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Écrit par David Sicé

The Outer Limits S01E04: The man With the power (1963)
Titre français : L'homme qui détenait la puissance.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacré à la série télévisée Au delà du réel (1963)
Diffusé aux USA le 7 octobre 1963.
Saison 1 sortie en blu-ray américain le 23 mars 2018.
De Laslo Benedek (réalisateur), sur un scénario de Jerome Ross ; avec Donald Pleasence.
Pour adultes et adolescents
Au fil des siècles, l'humanité a dévoré la Terre elle-même. L'âge des machines a épuisé les océans de pétrole. L'industrie a consumé le cœur charbonneux des pays. L'âge atomique a pillé les éléments rares - uranium, cobalt, plutonium, laissant derrière lui des dépôts sans valeur de plomb et de cendres. La famine menace.
Seulement là, dans le vide de l'Espace, se trouve une nouvelle source de puissance atomique. Au-dessus de nous, dans les débris du système solaire, dans les météores et les astéroïdes, se trouve les minéraux nécessaires pour alimenter nos réacteurs. Seulement, dans leur orbites silencieuses et distantes, ces morceaux de matières sont au-delà de la portée humaine - au-delà de la portée de mains humaines. Mais pas hors de portée de l'esprit humain...
Conduisant le long d'une route de campagne dans une voiture ordinaire, voilà un homme modeste : Harold J. Finley, calme et grave. Finley freine sa voiture car dans le virage il se retrouve bloqué à 33 km de Readsville par le petit camion de deux ouvriers de chantiers occupés à tailler les branches.
Finley, finalement pas si calme et grave que cela, donne immédiatement trois coups de klaxons sans même saluer les deux travailleurs, qui, apparemment absorbés par leur tâche, ne se retournent pas. Finley klaxonne trois fois de plus. Enfin l'un des hommes se retournent, ce qui lui vaut trois coups de klaxons de plus et l'ordre de Finley d'écarter un peu son véhicule.
Le travailleur lui suggère alors de faire demi-tour et d'essayer l'autre route. Finley objecte que cela l'obligera à faire un détour de 12 miles. Le travailleur lui répond que dans ce cas Finley n'a qu'à attendre qu'ils aient terminé leur travail. Ce à quoi Finley répond par davantage de coups de klaxon.
Le chef de la petite équipe cède et fait signe au conducteur du véhicule de le descendre lui et son collègue, et menaçant, demande à Finley s'il cherche des ennuis, le surnommant "Mack". Finley ne répond rien et sourit nerveusement, puis fait demi tour, en jetant plusieurs regards dans son rétroviseur. Puis il touche nerveusement la cicatrice d'une opération récente que son crâne chauve arbore.
Comme sa voiture reprend le virage en sens inverse, un nuage épais d'allure malsaine et parcouru d'éclairs crépitants apparaît subitement au-dessus de la route, juste après le passage de la voiture de Finley. Entendant le crépitement des éclairs, les deux ouvriers se retournent, stupéfaits. Ils quittent leur plate-forme à terre pour se réfugier derrière le capot de leur véhicule utilitaire, puis se baisse comme le crépitement des éclairs redouble d'intensité. Les éclairs du nuage frappent le capot et le véhicule, et les deux travailleurs sont réduits à une flaque de résidus embrasés d'où s'élève un panache de fumée noire.
Ne se doutant apparemment de rien, Finley lui continue de rouler pour rentrer chez lui, un charmant quartier pavillonnaire. Il y est désagréablement accueilli par son épouse, Véra, qui, lisant un journal et sirotant un café, lui déclare qu'il est huit heures vingt. Harold FInley vient lui reverser du café explique qu'il ne donnera pas de cours ce matin et qu'il a demandé à quelqu'un de le remplacer. Finley explique qu'il va retourner à Readsville.
Son épouse semble agacée : il ne va tout de même pas retourner embêter ces gens de l'Espace à nouveau ? Il a déjà essayé l'année dernière de décrocher un boulot chez eux, et ils lui ont répondu qu'ils avaient besoin de chercheurs en Science, des bons ! Finley répond avec douceur qu'il a quelque chose de plus à leur offrir à présent. Son épouse lui répond que oui : il a un an de plus.
Finley répond que parfois un homme à se sortir de l'ornière où il se trouve coincé : il en a assez d'enseigner dans une université de second rang. Son épouse lui demande alors s'il a pensé à réparer le robinet de la salle de bain à l'étage. Finley répond que oui, hier, quand elle le lui a demandé.
Puis il prend congé de son épouse, car il n'a pas le temps de rester là debout à lui parler. Il sort, mais Véra le rattrape pour lui demander de rapporter à la consigne du supermarché des bouteilles en verre. Finley refuse : on l'attend.
Véra lui court après : quelle utilité pourrait-il bien avoir pour eux ? un astronaute ? Elle dépose les bouteilles à l'arrière de la voiture de son mari, qui lui répond qu'il a déjà vu l'un des hommes les plus importants de l'institut : celui-ci va le présenter à la totalité de son équipe. Il pense que Finley pourrait être capable de sauver l'un de leur projet les plus importants. Véra ne répond rien, soupire et retourne chez elle, puis se retourne en regardant partir la voiture de son mari, et secoue la tête...




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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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Écrit par David Sicé


The Outer Limits S01E03: The architects of Fear (1963)
Episode précédent <> Episode suivant
Ici la page de ce blog consacré à la série télévisée Au delà du réel (1963)
Noter que cet épisode a été plagié pour fournir l'intrigue principale du roman graphique Watchmen.
Attention : tout en prétendant les dénoncer, cet épisode fait l'apologie de la torture, du meurtre / suicide, de l'attaque sous drapeau ennemi et autres fins justifiant les moyens. Dans la réalité, l'humanité n'a aucune chance d'assurer sa survie par le moyen de toujours davantage de crimes contre l'humanité et de mensonges, et les scientifiques et autres agents provocateurs architectes de la peur sont les plus corrompus, les plus psychopathes et les responsables directs des guerres et autres génocides à toute période de l'histoire humaine. Si vous êtes mineur, si vous êtes fatigué, si vous avez déjà été agressé notamment au travail par harcèlement, si vous avez été récemment exposé à des privations de liberté notamment par confinement ou de la fausse information officielle en continue ne vous exposez pas à cet épisode (ou ses imitateurs / pasticheurs / plagieurs) et n'en débattez pas en public ou sur les réseaux ou à côté d'un équipement connecté équipé d'un micro.
Diffusé aux USA le 30 septembre 1963
Saison 1 sortie en blu-ray américain le 23 mars 2018.
De Byron Haskin (réalisateur) ; avec Robert Culp, Geraldine Brooks.
Pour adultes et adolescents
Un avion bombardier file dans le ciel tandis que les haut-parleurs hurlent des consignes incompréhensibles à la foule des citadins qui courent en direction d’abris souterrains : est-ce que c’est « le » jour ? Est-ce le commencement de la fin ? Il n’y a pas le temps de se poser la question... pas le temps de se demander ‘pourquoi cela arrive ? pourquoi cela a fini par arriver ?’ ... Il n’y a que le temps pour la peur, pour la douleur aigüe de la panique. Faut-il que nous prions ? Ou simplement que nous courrions maintenant et prions plus tard ? Y aura-t-il seulement un ‘plus tard’ ? Ou bien est-ce ‘le’ jour ?
Un éclair aveuglant, puis une détonation assourdissante... et le soleil tant redouté qui se lève sur la plaine embrasant le ciel tandis que du sol monte un énorme champignon de poussières roulantes... sur l’écran de projection installé devant une table de douze hommes en couplet vestons, leurs visages cachés par l’obscurité. La lumière revient et celui qui préside la réunion s’adresse au comité : « Messieurs, la quasi catastrophe de lundi dernier est le quatrième incident de ce genre depuis que l’âge thermonucléaire a commencé. Tant que les nations de cette Terre seront armées pour s’affronter, nous sommes condamnés à subir d’autres ‘accidents’ de ce genre, et éventuellement, bientôt, l’un de ces ‘accidents’ se révèlera fatal. Ces nations doivent s’unir. Nous, nous devons les y forcer. Et, Messieurs, nous pouvons les forcer à s’unir. »
L’homme est interrompu par un bruit curieux venant d’une cage voisine dont le contenu est masqué, comme un trille mélangé d’un ronronnement, qui se répète alors que l’orateur ne semble y prêter aucune attention particulière : « nous sommes ici pour exécuter notre plan... » à ces mots le voisin de gauche de l’orateur fait lugubrement remarquer que c’est l’un d’entre eux qui devra se soumettre à cette épreuve. Et en disant ces derniers mots, il indique du regard la cage masquée, à l’intérieur de laquelle quelque chose continue de glousser, quelque chose qui s’agite de plus en plus.




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Écrit par David Sicé

The Outer Limits S01E02: The hundred days of the dragon (1963)
Traduction : Les cent jours du dragon.
Titre français : Les 100 jours du Dragon
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacré à la série télévisée Au delà du réel (1963)
Diffusé aux USA le 23 septembre 1963
Saison 1 sortie en blu-ray américain le 23 mars 2018.
De Byron Haskin (réalisateur) ; avec Sidney Blackmer, Phillip Pine.
Pour adultes et adolescents
Quelque part au sud de la frontière mongolienne et au nord du Tropique du Cancer, dans cette partie du monde que nous appelons l’Orient, un géant endormi s’est agité pour se réveiller. Passant à travers l’Histoire pour une nation oubliée par le Temps, ses millions de citoyens entassés en une courte période de vingt ans ont été poussés à la folie furieuse par un seul homme : Li Chin Sung, un dictateur bienveillant en sa patrie. Sung se tient debout en menace irresponsable pour la paix aux yeux du reste du monde.
Dans une forteresse surmonté d’une étoile rouge, un moustachu en veste à col mao suivi de trois gardes armés de pistolets automatiques marchent le long d’un couloir jusqu’à une infirmerie où l’attendent un médecin, une infirmière, un homme en complet et un homme de grande taille bedonnant aux cheveux blancs, tous orientaux, et la silhouette en carton de la même taille d’un politicien américain : William Lyons Selby, candidat à la présidence des États-Unis. Pressenti par tous les sondages, enquêtes et primaires pour être le vainqueur certain de la prochaine élection.
Arrivé dans l’infirmerie, le dictateur Sung s’assied au bureau, le médecin s’incline devant lui et présente à « son Excellence » l’oriental de grande taille bedonnant debout devant la silhouette de carton comme étant le Major Ho Chi-Wong. Ce dernier s’incline à son tour pour assurer qu’il est honoré de la présence de « son Excellence ». Enthousiaste, le médecin déclare alors que Ho s’est appliqué à mémoriser tous les détails connus de la vie de Selby.
Puis le médecin ouvre un tiroir de bureau et en sort une pince à mesurer les écarts crâniaux : selon lui, Ho est physiquement apte à respecter exactement les mesures du candidat américain. Et joignant le geste à la parole, le médecin écarte la pince pour mesurer la distance entre les deux tempes de Ho, puis présente l’écart devant la silhouette de carton de Selby : la mesure radiale du crâne est identique. Et d’ajouter que c’est aussi vrai pour le cou, les biceps, l’avant-bras, la poitrine, la taille, et cetera, et cetera. Le poids et la hauteur sont les mêmes. Les yeux et les cheveux, à l’œil nu, sont identiques.
Favorablement impressionné, Sung demande alors si la voix est aussi identique. Le médecin sourit et fait signe à l’infirmière d’enclencher un magnétophone à bande posé sur la table voisine. La voix se Selby s’élève devant le mur à carreaux clairs où sont projetés en ombres chinoises ( !) les profiles de Ho et du médecin : ... mais une Amérique sur ses gardes, une Amérique qui demeure le guide et le porteur d’une marche assurée vers la paix pour tous les peuples libres ne peut pas, et de fait ne voudra pas...
L’infirmière arrête la bande magnétique, le médecin se tourne vers Ho, qui après d’un temps, répète de la même voix que Selby ce que l’on vient juste d’entendre. Alors le dictateur Sung sourit, satisfait.




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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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