans les hautes herbes à mi-chemin du ravin.

*

Image

La traduction de Michel Deutsch pour J’AI LU en 1994

1

Des écharpes de brume grises et impalpables flottaient à travers la forêt. Sur les hauteurs, le brouillard que commençait à réchauffer le soleil naissant devenait plus lumineux, mais au fond du ravin silencieux régnait encore la fraîche pénombre de l’aurore.

Le capitaine Cordelia Naismith, le souffle court, s’arrêta un instant pour rajuster les bretelles de son sac à dos. Après avoir jeté un coup d’œil vers son botaniste, elle reprit l’ascension en repoussant d’un geste impatient une mèche humide qui lui tombait dans les yeux. La prochaine fois, elle choisirait sur zone d’exploration à basse altitude. Certes, sur cette planète, la gravité était un peu plus faible que sur les colonies de Beta, la sienne, mais en hauteur, l’air était quand même trop raréfié pour diminuer la contrainte physiologique.

A l’approche de la lisière de la forêt, la végétation se faisait plus dense. Pliés en deux, ils grimpaient, pataugeant dans le ruisseau boueux qui serpentait le long du ravin.
Enfin, la forêt prit fin et ils émergèrent à l’air libre.

La brise matinale chassait les dernières nappes de brume flottant encore ici et là sur les contreforts ensoleillés qui se succédaient à perte de vue jusqu’aux flancs grisâtres d’un pic couronné de glace miroitante. Le soleil flamboyant dans le ciel bleu turquoise conférait une beauté somptueuse aux hautes herbes dorées aux minuscules fleurs et à la dentelle argentée d’une plante fourragère omniprésente. Les deux explorateurs contemplaient avec ravissement le paysage montagneux écrasé de silence.

L’enseigne Dubauer, le botaniste, se retourna pour adresser un large sourire à Cordélia et s’agenouilla devant une de ces plantes argentées. La jeune femme gagna la butte la plus proche pour observer le panorama qui s’étendait derrière eux. La forêt était plus touffue le long des pentes. Cinq cents mètres plus bas, des bancs de nuages faisaient comme une mer blanche qui se perdait à l’horizon. Très loin vers l’ouest, on apercevait tout juste la cime d’une autre crête, plus petite.

Cordelia aurait bien voulu se trouver dans la plaine pour voir cette chose étonnante, de l’eau tombant du ciel !, mais quelque chose d’inattendu la ramena brutalement à la réalité.
— Qu’est-ce que Rosemont fait brûler qui pue comme ça ? murmura-t-elle.

En effet, derrière la crête voisine s’élevait une épaisse colonne de fumée noire et grasse que le vent dispersait. Elle venait visiblement du camp de base. Cordelia l’examina avec attention.
Un grondement lointain qui se mua en rugissement déchira le silence. Leur navette planétaire jaillit soudain de derrière le piton et se rua dans leur direction, laissant dans son sillage une étincelante traînée de gaz ionisés.

— Mais ils décollent ! s’exclama Dubauer, les yeux levés vers le ciel. Qu’est-ce que ça veut dire ?

***

Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce roman.

 

***

Calendrier Cinéma 1985

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 31 décembre 1985
Affichages : 4731

Brazil, le film de 1985  Terminator, le film de 1984

Voici la liste des articles de ce blog consacrés aux films de Science-fiction, Fantasy, Fantastique et Aventure annoncé pour l'année 1985. Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure de la rédaction des articles.

Ici le calendrier cinéma pour l'année 1986

Ici le calendrier cinéma pour l'année 1984

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Explorers, le film de 1985 Les goonies, le film de 1985

Annoncés pour décembre 1985

En France

Les Goonies (4 décembre, The Goonies)

Kalidor, la légende du Talisman (11/18 décembre, Kalidor)

Astérix et la surprise de César (animé, 11 décembre)

La dernière Licorne (animé, 11 décembre)

La tour de Londres (ressortie du 11 décembre)

Explorers (18 décembre)

Kalidor, la légende du talisman (18 décembre)

Night Magic (musical, 18 décembre)

Aux USA

Le secret de la pyramide (4 décembre, Young Sherlock Holmes)

Enemy (20 décembre 1985, Enemy Mine)

En Angleterre

Retour vers le futur (4 décembre, Back to the Future)

Legend (13 décembre)

Teen Wolf (20 décembre)

En RFA (Allemagne de l'Ouest)

Enemy (20 décembre, Enemy Mine)

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Teen Wolf, le film de 1985Taram et le chaudron magique, le film animé de 1985

Annoncés pour novembre 1985

En France

Teen Wolf (27 novembre)

Cocoon (27 novembre)

Taram et le chaudron magique (27 novembre, The Black Cauldron)

Aux USA :

La revanche de Freddy (1er novembre, A Nightmare On Elm Street 2: Freddy's Revenge)

Vampire Forever (15 novembre, Once Bitten)

Allan Quatermain et les mines du roi Salomon (22 novembre, King Solomon's Mine)

En Angleterre:

Kalidor, la légende du talisman (28 novembre)

***

ImageLa chair et le sang, le film de 1985

Annoncés pour octobre 1985

En France :

La chair et le sang (2 octobre, Flesh+Blood)

Retour vers le futur (23 ou 30 octobre, Back to the Future)

Oz, un monde extraordinaire (23 octobre, Return To Oz)

Orinoko (octobre, Orinoko nuevo mundo)

Aux USA :

Peur bleue (11 octobre, Silver Bullet)

Le dernier survivant (18 octobre 1985, The Quiet Earth)

Re-Animator (18 octobre)

En Angleterre :

Taram et le chaudron magique (24 juillet, The Black Cauldron)

Lifeforce, l'étoile du Mal (4 octobre, Space Vampires)

***

Image

Annoncés pour septembre 1985

En France

La Promise (4 septembre, The Bride)

James Bond: Dangereusement vôtre (11 septembre, A View To A Kill)

La momie 1932 (ressortie du 11 septembre, The Mummy)

Lifeforce, l'étoile du Mal (18 septembre, Space Vampires)

Mad Max 3: Au delà du Dome du Tonnerre (25 septembre, Beyond The Thunderdome)

Le loup-garou 1941 (ressortie du 25 septembre, The Wolf-Man)

Aux USA

Maxie (27 septembre)

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Legend, le film de 1985

Annoncés pour août 1985

En France

Runaway (7 août)

Diesel (7 août)

Pale Rider, le cavalier solitaire (14 août)

Legend (28 août)

Hurlement II: Horror (28 août)

Aux USA

Vampire, vous avez dit vampire (2 août, Fright Night)

Une créature de rêve (2 août, Weird Science)

Real Genius (7 août)

Les aventuriers de la quatrième dimension (9 août, My Science Project)

Le retour des morts-vivants (16 août, The Return Of The Living Dead)

Teen Wolf (23 août)

La chair et le sang (30 août)

***

Starman, le film de 1984 2084, le court-métrage de 1985

Annoncés pour juillet 1985

En France :

Starman 1984 (3 juillet 1985)

Aux USA:

Retour vers le futur (3 juillet, Back to the Future)

Kalidor, la légende du talisman (3 juillet)

Explorers (12 juillet)

Le jour des morts-vivants (19 juillet, Day Of The Dead)

Taram et le chaudron magique (24 juillet, The Black Cauldron)

En Angleterre :

Oz, un monde extraordinaire (10 juillet, Return To Oz)

En Allemagne de l'Ouest

2084 (court-métrage, 5 juillet 1985)

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Starfighter, le film de 1984 Baby, le secret de la légende oubliée, le film de 1985

Annoncés pour juin 1985

En France

Starfighter (5 juin, The Last Starfighter)

Baby, le secret de la légende oubliée (12 juin, Baby: The Secret Of The Lost Legend)

Phenomena (12 juin)

La forêt d'émeraude (26 juin, The Emerald Forest)

Aux USA :

Les Goonies (7 juin, The Goonies)

D.A.R.Y.L (14 juin)

Oz, un monde extraordinaire (21 juin, Return To Oz)

Lifeforce, l'étoile du Mal (21 juin, Space Vampires)

***

La rose pourpre du Caire, le film de 1985

Annoncés pour mai 1985

En France

Le retour des morts-vivants (15 mai, repoussé du 24 avril, The Return Of The Living Dead)

La Rose Pourpre du Caire (29 mai, The Purple Rose of Cairo)

Aux USA :

Créature (8 mai)

Trancers 1984 (voyage dans le temps, zombies, 22 mai 1985)

En Angleterre :

Starman 1984 (10 mai 1985)

***

Terminator, le film de 1984 2010, l'année du premier contact, le film de 1984

Annoncés pour avril 1985

En France

2010, l'année du premier contact // 2010: Odyssée 2 (3 avril 1985, 2010: The Year We Make Contact)

La Belle et l'Ordinateur (10 avril / 17 avril 1984, Electric Dreams)

Terminator (24 avril)

Aux USA

Cat's Eye 1985 (épouvante fantastique, 12 avril 1985)

La Rose Pourpre du Caire (1985, The Purple Rose Of Cairo)

La compagnie des loups 1984 (19 avril, The Company Of Wolves)

En Angleterre

L'histoire sans fin (4 avril 1984, The Neverending Story, Die unendliche Geschichte)

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Ladyhawk, la femme de la nuit, le film de 1985

Annoncés pour mars 1985

En France

Les griffes de la nuit (6 mars, Freddy 1: A Nightmare On Elm Street)

Brother (13 mars, The Brother From Another Planet)

Antarctica 1984 (20 mars)

Lady Hawke, la femme de la nuit (27 mars)

Aux USA:

Ghoulies (2 mars)

Baby, le secret de la légende oubliée (22 mars, Baby: The Secret Of The Lost Legend)

En Angleterre

2010 - L'année du premier contact (5 mars 1985, 2010: The Year We Make Contact)

***

Brazil, le film de 1985Dune, le film de 1984

Annoncés pour février 1985

En France

Dune 1984 (6 février)

Gwen, le livre des sables (animé, 6 février)

Star Trek 3: à la recherche de Spock 1984 (13 février)

Out Of Order // En dérangement 1984 (13 février, Abwärts)

20.000 Lieues sous les mers 1954 (ressortie du 13 février, 20.000 Leagues Under The Sea)

Brazil 1984 (20 février, avancé du 27 février)

Diesel (27 février)

C.H.U.D (27 février)

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Philadelphia Experiment, le film de 1984La compagnie des loups, le film de 1984

Annoncés pour janvier 1985

En France

The Philadelphia Experiment 1984 (16 janvier)

La compagnie des loups 1984 (23 janvier, The Company Of Wolves)

Horror Kid (23 janvier, Children Of The Corn)

Razorback 1984 (30 janvier)

En Angleterre

Terminator (11 janvier)

***

Chopping Mall, le film de 1986

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 21 mars 1986
Affichages : 1599

Chopping Mall, le film de 1986Feu vert cinéma

Chopping Mall (1986)

Traduction du titre original : Hacher à tout prix.
Titre "français": Shopping. Titre canadien : Le Centre d'Hachis.

Sorti aux USA le 21 mars 1986.
Sorti en blu-ray américain le 26 septembre 2016.
Sorti en blu-ray espagnol le 20 juillet 2017.
Sorti en blu-ray américain le 24 avril 2020.

De Jim Wynorski (également scénariste), sur un scénario de Steve Mitchell ; avec Kelli Maroney, Tony O'Dell, John Terlesky, Russell Todd, Karrie Emerson, Barbara Crampton, Suzee Slater, Nick Segal.

Pour adultes.

(comédie, prospective, slasher) Des bijoux dans la vitrine d’un bijoutier à l’intérieur d’une galerie marchande la nuit. Déserte ? Non, un cambrioleur brise la vitrine et ramasse les bijoux et repart avec le sourire, ne réalisant pas qu’un robot sur chenillette l’a pris en chasse — jusqu’à ce que l’engin l’interpelle : qu’il s’arrête et abandonne son arme. Souriant de plus belle, le voyou fait feu plusieurs fois sur le robot, sans d’autre effet que des étincelles au point d’impact.

Le robot repart en chasse, faisant claquer violemment ses pinces, et le voleur prend la fuite à travers le hall. Le voleur ayant vidé son chargeur, il est finalement abattu d’un tir de taser et s’étale sur le ventre. S’affiche alors le titre de fin d’un générique : « Fin. Une production Securitroniques ».

Et effectivement la projection pour une conférence de presse s’achève et nous nous trouvons en fait dans le hall de la même galerie marchande. Une hôtesse blonde passe au pupitre et annonce que cela conclue la partie filmée de la présentation. Maintenant elle est certaine que le public a des questions, alors l’hôtesse passe la parole au directeur du département recherche et développement de Sécuritroniques, le docteur Stan Simon.

L’homme en question monte sur l’estrade rapidement suivi par deux autres hôtesses qui retire le grand drap blanc qui cachait trois robots argentés sur chenillettes, chacun avec quatre bras garnis de pince : Simon veut faire découvrir au public les tout nouveaux modèles de leur système de sécurité, les robots de la série Protecteur 101.

Il poursuit : d’ici une semaine, à la fermeture de la galerie marchande, ils commenceront à patrouiller. A ces mots, une grande blonde du public se tourne vers son compagnon, un gras barbu à l’air réjoui : « on dirait plutôt points de suture offerts ! ». L’intervenant poursuit : chacun des trois robots sera assigné à un des trois étages supérieurs de la galerie marchande… » Le barbu répond à la blonde : « Je n’en suis pas certain, Marie, celui du milieu a l’air agressif… » (les trois robots sont identiques).

L’intervenant demande s’il y a des questions et un homme âgé lève le doigt depuis l’un des derniers rang. L’hôtesse le reconnait et lui dit « oui, docteur Carrington ! » L’homme se lève et demande ce que les robots font d’autres à part tuer des criminels. L’intervenant corrige immédiatement : d’abord les protecteurs ne tuent pas.

Marie la blonde ajoute pour son barbu qu’elle se demande si les robots tuent aussi les cafards. Le barbu répond prudemment que les robots pourraient probablement être programmés pour le faire. L’intervenant poursuit : les Protecteurs ne font qu’emprisonner les intrus le temps que l’ordinateur central placé sur le toit de l’immeuble contacte la police. Le barbu intervient : « je n’en suis pas certain : ce type dans le film m’avait l’air raide mort. » « Seulement neutralisé, affirme Simon. »

Puis l’intervenant se rapproche des robots : le protecteur peut atteindre ce but d’une multitude de façon : à courte portée, les dards soporifiques tirés depuis ici et là peuvent faire tomber un homme en moins de trente secondes. Cependant les chances qu’un intrus puisse parvenir à entrer sont grandement minimisée par l’abaissement des portes blindées qui bloquent toute issue jusqu’à l’aube.

La blonde en robe à fleurs se lève : ils ont l’air si violents. Si vous les appelez des protecteurs, qu’est-ce qu’ils protègent ? L’intervenant répond : beaucoup de choses ; pour commencer, comme vous l’avez vu dans le film, les protecteurs font leur travail dans les allées, pas dans les boutiques elles-mêmes… Le barbu fait alors remarquer qu’ils pourraient utiliser ce genre de robots dans leur restaurant, pour se débarrasser des gens qu’ils n’aiment pas.

L’intervenant montre alors un point de la tête du robot le plus proche : le faisceau laser qui jaillit depuis ici peut couper à travers n’importe quelle matière. Alors un homme se lève dans le public : tout ça c’est très joli et très bien mais qu’est-ce qui va arriver à ceux qui travaillent tard ? Comment ces trucs peuvent faire la différence entre les gens honnêtes et les méchants ? L’intervenant sourit et répond : c’est très simple, regardez.

L’intervenant prend son talkie-walkie-walkie et appelle un poste de contrôle, possiblement sur le toit : Ici Simon, connectez le numéro un. Sur l’estrade, la tête du premier robot s’allume de rouge et les chenilles le font avancer. La tête du robot commence à scruter le public encore assis. Puis se tourne vers l’intervenant et déclare : puis-je voir votre badge d’identification s’il vous plait ? L’intervenant colle presque son badge avec code barre contre la lumière rouge de la tête du robot.

Dans le public, le barbu remarque que le robot lui rappelle la mère de Marie : c’est les lasers à la place des yeux. Le robot remercie l’intervenant et lui souhaite un bon séjour. Simon se redresse et prend à témoin le public : vous voyez, le système est absolument fiable. Toute personne en lien avec la galerie marchande a reçu un badge d’identification : les protecteurs feront de Park Plazza la galerie marchande la plus sûre de l’Etat. La blonde et le barbu échangent alors un regard des plus dubitatif, mais Simon persiste et signe : Croyez-moi, il ne pourra se passer absolument rien de mal.

Chopping Mall, le film de 1986

Chopping Mall, le film de 1986

Chopping Mall, le film de 1986

Chopping Mall, le film de 1986

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Enemy Mine, le film de 1985

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 12 décembre 1985
Affichages : 3351

Enemy Mine, le film de 1985 Feu vert cinéma

Enemy Mine (1985)
Traduction du titre original : Mon ennemi.
Titre "français" : Enemy (Ennemi).

Sorti en RFA (Allemagne de l'ouest) le 12 décembre 1985.
Sorti aux USA le 20 décembre 1985.
Sorti en France le 5 mars 1986.
Sorti en blu-ray américain édition limitée Twilight Time - épuisée le 9 octobre 2012 (région A).
Sorti en blu-ray anglais eureka classic le 20 juin 2016 (région B, anglais DTS HD MA 5.0, anglais LPCM 2.0, orchestral LPCM 2.0, sous-titres anglais, pas de version française)
Sorti en blu-ray français MOVINSIDE VF et VO DTS HDMA 2.0 le 13 novembre 2017.
Sorti en blu-ray allemand le 24 novembre 2019 (multirégions, anglais DTS HD MA 5.1 , pas de VF).

De Wolfgang Petersen ; sur un scénario de Edward Khmara (Ed Khmara) et Barry Longyear d'après sa novella de 1979 parue dans le numéro de septembre 1979 du Isaac Asimov's Science Fiction Magazine; avec Dennis Quaid, Louis Gossett Jr., Brion James, Bumper Robinson, Lance Kerwin.

Pour adultes et adolescents.

À la fin du 21ème siècle, les nations de la Terre étaient enfin en paix, travaillant de concert pour explorer et coloniser les confins de la Terre. Malheureusement, les terriens n’étaient pas seuls là-bas : une race d’extraterrestres inhumains, les Drax, se prétendaient propriétaires des plus riches systèmes de la Galaxie… eh bien, ils ne les obtiendraient pas sans se battre. L’Espace était le nouveau champ de bataille. Pour nombre d’humains, la Terre n’était plus qu’un précieux souvenir, à des années-lumières. Leur seul foyer était une forteresse dans l’Espace. Comme dans toutes les guerres, il y avait de longues périodes où il n’y avait rien d’autre à faire qu’attendre. Et puis…

Quatre chasseurs Drax filent à travers l’horizon étoilé. À bord de la forteresse spatiale terrienne, les pilotes de chasseurs terriens tout de blanc vêtus cavalent à travers les couloirs tandis que les hautparleurs rappellent que ce n’est pas un exercice. Ils arrivent aux quais où les attendent leurs engins. Cinq chasseurs terriens s’envolent alors de la forteresse, avec chacun à leur bord un équipage de deux soldats. Ils sont rejoints par des renforts tandis qu’ils foncent vers les chasseurs Drax, qui selon eux, ont franchis la ligne jaune.

Tout en discutant avec son radio, Joey, qui espère rentrer rapidement à la base, des mérites d’une certaine Lucy Merchinson, que Will avait l’habitude de surnommer le ballon blanc, ce dernier explose un premier chasseur Drax. Will éclate de rire, puis Joey lui signale l’arrivée de six chasseurs Drax de plus à trois heures. Will fait un looping pour échapper à un Drax qui lui colle le train mais ce n’est que pour voir le Drax abattre le chasseur Terrien qui était juste devant lui – et le chasseur Drax leur file toujours le train.

Tout en fonçant en direction d’un système planétaire voisin, Will demande combien il leur reste de munition. Joey lui répond qu’il leur reste 65 missiles, mais ils ont un problème de surchauffe. À la surprise des pilotes survivants, Will est décidé à venger ses camarades abattus et tente plusieurs fois d’abattre le chasseur Drax, en plein territoire Drax – et son radio commence à paniquer. Will réussit alors à endommager le chasseur, qui, en flamme, descend s’abriter dans l’atmosphère de la planète voisine... Mais Will continue la poursuite. À son grand dam, Will perd le chasseur en fuite dans la couverture nuageuse et réclame au radio la position radar de leur cible, mais le radio veut qu’ils repartent. Alors le chasseur Drax réapparait au milieu du nuage, au moment-même où il lâche une mine.

Will fonce s’abriter sous l’aile du Drax, la mine explose et un éclat traverse le tableau de bord du radio – et le crâne du radio, qui s’écroule, la visière fracassée. La vitre du cockpit est percée et Will crie au radio qu’ils vont remonter dans l’espace. Au contraire, le chasseur terrien descend en piqué. Will redresse le nez de l’appareil, à temps pour s’écraser dans une plaine volcanique. Il emporte son camarade Joey sur le dos au loin de leur appareil, qui explose.

Allongé sur le gravier noir, le visage ensanglanté, Joey demande à Will de ne plus appeler Merchinson le ballon blanc, quand il sera de retour à la base, parce que cela lui fait du mal. Will le lui promet, et lui demande de se taire. Joey répond qu’il est vraiment fatigué. Une seconde explosion fait se détourner Will, et lorsque le pilote repose les yeux sur Joey, ce dernier est mort.
Alors que Will enterre Joey sous un tas de pierre, il aperçoit la fumée du point de chute du chasseur Drax : il est persuadé qu’il peut y arriver à pieds, et il espère seulement que le pilote Drax ne sera pas mort pour pouvoir l’achever lui-même…

Enemy Mine, le film de 1985Enemy Mine, le film de 1985Enemy Mine, le film de 1985Enemy Mine, le film de 1985

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  1. Le secret de la pyramide, le film de 1985
  2. Le dernier survivant, le film de 1985
  3. Peur bleue, le film de 1985
  4. Superminds, la série télévisée de 1985

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