La beauté du Diable, le film de 1950

Voici la liste des articles de ce blog consacrés aux films de Science-fiction, Fantasy, Fantastique et Aventure annoncé pour l'année 1950. Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure de la rédaction des articles.

Ici le calendrier cinéma pour 1951.

Ici le calendrier cinéma pour 1949.

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Le petit garçon aux cheveux verts, le film de 1948

Annoncés en juin 1950

En Angleterre

Le petit garçon aux cheveux verts (19 juin, The Boy With Green Hair)

Cagliostro, le film de 1949

Annoncés en mai 1950

En France

Cagliostro, le film de 1949 )

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La beauté du Diable, le film de 1950

Annoncés pour mars 1950

En France

La beauté du Diable (16 mars, Beauty and the Devil)

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Zei, le roman de 1950 Feu vert livre / BD

 Ici la page amazon.fr du roman grand format La Saga de Zeï (collection Trésors de la S-F)

The Search For Zei (1950)
Traduction du titre original : à la recherche de Zei.
Autres titres : The Floating Continent (le continent flottant) ; Hand Of Zei part 1 (la main de Zei) ; Viagens Interplanetarias (cycle) ; Krishna 2 (serie).

Sorti aux USA de octobre 1950 à janvier 1951 dans le magazine Astounding Science Fiction.
Sorti aux USA en 1963 chez ACE BOOKS (poche, les deux parties Search For Zei et Hand of Zei imprimées dos à dos).
Sorti en France en 1971 chez OPTA (Galaxie Bis numéro 22/88, traduction de Michel Rivelin)
Sorti en France le 30 octobre 1975 chez LE MASQUE FR (traduction de Michel Rivelin)
Sorti en France le 9 juillet 2009 chez BRAGELONNE (trésor de la SF, traduction de Michel Rivelin et Collin Delavaud)

De L. Sprague de Camp (Lyon Sprague de Camp).

Résumé à venir.

Zei, le roman de 1950 Zei, le roman de 1950

Zei, le roman de 1950  Zei, le roman de 1950Zei, le roman de 1950 Zei, le roman de 1950

Zei, le roman de 1950  Zei, le roman de 1950

Zei, le roman de 1950  Zei, le roman de 1950

  Zei, le roman de 1950   Zei, le roman de 1950

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Zei, le roman de 1950 - illustrations de Edd Cartier de la version originale.

(traduction au plus proche, la version 1962)

Dirk Barnevlelt voûta son grand corps aux allures de Caribou sur sa machine à écrire et rédigea:

A vingt-cinq degrés nord de l'équateur sur la planète Krishna s'étend la Mer Benjao,le plus grand volume d'eau sur cette planète. Et dans cette Mer se trouve le Sungar, le pays de légende et de mystère.

Là-bas, sous les rayons torride du soleil brûlant haut, les galères crochues de Dour et les vaisseaux de charge ventrus de Jaz-Mourien pourrissaient lentement prises au piège implacable d'un vaste continent de liane marine Terpahla. Même les violents orages subtropicaux Krishniens ne faisaient guère plus qu’ébouriffer la surface de cet immense marécage flottant - lequel, quoi qu'il en soit, parfois se soulevait et crevait sous les coups de l'affreuse vie marine de la planète, tel le Gvam, ou Harponneur.

Barnevelt se renfonça dans son siège pour se demander: cela faisait deux années qu'il écrivait au sujet des lieux que Igor Shtain avait exploré; verrait-il jamais un seul d'entre eux? Si sa mère mourrait... Mais c'était peu probable. Avec la gériatrie moderne, elle pourrait tenir bon un siècle de plus. Il avait encore un arrière-arrière grand-père en vie aux Pays-Bas. Par ailleurs, il réalisa, avec mauvaise conscience, que ce n'était pas une façon de penser à sa mère. Il reprit :

Rien, une fois pris dans cette toile d'araignée d'algues folles, ne pouvait s'en échapper, à moins de pouvoir s'envoler...

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Zei, le roman de 1950 - illustrations de Edd Cartier de la version originale.

(texte original, la version de 1962)

Dirk Barnevelt hunched his mooselike form over his typewriter and wrote:

Twenty-five degrees north of the equator on the planet Krishna lies the Banjao Sea, the largest body of water on this planet. And in this Sea is found the Sunqar, home of legend and mystery.

Here under the scorching rays of the hot high sun, the beaked galleys of Dur and the tubby roundships of Jaz-murian slowly rot in the unbreakable grip of a vast floating continent of the terpahla sea vine. Even the violent storms of the Krishnan sub-tropics no more than ruffle the surface of this immense floating swamp— which, however, sometimes heaves and bubbles with the terrible sea life of the planet, such as the gvam or harpooner.

Barnevelt sat back to wonder: For a couple of years he'd been writing about the places that Igor Shtain explored; would he ever see any of them? If his mother died… But that was unlikely. With modern geriatrics she'd be good for another century. He still had a great-great-grandfather alive in the Netherlands. Besides, he thought guiltily, that was no way to think about one's mother. He resumed:

Nothing, once caught in this web of weed, can escape unless it can fly like the aqebats that wing over from the mainland to prey on the smaller sea life of the Sunqar. Here time means nothing; nothing exists save silence and heat and the stench of the strangling vine.

At least, thought Barnevelt, this hack writing was better than trying—as he had once tried—to ram the glories of English literature down the unwilling throats of rural adolescents with only two interests: sex, and escape from the toils of the public school system.

To the heart of this forbidding place Igor Shtain, most celebrated of living explorers, plans to penetrate on his forthcoming Krishnan expedition, to clear up once and for all the sinister rumors that for years have issued from this undiscovered country.

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(Traduction de Michel Rivelin)

1

Dirk Barnevelt enleva la housse de sa machine à écrire et se mit au travail :

A quelque vingt-cinq degrés au nord de l'équateur de Krishna s'étend la Mer Banjao, la plus grande étendue d'eau de la planète. Là se  cache le Sunqar, empire de légende et de mystère. Sous les rayons torrides de Roqir pourrissent lentement les galères pointues de Dur et les trirêmes ventrues de Jazmurian, prises dans l'étreinte impitoyable de ce vaste continent flottant, mi-aquatique, mi-végétal.

Même les violents orages qui sévissent dans cette partie de la planète arrivent à peine à rider la surface de cet immense marécage glauque. Pourtant, parfois, apparaît un bouillonnement sinistre qui révèle la présence des monstres qui règnent en maîtres incontestés des profondeurs, le plus redoutable étant le gvàm, autrement appelé le harponneur.

Barnevelt s'adossa confortablement contre son siège et laissa errer son imagination : il y avait déjà deux ans qu'il décrivait laborieusement les endroits explorés par Igor Shtain; les verrait-il un jour? Peut-être si sa mère mourait... Mais cela était peu probable. Grâce  aux progrès de la gériatrie moderne, elle pouvait tenir le coup pendant encore un siècle. Son arrière-arrière grand-père, qui habitait les Pays-Bas, était bien vivant. Et puis, pensa-t-il coupablement, ce n'est pas ainsi qu'un homme doit penser à sa mère. Il reprit son récit:

Rien, une fois pris dans cette toile d'herbes et de racines, ne peut s'en échapper. Seul ce qui vole...

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Zei, le roman de 1950 - illustrations de Edd Cartier de la version originale.

(traduction au plus proche, la version magazine de 1950)

Dirk Barnevlelt voûta son grand corps aux allures de Caribou sur sa machine à écrire et rédigea:

A vingt-cinq degrés nord de l'équateur sur la planète Krishna s'étend la Mer Benjao, le plus grand volume d'eau sur cette planète. Et dans cette mer se trouve le Sungar, le pays de légende et de mystère.

Là-bas, sous les rayons torride du soleil brûlant haut, les galères crochues de Dour et les vaisseaux de charge ventrus de Jaz-Mourien pourrissaient lentement prises au piège implacable d'un vaste continent de liane marine Terpahla. Même les violents orages subtropicaux Krishniens ne faisaient guère plus qu’ébouriffer la surface de cet immense marécage flottant - lequel, quoi qu'il en soit, parfois se soulevait et crevait sous les coups de l'affreuse vie marine de la planète, tel le Gvàm, ou Harponneur.

Barnevelt se renfonça dans son siège pour se demander: cela faisait deux années qu'il écrivait au sujet des lieux que Igor Shtain avait exploré; verrait-il jamais un seul d'entre eux? Si sa mère mourrait - Mais c'était peu probable. Avec la gériatrie moderne, elle pourrait tenir bon un siècle de plus. Il avait encore un arrière-arrière grand-père en vie aux Pays-Bas. Par ailleurs, il réalisa, avec mauvaise conscience, que ce n'était pas une façon de penser à sa mère. Il reprit :

Rien, une fois pris dans cette toile d'araignée d'algues folles, ne pouvait s'en échapper, à moins de pouvoir s'envoler...

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Zei, le roman de 1950 - illustrations de Edd Cartier de la version originale.

(texte original, la version de 1950)

Dirk Barnevelt hunched his mooselike form over his typewriter and wrote:

Twenty-five degrees north of the equator on the planet Krishna lies the Banjao Sea, the largest body of water on this planet. And in this sea is found the Sunqar, home of legend and mystery.

Here under the scorching rays of the hot high sun, the beaked galleys of Dur and the tubby roundships of Jaz-murian slowly rot in the unbreakable grip of a vast floating continent of the terpahla sea vine. Even the violent storms of the Krishnan sub-tropics no more than ruffle the surface of this immense floating swamp— which, however, sometimes heaves and bubbles with the terrible sea life of the planet, such as the gvàm or harpooner.

Barnevelt sat back to wonder: For a couple of years he'd been writing about the places Shtain explored; would he ever see any of them? If his mother died - But that was unlikely. With modern geriatrics she'd be good for another century. He still had a great-great-grandfather alive in the Netherlands. Besides, he thought guiltily, that was no way to think about one's mother. He resumed:

Nothing, once caught in this web of weed, can escape unless it can fly like the aqebats that wing over from the mainland to prey on the smaller sea life of the Sunqar. Here time means nothing; nothing exists save silence and haze and heat and the stench of the strangling vine.

At least, thought Barnevelt, this hack writing was better than trying—as he had once tried—to ram the glories of English literature down the unwilling throats of rural adolescents with only two interests: sex, and escape from the toils of the public school system.

To the heart of this forbidding place Igor Shtain, most celebrated of living explorers, plans to penetrate on his forthcoming Krishnan expedition, to clear up once and for all the sinister rumors that for years have issued from this undiscovered country.

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Rashomon, le film de 1950Feu vert cinéma

Rashomon (1950)

Traduction du titre original : la porte des démons.

Sorti au Japon le 25 août 1950.
Sorti aux USA le 26 septembre 1951.
Sorti en France le 18 avril 1952.

Sorti en blu-ray allemand TRIGON le 28 février 2012.
Sorti en blu-ray américain CRITERION le 6 novembre 2012.
Sorti en blu-ray anglais BFI le 21 septembre 2015.
Annoncé en blu-ray espagnol pour le 21 septembre 2021.
Annoncé en blu-ray 4K français pour le 4 janvier 2022.

De Akira Kurosawa (également scénariste), sur un scénario de Shinobu Hashimoto, d'après la nouvelle de 1922 "dans un bosquet" de Ryūnosuke Akutagawa. Avec Toshiro Mifune, Machiko Kyō, Masayuki Mori, Takashi Shimura, Minoru Chiaki.

Pour adultes et adolescents.

(fantastique) Un portail de bois, la Porte des Démons selon l’inscription peinte, d’un palais sous une pluie drue. L’eau ruisselle sur les marches de pierre et rejoint la route transformée en torrent de pierre. Les colonnes du portail sont fendillées. De fait, il n’y a que l’entrée du palais qui est intact, tout le reste de la maison s’est écroulé. Deux hommes, un barbu hagard et un plus jeune barbichu attendent assis en haut des marches, sous le porche, à l’abri de la pluie. Le barbu hagard répète qu’il ne comprend pas. Leurs vêtements sont en lambeaux.

Un troisième homme les rejoint après avoir traversé en courant l’eau, la chemise déchirée, et se retourne quand il entend le barbu répéter à nouveau qu’il ne comprend pas, ne comprend rien. Ce troisième homme s’approche, s’assoit sur la même poutre, et demande pourquoi, tandis que le plus jeune garde les yeux baissés. Le barbu répond, le regard fixe, qu’il n’a jamais entendu une histoire aussi étrange. Le nouveau venu insiste : alors pourquoi il ne la raconte pas ? Vu qu’en plus il se trouve qu’ils ont un sage prêtre avec eux – le jeune barbichu qui s’obstine à garder les yeux baissés.

Le jeune prêtre lève enfin les yeux et se tourne pour répondre : non, même le plus renommé des sages prêtres du temple de Kiyomizu n’aura entendu une histoire aussi étrange que celle-ci. Le troisième homme s’étonne : alors le prêtre connaîtrait l’histoire étrange lui aussi ? Le jeune prêtre répond que le vieil homme et lui-même viennent juste de la voir et de l’entendre en personne. Le troisième homme demande où. Le prêtre répond, dans les jardins du palais de justice. Le troisième homme s’étonne : du palais de justice ? Le prêtre soupire et détourne les yeux : un homme a été assassiné.

Le troisième homme sourit : seulement un ? et alors ? Rien qu’en haut de ce portail, on peut trouver pas moins de cinq ou six cadavres non réclamés. Le troisième homme retire sa chemise détrempée. Le prêtre l’admet : en effet, les guerres, les tremblements de terre, les tempêtes, les incendies, les famines, les pestes… année après année, rien d’autres que des catastrophes ; et des bandits qui nous tombent dessus chaque nuit — il a vu tant d’hommes tués comme des insectes, et pourtant il n’a jamais entendu d’histoire aussi horrible que celle-ci. Puis le jeune prêtre regarde le barbu et à nouveau dans le vide, et réalise à voix haute que cette fois il pourrait définitivement perdre sa foi en l’âme humaine. C’est pire que les bandits, les pestes, les famines, les incendies, ou les guerres.

Le troisième homme interrompt le jeune prêtre : assez de sermon, l’histoire semble intéressante, au moins tant qu’il sera à l’abri de la pluie, mais si c’est un sermon il préfère encore écouter la pluie tomber. Puis il va arracher deux planches à la façade et les brise en petits morceaux. Le vieux barbu se lève et déclare que peut-être que l’autre saura comprendre, parce que lui ne comprend aucun des trois. Le troisième homme demande au barbu quels trois. Le barbu s’accroupit : il va le lui dire.

Le vieux barbu commence alors son récit : c’était il y a trois jours. il était allé ce matin-là dans la forêt chercher du bois, marchant sa hache sur son épaule, franchissant assuré les obstacles et les détours tandis que le soleil brillait à travers les branches dans un ciel avec peu de nuages. Plus il avance, plus il écarte des branches, quand soudain il tombe en arrêt sur un chapeau de femme riche et le voile posé sur une branche. Il touche le voile, reprend la route, plus circonspect. Alors il tombe sur un bonnet de samouraï abandonné à terre, il la ramasse. Il fait encore quelque pas et tombe sur une corde. Plus loin, il y a petit sac blanc abandonné sur les feuilles -- une amulette. Il va pour la chercher et voit alors un cadavre d’homme, les bras en l’air saisis par la rigidité cadavérique. Le paysan pousse un hurlement et prend la fuite : il doit prévenir la police.

Rashomon, le film de 1950

Rashomon, le film de 1950

Rashomon, le film de 1950

Rashomon, le film de 1950

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La beauté du Diable, le film de 1950Feu vert cinéma

La beauté du Diable (1950)

Autre titre : Beauty And The Devil.

Sorti en France le 16 mars 1950.
Sorti aux USA le 25 août 1952.
Sorti en blu-ray français le 17 août 2010 chez GAUMONT.
Sorti en blu-ray américain le 29 octobre 2013 chez COHEN FILM COLLECTION.

De René Clair (également scénariste), sur un scénario de Armand Salacrou, d'après la légende du Moyen-Âge racontée par Goethe. Avec Michel Simon, Gérard Philipe, Nicole Besnard, Simone Valère, Carlo Ninchi, Raymond Cordy.

Un valet de pied balaye le laboratoire d’un savant et ramasse un livre à terre ouvert à la page du portrait du Diable. Effrayé, il referme et repose précipitamment le volume. Il est cependant vite distrait par la musique de fête qui provient de la cours de l’Université, il y a de la musique de fête et un chariot qui tourne.

Dans un amphithéâtre, on honore le digne professeur Henri Faust, qui s’est concentré tout entier au culte de l’esprit, ignorant tout autre loisir, mais partant à présent à la retraite. Le vieux professeur est observé de l’une des galeries par un jeune homme espiègle, qui éclate de rire lorsque Faust se lève sous les applaudissements de l’assemblée. Le jeune homme le suit dans les couloirs, et Faust le fuit, refermant toutes les portes derrière lui, mais le jeune homme le suit et lui parle dans sa tête : en cinquante ans, il n’a rien appris de ses livres, et bientôt il va mourir. Mais s’il appelle le Diable, car c’est lui, le Diable lui promet qu’il viendra aussitôt. Alors la porte de son laboratoire-bibliothèque s’ouvre, et Faust bredouille qu’il n’a appelé personne, que l’heure n’est pas encore venue. Son valet, car c’est lui, lui assure que c’est bien l’heure du dîner.

Faust refuse d’aller dîner, et le Diable le nargue à nouveau : Faust a peur selon lui. Mais Faust répond qu’il n’a pas peur du Diable, et d’aucune de ses formes bestiales. Par orgueil, Faust appelle le Diable, prétendant devenir son maître, et sa fenêtre s’ouvre brutalement. Alors Faust se ravise immédiatement mais il est trop tard : sur le tas de livre, c’est un double de Faust qui se tient, et qui lui rappelle qu’il s’appelle Méphistophélès, et non Lucifer. Le Diable change alors d’apparence et redevient le jeune homme qui le saluait dans le couloir. Faust lui ordonne de changer d’apparence, et le jeune homme redevient un double de Faust.

Le Diable lui fait remarquer que Faust est pétri de douleurs et va bientôt mourir. Faust demande alors ce que le Diable veut en échange. Faust ne veut pas vendre son âme, alors Méphistophélès lui propose de faire une exception, et sans vendre son âme, de recevoir la jeunesse afin de pouvoir poursuivre son œuvre. Après quoi, Faust n’aura plus qu’à signer le pacte pour se faire vraiment obéir de Méphistophélès. Le Diable lui demande alors de regarder dans un miroir : Faust y voit d’abord son vieux visage, puis celui du jeune étudiant. Alors il cherche en vain Méphistophélès, sort de sa maison, puis tombe, évanoui. Il alors recueilli par des bateleurs, et s’émerveille de pouvoir se relever sans effort.

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