
Machines infernales, le roman de 1987
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Infernal Devices (1987)
Traduction du titre original : Mobiles infernaux.
Sous-titre : A Mad Victorian Fantasy (Une folle fantaisie victorienne).
Noter que ce roman a pour suite Fiendish Schemes (Plans diaboliques)
Sorti aux USA en avril 1987 chez ST MARTIN PRESS US (grand format).
Sorti aux USA en novembre 1987 chez SIGNET US (poche)
Sorti en Angleterre en 1988 chez GRAFTON UK (poche)
Sorti en France le 13 décembre 1988 chez J'AI LU FR (poche, traduction de Pierre K. Rey)
Sorti en France le 20 décembre 1999 chez J'AI LU FR (poche, traduction de Pierre K. Rey)
De K. W. Jeter.
Résumé à venir.


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(traduction au plus proche)
Un matin juste tel que celui-ci, alors que la menace de la pluie planait au-dessus de Londres à la manière d'une condamnation sans sursis ni pardon, mais plutôt perpétuité, Creff, mon valet, interrompit mon petit-déjeuner qu'il m'avait apporté à peine quelques minutes plus tôt et annonça qu'un éthiopien loufoque était à la porte, vraisemblablement pour acheter une montre.
Lecteur, si le nom de George Dower, récemment installé dans l'arrondissement londonien de Clerkenwell, vous est inconnu, je vous prie de ne pas lire plus loin. Peut-être une miséricordieuse destinée - miséricordieuse envers l'innocence du distingué lecteur, encore davantage envers la réputation de l'auteur - aura épargnée à quelques âmes la familiarité d'avec le récit sordide qui est devenu attaché à mon nom. Peu de risque de cela, je sais, étant donné que l'infamie aura reçue la plus grande circulation possible...
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(texte original)
1
Mr Dower Receives a Commission
On just such a morning as this, when the threat of rain hangs over London in the manner of a sentence neither stayed nor pardoned, but rather perpetually executed, Creff, my factotum, interrupted the breakfast he had brought me only a few minutes earlier and announced that a crazed Ethiope was at the door, presumably to buy a watch.
Reader, if the name George Dower, late of the London borough of Clerkenwell, is unfamiliar to you, I beg you to read no further. Perhaps a merciful fate – merciful to the genteel reader's sensibilities, even more so to the author's reputation – has spared a few souls acquaintance with the sordid history that has become attached to my name. Small chance of that, I know, as the infamy has been given the widest circulation possible. The engines of ink-stained paper and press spew forth unceasingly, while the even more pervasive swell of human voice whispers in drawing room and tenement the details that cannot be transcribed.
Still, should the reader be such a one, blessedly ignorant of recent scandal, then lay this book down unread. Perhaps the dim confines of the sick-room, or the wider horizons of tour abroad, far from English weather and the even darker and more permeating chill of English gossip, have sheltered your ear. There can be only small profit in hearing the popular rumours of that dubious scientific brotherhood known as the Royal Anti-Society, and the part I am assumed to have played in its resurrection from that shrouded past where it had lain as mythological shadow to Newton's Fiat live.
Such happy ignorance is possible. Only the sketchiest outline has been made public of Lord Bendray's investigations into the so-called Cataclysm Harmonics by which he meant to split the earth to its core. Even now, the riveted iron sphere of his Hermetic Carriage lies in the ruins of Bendray Hall, its signal flags and lights tattered and broken, a mere object of speculation to the attendants who listen patiently to the tottering grey-haired figure's inquiries about his new life on another planet.
The discretion that sterling can purchase has saved the heirs of the Bendray estate further embarrassment. Not for the purposes of spite, but to remedy the damage done to my own and my father's name, will I render a complete account of Lord Bendray's fateful musical soiree in these pages.
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(traduction de Pierre K. Rey de 1988)
PREMIÈRE PARTIE
A LA RECHERCHE DE SAINT MONKFISH
Mr Dower reçoit une commande
C'est par un matin comme celui-ci, quand l'orage menace, suspendu au-dessus de Londres comme une sentence qui n'attend ni sursis ni pardon et se plait au contraire à perpétrer son exécution, que Creff, mon factotum, vint interrompre le petit-déjeuner qu'il m'avait servi quelques minutes auparavant, pour m'annoncer qu'attendait à ma porte un éthiopien à l'air quelque peu dérangé, venu sans doute pour acheter une montre.
Lecteur, si le nom de George Dower, résident de la commune londonienne de Clerkenwell, ne t'est pas familier, je t'adjure de ne pas lire plus en avant...
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Trucages et effets spéciaux au cinéma, le livre de 1987
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Tricks of the Trade (1987)
Traduction du titre original : Les trucs du métier.
Publié aux USA chez Gallery Books en février 1987.
Publié en France chez Éditions Atlas en septembre 1987.
De Alan McKenzie et Derek Ware.
Consacré aux cascadeurs, maquilleurs, décorateurs et réalisateurs de la seconde équipe de réalisation des films les plus populaires, les auteurs entendent rapporter leurs techniques pour truquer l'action ensuite projetée sur grand écran. Le livre est abondamment illustré et date d'avant l'avènement des trucages numériques.
Les effets spéciaux
Les Aventuriers de l'Arche perdue (1981, Raiders Of The Lost Ark)
Les trucages visuels 1 : animation sur cellulos (dessin animé)
Planète interdite (1956, Forbidden Planet)
Mary Poppins
Star Trek, le film (1979, Star Trek: The Motion Picture)
Les trucages visuels 2 : animation de maquettes (stop-motion)
The Ghost of Slumber Mountain 1918 ?
Le monde perdu (1925, The Lost World)
Le fils de King Kong (1933, Son of King)
Monsieur Joe (1949, Mighty Joe Young)
Le cirque du docteur Lao (1964, The 7 Faces Of Dr. Lao)
L'Empire contre-attaque (1980, Star Wars 5, Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back)
Le Dragon du Lac de Feu (1981, Dragonslayer)
Hurlements (1981, The Howling)
Les trucages visuels 3 : animation par ordinateur (CGI, effets spéciaux numériques)
Alien, le huitième passager (1979, Alien)
Les trucages visuels 4: Peinture sur verre
La vie privée d'Hélène de Troie (1927, The Private Life of Helen of Troy)
Le monde perdu (de O'Brien)
Les trucages visuels 5: Cache fixe (Matte Paintings)
La vie future (1936, Things To Come)
Le voleur de Bagdad (1924, The Thief Of Bagdad)
Tremblement de Terre (1974)
Les trucages visuels 6: Transparence
Le monstre des temps perdus (1953, The Beast From 20,000 Fathoms)
Lady Hamilton (1929, Divine Lady)
Les trucages visuels 7: Projection frontale
2001, l'odyssée de l'espace (1968, A Space Odyssey)
Superman (1978, Superman The Movie)
Les trucages visuels 8: Cache mobile (écran bleu).
2001, l'odyssée de l'espace (1968, A Space Odyssey)
Les trucages visuels 9: Animation sur ordinateur (Travelling Matte)
L'Empire contre-attaque (1980, Star Wars 5, Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back)
Les trucages visuels 10: Tireuse optique (Truca, surimpression)
On The Double
Wonder Man
On The Riviera
Les trucages mécaniques 1: Modèles réduits (maquettes)
L'amour en l'an 2000 (1930, Just Imagine)
Le Dragon du Lac de Feu (1981, Dragonslayer)
1941
Coup de cœur (1982, One From The Heart)
James Bond: L'homme au pistolet d'or (1974)
Les trucages mécaniques 2: Trucage par fils
Superman III
C'est un monde fou, fou, fou, fou (1963, It's a Mad, Mad, Mad, Mad World)
Barbarella (1968, Barbarella Queen of the Galaxy)
Les trucages mécaniques 3: Les éléments
L'Empire contre-attaque (1980, Star Wars 5, Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back)
La Tour infernale (1974, The Towering Inferno)
Les Aventuriers de l'Arche perdue (1981, Raiders Of The Lost Ark)
Les trucages mécaniques 4: Balles et explosions
Les Hors-la-Loi (1935, G-Men)
Le Parrain
Bonnie and Clyde
L'Empire contre-attaque (1980, Star Wars 5, Star Wars: Episode V - The Empire Strikes Back)
L'Emprise
Tonnerre de feu (1983, Blue Thunder)
Les trucages mécaniques 5: Marionnettes
Barbarella (1968, Barbarella Queen of the Galaxy)
Le Crépuscule des Aigles (1966, The Blue Max)
King Kong (1976)
Le Monstre est vivant (1974, It's Alive)
La compagnie des loups (1984, The Company Of Wolves)
Les dents de la mer (1975, Jaws)
20.000 Lieues sous les mers (1954, 20.000 Leagues Under The Sea)
La quatrième dimension, le film (1983, Twilight Zone: The Movie)
Les trucages mécaniques 6: L'effet dynamique
Mariage Royal (1951)
2001, l'odyssée de l'espace (1968, A Space Odyssey)
Il manque possiblement à la liste les perspectives forcées et le décor disproportionné.
Les cascades
La magie du maquillage
(Article en cours de rédaction)
Kamikaze, le film de 1986
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Kamikaze (1986)
Sorti en France le 10 décembre 1986.
Sorti en DVD espagnol le 8 février 2013 (version française, sous-titres espagnols pas évident à désactiver, mais désactivables selon le lecteur via la télécommande, image bonne format respecté 2.35:1).
Sorti en DVD français Gaumont le 8 avril 2015 (image moins bonne que le DVD espagnol).
Sorti en blu-ray français le 22 septembre 2021 chez GAUMONT FR.
Sorti en blu-ray allemand le 8 avril 2022 chez SOULFOOD DE.
De Didier Grousset (également scénariste), sur un scénario de Luc Besson (également producteur délégué) ; avec Richard Bohringer, Michel Galabru, Dominique Lavanant, Romane Bohringer, Etienne Chicot, Harry Cleven, Riton Liebman, Kim Massee, Michael Goldman, Geoffrey Carey, Philippe Girard.
Pour adultes et adolescents.
(prospective, techno-thriller, slasher, policier, horreur) Albert, inventeur bonhomme, est viré alors qu’il était en train de faire une découverte lourde de conséquence. Se trouvant enfermé chez lui toute la journée à regarder la télévision, il réalise que sa dernière invention pourrait lui permettre d’éviscérer toute personne qui se trouverait visé par la caméra sur le plateau de télévision lors d’une émission en directe.
Ne supportant plus le ton acidulé des présentatrices et présentateurs, il commet son premier meurtre à distance, et c’est à l’inspecteur Romain Pascot d’arrêter le responsable d’un crime impossible à commettre.





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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.
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Gothic, le film de 1987.
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Gothic (1986)
Sorti en France le 4 février 1987.
Sorti en Angleterre le 27 février 1987.
Sorti aux USA le 10 avril 1987.
Sorti en blu-ray américain le 30 janvier 2018.
Sorti en blu-ray français ESC le 27 octobre 2022.
Sorti en blu-ray anglais BFI UK le 18 septembre 2023.
De Ken Russell, sur un scénario de Stephen Volk d'après Lord Byron, Percy Bysshe Shelley, le roman Frankenstein 1816 de Mary Shelley et la nouvelle Le vampire 1819 de John William Polidori, avec Gabriel Byrne, Julian Sands, Natasha Richardson, Timothy Spall, Myriam Cyr.
Pour adultes.
1816. De jour, un petit groupe d’une majorité de femmes élégantes à corset et bonnets écoutent religieusement un gentleman ganté et redingote bleu qui scrute à l’aide d’une lunette de cuivre sur trépied l’autre rive d’un lac : « Là-bas, Mesdames et Messieurs, de l’autre côté du lac, nous avons la fameuse villa Diodati… »
Le gentleman se lève pour céder sa place à une dame joufflue qui s’empresse de la prendre, tout en poursuivant : « … où Lord Byron, le plus grand poète anglais, demeure en exil. »
Dans la lunette, on peut voir le perron imposant du manoir – un chapiteau, à la grecque, porté par quatre colonnes, desservi par deux grands escaliers coudés qui versent sur une vaste pelouse verdoyante.
Le guide reprend : « Romantique, érudit, duelliste et l’auteur le plus vendeur du Pèlerinage de Childe Harold, il fut forcer de quitter sa patrie après bien des scandales, incluant l’inceste et l’adultère avec Lady Caroline Lamb.» Une femme plus mince et plus élégantes encore remplace la joufflue à la petite table de la lunette sur trépied. Le guide continue avec délectation : « Fou, méchant, et dangereux à connaîte, disait-elle. »
Le guide s’agenouille pour prendre la main gantée de la blonde élégante assise à la lunette et lui sussure à l’oreille : « La chambre à coucher, dernier étage à droite. » Et la jeune femme pointe docilement la lunette vers la fenêtre en question, à laquelle se trouve posté un austère bonhomme un peu gras lui aussi et plutôt chauve.
De la fenêtre, le docteur Polidori, car c’est lui, lève son lorgnon de sa main droite, puis déclare à son perroquet perché sur le perchoir voisin : « Oh, regarde Polly, quelle plaisante surprise : des visiteurs inattendus ! »
Et, en effet, sur un canot en approche de la rive, deux femmes, l’une blonde, l’autre brune et un jeune homme blond : le jeune homme rame, la jeune femme brune figure une proue embrassant leur destination les yeux levés au ciel, et moins outrancièrement, à l’arrière, la blonde, la tête drapée dans son châle, scrute la rive.
La brune figure de proue s’impatiente et lance « Allez, mettez-y un peu d’énergie ! » alors que le canot est sur le point d’arriver au bout du recoin bordé de pierres plates en guise de quai, gardé par un conifère dégarniet un bosquet abritant la minuscule crique. Le jeune homme blond répond : « Aye aye mon Capitaine ! » Et la jeune femme brune commente : « Il est si proche que je peux goûter ses lèvres ! »
Cachées dans les buissons, deux jeunes filles s’impatientes aussi, les joues empourprées, et comme le canot touche terre, elles s’élancent tandis que la première crie : « Shelley, Shelley !!! » et l’autre « Ne le laisse pas s’échapper ! »
Le jeune homme blond détale, talonné par les deux jeunes filles qui crient encore : « Shelley, viens ici !!! » et comme plus loin l’une des deux parvient à lui arracher sa veste, deux dogues lâchés sur elles les font enfin s’enfuir, tandis que le blond Shelley repart en courant, abandonnant sa veste sur l’allée en pelouse bordée de buissons arrondis.
Et en arrivant au perron, Shelley fait jouer le heurtoir de la grande porte en criant : « Sanctuaire ! » tandis que derrière lui la femme brune a récupéré la veste de Shelley par terre, et la blonde plus réservée arrive forcément plus lentement, car chargée de leurs bagages.
Un coup de tonnerre retentit : les deux jeunes filles qui avaient poursuivi Shelley ressortent en escaldant le haut mur qu’elles avaient sans doute franchi à l’aller, toujours avec les dogues en bas du mur à aboyer.
La jeune femme brune rejoint Shelley à la porte qui la laisse marteler les heurtoirs histoire de reveiller les domestiques selon Shelley, et celui-ci part retrouver Mary — sa jeune épouse, et l’aider, tandis que la pluie drue s’abat sur eux et que la pelouse, gorgée d’eau, devient glissante.
Marie tombe, la jeune femme brune en rit de devant l’entrée abritée et Shelley remarque : « Elles ont dû nous suivre tout du long depuis Genève ! »
Arrivée à son tour à la porte d’entrée, Mary (Shelley) s’écrie : « Ces filles sont folles ! » Et Shelley répond, euphorique : « Elles m’adorent : comment pourraient-elles être folles ? »

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.
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Le Fantôme de Beatie Bow, le film de 1986
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Playing Beatie Bow (1986)
Traduction du titre original : Jouer à Beatie Bow.
Titre français : Le fantôme de Beatie Bow.
Sorti le 7 août 1986 en Australie.
Sorti en blu-ray australien le 9 février 2022.
De Donald Crombie, sur un scénario de Peter Gawler, d’après le roman Playing Beatie Bow de 1980 de Ruth Park.
Pour tout public.
— Mon Dieu qu’est-ce que c’est ?
— Seulement la vache dans la grange ! le chien à la porte ! le vent dans la cheminée !
— Mon Dieu qu’est-ce que c’est ?
— C’est Beatie Bow, d’entre les morts relevée !
Une toute jeune fille pieds nus en tablier descend un escalier trempé. Apercevant au bas de l’escalier une canette de soda écrasée, elle s’en empare lestement. Puis son attention est attirée par les enfants du parce voisin qui jouent à chanter un refrain d’une chanson traditionnel, auquel répond une petite fille depuis le toboggan. Et quand elle répond que c’est Beatie Bow d’entre les morts relevées qui arrive, un enfant déguisé en fantôme avec un simple drap, jaillit de sa cachette et tous les enfants s’enfuient en hurlant, tandis qu’au loin on devine les toits en forme de voiles de l’Opéra de Sidney.
A ces mots, la petite fille sourit, comme émerveillée. Puis elle regarde autour d’elle : dans la rue, un fiacre tiré par un cheval arrive, passant devant les voitures modernes garées. Puis un grondement la fait sursauter : au-dessus d’elle, un wagon passe. Et lorsqu’elle baisse les yeux, elle croise le regard d’une petite fille en anorak bleu, pantalon rouge et bottes jaunes. De son âge, elle lui sourit. Un bus passe, et la petite fille en tablier a disparu du palier des escaliers où elle était descendue.
Nous sommes à Sidney dans les années 1980. Abigail Kirk est une jeune fille moderne, très jolie avec ses couettes et l’uniforme de son école, rêvant des garçons – cependant elle choisit pour sortir une robe blanche d’allure désuette. Le soir elle patine en musique avec ses copines, mais elle rejette systématiquement un prétendant, et l’insulte en mettant en doute son expérience sexuelle prétendue. Comme elle raccompagne sa petite sœur Nathalie chez elles, celle-ci lui parle de Beatie Bow. Elles aperçoivent la petite fille en tablier en haut des escaliers et la petite sœur s’inquiète : elle n’a pas de chaussures.
La petite fille a déjà disparu, et Abigail répond à Nathalie qu’elle est en train de tout inventer. Mais alors que la nuit tombe, Nathalie aperçoit la petite fille depuis leur balcon. Comme Nathalie alerte que la petite fille est toujours là, mais que sa mère et sa grande sœur s’en fichent, une boite remplie de vieux trucs tombe, et Nathalie fait remarquer que le col de dentelle qui s’y trouve irait parfaitement avec la robe blanche d’Abigael. Abigael en convient, met le col, va s’admirer devant le miroir de sa salle de bain, et a une étrange vision d’une falaise et de la mer ensanglantée.
Sa mère de retour du dîner avec son père fait remarquer que la dentelle est superbe, tout à fait victorienne. Sa mère lui annonce alors que son père veut revenir avec elle. Abigael est indignée, son père les a quitté pour une autre femme il y a six ans. Sa mère répond qu’Abigael ne sait pas ce qu’est l’amour. Agibael accuse sa mère de n’avoir aucun amour propre et affirme que son père la laissera tomber à nouveau, et qu’il n’est pas question qu’elle se laisse abandonner de nouveau.
Le lendemain matin par grand vent, Abigael passe à la boutique d’antiquité de sa mère pour s’excuser, toujours vêtue de la robe ancienne. Mais comme elle entre, sa mère lâche une porcelaine à cause du coup de vent, et l’entrevue tourne à l’aigre. Pour se calmer, Abigael va faire de la balançoire dans le parc et aperçoit la petite fille au tablier. Celle-ci lui explique qu’elle ne peut pas rentrer chez elle, et du balcon, Nathalie encourage sa grande sœur à la suivre et l’aider. Abigael se lance à la poursuite de la petite fille au tablier, qui semble épouvantée à cause des cloches de l’église : il y a trop de merveilles et elle n’arrive pas à rentrer.
Abigail voulant la rassurer, touche la main de la petite fille qui pousse un cri : elle n’aurait jamais dû faire cela. Quand Abigael regarde à nouveau l’église, il n’y a plus aucun bâtiment ni véhicule moderne autour. La petite fille s’enfuit, Abigaël lui court après et se retrouve dans un quartier d’allure sordide, et comme elle se retourne, un homme barbu s’élance droit sur elle, sabre au clair. Renversée, Abigaël chute, et sa tête heurte le pavé. Elle se réveille à moitié dans un lit, alors que deux femmes s’accordent sur le fait qu’Abigaël est bien l’étrangère, à cause de la dentelle et de la robe.
Puis il fait jour, elle se réveille, blessée à la jambe en chemise de nuit, avec la petite fille en tablier, qui se présente comme s’appelant Beatie Bow, comme dans la comptine mais pour de vrai, et supplie Abigael ne de pas révéler comment elle est arrivée, car elle ne veut pas que sa famille sache qu’elle a le don. Alarmée, Abigael demande la date : le 1er septembre 1873, bien sûr.





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