Chroniques de la Science-fiction du 26 septembre 2022

Chroniques de la Science-Fiction #2022-09-26(2022)

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Ici bientôt l'index de toutes les Chroniques de la Science-fiction de 2022

Sorti le 25 septembre 2022 (première édition).

De David Sicé.

Les Chroniques sont une rubrique du fanzine l’Étoile étrange. Cette rubrique paraîtra désormais séparément pour tenir le rythme hebdomadaire de l'actualité de la Science-fiction même si le numéro complet de l’Étoile étrange n'est pas bouclé. Les numéros ont vocation à sortir rétroactivement et par anticipation, et donc à être mis à jour quand l'activité n'est pas complètement couverte.

Au sommaire, l'actualité de la semaine du 19 septembre 2022, plus les critiques de Les imparfaits = The Imperfects 2022, Raven's Hollow 2022, Star Wars Andor 2022, Les murs vagabonds = Drifting Home 2022, Vampire Academy 2022, Code Quantum = Quantum Leap 2022, Thor Love & Thunder =Thor amour et tonnerre 2022, le cellier = the cellar 2022, l'échine de la nuit = spine of the night 2021, Ghosts = fantômes 2021, Kalidor = red Sonja 1985, Le voyage fantastique de Sinbad = Golden Voyage of Sinbad 1973, La guerre des mondes = War of The Worlds 1953, Marionnettes humaines = les maîtres du monde = The Puppet Masters 1951.

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Strange World, le dessin animé de 2022

Strange World (2022)

Toxique jusqu'à preuve du contraire : tous les films, séries et dessins animés récents de chez Disney / Star Wars / Marvel contiennent depuis 2010 une forte propagande woke dangereuse pour le public de n'importe quelle couleur ou sexualité ; tous contiennent des défauts d'écriture résultant d'un scénario inachevé et altéré sans tenir compte d'un univers, de personnages ou d'une intrigue cohérente ; tous sont portés par des critiques et des bandes annonces trompeuses, avec des séquences seulement utilisées dans la bande annonce.

Ne pas confondre avec la série Star Trek Strange New Worlds (du faux Star Trek woke qui ne contient pas de mondes étranges et nouveaux).

Ne pas confondre avec les anthologies bandes dessinées ou nouvelles littéraires des années 1950 que le dessin animé n'adapte pas.

Annoncé aux USA pour le 23 novembre 2022 (ciné US).
Notez que ce dessin animé n'est pas censé sortir en France, Disney faisant chanter les institutions et exploitants de salle français pour les forcer à remettre la plus grande part de leur recette à cette société.

De Don Hall, sur un scénario de Qui Nguyen, avec Jake Gyllenhaal, Dennis Quaid, Jaboukie Young-White, Gabrielle Union, Lucy Liu.

Pour adultes ?

(comédie woke de planet opera, presse, résumé incohérent) Les Clades sont une famille d'explorateurs légendaires, mais Chercheur Clade a toujours été un fermier et n'a jamais partagé la bravoure des siens. Or, ils sont tous obligés de s'attaquer à leur dernière mission, la plus cruciale, car ils doivent compter les uns sur les autres et sont obligés de mettre de côté leurs différences dans une terre inexplorée et traîtresse pour trouver une créature spéciale qui les attend.

Strange World, le dessin animé de 2022

Strange World, le dessin animé de 2022

Strange World, le dessin animé de 2022

Strange World, le dessin animé de 2022

Strange World, le dessin animé de 2022

Strange World, le dessin animé de 2022

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Raven's Hollow, le film de 2022Feu rouge télévision

Raven’s Hollow (2022)

Notez bien que ce film ne met en scène ni les récits, ni l'esprit logique d'Edgar Allan Poe. L'auteur n'est physiquement représenté comme à son époque que dans un très bref plan final.

Traduction du titre anglais : le trou du corbeau.

Diffusé à partir du 22 septembre 2022 sur SHUDDER US.

De Christopher Hatton (également scénariste), sur un scénario de Chuck Reeves ; avec Melanie Zanetti, William Moseley, David Hayman, Kate Dickie.

Pour adultes.

(comédie horrifique) Un large chemin dans une forêt automnale avec les branches qu font voûte, et un petit chapeau rouge qui avance plutôt sûre d’elle toute seule dans une forêt où crie un seul corbeau. Cela ne dure pas avec un vent et un rire surnaturel qui la poursuivent. Elle court se blottir derrière un rocher moussu, quelle excellente idée.

Puis ayant repris contenance, rentre chez elle en courant : c’est la porte à côté, c’est sinistre, complètement désert comme si à cette époque les femmes faisaient autre chose à cette heure. Mais le vent et les feuilles ouvrent la porte qu’elle avait pourtant logiquement verrouillée derrière elle. Elle referme la porte, puis souriante promène son regard sur la maison déserte, et collée au plafond elle ou bien une autre femme avale un torrent de feuilles mortes noires qui, euh, ressortent par la cheminée, nous supposons après lui être sorties du cul. Bonjour l’odeur et curieusement pas d’éclaboussure.

Quelqu’un a trop regardé de films d’horreur asiatiques ou récents et n’a jamais lu Edgar Allan Poe, autrement plus efficace dans ses intrigues et son épouvante.

Des cadets d’une école militaire arrivent à cheval comme des fleurs dans une prairie où quelqu’un a exposé un cadavre. Le chef de la petite troupe s’impatiente en demandant si quelqu’un sait où est cet épouvantail : c’est lui qui marche en tête et de toute manière personne ne lui répond, ce qui est assez logique puisqu’il n’y a qu’un seul chemin qui mène directement depuis la forêt (possiblement depuis leur camp) jusqu’aux trois arbres où « l’épouvantail » est visible de loin.

Un cadet finit par venir examiner l’épouvantail, qui est en fait un jeune homme encore en vie grièvement blessé, qui soupire que c’est un corbeau qui l’a mis dans cette idée, et que les autres voudraient enterrer, vivant incidemment. Finalement ils ramènent en trottant le plus lentement possible, et à cours de dialogue nous zappons depuis l’arrivée à l’entrée du camp jusqu’à l’enterrement. Il semblerait que Bruce Willis ne soit pas le seul à être frappé d’aphasie en ce moment dans le milieu du cinéma streamé.

En réalité, ces joyeux drilles qui sont censé ramener un cadavre à sa famille ou au camp pour enquêter sur qui tue des gens dans la région – mais on dirait que cela n’a aucune espèce d’importance — s’en sont aller balader le cadavre en ville et le présenter tête en bas à des familles qui enterrent quelqu’un d’autre. Un cadavre, ça se vide : de son sang, de ses excréments — et une fois mort, le sang s’accumule dans la tête disposée en bas faute de battement de coeurs, fait gonfler complètement le visage et le rend méconnaissable, donc zéro chance d’identification par des proches.

Cependant une jeune fille leur explique que le tout jeune homme était un étranger de passage — ce qui suppose qu’il a pu être détroussé et laissé pour mort par des gens de ce village, par exemple la mère qui prétendait ne pas le reconnaître une minute plus tôt, et sa fille, peut-être un poil trop arrogante, comme toutes les wokettes. Et là encore, qui à cette époque tolérerait qu’une jeune fille adresse la parole au premier jeune militaire venu et contredise sa mère ou n’importe quel aîné en public, en particulier dans une affaire de meurtre sordide, au beau milieu d’un enterrement ?

Le cadavre en tout cas est bien pâle, les lèvres bien rouges, les traits pas déformés, en particulier le pourtour des yeux, ce qui est impossible. Impossible également que ces cadets n’aient aucun supérieur auxquels ils devraient rendre compte, pas plus qu’il n’y ait aucun représentant des forces de l’ordre chargé des crimes entre civils, le jeune homme victime ne portant aucun uniforme et n’étant à l’évidence pas connu de leur promotion.

Les cadets décident de descendre à l’auberge tenu par la femme qui ne connaissait pas et la fille qui connaissait la victime – une super bonne idée. Mais ce qui frappe, c’est l’obscurité des intérieurs, qui rappelons-le n’est pas un caractère d’un intérieur éclairé par des larges fenêtres en pleine journée, et d’un champ visuel humain naturel, mais un choix d’éclairage et de réglages sur une caméra numérique qui artificiellement plonge tout la pénombre et donne d’abord l’impression que la production essaie de cacher un budget misérable, un peu comme les dialogues laconiques qui s’économisent toutes les formules de politesses et expressions authentiques du 19ème siècle masquent l’incompétence crasse des scénaristes, et l’économie de toute procédure visant à maximiser la qualité d’un script.

Le cirque continue avec la mère et la fille qui passent la soirée à fixer des yeux les cadets invités alors qu’à cette époque, les jeunes filles seraient planquée et le service serait assuré par un homme, à défaut par une mocheté qui se planquerait hors de leur vue dès que possible. Et comme de bien entendue, la jeune fille vient écouter au coin du feu le jeune premier jouer de la guitare.

Pendant ce temps l’employé noir vient menacer deux des cadets : ils devraient repartir avant la fin de la nuit car il pourrait leur arriver à eux aussi quelque chose. Les cadets ne répondent rien, ce qui là encore est pour le moins curieux. Puis l’employé leur raconte que le Corbeau existe, qu’il ne sait pas ce que c’est — un esprit ? — qu’il était là avant les indiens — il le sait parce qu’il était là lui aussi. Hilarité des cadets et jeux de cons, alors que l’employé insiste : ne restez pas trop longtemps, le Corbeau va venir, il vient toujours.

Raven's Hollow, le film de 2022

Raven's Hollow, le film de 2022

Raven's Hollow, le film de 2022

Raven's Hollow, le film de 2022

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Star Wars Andor, la série télévisée de 2022Feu rouge télévisionRécit toxique à ne regarder qu'avec prudence et esprit critique

Star Wars Andor (2022)

Deux saisons dont une première saison de 12 épisodes (durée des épisodes non encore précisée).

Annoncé pour le 21 septembre 2022 repoussé du 31 août 2022 (trois premiers épisodes puis un par semaine).

De Tony Gilroy ; avec Diego Luna, Genevieve O'Reilly, Alex Ferns.

Pour adultes.

(euh, prospective policière / film de guerre rétro-futuriste ? woke, toxique) Un homme marche la nuit sous la pluie sur un genre de pont brillamment illuminé dans un pays où personne ne connait les économies d’énergie et les parapluies. Au loin des gratte-ciels et des immeubles illuminés, apparemment une ville nommée Morlana One… NDT : Broutelalaine première du nom. Puis un sous-titre continue le monologue d’exposition écrit en toutes lettres même pas en caractères impériaux : « Zone corporative Preox-Morlana » suivi de l’acronyme parfaitement hermétique, BBY 5. NDT : « bye bye pour la cinquième fois de suite ? », sans doute un discret message au téléspectateur qui aura regardé quatre séries télévisées Star Wars / Marvel sur Disney Moins, pour lui rappeler que son cerveau ne supportera pas le choc de la cinquième ?

L’homme continue de marcher puis oblique vers une galerie couverte, descend dans une rue piétonne avec des escaliers, et des vitrines sphériques contenant je suppose des p.tes pour tous les goûts comme à Amsterdam. Disney n’est décidément plus ce qu’il était... Et l’homme continue de marcher pour entrer dans une espèce de galerie éclairée par les mêmes néons bleus qu’on voit partout, et un videur le passe au détecteur et précise que les règles sont pas d’armes, pas de crédit, et pas de délire, sans oublier que le salon en haut des escaliers est fermé ce soir.

L’homme continue alors de marcher dans un tunnel triangulaire pointe en haut pour lui rappeler de ne pas attraper la grosse tête, mais c’est peine perdue. Il entre alors dans une espèce de discothèque déserte où danse une danseuse holographique : elle télétravaille comme tout le monde à cause du COVID. Il hésite, puis se fait servir sans un mot au bar par une barmaid reptilienne — je savais bien qu’ils travaillaient chez Disney mais je pensais qu’ils occupaient des postes bien plus élevés. Est-ce que cet homme est télépathe ? est-ce qu’il porte le nom de sa consommation favorite écrit sur son front avec une encre que seule la barmaid peut lire ? Est-ce qu’il paye sans contact avec une puce RFID accrochée à sa barbe ? Pourquoi la barmaid n’est-elle pas elle aussi en télétravail ?

En tout cas la barmaid précise à l’homme qu’il paiera « à la fin » (de quoi ?). Si elle a besoin de le préciser, c’est que son client n’est pas un habitué, alors comment savait-elle ce qu’il voulait boire ? Est-ce qu’il n’y a qu’une seule boisson au menu et l’homme choisira le goût et le degré d’alcoolémie une fois qu’il se sera assis ? Il ne va pas s’asseoir, il porte directement le verre à sa bouche et boit. Ce que c’est que le manque d’imagination et de culture science-fictive tout de même.

Un bedonnant moustachu interpelle l’homme en parlant dans sa moustache : qu’il n’y pense même pas, elle (la barmaid) le renverrait chez lui en larmes. Il est vrai qu’après le coït, la mélancolie peut facilement frapper quand on oublie les câlins en vous mettant à la porte. Les relations tarifées sont toujours un crève-cœur, même si j’ignorais que Disney et Lucasfilm s’étendissent sur la question. Arrive de l’autre bout de la salle par un couloir avec rideau de perles (s’il pleut souvent, c’est qu’il y a des moustiques), une femme rappelant Kate Capshaw dans Indiana Jones et le temple maudit, mais avec une robe noire et or, et des cheveux noirs. Elle demande à l’homme dont nous ignorons toujours le nom — Disney doit présumer fortement de la popularité de ses daubes précédentes et de ses « stars » — s’il est venu seul, et si c’est la première fois qu’il vient dans leur établissement. Comme il avoue que c’est sa première fois, elle répond qu’il a choisi une nuit géniale parce que c’est plutôt calme ce soir : il aura la danseuse holographique pour lui tout seul, et les gadgets sont en libre service, espérons qu’il ait amené ses propres désinfectants et que ses nanobots anti variole du singe de Tatouine (il n’y a que deux planètes dans tout l’Empire) seront efficaces sinon dans une heure il ne sera plus qu’une immense pustule extrêmement contagieuse.

C’est alors que le moustachu interpelle la femme pour lui signaler que lui et son boytoy sont arrivés les premiers et que l’homme anonyme vient seulement d’arriver. La femme répond que Gani va les aider. Mais le moustachu ne veut pas de Gani. La femme lui répond de bien se conduire. Etrange cependant qu’un habitué de la maison qui vient juste de prendre la peine de prévenir le nouveau venu qu’il fallait bien se conduire, ait besoin que la patronne le remette en place : lui n’a pas peur d’être renvoyé chez lui en larmes ? La femme présente ses excuses à Lane Onyme, qui lui souffle qu’elle ferait bien de s’occuper d’eux, car c’est une ville de la Compagnie. La femme répond que ce sont seulement des gardes-sentinelles. Ce qui peut étonner, car ils n’en restent pas moins de la police privée. La femme ajoute qu’ils aiment se prendre pour des flics et que c’est irritant. Puis elle demande à Lan où ils en étaient. Peut-être que le nom du moustachu irritant est Al Zheimer ?

Lan rappelle que la femme venait de lui dire que la nuit était calme, et étrangement pour une ligne de dialogue aussi soporifique, le spectateur que je suis se souvient encore de ce qui vient juste de se dire à l’écran et n’avait donc pas besoin que le dialoguiste nous l’expose — à nouveau, parce que cela se voit depuis le début que la soirée est calme. Peut-être est-ce une métaphore de la réalité des audiences des chaînes du streaming, Disney et Prime les premiers ? La femme demande alors si Lane veut quelque chose de spécial pour ce soir, et Lan lui répond que l’un de ses amis lui a dit qu’il y avait une fille de Kenari qui travaillait ici. La femme s’étonne : Kenari ? Lan repasse en mode dialogue d’exposition, se prenant visiblement pour le wikistarwars du coin : « C’est un petit système stellaire du milieu de bordure ».

Minute : si Madame a une fille de Kenari, elle devrait le savoir, si et seulement la fille le lui a raconté. Si elle ne le sait pas, à quoi servirait-il de lui préciser une galacto-localisation extrêmement vague. Transposé pour un français d’aujourd’hui, cela donnerait une visite dans un bordel parisien où le client voudrait rencontrer une ville d’Evry ? Madame répondrait, Evry ? ignorant même s’il parle du village ou de la ville nouvelle, et Lan répondrait que c’est une ville de la banlieue parisienne. Madame répond qu’elle a entendu parler de Kenari, mais soupçonneuse elle interroge : ce n’est pas sa petite amie ou quelque chose du genre ? Il est vrai que cela pourrait être son petit ami qui aurait changé de sexe, on ne sait jamais, mais la possibilité n’effleure pas la taulière (pour rester poli), qui n’emploie apparemment pas les pronoms neutres. Tout se perd chez Disney, c’est assez incroyable.

Lane Onyme souffle alors, l’air entendu : « je n’ai pas de petite amie ». Ce qui logiquement devrait faire comprendre à la taulière qu’il est homosexuel mais étrangement, elle lui demande s’il est de Kenari ? et, serait-il nostalgique ? Ce qui m’étonne encore c’est qu’elle n’ait pas exigé de voir son passeport vaccinal : imprudentes, ne sommes-nous pas ? Puis elle se propose d’aller vérifier s’ils ont encore en stock ce qu’il lui demande ou bien si les filles de Kenari ont déjà toutes été recyclée en boisson pas cher non identifiée mais tout à fait rafraîchissante. Imprudent, ne sommes-nous pas, d’accepter le premier truc qu’on vous sert au bar sans en vérifier la composition à l’aide d’un spectromètre un peu intelligent ?

Lane Onyme — qui donnait à la taulière moins d’une minute chrono plus tôt de si bon conseil de discrétion vis-à-vis des gardes assis au bar — se met à fixer droit dans les yeux le moustachu, qui finit par lui demander s’il trouve quelque chose drôle… Et la musique d’ambiance glauque de nous sussurer à l’oreille : Jeu de con, con, con, con. Si, si, écoutez plus attentivement. Et oui, quatre fois con, car comme de bien entendu dans une série Disney / Marvel / Star Wars, le héros de service insiste et persiste : non, il ne trouve définitivement rien de drôle à fixer un gros moustachu droit dans les yeux au bar d’un bordel. Depuis quand un client d’un bordel fixe dans les yeux les autres clients ? plutôt que de mater la danseuse et où les hôtesses — ou les hôtes, ou le monstre dans la bulle d’à côté, ou le droïde multifonction de service, tous les goûts sont censées être dans la nature d’un univers qui invite le spectateur d’une chaîne Disney à fréquenter un bordel futuriste entre deux bandes annonces de remake woke de ses dessins animés à succès.

Bref, le boytoy du moustachu demande ce que Lane Onyme veut dire par définitivement pas drôle de les regarder, et Lane ne répond rien, ce qui est interprété par de la lâcheté. Apparemment les gardes ne sont pas là pour profiter des charmes des filles et ne craignent pas d’être renvoyés chez eux en larmes. Mais la taulière revient déjà : il y avait une fille de Kenari mais elle est partie il y a plusieurs mois déjà. Mais Lane peut avoir une charmante dame de Tahina si c’est les grands yeux noirs qui l’intéressent. Cher Disney, cette conversation est en train de déraper, si c’est cela qui ne nous intéresse pas.

Mais à nouveau Lane persiste et insiste lourdement en demandant à la tôlière si elle sait où est allé la fille de Kénari. Et là encore, je me demande combien de filles viennent de Kénari sur cette planète pour que ce gros lourd soit absolument persuadé qu’il n’y en ait qu’une et qu’elle a été ici. Car il était encore possible à un échange de phrases codés pendant une minute, mais plus maintenant. Et la taulière de repasser en mode interrogatoire oral : « Qu’est-ce que vous êtes, sérieusement : son petit ami, son mari ? »

...Si dans son métier elle croit encore que ses clients vous lui donner tous les détails de leur identité et qu’ils ne mentent jamais, c’est qu’elle a trop regardé les séries de Disney Moins. Lane répond alors à voix basse qu’il cherche sa sœur. La taulière hésite puis répond que qui qu’elle puisse être, elle n’est pas ici, elle a disparu : les gens vont et vienne. Et il devrait partir. Et comme la taulière se détourne, Lane la rattrape pour lui demander le nom de sa sœur à lui. La taulière le regarde avec de grands yeux : personne ici donne son vrai nom…

Et pourtant tout le monde donne sa véritable planète d’origine, c’est quand même bizarre, non ? Étant à court de dialogue, la tôlière s’en va apparemment pour de bon. Lane Onyme quitte donc le bordel pour repartir marcher sous la pluie — sans payer sa boisson, et sans pleurer à cause de la barmaid. Mais il est rattrapé par les deux gardes qui n’ont apparemment rien d’autre à faire que se tremper jusqu’aux os et ne tenaient vraiment pas tant que cela à être servis contrairement à ce qu’ils prétendaient à la scène précédente. Et la pluie martelait : jeu de con, con, con, con. Ils hurlent : « arrête-toi tout de suite… t’es en zone corporative Pré-Mor, tu le sais… » et Lane s’arrête pour répondre qu’il l’a lu comme tout le monde quand ça s’est affiché sur l’écran du téléspectateur, comme si quelqu’un dans cet univers fictionnel autant que réel aurait pensé à le mentionner à l’entrée de la ville avec un signe quelconque, franchement, quelle idée !

Et ça continuer de crier : « Les employés doivent présenter leur identification quand on le leur demande. » Ben alors, demande-la. Puis ils prétendent que Lan Onyme s’est garé à la mauvaise place et qu’ils vont confisquer son véhicule et de se vanter que Lan ne rit plus, puis le moustachu arme audiblement un genre de Taser, et Lane qui ne s’est toujours pas retourné lève les mains en l’air et déclare qu’il a trois crédits dans la poche de son manteau — et c’est sans doute pour cela qu’il est parti sans payer.

Le moustachu répond que c’est exactement la somme qui couvrira l’amende et les frais administratifs, et son boytoy de répondre que tout le monde a de la chance, ce soir. Mais Lane exige que les gardes viennent se servir car il ne veut pas de surprise. Le moustachu envoie son boytoy, c’est la mauvaise poche, Lane en profite pour frapper le boytoy et désarmer le moustachu, et quand les deux sont à terre, Lan exige que le moustachu relève le boytoy, qui apparemment était une petite chose fragile, mort sur le coup d’avoir chuter sur le pavé trop dur, et pour la première fois nous entendons prononcer le nom de quelqu'un, Varlo, manque de pot c'est le personnage qui est déjà mort et qui ne comptait pas.

Le moustachu supplie et propose d’expliquer ensemble que c’était un accident, et Lan l’abat d’une balle en pleine tête. Mieux encore que d’oublier systématiquement l’option assommer des phaseurs. Et c’est ainsi que Lane Onyme vient d’établir que son personnage est un tueur de sang froid. Disney croirait-il que ses (jeunes) spectateurs veulent voir des séries de tueurs psychopathes dans des bordels à thème la Star Wars à longueur de streaming ?

Star Wars Andor, la série télévisée de 2022

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