Space Above And Beyond, la série télévisée de 1995Feu vert télévision

Space: Above And Beyond S01E06: Ray Butts (1995)
Traduction : L'Espace, au-dessus et au-delà : Ray (Raymond) Butts, jeu de mots : rayon à culs.
Titre français : Un colonel venu d'ailleurs.

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Ici l'article de ce blog sur la série Space 2063 (1995)

Diffusé aux USA le 22 octobre 1995 sur FOX US.
Diffusé en France le 14 octobre 1996 sur M6 FR.
Sorti aux USA le 8 novembre 2005 (piste et sous-titres français inclus, sans les bonus ?)
Sorti en DVD Anglais le 30 avril 2012 édition collector (piste et sous-titres français inclus ?, avec les bonus)

De Glen Morgan, James Wong. Avec Morgan Weisser, Kristen Cloke, Rodney Rowland, Lanei Chapman, Joel De La Fuente, James Morrison , Glen Van Ross.

Pour adultes et adolescents

(Space Opera militariste, guerre, prospective, extraterrestre) Une Lune flottant dans l’espace infini. Soudain un astrochasseur fonce… en direction de l’astroporteur l’USS Saratoga. Sur la passerelle, un opérateur radar alerte : « Commandant, j’ai un bug vecteur 2-9-0. » Le commandant demande : « I.F.F. ? » L’opérateur répond « Négatif, Monsieur. » Alors le lieutenant-colonel McQueen qui était présent demande : « Scopez-moi. » Et d’empoigner les manettes du périscope qui descend pour en scruter le viseur.

Les moteurs de l’astrochasseur semblent poussif, la carlingue en est roussie, le cockpit obscur. McQueen retire ses yeux du viseur, très surpris : « C’est une Tête de Marteau. » L’opérateur radar signale : « Toujours en approche, aspect cible zéro. »

Le commandant remarque à McQueen : « Tous nos oiseaux sont au nid et il n’y a pas d’autres vaisseaux dans la région. » McQueen répond : « Y-a-t-il… Y-a-il des rapports des renseignements à propos de Chiques pilotant des SA-43s capturés ? »

L’opérateur confirme : « Il va droit sur nous. »

McQueen déclare : « ça pourrait être un kamikaze silicate. » Et le commandant ordonne : « Refusez, avertissez. » Aussitôt l’opérateur envoie le message radio : « Astronef non identifié au large de ma proue bâbord, vous approchez l’astroporteur états-uniens Saratoga. Changez de trajectoire et identifiez-vous immédiatement. » Puis : « Il approche toujours, Monsieur. »

Le commandant ordonne : « Tirez le coup de semonce. » Et McQueen lance à l’artilleuse : « Deux six neuf au large de la proue bâbord. » Et l’artilleuse acquiesce. Le canon au sommet de la tour de l’astroporteur ouvre le feu, décochant deux faisceaux brillants de part et d’autre de l’astrochasseur.

L’opérateur radar signale alors : « Commandant, il a neutralisé le H.B.D.L. » (Hangar Bay Doors Lock, verrouillage des portes du hangar). Et l’astrochasseur d’obtenir l’ouverture des portes blindées défendant l’une des soutes de réception des astrochasseurs du Saratoga. L’opérateur radar se retourne vers ses supérieurs et annonce, très surpris : « Il s’amarre ! »

McQueen quitte aussitôt la passerelle tandis que le commandant ordonne : « Maître d’armes, alignez le troisième pont. » Dans la soute, au concert des klaxons d’alertes, l’astrochasseur noirci fait monter son cockpit à l’étage au-dessus pressurisé. Dans le haut-parleur une femme répète : « à tout le personnel de sécurité, Code rouge… »

Le cockpit est bien occupé par un pilote dont le casque oscille. La porte d’accès blindée se soulève et des soldats en armes se précipitent pour mettre en joue le pilote de tous les côtés, inclus McQueen au premier rang, qui ordonne : « Ouvez la verrière. »

Alors de la musique country à fond les hauts parleurs résonnent dans le hangar : « Mon père m’avais dit de ne jamais jouer avec un feu, mais j’ai abattu un homme à Reno, juste pour le voir mourir… ». Le pilote — un homme au visage noirci trempé de sueur semble inconscient. Il porte sur son casque le surnom « Kick Butts » (Botte-au-cul ») sur fond rouge avec un dessin représentant un humain donnant un coup de pied aux fesses d’un chig tombant en avant les bras tendus en avant.

Space Above And Beyond, S01E06 : Un colonel venu d'ailleurs (1995)

Space Above And Beyond, S01E06 : Un colonel venu d'ailleurs (1995)

Space Above And Beyond, S01E06 : Un colonel venu d'ailleurs (1995)

Space Above And Beyond, S01E06 : Un colonel venu d'ailleurs (1995)

Space Above And Beyond, S01E06 : Un colonel venu d'ailleurs (1995)

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Space Above And Beyond, S01E06 : Un colonel venu d'ailleurs (1995)

Space Above And Beyond, S01E06 : Un colonel venu d'ailleurs (1995)

Space Above And Beyond, S01E06 : Un colonel venu d'ailleurs (1995)

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Akudama Drive, la série animée de 2020Feu vert télévision

Akudama Drive (2020)
Titre original : アクダマドライブ(Akudama Doraibu).

Une saison animée de 12 épisodes de 22 minutes chaque.

Diffusé au Japon à partir du 8 novembre 2020 sur SUN JA.
Sorti en coffret 2 blu-rays + 2DVD américain Funimation le 30 novembre 2021.

De Tomohisa Taguchi, sur un scenario de Norimitsu Kaihō et Tomohisa Taguchi, d’après la bande dessinée de Rokurou Oogaki, avec les voix japonaise de Tomoyo Kurosawa et Yūichirō Umehara.

Pour adultes.

(Cyberpunk) Kansai, une cité noyée dans un brouillard de pollution jaune orangé, illuminé par les néons, au ciel sillonné par petits des dirigeables. Dans les rues du quartier Sud, les voitures aux parebrises miroirs roulent parechoc contre parechoc et pour traverser, un chat en profite pour sauter d’un toit à l’autre des véhicules. Un feu de signalisation affiche à coups d’hologrammes superposés à sa couleur ses ordres : ne marchez pas ! marchez ! Et quand il faut marcher, une barrière holographique apparait tout le long du passage piéton avec le message « Stop » à l’intention des conducteurs — et alors le chat peut tranquillement lui aussi traverser la rue avec les autres piétons.

Soudain, une aurore boréale file le long de la crête d’un mur qui semble défendre la ville, et tous les passants s’arrêtent et regarde son passage, les mains jointes, comme pour prier. Et le chat – ou peut-être bien la chatte s’est perchée en haut d’un poteau pour, elle aussi, regarder passer l’étrange phénomène, qui se reflète dans ses pupilles.

Ailleurs, une jeune fille range son uniforme de serveuse dans un placard, et l’uniforme disparait en scintillant, dans un buzz électronique. Alors qu’elle marche dans la rue, son téléphone-portefeuille pliable affiche 17 heures et quinze minutes et elle se félicite d’être sortie à l’heure. Elle est dans le quartier sud, à Dontoburi, et se rend à la station de bus, les bus étant les petits dirigeables qui sillonnent le ciel orangé de la ville. Assise dans le dirigeable, elle soupire, puis regarde à travers la vitre, et en guise de publicité, un autre « bus » affiche sur son flanc « Aujourd’hui : exécution de l’égorgeur ».

Descendu du « bus », la jeune fille s’étire, puis s’exclame qu’il est temps d’acheter de quoi faire à manger. Elle traverse un pont au-dessus d’un canal, toujours dans Dontoburi, tandis que la nuit est apparemment tombée — et s’étonne de croiser un chat blanc tacheté de marron. Celui-ci va pour traverser la rue — alors qu’une voiture arrive droit sur lui. Horrifiée, la jeune fille s’élance en criant « attention », ramasse le chat devant le parechoc de la voiture, qui pour éviter la jeune fille dévie et est stoppée net par l’hologramme interdisant le trottoir aux voitures. Le chauffeur baisse sa vitre et demande à la jeune fille en hurlant si elle est suicidaire.

La jeune fille, le chat dans ses bras, s’excuse platement et part en courant, s’engageant dans une ruelle sombre. Au-dessus d’une porte, un néon holographique répète : « Aujourd’hui : exécution de l’égorgeur ». Alors le chat saute des bras de la jeune fille, qui se retrouve tout près d’une petite boutique de vente à emporter, devant laquelle s’est garé un livreur à moto. Elle lit sur l’enseigne « Takoyaki ? » (brochettes de poulet épicé). Et elle réalise qu’elle n’en a plus mangé depuis des années… et décide en conséquence qu’elle devrait en acheter.

C’est une boutique minuscule tenue par une vieille dame qui compte « 1, 2, 3, 4… », et le jeune motard attend d’être servi. Sans attendre, la jeune fille s’excuse et commande une part de takoyaki. La vieille dame lui répond joyeusement que c’est parti et que cela lui coûtera 500 yens. Puis elle tend au jeune homme sa part, qui fouille dans sa poche et fait tomber une pièce de 500 yens, qui roule au sol. La jeune fille le remarque et prévient le jeune homme, qui l’ignore et va à sa moto. Elle hésite, ramasse la pièce, le rejoint à sa moto alors qu’il est assis dessus et mange sa part. Elle répète qu’il a perdu son argent et lui tend la pièce. Il déglutit, et finit par répondre que l’argent tombé porte malheur. Puis il jette sa barquette de Takoyaki vide par terre. La jeune fille est effarée et crie de ne pas le faire : il faut mettre les ordures dans une poubelle ! Mais tandis qu’elle ramasse la barquette vide, le jeune homme démarre sa moto et part en trombe.

Comme elle reste stupide à lui demander d’attendre, la vendeuse l’appelle pour lui dire que sa commande est prête. Servie et ravie par l’odeur, elle propose son téléphone-portefeuille, mais la vendeuse refuse : ici, on ne paye qu’en liquide. Et la vieille dame pointe l’affichette. La jeune fille est très étonnée : à leur époque, payer en liquide ? La vieille dame s’énerve : quoi ? elle n’a pas de quoi payer ? La jeune fille proteste : bien sûr que non. La vieille dame exige alors d’être payée immédiatement.

Alors la jeune fille réalise qu’elle tient encore dans la paume de sa main droite la pièce de 500 yens que le jeune motard a laissé tomber. Et son cerveau se bloque : si elle ne paye pas, elle est une voleuse — mais si elle paye, elle est aussi une voleuse car cette pièce de 500 yens n’est pas à elle, et elle ne pourra plus la rendre. Elle finit par refermer sa main et dire à la vieille dame que maintenant elle n’a pas d’argent liquide mais que si elle attend un peu, elle pourra… Alors la vieille dame l’accuse de vouloir partir sans payer parce que tous les autres le font : elle n’est pas née d’hier. Et la vieille dame de composer sur le cadran holographique le numéro de la police, qui arrive aussitôt toutes sirènes hurlantes…

Akudama Drive, la série animée de 2020

Akudama Drive, la série animée de 2020

Akudama Drive, la série animée de 2020

Akudama Drive, la série animée de 2020

Akudama Drive, la série animée de 2020

Akudama Drive, la série animée de 2020

Akudama Drive, la série animée de 2020

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Nisser, Elves, Lutins, la série télévisée de 2021Feu orange télévision

Elves (2021)
Titre original : Nisser (« Elfes » en danois).
Titre français : Lutins.

Une saison de six épisodes de 25 minutes chaque.

Diffusé à l’international à partir du 28 novembre 2021 sur NETFLIX INT / FR (tous les six épisodes de la saison 1).

De Roni Ezra, sur un scénario de Stefan Jaworski, avec Ann Eleonora Jørgensen, Peder Thomas Pedersen, Vivelill Søgaard Holm, Rasmus Hammerich, Milo Campanale, Sonja Steen, Lila Nobel.

Pour adultes et adolescents.

(fantasy urbaine folklorique horrifique) Une jeune fille se présente à un chien comme étant (Osez…)Joséphine. Puis son père, son frère et sa mère sortent et le père lui dit de les suivre, sa mère de ne pas caresser des chiens qui ne sont pas à elle. Joséphine réplique que c’est exactement le chien qu’elle veut, et quand aura-t-elle le chien qu’on lui a promis ? Sa mère répond qu’elle est trop jeune et que c’est trop de responsabilité. Ils reviennent chez eux sur un bateau plat. Puis ils se présentent à la jeune fille qui se tient au débarcadère, et demandent leur chemin car leur GPS ne fonctionne pas.

Ils prennent une autre route que celle conseillée, tandis que le fils demande où est la ville, où sont les boutiques et comme les parents le baratine, Joséphine rit, mais son frère lui demande pourquoi elle rit, est-ce qu’elle est stupide ? Ils en viennent aux mains et leur dispute est seulement interrompue par un choc. Le père stoppe la voiture et tout le monde descend pour constater d’éventuels dégâts. Ils trouvent une espèce de liquide bleu, et Joséphine aperçoit une clôture. Un homme l’interpelle alors, le chasseur à bord du pick-up rouge : que Joséphine parte, et sa famille aussi, c’est une route privée, et il la bloquera. Joséphine insiste : qu’est-ce qu’il y a derrière la clôture ? L’homme ne répond pas et ils repartent pour prendre cette fois la bonne route jusqu’à leur résidence pour les vacances. Comme la famille entre dans l’espèce de chalet, Joséphine revient à la voiture et à l’aile enfoncée, dégoulinante de liquide bleu. Sa mère la rappelle à l’ordre.

Joséphine visite la maison, puis elle veut sortir et faire un tour dehors. Sa mère veut qu’elle l’aide pour décorer, cependant Joséphine sort quand même, et s’approchant de l’orée du bois, aperçoit ce qui ressemble à la peau d’un renard, puis des gris-gris pendus aux branches des arbres. Elle trouve également une scierie avec des bâtiments de tôles, et va pousser la porte. C’est abandonné. Lorsque Joséphine revient, le reste de la famille a commencé à fabriquer les décorations.

La jeune fille s’exclame que c’est si cool, il y a même une grange abandonnée et sinistre. Sa mère lui ordonne de ne pas y aller. Puis comme elle s’assied, elle insiste sur le fait qu’ils ont bien heurté quelque chose. Sa mère ne veut rien entendre : ils sont en vacances. Joséphine rétorque qu’elle n’est pas en vacances, elle. Puis elle sort prendre son vélo car elle estime qu’ils ont bien heurté un animal et qu’il doit saigner quelque part. Sa mère lui ordonne de lâcher le vélo et de rentrer, et son père la soutient, donc Joséphine cède.

Plus tard, la mère et le fils vont faire des courses et comme il vient d’apercevoir la jeune fille de l’embarcadère, il décide lui aussi faire des courses, prétendant avoir besoin de plombs pour le tableau électrique. Pendant ce temps, la mère vient saluer une dame qui la reconnait comme étant celle qui a loué le chalet. La mère se présente comme Charlotte, la dame comme Karen, et tout de suite elle dit qu’elle a entendu dire qu’ils ont eu un accident sur la route. Charlotte répond que c’était seul un trou. Karen rétorque qu’ils ne doivent pas aller de ce côté. Puis comme Charlotte demande s’ils vendent des arbres de Noël, Karen répond sèchement qu’ils croient ici que les arbres devraient rester là d’où ils viennent, dans la forêt.

La nuit tombée, Joséphine boude dans sa chambre, et son père vient lui rendre visite : ils sont ses parents, c’est leur travail de la protéger et prendre soin d’elle. Et à chaque fois qu’elle part vagabonder, il arrive quelque chose de fou comme quand elle s’est cassée le bras. Tout va bien. Joséphine n’en démord pas : ils ont écrasé quelque chose là-bas et elle pense avoir vu quelque chose courir dans le champ voisin.

Aussitôt son père sorti de la chambre, elle récupère une lampe torche et enjambe le rebord de sa fenêtre au rez-de-chaussée pour récupérer son vélo et filer en douce dans la nuit (logiquement glacée). Joséphine roule alors le long de la route déserte avec son phare à vélo bien visible de loin, puis retourne inspecter les herbes folles à proximité de la clôture, agitant sa lampe torche là encore super visible de très loin. Elle marche jusqu’à la clôture, puis le long de la clôture alors que le vent agite les plaques de tôle. Elle entend alors comme un animal qui gémit et découvre un truc bleu difforme, croisement d’un Minimoy et d’ET, caché sous les brindilles. Elle enlève son anorak et lui disant qu’elle va l’aider, l’emmène dans son anorak. Au même moment, un truc bien plus gros se relève derrière la clôture et donne un gros coup dedans.

Et l’épisode est déjà terminé parce qu’il ne dure que vingt-cinq minutes.

Nisser, Elves, Lutins, la série télévisée de 2021

Nisser, Elves, Lutins, la série télévisée de 2021

Nisser, Elves, Lutins, la série télévisée de 2021

Nisser, Elves, Lutins, la série télévisée de 2021

Nisser, Elves, Lutins, la série télévisée de 2021

Nisser, Elves, Lutins, la série télévisée de 2021

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Blade Runner: Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? le roman de 1968Feu vert livre / BD

Blade Runner (1968)

Titre original : Do Androids Dream Of Electric Sheeps ?
(Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?)
Autre titre français : Robot Blues.

Sorti aux USA en 1968 chez Doubleday (grand format).
Traduit en français par Serge Quadruppani en 1976 chez Champ Libre FR
Réédité en 1979 chez Lattès (même traducteur, 256 pages) et en 1985 chez J’ai lu (poche, même traducteur).

Adapté en film en 1982.

De Philip K. Dick.

Pour adultes et adolescents.

(prospective cyberpunk, robots) En 1992, la Terre souffre d’un hiver nucléaire et ses habitants émigrent massivement pour Mars. La plupart des animaux sont morts, et ont été remplacés par des robots à leur image. Decker et son épouse rêvent de posséder un vrai mouton, et pour se l’offrir, il retrouve et abat des androïdes qui se cachent illégalement sur la Terre. Seulement, ils sont de plus en plus difficile à distinguer des humains.

*


Le texte original de Philip K. Dick

ONE

A merry little surge of electricity piped by automatic alarm from the mood organ beside his bed awakened Rick Deckard. Surprised—it always surprised him to find himself awake without prior notice—he rose from the bed, stood up in his multicolored pajamas, and stretched. Now, in her bed, his wife Iran opened her gray, unmerry eyes, blinked, then groaned and shut her eyes again.

“You set your Penfield too weak he said to her. “I’ll reset it and you’ll be awake and—”
“Keep your hand off my settings.” Her voice held bitter sharpness. “I don’t want to be awake.”

He seated himself beside her, bent over her, and explained softly. “If you set the surge up high enough, you’ll be glad you’re awake; that’s the whole point. At setting C it overcomes the threshold barring consciousness, as it does for me.” Friendlily, because he felt well-disposed toward the world his setting had been at D—he patted her bare, pate shoulder.

“Get your crude cop’s hand away.” Iran said.
“I’m not a cop—” He felt irritable, now, although he hadn’t dialed for it.

“You’re worse.” his wife said, her eyes still shut. “You’re a murderer hired by the cops.
“I’ve never killed a human being in my life.” His irritability had risen, now; had become outright hostility.

Iran said, “Just those poor andys.”
“I notice you’ve never had any hesitation as to spending the bounty money I bring home on whatever momentarily attracts your attention.”

La traduction au plus proche

Un

Une joyeuse petite impulsion électrique, relayée par l'alarme automatique de l'orgue d'ambiance à côté de son lit, réveilla Rick Deckard. Surpris — il était toujours surpris de se retrouver réveillé sans préavis — il se leva du lit, se mit debout dans son pyjama multicolore et s'étira. Maintenant, dans son propre lit, sa femme Iran ouvrait ses yeux gris, sans joie, clignait des yeux, puis gémissait et refermait les yeux.

— Tu as réglé ton Penfield trop faible, lui dit-il. Je vais le réinitialiser et tu seras réveillée et...
— Ne touche pas à mes réglages. » Sa voix était d’une vivacité amère : Je ne veux pas être réveillée. »

Il s’assit à côté d'elle, se pencha sur elle et lui expliqua doucement. « Si tu règles l’impulsion assez haut, tu seras heureuse d'être réveillée ; c'est là tout l'intérêt. Au réglage C, elle passe le seuil qui bloque l’éveil, comme elle le fait pour moi. » Aimablement, parce qu'il se sentait bien disposé à l'égard du monde entier — son réglage à lui avait été sur D — il lui tapota l'épaule nue et blafarde.

— Ôte ta grosse main de flic, lâcha Iran.
— Je ne suis pas un flic... » Il se sentait irritable, maintenant, bien qu'il n'ait rien programmé pour cela.
« Tu es pire. répondit sa femme, les yeux toujours fermés. Tu es un meurtrier recruté par les flics.

— Je n'ai jamais tué un être humain de ma vie. » Son irritabilité avait augmenté, maintenant ; était devenue une franche hostilité.
Iran répliqua : Juste ces pauvres andis. »
— Je remarque que tu n’as jamais hésité à dépenser l'argent de la prime que je ramène, pour t’offrir ce qui attire momentanément ton attention. »

*

Blade Runner: Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? le roman de 1968Blade Runner: Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? le roman de 1968Blade Runner: Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? le roman de 1968Blade Runner: Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? le roman de 1968Blade Runner: Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? le roman de 1968Blade Runner: Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? le roman de 1968Blade Runner: Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? le roman de 1968

La traduction de Serge Quadruppani

1

Le déclic de l’orgue d’humeur situé près de son lit réveilla Rick Deckard. Agréablement surpris, comme chaque jour, par la qualité de son éveil, il se dressa dans son lit puis, debout dans son pyjama multicolore, il étira ses membres. Dans le lit jumeau, sa femme Iran ouvrit des yeux gris sans joie, cligna deux ou trois fois des paupières en grognant puis referma les yeux.

— Tu n’as pas réglé ton Penfield assez haut, lui fit-il observer. Je vais t’arranger ça, et tu te sentiras bien réveillée…
— Touche pas à mon orgue ! (Sa voix était pleine de rancœur.) Je ne veux pas me réveiller.

Il s’assit à côté d’elle, se pencha et lui expliqua doucement :
— Si tu règles la décharge de manière à ce qu’elle soit assez forte, tu seras heureuse de te réveiller. C’est tout l’intérêt de la chose ! Tu mets le bouton sur C et tu atteins d’un seul coup la conscience éveillée. Comme moi.

Parce qu’il se sentait bien disposé à l’égard du monde entier — il avait réglé sous propre appareil sur D —, il caressa la pâle épaule nue.

— Retire ta sale patte de flic sur mon épaule.
— Je ne suis pas un flic !

Il se sentait irrité. Ça ne correspondait absolument pas au réglage de son orgue d’humeur.

— C’est vrai, répliqua sa femme, les yeux toujours fermés, tu n’es qu’un assassin à la solde des flics.
— Jamais de ma vie je n’ai tué un seul être humain.
Il était plus qu’irrité, maintenant, carrément hostile.
— Non, bien sûr. Rien que ces pauvres androïdes
— N’empêche que tu n’as jamais eu le moindre scrupule à dépenser le fric des primes pour satisfaire tes caprices.

*

Blade Runner: Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? le roman de 1968Blade Runner: Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? le roman de 1968

La traduction de Sébastien Guillot

1

Ce fut le déclic de l’orgue d’humeur situé près de son lit qui réveilla Rick Deckard. Surpris — ça le surprenait toujours de se retrouver éveillé sans préavis —, il s’extirpa de son lit, se redressa dans son pyjama multicolore et s’étira. Iran, son épouse, ouvrit alors ses tristes yeux gris, battit des paupières, puis les referma dans un grognement.

« Tu règles ton Penfield trop bas, lui dit-il. Je vais changer le réglage, ça va te réveiller et…
— Ne touche pas à mes réglages. » Sa voix recelait une aigreur glaciale. « Je ne veux pas être réveillée. »

Il se rassit sur le lit et se pencha sur elle. « Si tu mets l’alarme suffisamment fort, lui expliqua-t-il, tu seras heureuse de te réveiller : c’est tout l’intérêt de la chose. Sur C, tu atteins d’un seul coup la conscience éveillée. Comme moi. » Aimablement, parce qu’il se sentait bien disposé à l’égard du monde — il avait choisi D pour lui-même —, il se mot à tapoter l’épaule pâle de sa femme.

« Ôte tes sales pattes de flic de là, cracha Iran.
— Je ne suis pas un flic. » Il se sentait irrité, à présent, alors qu’il n’avait pas programmé pareil sentiment.
« Non, tu es encore pire, lui dit son épouse, les yeux toujours fermés. Un meurtrier payé par les flics.
— Je n’ai jamais tué un seul être humain de toute ma vie. » Son irritabilité s’était muée en franche hostilité.
« Juste de pauvres andros.
— Je ne crois pas avoir remarqué chez toi la moindre hésitation à dépenser l’argent des primes que je rapporte à la maison pour satisfaire le moindre de tes caprices. »

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce roman.

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