Jack le chasseur de géants, le film de 2013Feu vert cinéma

Ici la page Amazon.fr du coffret blu-ray 3D/2D/DVD français de Jack le chasseur de Géants

Jack The Giant Slayer (2013)
Traduction du titre original : Jacques le massacreur de géants.

Sorti aux USA le 1er mars 2013.
Sorti en Angleterre le 22 mars 2013.
Sorti en France le 27 mars 2013.
Sorti en blu-ray 3D américain le 18 juin 2013 (multi-régions, Anglais DTS HD MA 5.1, sous-titres et version française inclus).
Sorti en blu-ray 3D français le 31 juillet 2013.

De Bryan Singer, sur un scénario de Darren Lemke, Christopher McQuarrie, Dan Studney et David Dobkin ; d'après le conte Jack et le haricot magique (Jack And The Beanstalk) transcrit par Joseph Jacobs en 1890, avec Nicholas Hoult, Eleanor Tomlinson, Stanley Tucci, Ewan McGregor, Eddie Marsan, Ewen Bremner, Ian McShane, Warwick Davis.

Pour adultes et adolescents.

Fee-Faï-fo-fon
Ne demande donc pas d’où le tonnerre provient
Ne demande donc pas où s’enfuit le troupeau
Ni pourquoi de chanter ont cessé les oiseaux
Et surtout ne traîne pas, car ils sont en chemin
Les monstres sur la Terre d’Albion


L’orage gronde, et un jeune garçon à genoux sur son lit récite sa comptine à son soldat de bois, tandis que l’éclair illumine la chambre. Son père entre, et lui reproche d’être encore réveillé. Le petit Jack s’excuse et explique que les géants l’ont réveillé. Comme son père lui répond que ce n’est que l’orage, Jack rappelle que sa mère lui disait que c’était les géants qui fabriquaient l’orage. Et pour preuve, le garçon sort un petit livre de dessous son oreiller. Son père lui demande où il a trouvé le livre et Jack répond qu’il l’a trouvé dans les vieilles affaires de sa mère, et demande à ce que son père lui lise la suite du conte. Son père se déride et accepte. Ils reprennent au chapitre où les moines voulaient trouver Dieu et avaient fabriqué des graines magiques…

Ils sortirent les graines du haricot magique
Le chemin poussa droit jusqu’au ciel fantastique
Les moines croyaient déjà entrer au Paradis
Terrible fut leur sort, ils y perdirent la vie
Car entre Ciel et Terre se trouvait un pays
Gantua, des géants féroces et maudits


Comme un pont les liait au monde des humains
La horde des Géants descendit comme l'orage
En pillant les richesses des rois puissants et sage
Ils héritèrent du goût tout prendre sans fin
Mais le goût qu'ils gagnèrent, sans jamais l'épuiser
C’était celui des humains, jusqu’à l’os, dévorés.


Dans sa chambre, la princesse Isabelle interrompt le même conte raconté par sa mère, trouvant l’idée révoltante. Mais la petite fille prétend que les géants ne lui font pas peur, même pas leur chef, un monstre à deux têtes : Isabelle veut entendre l’histoire jusqu’au bout.

Alors le roi Erik aux moines demanda
D’user de magie noire, afin de commander
Au cœurs des géants, alors fut arraché
Un seul, il fut fondu, et puis l’on mélangea
Pour forger une couronne à nulle autre pareille.


Aussitôt que le roi, tint la couronne en main
Les géants furent à ses ordres contraints
Il les renvoya tous là où ils étaient nés
Entre le Ciel et Terre, désormais enfermés.
Erik trancha le lien entre géants et hommes
Et la paix s’en revint, en son royaume en somme.


Les reliques magiques, tout le temps de son règne
Sans jamais les transmettre, ni les perdre il ne daigne
Quand il ferma les yeux, couronne et graines il prit
Et jusque dans la tombe, c’est avec elles qu’il gît.
Et au fond de la tombe, les os en poudre coulent.
Vérité ou légende ? Les gens aujourd’hui doutent.


Jack demande alors à son père ce qu’il adviendra si les géants reviennent. Le père répond qu’alors les Gardes du Roi les couperont en morceaux et alors Jack veut devenir Garde. Son père admet que Jack a l’âme d’un Garde, mais lui rappelle que seuls les sangs nobles peuvent remplir cette charge, alors qu’ils ne sont que des paysans condamnés à la sueur et la poussière. Ce n’est qu’une légende, mais le roi Erik était réel. Isabelle a vu sa tombe dans les catacombes. Sa mère l’admet, Isabelle est sa descendante. Sa mère admet aussi qu’elle a le droit d’être aventureuse, car en voyant le monde, elle deviendra une meilleure reine. Comme son père referme la porte de sa chambre, Jack lit dans le petit livre les derniers versets…

Et tandis que jaloux, les yeux toujours baissés
Sur les champs si paisible du Royaume d’Albion
L’Enemi se le promet, de le faire arriver
Ce jour où les Géants reviendront, resteront.
Pour se battre et gagner, et surtout dévorer
Le dernier bout de chair, d’Erik, ses héritiers.


Dix années plus tard, Jack est chargé par son oncle de vendre un cheval à la ville...

Jack le chasseur de géants, le film de 2013

Jack le chasseur de géants, le film de 2013

Jack le chasseur de géants, le film de 2013

Jack le chasseur de géants, le film de 2013

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Image Feu vert télévision

Black Mirror S02E03: The Waldo Moment (2013)
Traduction du titre original : L'instant Waldo.

Épisode précédent <> Épisode suivant.

Ici l'article de ce blog sur la série télévisée Black Mirror (2011)

Diffusé en Angleterre le 25 février 2013 sur CHANNEL 4 UK.
Diffusé en France le 5 juin 2014 sur FRANCE 4 FR.
Actuellement disponibles en France sur NETFLIX FR.

De Charlie Brooker (également scénariste) ; réalisé par Bryn Higgins ; avec Daniel Rigby, Chloe Pirrie, Jason Flemyng, Tobias Menzies, Christina Chong, James Lance, Ed Gaughan, Kenneth Collard, Michael Shaeffer, Pip Torrens, David Ajala.

Pour adultes et adolescents

Gwendolis Harris, une jeune femme un peu nerveuse attend sur l’une des chaises en plastique disposée dans une cage d’escalier lambrissée. Une porte s’ouvre sur le palier du premier étage et un jeune homme annonce sèchement que l’on est prêt à la recevoir.

Dans un salon classique aux grandes baies vitrées donnant sur un jardin embrumé, trois hommes et une femme sont assis derrière une table vernie. Gwendoline reconnait la femme qui l’accueil et comme cette dernière veut lui présenter les trois hommes, elle répond que leurs visages lui sont familiers tandis qu’elle s’assoit dans la chaise en plastique disposé en face des quatre examinateurs. Aussitôt, l’homme chauve à gauche de la femme demande sèchement pourquoi Gwendoline veut devenir une MP – député au parlement anglais. Elle répond aussitôt que c’est parce qu’elle n’est pas satisfaites de la manière dont les choses se font, et que plutôt que rester assise à maugréer, elle préfère agir pour régler les problèmes.

Ailleurs en ville, un studio de télévision où l’on répète un talk-show sur l’actualité. Le présentateur recommence depuis le début – tout son texte défile sur un prompteur à côté de la caméra braquée sur lui : il déclare qu’il n’est pas surpris que la vedette de la chanson adolescente numéro un mondial soit devenue scientologue – les stars de la Pop croient dans des choses étranges : Abba croyait aux anges, R. Kelly croyait qu’il pouvait voler…
Une stagiaire vient trouver une toute jeune fille – la productrice de l’émission – et un homme barbu qui observent la répétition : elle veut leur montrer une information qui vient juste de tomber : De honte, Tory Jason Gladwell démissionne à cause du scandale des tweets p0rn0graphiques…

L’homme remarque que Gladwell ne prétend plus que son compte Twitter a été piraté. La productrice poursuit sa lecture : Gladwell admet une correspondance inappropriée avec une mineure de quinze ans. L’homme fait immédiatement mine de s’étonner : envoyer des photos de sa b.te, c’est ce que l’on appelle « correspondre » désormais ? La productrice poursuit : le départ de Gladwell déclenche des élections anticipées concernant sa circonscription de Stentonford et Hersham. La productrice est ravie : ils utiliseront le truc sur Gladwell, à mettre en tête du monologue. Puis la productrice demande à la cantonade sur le plateau si quelqu’un a vu un certain Jamie.

Dans les toilettes d’une loge, Jamie, un jeune homme roux en larmes, appelle au téléphone une certaine Rachel, qui ne veut plus qu’il l’appelle, parce qu’il a besoin de mettre de l’ordre dans sa tête. Comme Jamie prétend qu’il l’a fait, Rachel répond que Jamie doit se concentrer sur Waldo, parce que Waldo marche bien. Jamie essaie de protester : Waldo n’est pas… Rachel l’interrompt : Waldo est un énorme succès. Jamie répond que c’est Waldo qui est un succès, pas lui. Rachel soupire : Jamie n’a qu’à faire son numéro. Jamie répond qu’il le fera.

On tambourine à la porte de la loge de Jamie et Rachel raccroche. C’est la productrice qui veut que Jamie se dépêche d’arriver sur le plateau. Pendant ce temps, l’entretien de Gwendoline se poursuit et on demande à la jeune femme ce qu’elle pense de la circonscription de Stentonford et Hersham. Gwendoline répond du tac au tac que c’est un siège acquis aux Tory (parti conservateur anglais). Gwendoline en déduit que, si l’on veut être réaliste, elle n’a pas grande chance de le remporter… L’homme à la droite de la femme l’interrompt : alors cette élection n’est qu’un marchepied pour elle ?

Gwendoline confirme : à l’évidence, elle ne le déclarerait pas ailleurs qu’à cet entretien, mais vu que ses interlocuteurs veulent qu’elle se montre honnête, elle n’a aucune raison de faire semblant. Alors la femme demande s’il y a quoi que ce soit dans le passé de Gwendoline qui pourrait lui causer des soucis. Gwendoline répond que non, puis se ravise et avoue avoir commis une série de meurtres à Huddersfield entre 1999 et 2003. Rien à part cela. Puis Gwendoline sourit. On la remercie et on lui indique par quelle porte elle doit sortir – car ils préfèrent séparer les candidats.

Gwendoline obtempère et se retrouve dans une cage d’escalier moderne. Elle pense avoir raté son entretien et se traite d’idiote. Au même moment, le direct du talk-show – Ce soir pour une semaine seulement (Tonight For One Week Only) commence – et comme prévu, le présentateur ouvre sur la démission du député Jason Gladwell (« Jason Heureuxquivabien »). Le présentateur fait alors le signe des guillemets, prétendant citer Gladwell quand il déclare ne pas pouvoir maintenir sa position plus longtemps... Le présentateur précise alors lourdement que la position de Gladwell est d’être cramponné à son ordinateur en se m.st.rbant furieusement devant des images d’écolières. Énorme éclat de rire (enregistré) du public. En régie, la productrice demande à Jamie s’il est prêt, et celui-ci répond que oui… et va s’installer à son poste de contrôle de la mascotte virtuelle de l’émission – Waldo, un ourson de dessin animé tout bleu.

Et tandis que le présentateur se lance dans sa tirade à propos du fait qu’il ne comprend pas pourquoi les gens s’étonnent des croyances des stars de la Pop, la productrice annonce un changement de dernière minute à Jamie dans ce que doit dire Waldo en introduction : le présentateur a emprunté un gag de Jamie sur Michael Jackson pour son monologue et la productrice veut que Jamie le remplace par un truc à propos du chancelier. Jamie n’est pas pour, parce que c’est de la politique, et que lui ne fait que du pipi-caca.

La productrice lui répond qu’il doit être Waldo maintenant. Jamie répond « oui mon commandant » mais la jeune fille est déjà partie. Il saisit les manettes de contrôle de la marionnette numérique qui s’anime sur l’écran derrière lui, tandis que le présentateur achève : « Et Michael Jackson croyait que son médecin était qualifié… »

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Image  Feu vert télévision

Black Mirror S02E02: White Bear (2013)
Traduction du titre original : L'Ours blanc.

Épisode précédent <> Épisode suivant.

Ici l'article de ce blog sur la série télévisée Black Mirror (2011)

Diffusé en Angleterre le 18 février 2013 sur CHANNEL 4 UK.
Diffusé en France le 5 juin 2014 sur FRANCE 4 FR.
Actuellement disponibles en France sur NETFLIX FR.

De Charlie Brooker (également scénariste) ; réalisé par Carl Tibbetts ; avec Lenora Crichlow, Michael Smiley, Tuppence Middleton, Ian Bonar.

Pour adultes et adolescents

Des images vidéos numériques endommagées défilent devant les yeux fermés de la jeune femme tandis que du son numérique également endommagé crépite à ses oreilles par intermittence… Elle ouvre les yeux.

Elle est assise dans une chaise en bois, nauséeuse, un terrible mal de crâne. Elle porte un bandage autour des deux poignets, comme si elle s’était ouvert les veines et qu’elle avait été soignée. Elle ne se souvient de rien. Il y a une petite télévision à écran plat sur laquelle est affichée un curieux logo blanc sur fond noir, que zèbrent par instant quelques interférences. Comme la jeune femme essaie de se lever, elle remarque à ses pieds, répandus sur le tapis, deux flacons renversés – des minuscules cachés blancs et des gélules jaunes.

Il fait jour, les rideaux sont tirés. Elle les écartent. Elle a vu sur un parc – un terrain de jeux pour enfants. Elle se voit dans un miroir, en bas de survêtement et tee-shirt, l’air ravagée. Sur la télévision, le logo continue de tressauter. Elle éteint la télé, voit que la porte de la chambre est ouverte ; elle appelle sans réponse, descend dans le salon du rez-de-chaussée. La télévision est aussi allumée, elle affiche le même logo blanc sur fond noir. Elle aperçoit un verre vide sur le comptoir de la cuisine. Elle s’élance, l’attrape, le remplit au robinet et le boit d’un trait, le repose, s’essuie la bouche. Elle se retourne, avance à travers le salon en direction de l’ordinateur – il y a un calendrier accroché au mur juste au-dessus de l’ordinateur, et d’après les croix, ils seraient le 18 octobre. Elle continue de faire le tour de la pièce : sur le manteau de la cheminée, il y a des cadres de photos.

Dans un cadre, deux photos : une petite fille noire avec des nattes, qui sourit mais qui a perdu une dent de devant – et un couple, elle et un jeune homme brun à l’allure un peu voyou. Elle prend la photo de la petite fille, qui avait été coincée dans le bord du cadre. Alors elle a à nouveau des flashs en forme de vidéo numérique abîmée : la même petite fille qui joue sur le tapis et qui lui sourit à elle – tandis qu’un son suraigüe vrille les oreilles. Elle regarde à nouveau la photo de son couple, mais aucune image ne lui revient. Elle va éteindre la télévision, puis apercevant une paire de baskets noires, elle les enfilent, et enfile un haut de survêtement, puis sort dans le jardin de la maison par la porte-fenêtre. Aucun bruit dans la rue ou dans le parc. Le vent souffle.

Comme elle marche le long des palissades, elle se rend compte qu’il y a des gens à l’étage des maison, chacun en train de filmer avec leur téléphone portable. Elle les appelle en vain… C’est la même chose avec les maisons aux alentours. Elle appelle à nouveau, demandant si ils peuvent l’aider, s’ils savent qui elle est… elle ne peut pas se souvenir de qui elle est !

Soudain, elle entend le déclic de quelqu’un qui prend une photo et, plus loin devant, une petite silhouette vêtue d’un anorak disparait derrière la palissade voisine. Elle se lance à la poursuite de ce qui ressemble à une jeune fille blonde aux cheveux longs. Puis elle entend une porte claquer, et elle voit un père et son petit garçon à la fenêtre au-dessus d’elle, et le père est en train de la filmer avec son téléphone portable… Elle appelle à nouveau, et réclame de l’aide à nouveau – en vain, encore une fois.

Puis elle voit une voiture bleu s’arrêter de l’autre côté de la pelouse, et un homme avec un manteau rouge cagoulé de noir, avec le même logo blanc qu’il y avait sur les télévisions. L’homme va au coffre de la voiture, en sort un fusil, et se met à marcher, résolu, dans la direction de la jeune femme. Puis il la met en joue et se met à courir…

Comme elle fait volte-face et cherche un appui, des gens de tous les âges sortent de partout, leur téléphone portable à la main, pour filmer l’action au plus près. Elle passe devant eux, en courant, en les appelant à l’aide, mais personne ne lui répond : les gens se contentent de la suivre avec leur téléphone portable levés dans sa direction. Alors elle aperçoit une jeune fille en treillis et avec un chapeau chapka, laquelle est en train de faire le plein d’essence. Apercevant la fugitive, la jeune fille crie à son camarade qu’ils doivent partir immédiatement. L’homme au fusil ouvre alors le feu…

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Sublimes créatures, le film de 2013Feu orange cinéma

Beautiful Creatures (2013)

Sorti en Angleterre le 13 février 2013.
Sorti aux USA le 14 février 2013.
Sorti en France le 27 février 2013.
Sorti en blu-ray américain le 21 mai 2013 (Région A, B, français canadien inclus, anglais DTS HD MA 5.1)
Sorti en blu-ray américain le 3 juillet 2013 (Région B, français et anglais DTS HD MA 5.1)

De Richard LaGravenese (également scénariste), d'après le roman de Kami Garcia et Margaret Stohl ; avec Alden Ehrenreich, Alice Englert, Jeremy Irons, Viola Davis, Emmy Rossum, Thomas Mann, Emma Thompson, Margo Martindale, Eileen Atkins, Zoey Deutch,Tiffany Boone, Rachel Brosnahan, Kyle Gallner.

Pour adultes et adolescents.

Ethan Wate fait le même rêve toutes les nuits depuis des mois : il ne peut pas voir son visage mais il sait qu’il la connait depuis toute sa vie, et il sait que quelque chose de terrible va se produire, mais il n’a pas peur du tout : il la veut, et peu importe ce qui arrivera. Mais Ethan n’arrive jamais jusqu’à elle, et il meurt. Un coup de tonnerre, et Ethan se réveille au milieu de la nuit.

Au début, il avait peur de devenir fou. Puis il a réalisé que ce ne serait pas une grande perte, vu qu’il faisait sa rentrée en terminale le lendemain – la folie était donc inévitable. Mais ce qui est pire, c’est de se réveiller chaque nuit à vouloir quelqu’un qu’il n’a jamais rencontré – être amoureux d’une fille qui n’existe pas, et de remplir son journal de ses portraits sans visage. Depuis toute sa vie, Ethan est coincé à Catlin, Caroline du Sud, au milieu de nulle part : quand un film sort au cinéma, il est déjà en DVD et le cinéma se plante toujours sur le titre – Interception, avec Leo Dicaprio ? Il faut aller jusqu’à Charleston pour avoir un Starbucks – ça craint, non ? Ils ont douze églises et une seule bibliothèque, où il y a davantage de livres interdits que de livres autorisés. Et ce sont les mêmes fichues familles qui vivent là depuis des générations : ils rejouent la Guerre de Sécession comme s’ils espéraient que la fin serait différente cette fois-là.

La mère d’Ethan avait coutume de dire qu’il y a deux sortes de gens à Gatlin : les gens trop stupides pour partir, et les gens trop coincés pour s’en aller. Son père ne peut plus partir depuis que sa mère est morte. Les gens disent que c’était la volonté de Dieu. Ethan pense, lui, que c’est le seul moyen de s’échapper de cette ville. Il peut comprendre pourquoi les jeunes se sont engagés pour se battre pendant la Guerre de Sécession : tout plutôt qu’une vie à rester immobile. Mais Ethan pense que même les morts restent à Gatlin – et il sait que cela parait délirant, mais quand après avoir fait son jogging jusqu’à la Colline du Miel, le champ de bataille historique au-dessus de la ville, il s’allonge sur l’herbe et se sent parmi eux, et il entend les bruits de l’affrontement – et à nouveau le coup de tonnerre de la balle que l’on tire, et une femme qui crie son nom : Ethan. Il se relève, approche d’un monument au mort, et découvre un objet brillant au milieu des feuilles mortes – un médaillon ? Il retourne chez lui, dans sa chambre, et s’imagine des tas de choses : parfois, il s’imagine qu’il est le Billy Pilgrim du roman interdit à Gatlin de Kurt Vonnegut Jr., Abattoir Cinq – être détaché du Temps, constamment en état de trac, sans jamais savoir quel sera le prochain rôle qu’il aura à jouer dans sa vie – il adore comment ça sonne dans sa tête.

Le soleil s’est levé, Ethan prépare le petit-déjeuner et appelle son père, qui ne répond pas. Arrive Amma, l’amie de la famille, qui lui demande si la tenue négligée qu’il porte est vraiment appropriée pour son premier jour d’école. Ethan répond alors qu’il est en Terminale : s’il devait s’habiller comme si cela lui importait, il perdrait toute crédibilité. Ce à quoi Amma répond qu’il ferait mieux d’aller chez le coiffeur. Comme Ethan demande qui dit cela de lui, Amma répond que c’est elle qui le dit, et qu’il doit faire attention aux dates limites de consommation sur les boites qu’elle range dans le frigo. Puis Amma lui demande à quelles universités il a envoyé sa candidature, et Ethan lui assure qu’il a envoyé sa candidature partout, du moment qu’elles sont le plus loin possible d’ici. Amma approuve, puis lui demande si il a joggé la veille, il répond que oui. Elle lui demande alors s’il a mieux dormi, et il répond qu’il envie les gens dans le coma. Puis Amma demande si son père est enfin sorti de la maison, mais Ethan répond que non.

Pour retrouver son meilleur ami Wesley, Ethan passe par la fenêtre du côté de sa maison, saute la clotûre et va épier la mère de Wesley obligeant son fils à prier et écouter ses citations de la Bible à genoux dans leur salon. La dame aperçoit Ethan et lui dit de partir, mais Wesley se lève et prétextant qu’il doit accompagner Ethan à l’école, en profite pour s’en aller. La mère de Wesley retient alors son fils, exigeant qu’il l’embrasse avant de partir et qu’il soit sage.
Du coup, Ethan nargue Wesley lorsqu’il sort enfin de la maison, lui demandant si sa mère embrasse bien. Wesley répond que sa mère perd complètement la tête depuis la mort de son père – et désormais elle croit que la fin du monde est proche à cause des tremblements de terre. Et Wesley de se demander comment l’amour de Jésus pourrait rendre cette femme aussi timbrée : elle a tellement promis l’Enfer à son père que Wesley parie ce dernier s’est mis à boire pour y descendre plus vite. Selon Ethan, son propre père a fait la même chose au vieux Ravenwood : ils sont tous fous à lier dans cette ville.

Alors Wesley demande à Ethan s’il sait que la nouvelle au lycée est une Ravenwood. Mais Ethan croyait que Ravenwood vivait dans sa maison tout seul. Selon Wesley, c’est une nièce Léna, qui habite la campagne. Ethan se demande alors pourquoi quiconque voudrait emménager à Gatlin. Wesley répond que ce sera la première Ravenwood que quiconque aura vu à Gatlin depuis presque vingt ans.

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